CH117517A - Procédé de fabrication d'un aggloméré combustible. - Google Patents

Procédé de fabrication d'un aggloméré combustible.

Info

Publication number
CH117517A
CH117517A CH117517DA CH117517A CH 117517 A CH117517 A CH 117517A CH 117517D A CH117517D A CH 117517DA CH 117517 A CH117517 A CH 117517A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
binder
process according
fuel
agglomerate
temperature
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Edouard Goutal
Henri Hennebutte
Original Assignee
Edouard Goutal
Henri Hennebutte
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Edouard Goutal, Henri Hennebutte filed Critical Edouard Goutal
Publication of CH117517A publication Critical patent/CH117517A/fr

Links

Landscapes

  • Solid Fuels And Fuel-Associated Substances (AREA)

Description


  Procédé<B>de</B> fabrication d'un aggloméré combustible.    La présente invention a pour<B>'</B> objet un  procédé de fabrication d'un aggloméré com  bustible, homogène, brûlant facilement et<B>à</B>  grands pouvoirs calorifique, catalytique et  absorbant.  



  Ce procédé est caractérisé en ce que l'on  prépare un mélange comportant au moins -un  combustible solide finement divisé et au  moins un agglomérant organique oxygéné,  susceptible de se transformer chimiquement,  par chauffage au-dessous de<B>500 ' C,</B> en don  nant, de l'eau     etdes    produits carbonés solides  et non     distillables,    puis en ce que l'on com  prime le mélange et le cuit<B>à</B> une température  suffisamment élevée et pendant un temps  assez long pour que toute l'eau provenant de  l'agglomérant soit entièrement éliminée de  l'a-     oméré.     



       1191     On peut obtenir ainsi un aggloméré qui  convient particulièrement 'bien au chauffage  domestique,<B>à</B> la combustion en gazogène,  aux applications métallurgiques, aux absorp  tions et aux décolorations. Les propriétés  absorbantes et décolorantes de cet aggloméré  s'expliquent par sa. constitution physique,    correspondant<B>à</B> une densité élevée tout en  possédant une porosité fine et régulière et  par sa composition chimique qui le rapproche  du carbone pur contenant au minimum<B>d'hy-</B>  drogène et de cendres.  



  Dans les procédés de fabrication d'agglo  mérés jusqu'ici connus, on mélange des pous  siers de charbons divers avec des goudrons,  ou des brais de houille, ou encore du naphte.  <B>Ce</B> mélange -est aggloméré par compression et  après séchage du produit on le porte finale  ment<B>à</B> une température élevée.  



  D'autre part, les agglomérés dits ,bri  quettes cokéfiées" -sont actuellement obtenues  par la, carbonisation<B>à</B> haute température des  poussiers de houille agglomérés avec du brai  de houille.  



  Lors de la mise en     oeuvre    du présent pro  <B>cédé,</B> on emploiera de préférence un combus  tible ligneux carbonisé<B>à</B> une température  suffisante par exemple<B>250 ' à 500</B>     ',    pour en  assurer l'expulsion de la majeure partie de       son    eau de constitution.  



  L'agglomérant doit être un produit oxy  géné, c'est-à-dire contenant une combinaison      oxygénée.<B>Il</B> peut être constitué, par un     mé-          lan,ge    de plusieurs substances organiques  dont l'une au moins doit contenir de l'oxy  gène combiné.  



  La proportion d'oxygène dans     l'agglomé-          rant    est avantageuse lorsque la ou les     subs-          tanees    dont il est formé, se décomposent     an-          dessous    de<B>500 '</B> avec production presque ex  clusive de vapeur<B>d'eau</B> et d'une matière  carbonée, solide, non     distilla-ble.     



