Armoire de classement pour comptabilités utilisant des coupons. Dans la comptabilité en partie double telle qu'elle est ordinairement pratiquée, les diverses opérations sont traduites par des écritures passées sur un ou plusieurs jour naux et ces écritures sont ensuite reportées sur les comptes particuliers et généraux ou vice versa, après quoi il peut être établi un bilan indiquant le total du doit et de l'avoir pour les divers comptes généraux, ainsi que les soldes créditeurs ou débiteurs de chacun de ces comptes.
Ce système a l'inconvénient d'être très lent et de nécessiter un grand nombre d'opérations de reports et ces dernières sont susceptibles d'occasionner des erreurs dont la recherche est souvent difficile.
En outre, à cause du travail nécessité par l'établissement des bilans, ceux-ci ne sont dressés qu'à des intervalles relative ment éloignés, en général vers la fin du mois pour le mois précédent, et par suite le chef de l'entreprise ne peut connaître au jour le jour la situation exacte de l'âffaire qu'il dirige. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients.
Elle a pour objet une armoire de classement pour comp tabilité utilisant des coupons dans laquelle sont disposés des classeurs en nombre égal à celui des comptes généraux et des comptes particuliers, caractérisée en ce que ces classeurs sont construits de telle sorte que l'un des coupons qui y sont classés, sur le quel on a inscrit les totaux et le solde, soit visible de l'extérieur, ce qui permet d'établir rapidement le bilan d'un compte général quelconque ou le bilan de toute la comp tabilité et de vérifier rapidement les totaux et les soldes susdits.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fi g. 1 et 2 sont des vues en perspective montrant une forme d'exécution d'un classeur destiné à être logé dans l'armoire selon l'in vention. Sur la fig. 1 ce classeur est supposé ouvert. Au contraire la fig. 2 le montre fermé. La fig. 3 représente la disposition d'un coupon utilisable avec un tel classeur<B>;</B> La fig. 4 montre un cahier de quatre pa piers carbone servant à dactylographier une écriture séparément sur les différents coupons; La fig. 5 représente plusieurs classeurs juxtaposés; La fig. 6 est une vue d'ensemble de l'armoire selon l'invention.
Le classeur visible aux fig. 1 et 2 com prend un cadre 1 auquel est fixé, par exemple au moyen de vis 2, une couverture, en carton ou autre matière appropriée, com prenant un dos 3 et deux plats 4-4. Les deux plats qui sont articulés au dos 3 et peuvent s'appliquer contre le cadre 1, sont maintenus sur ce cadre au moyen de cavaliers 5-5. Dans chaque cadre est montée une bobine 6 tournant à frottement autour d'un axe 7. Cette bobine est susceptible de recevoir une bande de papier formée par la juxtaposition et le collage d'un certain nombre de coupons. Chacun de ces coupons est de préférence disposé comme le montre la fig. 3.
Du côté gauche, en 8, est réservé un espace pour les sommes portées au débit, alors que du côté opposé est prévue en 9 une colonne identique pour le crédit. Dans chacune de ces colonnes ont été imprimées des lignes de nature ou de couleur différen tes permettant l'alignement des chiffres par groupes très espacés. Au milieu sont placés deux carrés 10 et 11 destinés à recevoir les soldes débiteurs et créditeurs, respective ment. Chacun des coupons 12 ainsi cons titué comporte, au verso sur son bord supérieur, une bande gommée 13 qui sert à le fixer au coupon précédent du même compte.
Afin d'empêcher toute erreur dans la -répartition des coupons, ceux-ci -sont im primés en noir pour les comptes particuliers et en rouge pour les comptes généraux. Ils sont -de plus exécutés en papier de différen- tes couleurs suivant les comptes généraux auxquels ils sont affectés.
Par exemple, on adoptera pour le compte général "Clients" du papier de couleur bleue, pour le compte général "Fournisseurs" du papier de couleur rouge, etc...
Le matériel nécessaire est complété de préférence par un cahier 14 constitué par deux carbones<B>15-15</B> noirs et par deux carbones 16-16 rouges. La largeur totale du cahier est égale à celle des coupons, mais chaque paire de carbones est décalée par rapport à l'autre paire, d'une quantité égale à la largeur des colonnes 8 des coupons 12.
