Appareil pour la fabrication des tissus à poils. Cette invention a trait à un appareil pour la fabrication de tissus à poils collés utili sables comme couvertures, tapis, tissus d'a meublement, etc. L'appareil suivant l'inven tion permet de fabriquer un tissu à poils col lés sans perdre ou gaspiller les fibres ou ma tière constituant. les poils et d'appliquer pour ces poils pour ainsi dire n'importe quel genre de fibres, notamment des filés ou des fibres filées; des fibres non filées, par exemple des fibres de laine et des fibres vé gétales; des fibres impropres au filage, par exemple les poils de chèvre, etc.
L'appareil suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend des organes de maintien, ser vant à maintenir lesdites fibres de part et d'autre du dispositif coupant de façon à em pêcher le déplacement relatif de ces fibres pendant l'opération de coupe.
Il ressort de la description qui suit quc>, cette machine peut être appliquée soit con jointement avec des séparateurs servant maintenir les sections de fibres en place pen dant la. coupe et pendant qu'elles passent à travers la machine jusqu'au moment où elles sont collées à un support, soit sans avoir re cours à ces organes, à volonté, la suppres sion des séparateurs permettant évidemment d'obtenir un produit dans lequel les poils sont plus serrés.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme de réalisation préfé rée de la machine suivant l'invention.
Fig. 1 est une vue schématique de l'ap pareil servant à former le tissu à poils; Fig. 2 est une coupe verticale suivant 2-2 (fig. 5) et montre l'extrémité avant de la machine; Fig. 3 est une coupe verticale fragmen taire dans laquelle une nappe est maintenue en position par les mâchoires d'entraînement avant d'être serrée par ces mâchoires; Fig. 4 est un détail en vue de côté d'une partie de la machine suivant 4-4 (fig. 5);
Fig. 5 est une vue de face de la machine et montre les systèmes de cames et leviers servant à produire le mouvement des divers organes de la machine; Fie. 6 est un plan de l'extrémité avant de la machine; Fie. 7 est un détail en coupe de la ma chine suivant 7-7 (fig. 5); Fie. 8 est un détail en coupe représen tant la position des pièces pendant la coupe; Fie. 9 est une coupe verticale suivant 9-9 (fig. 5);
Fie. 10 est un détail en coupe représen tant le poussoir avancé jusqu'à la limite de son mouvement vers l'avant et les goupilles 7 - servant à maintenir les sections cou pées - dans leur position élevée; Fie. 11 est une coupe d'une partie de la machine suivant 11-11 (fie. 5); Fie. 12 est une coupe suivant 12-12 (fig. 11), cette coupe représentant dans leur position élevée les goupilles servant à main tenir les sections coupées; Fie. 13 est un détail en coupe montrant la position qu'occupent les sections coupées de la nappe dans la chambre 93, entre les courroies de pression; Fie. 14 est un plan d'une partie de la machine servant à effectuer le mouvement des rouleaux de coupe transversalement à la machine;
Fig. 15 est un plan d'une partie de la ma chine de fig. 14 et représente des rouleaux de coupe au contact de la nappe au commence ment d'une course de coupe; Fie. 16 est une vue de face de la partie de la machine servant à régir le mouvement des rouleaux de coupe; Fig. 17 est un détail en coupe du distri buteur de commande 49 représenté dans la même position que dans la fig. 16; Fig. 18 est une vue de côté de la partie de la machine représentée dans la fig. 16, en regardant suivant la ligne 18-18 de fig. 16;
Fig. 19 est un détail en coupe du distri buteur de commande 49 et représente la posi tion qu'occupe ce distributeur pendant l'é chappement du fluide hors de l'extrémité Il culasse du cylindre de commande 40; Fig. 20 est une coupe horizontale suivant 20-20 (fig. 11); Fie. 21 est une coupe fragmentaire sui vant 21-2l (fig. 11); Fie. 22 est un détail en coupe représen tant, dans la position élevée, une des gou pilles d'entraînement des séparateurs, cette goupille portant un séparateur; Fie. 23 est un plan représentant les gou pilles d'entraînement des séparateurs et un séparateur dans la position de fig. 22;
Fie. 24 est une coupe horizontale d'une partie de la machine suivant 24-24 (fig. 11); Fie. 25 est un détail d'un séparateur; Fie 26 est une coupe verticale fragmen taire suivant 26-26 (fie. 4); Fie. 27 est un détail en coupe vertical suivant 27-27 (fig. 6); Fie. 28 est un détail en coupe horizon tale suivant 28-28 (fie. 4); Fie. 29 est un plan avec coupe horizontale partielle d'une partie des rouleaux de coupe et de la barre de coupe associée; Fie. 30 est un détail partiellement coupé suivant 30-30 (fig. 29); Fie. 31 est un détail -en coupe suivant 31-31 (fig. 29).
