Moteur électrique. On connaît déjà des moteurs électriques dont le bâti ou la carcasse est disposé pour recevoir des engrenages réducteurs de vitesse qui, jusqu'à maintenant, étaient tous méca niques ou électriques, coûteux, volumineux et d'un rendement médiocre. La plupart du temps, on préfère séparer la machine du changement de vitesse qui comporte alors généralement des engrenages. Il est cependant des cas où il serait extrêmement pratique d'avoir à sa disposition, sous un volume sensiblement le même que celui du moteur électrique seul, toute la gamme des vitesses, depuis celle-du rotor jusqu'à zéro. Si, de plus, il y avait possibilité de renverser le sens du mouvement recueilli sans avoir pour cela â interrompre des connexions électriques, le progrès serait d'autant plus sensible.
Celui-ci est réalisé par la présente invention qui a pour objet un moteur électrique comportant, logés dans sa carcasse même, une pompe à débit réglable, à laquelle est transmise au moins une partie de l'énergie développée par le moteur électrique et un moteur secondaire à fluide incompressible auquel ladite pompe fournit de l'énergie et sur- l'axe duquel la force fournie par le moteur électrique à la pompe est recueillie. De préférence, la pompe est logée dans l'un des flasques du moteur électrique et le moteur à fluide incompressible dans l'autre. Ces flasques sont alors reliés par des canaux ménagés dans l'épaisseur de la carcasse du stator.
Il est représenté, à titre d'exemple, au dessin ci-annexé une forme d'exécution d'un moteur électrique selon la présente invention. La fig. 1 en est une coupe axiale; La fig. 2 est une vue en bout de la machine; La fig. 3 en est une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 1 et la fig. 4 en est une vue en bout, le couvercle qui recouvre la pompe étant enlevé.
Dans le moteur représenté, le stator est désigné par 1. Il forme, avec les flasques 2 et 3, la carcasse du moteur électrique. Le rotor 4 de ce dernier tourne dans des paliers 5 et 6 venus de fonderie avec les flasques précités et porte en bout d'arbre le rotor 7 d'une pompe à palettes radiales du type de celle décrite et revendiquée dans le brevet suisse n 120879. Les palettes 7' de cette pompe sont conduites au moyen de galets 8 entre deux bagues 9 et 10. La première est entraînée librement par les galets et la se conde est solidaire d'un carter 11 oscillant autour de l'axe creux 12 fixé au stator 1 du moteur électrique. Le carter 11 porte, à l'extrémité opposée au point de pivotement, un segment de couronne dentée 13 engrenant avec une vis sans fin 13 dont l'axe porte un volant à main 15.
L'axe de cette vis sans fin tourne dans des paliers 16 que comporte le flasque 2.
La pompe ci-dessus décrite est mise en communication, par des canaux 16 et 17 ménagés dans l'épaisseur du stator 1, avec un moteur secondaire à fluide incompressible qui comporte les mêmes organes, mais dont le carter est fixe par rapport au rotor 18. Ce dernier est porté par un axe 19 qui tourne dans les paliers 20 et 21 pris, le premier, dans le flasque 3 et, le second, dans le cou vercle 22. Sur l'axe 19 est fixé un organe 23 (pignon denté ou poulie) permettant de recueillir la puissance fournie par la machine.
Lorsque le moteur électrique est mis en marche, la pompe envoie du fluide, par exemple de l'huile, dans le moteur secondaire qui se met à tourner dans un sens et avec une vitesse dépendant de la position du carter 11 que l'on peut faire osciller autour de l'axe 12 au moyen du volant à main 15. En se référant aux brevets suisses no 120879 et n 121888, on se rend compte que si le carter 11 occupe une position moyenne, les longueurs des palettes dépassant "le rotor sur les surfaces obturatrices qui séparent la chambre d'admission de la chambre de refoule ment sont égales. Le fluide est alors entraîné dans un mouvement giratoire autour du rotor sans produire de pression dans l'un ou l'autre des canaux de communication entre les deux flasques 2 et 3 de sorte que le moteur secon daire ne peut pas tourner.
Si le carter 11 occupe l'une ou l'autre de ses positions extrêmes, le rotor de la pompe touchera presque l'une ou l'autre des surfaces obturatrices; les pa lettes correspondantes seront repoussées jus- qu'au fond de leur logement et la pompe fournira son débit maximum. Le moteur secondaire tournera alors dans un sens ou dans l'autre avec sa plus grande vitesse. Entre la position moyenne et les positions extrêmes, le carter 11 peut occuper toute une série de positions intermédiaires de part et d'autre de cette position moyenne et à chacune desquelles correspondra une vitesse du moteur secondaire dans un sens ou dans l'autre.
Il est donc possible de passer progressive ment et sans à-coup de la pleine vitesse d'un sens de marche à l'arrêt complet et de ce dernier à la pleine vitesse du sens de marche inverse dans ut) temps relativement court et sans interrompre le courant électrique.