Lorsqu'on désire porter une écriture, on prépare d'abord les cinq coupons sur lesquels l'inscription doit être faite.
Le coupon supérieur est destiné au "brouillard et on le place au-dessus du cahier 14 sous les feuilles duquel on dispose suc cessivement un coupon du compte général à créditer, un coupon du compte particulier à créditer, un coupon du compte général à débiter et un coupon du compte particulier à débiter.
L'ensemble est. alors disposé sur une machine à écrire et l'on dactylographie l'écriture sous la forme suivante
EMI0002.0014
BANQUES <SEP> CLIENTS
<tb> Crédit <SEP> Parisien <SEP> Martin
<tb> 1.450 <SEP> 30 <SEP> novembre <SEP> 1926 <SEP> 1.450
<tb> Chèque <SEP> No. <SEP> 1.625 <SEP> sur <SEP> Comptoir <SEP> Dijonnais
<tb> du <SEP> 28 <SEP> novembre <SEP> 1926 <SEP> - <SEP> tireur <SEP> - <SEP> Martin Le coupon supérieur destiné au brouil lard porte ainsi l'inscription dans sa totalité, le second et le troisième coupons affectés au compte général "Clients" et au compte particulier "Martin", recevront seulement en noir l'énoncé de l'écriture et le nombre 1.450 dans la colonne 9 du crédit.
La colonne 8 du débit de ces coupons ne recevra aucune écriture puisqu'il n'existe pas de papier carbone à cet endroit.
De même, les coupons des comptes à débiter, c'est - à - dire le compte général "Banques" et le compte particulier "Crédit Parisien" recevront en rouge l'énoncé de l'écriture et le chiffre 1.450 dans la colonne 8 du débit alors qu'aucune inscription n'est portée dans la colonne 9 du crédit. Lorsque les écritures de la journée ont été ainsi dac tylographiées, on classe les coupons par comptes, c'est-à-dire par couleur en séparant ceux des comptes généraux, dont l'impression des colonnes est en rouge de ceux de comptes particuliers imprimés en noir.
On prend successivement chacun des coupons d'un compte et on colle ce coupon par le bord gommé 13 au bas de l'écriture précédente enroulée sur le classeur corres pondant, car il n'est pas nécessaire de faire apparaître le solde pour chaque écriture ; la partie correspondante du coupon peut être sans inconvénients recouverte par le coupon suivant de manière à réduire la longueur de la bande totale.
Lorsque le dernier coupon d'un compte est ainsi mis en place, le comptable établit, dans la colonne 8, le total du débit et, dans la colonne 9, le total du crédit qu'il inscrit à la main sur une ligne diagonale comme le montre la fig. 3.
II établit ensuite par différence, pour chaque classeur ainsi utilisé, le solde qu'il inscrit en 10 ou en 11 suivant qu'il est débiteur ou créditeur, et il marque sur la diagonale du carré 10 ou 11 non utilisé la date de la dernière écriture totalisée. L'extrémité du coupon est repliée de façon à faire apparaître, comme le montre la fig. 2, l'ensemble des totaux et du solde.
La disposition en diagonale des chiffres ainsi visibles permet facilement la lecture lorsque le classeur et disposé horizontale ment aussi bien que lorsqu'il est vertical.
Les différents classeurs représentant les comptes généraux peuvent être disposés soit les uns à côté des autres, soit )es uns au- dessus des autres, la fig. 6 montre cette dernière disposition.
Les classeurs des comptes généraux étant ainsi placé sur une même pile verticale et le classeur du brouil- lard de journal occupant une -extrémité de la pile, l'ensemble donne le bilan général et le chef de l'entreprise peut avoir devant lui tous les chiffres qui lui indiquent la situation de sa maieon. Il lui est également possible de vérifier si les totaux du débit et du crédit des différents comptes généraux sont bien égaux au total figurant sur le brouillard.