Dans la machine suivant l'invention, or. fait usage d'une nappe ou voile de fibres, mais on pourrait employer des filés ou d'au tres fibres filées ou non filées. La nappe 9 qui peut arriver d'une trémie 900 (fig. 5) fixée à la partie 902 de la machine par des barres 901, est introduite dans les mâchoi res d'alimentation 1 et 2 (fie. 2), de préfé rence à travers des plaques de guidage 10 et 20 reliées auxdites mâchoires.
La mâchoire 1 fait préférablement corps avec une pièce 120 (fie. 7) qui se meut dans des glissières verticales 122 d'un coulisseau 18 qui est mobile horizontalement dans des glissières 182 (fie. 5) montées dans le bâti de la machine, ce coulisseau étant actionné à l'aide d'une came 11 montée sur l'arbre à. ca mes 24 et d'un levier coudé qui pivote sur la. barre 15 et dont un bras 17 est relié au cou- lisseau 18 par un assemblage à goujon et fente 16, l'autre bras 13 (fig. 2) étant muni d'un galet 12 qui coopère avec la came 11.
Une partie superficielle surélevée 118 de la came 11 agit par l'entremise du levier, de fa çon à faire mouvoir le coulisseau 18 en an tagonisme à l'action du ressort 140 porté par la barre 14 qui est montée rigidement sur une partie 190 du bâti 19 de la machine.
Dans ces mouvement horizontaux, la mâ choire 1 coulisse sur une ou plusieurs (de -pré férence deux) goupilles 200 (fig. 2) qui sont reliées rigidement à la mâchoire 2 et traver sent les ouvertures 100 de la mâchoire 1, ce qui permet le mouvement horizontal de la, mâchoire, la pièce 120 reliée à la mâchoire 1. coulissant dans des glissières verticales 122 du coulisseau 18, en permettant ainsi le mou vement vertical de la mâchoire 1 avec la mâ choire 2.
La mâchoire 2 fait corps avec la barre 27 qui se meut dans des glissières verticales 29 (fig. 11 et 2) et est munie d'une barre 270 reliée à la barre 27 et à laquelle sont assu jetties des barres verticales 26. Ces barres, articulées en 25 sur les leviers 23 (fig. 12) pivotant en 15 (fig. 11), sont actionnées à l'aide des cames 21 par l'entremise des ga lets 22 reliés aux leviers 23.
Des ressorts 28 reliés aux extrémités 260 des barres 26 et fixés à. des goupilles 192 montées dans le bâti 19 de la machine (fi-. 12) maintiennent les galets 22 hors de contact de la surface des cames 21, ce qui a pour effet d'actionner po sitivement la mâchoire 1 en conformité avec le mouvement des cames.
Les cames 21 et 11 sont préférablement montées sur le même arbre 24, arbre sur le quel elles sont préférablement calées, de sorte que, si les mâchoires sont convenablement réglées en position, l'élévation et l'abaisse ment et les mouvements d'ouverture et de fermeture desdites mâchoires dépendront les uns des autres et auront lieu aux instants voulus pour serrer et faire descendre la nappe verticalement, desserrer ensuite cette nappe par un mouvement vers l'extérieur et reve nir à la position élevée pour un nouveau ser rage. Ces mouvements sont nécessairement coordonnés avec ceux des autres pièces de la machine comme on le verra plus loin.
Les mâchoires de serrage .3 et 30 (fig. 9) ont pour râle de maintenir la nappe 9 pen dant l'opération de coupe au-dessus du tran chant 4 et de maintenir aussi la nappe pen dant que les mâchoires 1 et C s'éloignent la téralement de cette nappe et s'élèvent pour effectuer une nouvelle action de serrage sur elle.
La mâchoire 3, est préférablement ac tionnée par les cames,33 qui agissent sur les galets 3.4 reliés à des leviers 3.6 pivotant sur la barre 15, les bras supérieurs 3-5 des le viers 36 étant reliés @à l'aide de pivots 3i8 à, des biellettes ,37 qui sont articulées en 39 sur le bâti solidaire de la mâchoire 3.
Les cames 33 sont préférablement du type ouvert et, dans le but d'assurer un mouvement positif des leviers 36 auxquels la mâchoire 3. est re liée, il est nécessaire de maintenir les galets 3@4 appliqués contre la surface des cames sur une partie, au moins, de leur mouvement.