  On pourra employer comme agglomérant       les    produits suivants soit seuls, soit     Mélan-          P,és    entre eux:  Goudrons, brais (provenant de la     déeom-          position    chimique<B>ou</B> de la distillation     des     jus pyroligneux obtenus au cours (le la     eai-          bonisation    du bois), goudrons de bois,     (le     tourbe on de     ligiiite,    oxydés selon un procédé  connu, par exemple, par barbotage<B>à,

  </B>     fempé-          Il     rature modérée d'un courant gazeux oxydant  tel que de l'air     ozoné    on de l'air seul afin     de     répondre aux conditions requises pour       glomérant:

            Résidus        de        la        distillation        des        g        -ont        Irons     de bois, tourbe ou lignite, oxydés s'il<B>y</B> a lieu  pour répondre aux conditions requises-,  Résidus<B>de</B> concentration des eaux     d'ami-          do#nnerie,    de     féculerie,   <B>de,</B> sucrerie et de fa  briques de pâte<B>à,</B> papier, convenablement  concentré--     et    oxydés.  



  On désigne, dans la présente description,  sous- le, nom de ,goudrons oxydés" les     gon-          drons    normaux et de basse température pro  venant de la carbonisation des combustibles  ligneux et qu'on oxyde     complémenfairpinent     si leur richesse naturelle en oxygène n'est       pas    suffisante pour correspondre aux quali  <I>tés</I> requises selon la. présente invention.  



  Cet oxydation peut avoir lieu     -par-          Action    de l'air seul, ou oxygéné, ou ozone  on chloré, sur les goudrons en opérant     par     contact multiplié<B>à</B> température modérée-,  Action d'un réactif oxydant liquide,     tel     qu'une solution     d'hydrochlorite;     Action d'un réactif oxydant solide,     tel     que le permanganate.  



  On désigne sous le nom de     _--oudrons          livdrogénés"    les goudrons naturels d'origines    diverses lie contenant pas     011    presque     pas          cl'oxy.,ène.     



       #1          Les    brais presque exclusivement     liydro-          ,Iénés    sont des brais     ne    contenant     pas    ou  presque pas d'oxygène.  



  Les goudrons     ÏIE,    jus     pyroligneux    sont  ceux -que l'on obtient     par    décomposition.  sous l'influence de la chaleur, des produits  aqueux provenant de<B>la.</B>     earbonisation    des  combustibles ligneux. tandis que les     #-ou-          drons    de bois sont les produits organiques  liquides et     non    dissous dans les produits  aqueux provenant de<B>la</B> carbonisation des  combustible,<B>E</B>     n    d'autres termes.

    les goudrons (le jus     p#-rolineux    sont en     dis-          qolùtioii    ou en combinaison dans les liquides  aqueux de condensation et. lie s'en séparent  que sous l'action ultérieure de la chaleur;       landîs    que les goudrons de 'bois se trouvent  séparés<B>à</B>     l'ori-nine,    par simple décantation.  



  On peut également préparer     l'ao,        omé-          rant    en faisant réagir.<B>à</B> température     modé-          rée,        des    composés     ox,#        (rénés,    tels     que    par  exemple ceux ci-dessus cités, avec des     gou-          drons    ou     des        T)rai#        li:

  #7c1rogénés,    en     prpnanf     soin     que    le --Produit formé contienne plus de  <B>8</B>     'Xo    d'oxygène, plus de<B>1</B>     '/o        d'h,-,rdrogène    et  mains de<B>90</B>     '/o    de carbone.

   On modifie ainsi  la, composition de ces goudrons et brais en  provoquant     la    formation (le quantité-     impor-          fantes    de vapeur d'eau, en Même temps     que     le produit     s'épais#zit    et donne     naissanee        #    un  agglomérant parfaitement apte     ù.    être em  ployé selon le procédé<B>de</B> l'invention.  



  Selon     un    mode de procéder, des quantités  variables de la matière première et de       glom6rant        ,ont    mélangées, broyées,     compri-          mées,    puis lentement portées<B>à</B> une     tempéra-          fure    comprise entre<B>300</B> et<B>500',</B> en tous cas  ne dépassant     -na.sz    notablement celle     réalis:##f-,          -flons    la fabrication     des    charbons mis, en     #uvre.     