De même, si l'on place sur une même pile verticale les classeurs de comptes par ticuliers d'une même catégorie, et à une extré mité de cette pile, le classeur du compte géné ral qui englobe ces différents comptes, on pour ra très aisément vérifier si la somme des totaux du débit et du crédit de chaque compte correspond aux totaux du débit et du crédit du compte général.
Si les classeurs étaient placés verticale ment les uns à côté des autres, ils offri raient les mêmes avantages de clarté et de vérification, les diagonales des carrés se trouvant orientées vers le bas ainsi qu'il est facile de s'en rendre compte en examinant les fig. 3 et 5 après les avoir fait tourner d'un quart de tour vers la droite.
La construction des classeurs peut être simplifiée en supprimant les plats 4, 4 et le dos 3, c'est-à-dire en ne gardant que la face d'exposition des écritures et les joues maintenant l'axe 7 de la bobine 6. Cet axe peut être réduit à deux tétons respective ment placés sur les joues, ce qui permet de mettre en place ou de retirer facilement la bobine par simple écartement des joues prévues élastiques à cet effet.
Les classeurs qui viennent d'être décrits sont rangés dans une armoire de construc tion spéciale représentée en 22 sur la fig. 6.
Il est utile de leur adjoindre des boutons de tirage, non représentés, semblables à ceux d'un tiroir ordinaire. Cette armoire, munie de préférence d'une porte ou d'un tablier, avec serrure (non représentée), com prend un certain nombre de casiers destinés à recevoir, les uns les classeurs des comptes généraux, les autres les classeurs des comp tes particuliers.
Dans l'ensemble représenté, tous les Glas seurs de comptes généraux occupent la partie droite de l'armoire, alors que les classeurs des comptes particuliers constituant la sub division de ces comptes généraux sont placés les uns au-dessus des autres dans différents casiers tels que 20 ou 21. C'est ainsi que les comptes particuliers résultant de la fragmentation du compte "frais généraux" (Dépenses diverses, Appointements, Frais de voyage, etc.) sont rangés dans des casiers superposés 20. Les classeurs de comptes particuliers de "Fournisseurs" sont disposés dans des casiers superposés 21, etc.
Les casiers destinés à recevoir les clas seurs de ceux des comptes généraux qui sont subdivisés en comptes particuliers se présentent sous la forme d'une sorte de canal tel que 23 s'étendant horizontalement jusqu'à la partie inférieure de la pile des casiers recevant les classeurs des comptes. particuliers correspondants. Lorsque les clas seurs des comptes généraux se trouvent tous repoussés vers la droite 24 de l'armoire 22, leur ensemble complété par le brouillard et le compte de caisse, placés à la partie inférieure de cette armoire, figure la balance générale dont on peut rapidement contrôler l'exactitude.
IL est d'ailleurs recommandé de rendre amovible cette partie 24 de l'armoire 22 de fanon à permettre de la séparer de l'armoire et de la transporter à l'endroit où il est nécessaire de la consulter, par exemple dans le Bureau du chef de l'entreprise ou dans la salle de délibérations du Conseil d'admi nistration.
Si, au contraire, on désire vérifier la concordance d'un compte général et des comptes particuliers qu'il comprend, on fait glisser vers la gauche le classeur du compte général considéré jusqu'à l'extrémité du canal 23 où il se trouve placé. On l'amène .ainsi sous- les classeurs des comptes parti- culiers correspondants et l'on peut, en ad ditionnant les sommes qui apparaissent sur les classeurs, s'assurer que les totaux des comp tes particuliers sont bien les sommes figu rant sur les comptes généraux.
Il est bien évident que l'invention n'est pas limitée aux diverses formes d'exécution représentées et qu'on peut notamment modifier les détails d'exécution des appareils de classement.
L'armoire de classement selon l'invention a l'avantage de permettre l'exposition très claire de la situation de tous les comptes et un contrôle permanent et facile.
D'autre part, comme les écritures corres- pôndant au brouillard du journal et aux comp tes particuliers ou généraux à débiter et à créditer sont produites par une seule et même frappe de machine à écrire, aucune erreur n'est possible et le travail de classe ment des coupons est purement matériel; il est d'ailleurs grandement facilité par les différences de colorations des coupons et de leur impression.