On prévoit à cet effet des ressorts 31.4 montés sur des barres 31$ montées sur le bâti de la machine (fig. 6 et 9), ces ressorts étant main tenus en place sur les barres 316 à l'aide d'écrous 318 prévus à l'une des extrémités desdites barres et d'une douille 310 prévue à leur autre extrémité, les douilles, cou lissant sur les barres et étant reliées au corps du bâti sur lequel la mâchoire 3 est montée ou avec lequel cette mâchoire fait corps. Par ce moyen, la mâchoire 3 est maintenue pres sée au contact de la nappe de fibres consti tuant le poil et s'adapte ainsi automatique ment à. des nappes de différentes épaisseurs.
La mâchoire 30 comprend de préférence une barre s'étendant latéralement en travers de la machine et reliée à des bras latéraux pivotant par leur extrémité supérieure en 32, de telle sorte que ladite mâchoire .30 peut re cevoir un mouvement de pivotement vers l'intérieur à l'aide d'un ressort 3,04 (fig. 2) agissant sur l'extrémité inférieure de la mâ choire. Pour empêcher la pièce 30 de pivoter -ers l'intérieur d'une distance trop grande, des butées 300 sont fixées aux éléments laté raux de la plaque 30, comme indiqué plus particulièrement dans la fig. 12.
Ces butées sont réglables à l'aide d'écrous 302 permet- tant de faire varier la longueur des goupilles 300, et le pivotement de la partie inférieure de la mâchoire<B>3</B>0 vers l'extérieur est limité, les extrémités des goupilles venant heurter une partie adjacente du bâti 19 de la ma chine.
Au-dessous du tranchant 4 (fig. 2), la nappe est préférablement maintenue en posi tion pendant la coupe à. l'aide d'un sépara teur prévu de chaque côté de cette nappe, comme indiqué plus particulièrement dans la fig. 8; les goupilles 7 occupent alors la po sition abaissée et le poussoir 5 et le sépara teur adjacent sont pressés contre la partie de la nappe située au-dessous du tranchant. Le poussoir 5 est déplacé dans des guides 50 (fig. 28) et s'étend de préférence sur la lar geur entière de la machine, ce qui corres pond sensiblement à. la longueur d'un sépara teur.
Ce poussoir présente sur ses côtés des rainures 503 (fig. 24) à, l'aide desquelles il coulisse sur les guides 80 sur lesquels sont montés les séparateurs dans le passage du- dit poussoir à travers le conduit aboutissant à la chambre à. sections coupées, puis à tra vers cette chambre et les pièces subséquentes de l'appareil.
On se référera maintenant aux fig. 9 et 98 dans lesquelles les liaisons entre le pous soir et les bras 56 des leviers coudés 54 sont représentés clairement, les leviers étant re liés par des biellettès 58 pivotant en 59 sur les bras 56. Les bras 55 des leviers coudés portent des galets 52 qui se meuvent dans les rainures 510 des cames 51, ce qui a pour effet de régler les mouvements d'avancement et de retour du poussoir 5.
Les goupilles 7, qui reçoivent alternati vement un mouvement d'élévation et d'abais sement, supportent dans leur position élevée les sections coupées à l'extrémité d'entrée de la chambre 92 lorsque le poussoir 5 est tiré hors de l'entrée de la chambre; ces goupilles sont préférablement montées obliquement sur la barre à goupilles 71 de la manière repré sentée plus particulièrement dans la fig. 12 et font saillie obliquement à travers des ou vertures 76 de la plaque 77 constituant la paroi inférieure de l'entrée de la chambre à sections coupées.
Pour permettre de faire mouvoir la barre à goupilles ou plaque 71 dans la direction oblique des ouvertures de la plaque 77, la barre à goupilles est montée dans des guides 70 de façon .à se mouvoir vers l'avant et vers l'arrière de la position re présentée en traits pleins à la position de re trait marqué en pointillé en 7.1'. Le mouve ment de la barre à goupilles est effectué à l'aide de leviers 73, (fig. 7) qui pivotent de préférence en 15 et portent à leur extrémité un galet 74; les galets 74 coopèrent avec les ouvertures 78 de la barre 71, ces ouvertures ayant une forme allongée, comme on le voit dans la fig. 12, pour permettre le mouvement latéral relatif de la barre à goupilles lorsque les leviers s'élèvent et s'abaissent dans un plan vertical.