  <B>Il</B> en résulte     un        conibusfible        de        forine          ré(rillière,    d'une densité voisine de<B>0.8,</B>     brfi-          lant    avec     mir,    extrême     f,,teilit6        maloré        1#a     forte cohésion:     dé.-oageant        un    pouvoir     ealori-          fique    élevé, ne     donn"Int    ni<B>fumée,</B> ni odeur.  ni     cendreq    en quantité notable.

        Dans le cas où on utilise comme agglo  mérant le produit résultant de la réaction de  goudrons oxydés sur des brais ou des gou  drons hydrogénés, par la cuisson finale de  ces agglomérés,<B>à</B> basse température, il se  formera<B>à</B> basse température, entre<B>190</B> et  <B>300</B>     ',    sans, que les propriétés du combustible  se trouvent sensiblement altérées, de la va  peur d'eau et<B>à</B> des températures plus élevées,  entre<B>300</B> et<B>500 '</B> de l'acide acétique, de l'al  cool et des goudrons en quantités notables et  d'une valeur telle que la recette réalisée  pourra couvrir dans une certaine mesure les  frais de traitement.  



  Si au lieu d'opérer sur des goudrons ou  sur des brais hydrogénés, on fait réagir les       ,croudrons    oxygénés sur des brais     préalable-          D     ment oxydés, par l'une des méthodes connues  (action de     Fair,    de l'ozone,     etc.),    on obtien  dra plus rapidement un agglomérant présen  tant les qualités requises.  



  Enfin, certains corps incorporés<B>à</B> la  masse (oxydes de fer, de cuivre, de nickel,  sels, métalliques divers,     etc.)    faciliteront  grandement les actions     désliydratantes,    et  les propriétés     cafalysantes    et absorbantes  signalées ci-dessus, de même qu'ils agiront  en modifiant<B>la</B>     fusibilité    des cendres.  



  Voici,<B>à</B> -titre d'exemple, le détail de la  fabrication d'un aggloméré, en partant d'une  poudre de charbon de bois cuit au-dessous de  450' et d'un agglomérant (goudrons ou  brais) obtenu au cours de la distillation des  jus pyroligneux.  



  <I>Exemple</I>     I:     On broie ensemble finement<B>3</B> parties de  poudre de charbon avec 2 parties de l'agglo  mérant partiellement oxydé, puis on soumet  <B>à</B> l'action de la presse, soit<B>à</B> froid, soit<B>à</B>  chaud, le mélange ainsi obtenu.  



  Les agglomérés sont chauffés<B>à 300 '</B> et  maintenus<B>à,</B> cette température tant qu'il se  dégage de la vapeur d'eau. On défourne,  puis on laisse refroidir.  



  <I>Exemple II:</I>  On prend comme combustible le     demi-          coke    pulvérulent provenant de la, carbonisa-         tion    de la tourbe propre,<B>à</B> basse température,  et comme agglomérant le brai de goudron de  tourbe oxydé par l'air,<B>à</B> une température  modérée.  



  On broie finement 2 parties de     demi-coke     avec<B>3</B> parties d'agglomérant spécial; puis on  comprime<B>à</B> froid et     en    passe au four dont  on élève progressivement<B>la,</B> température jus  qu'à 400<B>'</B> que l'on maintient tant qu'il se  dégage de la vapeur d'eau.    <I>Exemple III:</I>  On mélange ensemble<B>5</B> parties de char  bon de bois pulvérisé cuit<B>à 500 '</B> et<B>3</B> par  ties d'agglomérant obtenu par l'oxydation<B>à</B>  température modérée des goudrons de bois  distillés<B>à</B> basse température. Après com  pression<B>à</B> chaud du mélange pulvérisé, on  cuit les agglomérés dans un four progressive  ment chauffé jusqu'à 450     '.     



  Les propriétés combustibles, absorbantes  et catalysantes des agglomérés ainsi obtenus  se trouveront notablement augmentées par  incorporation de divers oxydes ou sels miné  raux avant la pulvérisation. On utilisera       pax    exemple     dans'ce    but des sels de cuivre,  de     niekel,    de zinc, de fer,     etc.    Ceux-ci peu  vent d'ailleurs se trouver normalement con  tenus dans les matières premières utilisées.  



  Les exemples suivants se rapportent<B>à</B>  l'utilisation d'un agglomérant provenant de  la réaction de goudrons oxydés sur des gou  drons hydrogénés ou peu oxydés.    <I>Exemple IV:</I>  On additionne un brai de lignite, de  houille ou de pétrole, ayant été ou non préa  lablement oxydé,<B>à</B> du goudron de jus     pyro-          ligneux    tenant une petite quantité de sel de  fer, puis on chauffe le mélange aux environs  de 200     '.     



  On observe alors un dégagement abon  dant de vapeur d'eau accompagné d'un fort  bouillonnement,     fandis        que    la masse s'épais  sissant progressivement se transforme en  brai     solidifiable    par refroidissement et dont  le point de fusion se règle<B>à</B> volonté par la  durée plus ou moins grande de l'opération.      Le broyage de ce brai en mélange avec  du charbon de bois obtenu<B>à</B> basse     tempéra-          turc    fournit une pâte que l'on agglomère par  compression, soit<B>à,</B> froid, soit<B>à,</B> chaud, entre  <B>40</B> et<B>300</B>     lig        par    cm'.  



  Les agglomérés obtenus sont élevés     lente-          nient    et progressivement<B>à 300 '</B> et on les       mamtient   <B>à</B> cette température jusqu'à cessa  tion d'un dégagement abondant de vapeur       d'eal-i--,    en continuant, alors<B>à</B> élever la, tempé  rature, on provoque un départ d'hydrocar  bure, d'acide acétique et d'alcool, qui se  poursuit jusqu'à une température voisine<B>de</B>       -1,50        ',    où il cesse presque complètement. On  obtient ainsi un charbon solide, résistant,  d'une densité comprise entre<B>0,7</B> et<B>0,9,</B> très  combustible, et doué d'un grand pouvoir ca  talysant et absorbant.

           E.t,,eiiïple   <I>V:</I>  On incorpore un goudron de houille<B>à,</B> un  poids égal de goudron     pyroligneux,    puis le       inélan-,e    est soumis<B>à</B> l'action d'un courant  d'air entre<B>180</B> et<B>250</B>     ',    jusqu'à ce que, par  suite d'un dégagement abondant de vapeur  d'eau, la. masse se trouve transformée en un  lirai analogue au précédent. On emploie     ce     lirai dans les mêmes conditions qu'à l'exem  ple IV, pour l'a-     omération    des     demi-colies     de     li-nite,    de tourbe ou des charbons de bois.

           Evemple        VI:     <B>On</B> mélange<B>à</B> parties égales un brai (le       z:1     lignite ou de tourbe, un goudron de bois, un       go        (Y        U        dron        pyroligneux        et        on        soumet        le        tout        ÎÏ,     un chauffage compris entre<B>180</B> et<B>220 ,</B> en  présence d'un catalyseur     (Fe.-.O,-,,        CuO,        NiO,

            etc.).     



  On observe un     décragement    abondant de       #1     vapeur d'eau et l'on obtient un brai con  venant parfaitement<B>à</B> l'agglomération des  combustibles pulvérulents     aetivés    ou non, en  appliquant la méthode décrite<B>à</B> l'exemple IV.  



       Une    variante du procédé consiste<B>à</B> incor  porer en premier lieu l'un des agglutinants  au combustible, que l'on désire agglomérer en  ,s'aidant an besoin     d'ùne    faible élévation de  température; puis, après refroidissement,<B>à</B>    provoquer     un    nouveau mélange par broyage  avec     l'a-,        utinant        wu          1-11-d        ydé.    Une     eompression,     ,suivie d'une cuisson à température     pro.-Ires-          sive    et modérée termine l'opération.  



  Suivant une autre variante de réalisation  du procédé, on pousse     la    carbonisation finale  du     combustibleau    delà de<B>500',</B> en vue d'ob  tenir des     cohes    synthétiques particulièrement  aptes aux opérations métallurgiques.  



  <B>A</B> cet effet, on peut partir de charbon.,;  impropres<B>à,</B> la. fabrication du coke     métallur-          ()jque    et les traiter avec des     aggloméraiit#     spéciaux tels que ceux indiqués ci-dessus.  



  Dans ce     but,    on peut procéder de la ma  nière suivante:    <I>Exemple VII:</I>  On incorpore par broyage, à une houille       anthraeiteuse,   <B>à</B> une houille     quart-grasse,   <B>à</B>  un     demi-eoke    obtenu par la carbonisation  d'une houille, d'un lignite     oit    d'une tourbe,  en général<B>à</B> un coke d'origine quelconque:

         11,   <B>10 à 30</B> %     d#un    provenant  de la concentration oxydante. soit des     jus     pyroligneux, soit des jus sacrés     incristalli-          sables,    soit des     rc'-sidus    de     féculerie    amenés<B>à</B>  la consistance voisine des brais gras, soit des       ,,oudrons    de bois oxydés,     etc.;

       20     -Un    pour mille<B>à</B> un pour cent d'un pro  duit minéral. tel que     earboiiates    de sodium,  de calcium ou de magnésium, chlorures de       zine,   <B>de</B> sodium,     oit    de magnésium, acides     si-          liciques,    titaniques,     etc.,    suivant la modifi  cation chimique     que    l'on     dtsire    introduire  dans la composition     des    cendres.  



  Après compression soit<B>ii,</B>     froide    soit<B>à</B>  chaud, les     ag),glonieré#,#    obtenus sont, dans une  première étape de     euisson        réagissante,    pro  gressivement     èJev-#s   <B>à</B>     une    température voi  sine de<B>500 '</B> et cela, tant qu'il se dégage de       l'ea,-Li    en quantité sensible.  



  Dans une seconde étape de cuisson     gra-          phitisante,    les charbons ainsi obtenus sont  portés<B>à,</B> une température supérieure,<B>800</B>     '.     <B>1100</B>     ',    ou même davantage et maintenus<B>à</B> la  température maximum jusqu'à cessation de  dégagements gazeux.  



       LI         <B>On</B> obtient ainsi un coke     syntliétiqu#-,    dur  et résistant, particulièrement apte aux opéra  tions métallurgiques et aux combustions en  gazogène.  



  Il va de soi que, dans     cet-te    fabrication  du coke synthétique, on peut utiliser toute  matière première quelconque, sans être limité  aux combustibles     lignaux.    De plus, le pre  mier chauffage ou carbonisation pourrait  avoir lieu au-dessus de<B>500</B>     '.     



  Enfin, on a reconnu qu'au cours de la fa  brication des charbons spéciaux, l'addition  d'oxydes et de sels divers, -qui a, pour but  d'en augmenter notablement les propriétés  combustibles,     catalysauteis    et absorbantes a  également pour conséquence de modifier<B>I & </B>  température de fusion des cendres, ce qui  présente un avantage lors de l'emploi des  agglomérés en gazogène.  



  Les agglomérés obtenus par les procédés  ci-dessus indiqués possèdent des propriétés  remarquables de combustibilité lorsqu'ils ont  été cuits     au-dessuus    de<B>500 '</B> ou<B>600</B>     ';    ils  fournissent en gazogène des gaz d'un haut  pouvoir calorifique et sont particulièrement  actifs comme charbons catalyseurs et     absor-          beurs    lorsqu'ils proviennent de     demi-cokes,     ou de charbons de bois.  



  Par contre, ils présentent parfois la pro  priété de se rompre en fragments irréguliers  lorsqu'on les chauffe brusquement<B>à</B> tempé  rature élevée, ce     qui    peut, suivant les appli  cations de ces agglomérés, être interprété soit  comme un avantage, suit comme un incon  vénient.  



  Dans certains modèles de gazogènes, cette  rupture entraîne des manques de combustion  par bouchage ou obstruction faisant obstacle  au libre passage de l'air et des gaz.  



  La manière de procéder qui va être dé  crite a pour but de remédier<B>à</B> ce grave<B>dé-</B>  faut que présentent souvent les agglomérés  obtenus par cuisson<B>à</B> basse température.  



  Elle consiste<B>à</B> mélanger aux     cha.rbons     poreux et pulvérulents cités plus haut des  quantités variables de matière combustible  ne possédant qu'un faible retrait par cuisson  <B>à</B> température élevée.    Ainsi, des anthracites et houilles     authra-          citeuses,    des cokes et charbons de bois ob  tenus<B>à,</B> haute température, des combus  tibles<B>-</B> poreux carbonisés<B>à</B> basse, tempé  rature, en présence d'hydrocarbures, houil  les pétrolifères ou d'origine     pyro-ligneuse,     sont incorporés aux charbons cuits<B>à</B>  température modérée (moins<B>de 700');

  </B>  le mélange ainsi obtenu reçoit comme agglu  tinant soit des brais     pyroligneux,    sait des  brais obtenus     par    les méthodes de réactions  déshydrogénantes citées plus haut. Ces brais  doivent se décomposer au-dessous de<B>500'</B>  avec émission d'une quantité importante de  vapeur d'eau (plus de<B>10</B>     %)    et production  d'un résidu carboné fixe.

   Après compression  le combustible moulé est cuit au-dessous de  <B>700 à</B> et fournit des agglomérés résistant     pax-          faitement   <B>à</B> l'action plus ou moins brutale  exercée par la haute température des     gazo-          #0-        ,ènes,        tout        en        possédant        une        combustibilité     parfaite si la proportion d'anthracite ou de  charbon cuit<B>à,</B> haute température n'est pas  trop élevée.

   En général il est bon de ne pas  dépasser<B>75</B>     'X),    sauf pour 'des cas spéciaux  (combustion sur grille,     etc.).       <I>Exemple VIII:</I>  Mélanger de 20<B>à 50</B> parties d'un charbon  ne subissant pas de retrait notable     (authra.-          cite,    houille     authraciteuse,        etc.)    avec<B>80 à 50</B>  parties de charbon de bois cuit au-dessous  de<B>600</B>     '.     



       Inco,rpo-rer   <B>à</B> ce mélange de préférence  par broyage 20<B>à 30</B>     '/o    d'un brai obtenu par  réaction au-dessous de<B>250 '</B> d'une partie de  goudron de jus pyroligneux sur une partie  de brai ou de goudron de bois et une partie  de brai de houille.  



  Après compression<B>à</B> froid ou<B>à</B> chaud,  réaliser une cuisson des agglomérés, au-des  sous de<B>700'.</B>    <I>Exemple IX:</I>  Mélanger de 20<B>à 70</B> parties de coke de  lignite ou de charbon de bois cuit au delà de  <B>800 '</B> avec<B>80 à 30</B> parties de charbon de bois  cuit au-dessous de<B>550</B>     '.         Incorporer<B>à</B> ce mélange, de préférence  par broyage, environ.<B>30%,</B> soit d'un brai de  goudron extrait de jus pyroligneux, soit d'un  brai obtenu par l'action des goudrons de jus  pyroligneux, sur un brai ou un goudron de  bois, ou d'une façon générale d'un brai de  réaction     déshydrogénante,    comme il est ex  posé ci-dessus.  



  Après compression, soit<B>à</B> chaud, soit<B>à</B>  froid, avec ou sans addition de vapeur d'eau  dans le mélange, porter lentement<B>à</B> une     tein-          pérature    d'environ<B>600 '</B> les agglomérés ainsi  obtenus.  



       Exein,ple   <I>X:</I>  Les mêmes résultats seront atteints si  l'on part de matières organiques qui, par  cuisson<B>à</B> basse température (au-dessous     dc     <B>700</B>     '),    fournissent un carbone ne se     C-Ontrac-          tant    pas sensiblement aux températures  élevées.  



  Ainsi les carbones provenant de la car  bonisation des coques d'arachide, des noix de  coco, d'amandes, des noix, des noisettes, des       Cr        -e    palmiers nains,     etc..     grignons d'olives,     d     pourront être incorporés aux charbons     con-          traetibles,    pour éviter la. rupture des agglo  mérés obtenus par cuisson<B>à</B> basse tempéra  ture.  



  <B>Il</B> va sans dire que l'emploi exclusif de  ces charbons non     contractibles    peut également  être envisagé pour la fabrication     d'a-lomé-          1        #Dc          rés    cuits<B>à</B> basse température présentant les  mêmes avantages au double point de vue de  la facile combustibilité et de la, résistance<B>à</B>  la. rupture aux températures élevées.  



  Tous les agglomérés ainsi obtenus brûlent  sans produire de goudrons et fournissent en  gazogène sans vapeur d'eau des mélanges ga  zeux dont le pouvoir calorifique, voisin de  <B>1,300</B> calories au mètre cube, est notable  ment supérieur au pouvoir calorifique moyen  des gaz de gazogènes sans insufflation de  vapeur d'eau. Ils sont, de par leur résistance  <B>à</B> la rupture et leur pouvoir calorifique élevé,  supérieurs aux agglomérés de charbon de  bois obtenus     p'ar    les anciennes méthodes d'ag  glomération et de cuisson soit<B>à</B> haute, soit  <B>à</B> basse température.

      Enfin, il est loisible de carboniser les     ag          glomérés    ainsi obtenu,,<B>à,</B> des températures  supérieures<B>à, 600 '</B> dans le but de leur don  ner     une    résistance particulière<B>à</B> l'écrasement  en diminuant par contre leur facilité de com  bustion et de réaction,

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé de fabrication d'un aggloméré combustible, homo gène, brûlant, facilement et <B>à</B> grand pouvoir calorifique, catalytique et absorbant, caractérisé en ce que l'on prépare un mélange comportant au moins un eombus- tible solide finement divisé et au moins un agglomérant organique oxygéné, susceptible de se transformer chimiquement par chauf- fa-P au-dessous de<B>500 ' C</B> en donnant de <B>1 ,</B> eau et des produits carbonés solides et non distillables, puis en ce que l'on comprime le mélange et le cuit<B>à</B> une température suffi samment élevée et pendant un temps assez long,
    pour que toute l'eau provenant de l'ag glomérant soit entièrement éliminée de l'ag- gloméré. SOUS-RE, VENDICATIONS: <B>1</B> Procédé selon la revendication, dans le quel le combustible est un combustible ligneux carbonisé au-dessous de<B>500</B> '. 2 Procédé selon hb revendication, dans le quel l'agglomérant est un goudron oxydé.
    <B>3</B> Procédé selon la revendication, dans le quel la, température de cuisson du mé lange combustible agglomérant est coin- prise entre<B>300</B> et<B>500</B> ', cette tempéra ture étant maintenue jusqu'à cessation du dégagement de vapeur d'eau de réaction. 4 Procédé selon la. revendication, dans le quel l'agglomérant est préparé<B>à</B> partir des résidus de concentration des eaux de féculerie. <B>à</B> Procédé selon la, revendication, dans le quel l'a-lomérant est préparé<B>à</B> partir des résidus de concentration des eaux d'amidonnerie.
    <B>6</B> Procédé selon la. revendication, dans le quel l'agglomérant est préparé<B>à,</B> partir des résidus de concentration des eaux de sucrerie. <B>7</B> Procédé selon la revendication, dans le quel l'agglomérant est préparé<B>à</B> partir des résidus de concentration des eaux de fabriques de pâtes<B>à</B> papier. <B>8</B> Procédé selon la revendication, dans le quel l'agglomérant est obtenu par réac tion de goudrons oxydés sur des gou drons hydrogénés. <B>9</B> Procédé selon la revendication, dans le quel l'agglomérant est obtenu par réac tion de goudrons oxydés sur des brais hydrogénés.
    <B>10</B> Procéd & selon la revendication, dans le quel la température de cuisson du mé lange est inférieure<B>à 700'.</B> <B>11</B> Procédé selon la, revendication, dans le quel le combustible est formé au moins partiellement de combustibles ne subis sant qu'un faible retrait<B>à,</B> haute tempéra ture. 12 Procédé selon la, revendication et la, sous- ievendication <B>11,</B> dans lequel le combus tible est formé au moins partiellement de produits ligneux, l'aggloméré obtenu étant de haute résistance mécanique.
    <B>13</B> Procédé selon la revendication et la sous- revendication <B>11,</B> dans lequel le combus tible est formé au moins partiellement de produits poreux, l'aggloméré obtenu étant de haute résistance mécanique. 14 Procédé selon la revendication, dans le quel on chauffe l'aggloméré<B>à</B> une tem- n péra-ture élevée, ce dernier étant de haute résistance mécanique. <B>là</B> Procédé selon la revendication, dans le quel le combustible est formé au moins partiellement de charbons impropres<B>à</B> la fabrication du coke, la température de cuisson est élevée, l'aggloméré obtenu étant, de haute résistance mécanique.
    <B>16</B> Procédé selon la revendication, dans le quel on ajoute au cours de la préparation de l'aggloméré au moins un oxyde mé tallique. <B>17</B> Procédé selon la revendication, dans le- -quel on ajoute au cours de la préparation de l'aggloméré au moins un sel métal# lique.
CH117517D 1924-04-01 1925-03-13 Procédé de fabrication d'un aggloméré combustible. CH117517A (fr)

Applications Claiming Priority (4)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR117517X 1924-04-01
FR120624X 1924-06-12
FR241024X 1924-10-24
FR90225X 1925-02-09

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH117517A true CH117517A (fr) 1926-11-16

Family

ID=27445445

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH117517D CH117517A (fr) 1924-04-01 1925-03-13 Procédé de fabrication d'un aggloméré combustible.

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH117517A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
EP0073714A2 (fr) Procédé de transformation de matière ligneuse d&#39;origine végétale par torréfaction et produit obtenu
JP4130826B2 (ja) 燃料用成形木炭の製造方法
JP2007332274A (ja) 燃料用成形木炭の製造方法
FR2511388A1 (fr) Procede de production de briquettes de coke a haute resistance
US2164933A (en) Process of baking fuel briquettes
CH117517A (fr) Procédé de fabrication d&#39;un aggloméré combustible.
US2008147A (en) Manufacture of compressed carbonaceous materials and activated carbon
Allouch et al. Production of fuel friquettes from acorn shells and acorn cups
Alam et al. Three stage carbonisation: biochar production from jute stick
US1550034A (en) Charcoal briquette and process of making same
DE513731C (de) Verfahren zur Herstellung eines Brennstoffes in Formstuecken bei niedriger Temperatur
BE642093A (fr)
US1103078A (en) Manufacture of briquets and other articles.
CN109097134A (zh) 一种提高燃烧时间的生物质粒配比及其制备工艺
JPS61221288A (ja) 産業廃棄物を利用した炭素質固体燃料である乾留炭の製造方法
US934307A (en) Domestic or steam-producing fuel.
US762718A (en) Method of producing artificial fuel.
CH142094A (fr) Matière désoxydante pour établir et maintenir une atmosphère inerte dans les appareils électriques à bain d&#39;huile et procédé pour la préparation de cette matière.
BE332582A (fr)
BE371346A (fr)
PL5709B1 (pl) Sposób wytwarzania brykietów weglowych.
BE398980A (fr)
BE440332A (fr)
BE410124A (fr)
CH230236A (fr) Procédé de fabrication d&#39;un combustible et combustible obtenu par ce procédé.