Des cames 7<B>2</B> (fig. 5 et 7) mon tées sur l'arbre à cames 24 actionnent positi vement les leviers 73 par des galets 75 mon tés sur ces leviers et se mouvant dans des rainures 720 desdites cames. Grâce au dis positif décrit, les goupilles 7 s'élèvent et s'a baissent par intervalles suivant une succes lion prédéterminée d'opérations, comme on le verra plus loin, l'élévation et l'abaissement dépendant de la forme des rainures des cames 72 comme il ressort de fi-. 7.
Dans le fonctionnement de la machine, des séparateurs 8 sont préférablement appli qués pendant l'opération de coupe pour main tenir ou serrer fermement le côté inférieur de la nappe entre le poussoir et la masse de sections coupées que renferme la chambre à sections coupées ainsi que pour maintenir les sections de fibres, après qu'elles ont été sec tionnées et introduites dans la susdite cham bre. De cette façon, on est sûr que les fibres rie seront pas dérangées à l'intérieur de cette chambre et que les extrémités des fibres pourront ainsi être présentées suivant des surfaces planes uniformes aux éléments de support qui doivent être appliqués sur lesdi tes extrémités.
Si la position des fibres les unes par rapport aux autres était dérangée ou modifiée après la coupe, les extrémités des fibres s'écarteraient du plan commun, et la masse de fibres ne pourrait pas être collée uniformément au support.
Si la machine travaille sans séparateurs, il est essentiel que la section de nappe à. sec tionner soit maintenue rigidement pendant la coupe, afin d'assurer une coupe uniforme. et que la section- coupée pénètre ensuite dans la chambre à sections coupées sans déranger la position des fibres soit dans la dernière sec tion coupée, soit dans la masse de fibres maintenue dans la chambre. Le dispositif prévu dans le présent exemple, qui comprend le poussoir et les goupilles de maintien, agit de façon à maintenir les fibres pendant la coupe, que la machine fonctionne avec ou sans séparateurs.
On se référera à la fig. 2,0. Les pièces coo pérantes à l'aide desquelles les séparateurs sont introduits et amenés au contact de la nappe comprennent une chambre 82 dans la quelle les séparateurs 8 qui doivent être dis tribués sont emmagasinés dans un magasin 81 destiné à en contenir un grand nombre, ce magasin pouvant être inséré facilement dans la machine. Les séparateurs peuvent évidemment être recueillis et insérés dans des magasins à mesure qu'ils sont amenés par le dispositif extracteur 9.6 (fig. 1) à l'écart de la position qu'ils occupaient entre les sec tions, lorsque celles-ci ont été collées à une ou plusieurs couches de support.
Le magasin 81 est préférablement d'une forme représen tée en coupe verticale dans la fig. 21 et en coupe horizontale dans la fig. 20. I1 est re présenté dans la position d'entraînement dans la chambre d'entraînement 82. Cette chambre est préférablement située au-dessous de la plaque 88 (fi-. 2) sur laquelle coulisse le poussoir 5, le sommet de la plaque affleu rant avec le fond de la chambre à sections coupées 92.
Pour entraîner les séparateurs, on insère un magasin dans la machine par l'ouverture 820, le magasin étant déplacé vers l'intérieur et appliqué contre une butée 82.1, position dans laquelle la goupille à ressort 82<B>2</B> reliée au magasin pénètre dans une ouverture cor respondante 828 de la partie de- boîte 87 de la machine pour maintenir 1e magasin en place pendant l'opération d'entraînement des séparateurs.
Les séparateurs sont déplacés vers l'avant, jusqu'à, la position voulue pour être-entraînés par les goupilles de levage 6, par un ou plusieurs dispositifs à ressort 84 .punis de barres d'entraînement à ressort 85 qui font mouvoir les séparateurs le long des rails de guidage 80' situés de part et d'autre du magasin, ces barres d'entraînement étant préférablement montées dans des boîtiers cy lindriques 88 préférablement assujettis à la partie de boîte 87 par un assemblage à pas de vis.
Les barres 85 traversent des ouvertures 86 de la partie de boîte 87 et font pression contre l'organe d'entraînement mobile (ou élé ment latéral coulissant) 810 qui est monté sur les rails latéraux ou guides 80' et se meut graduellement vers l'ouverture 69 (fig. 28) par laquelle les séparateurs sont distribués à mesure qu'ils avancent un à un au contact des sections de la nappe. Sur l'ex trémité externe de chaque barre 85 est monté un écrou 89 servant à limiter le mouvement des barres vers l'intérieur. Entre l'extrémité du boîtier 88 et une butée 850 se trouve un ressort 851 qui sollicite la barre 85 vers l'in térieur et assure la pression requise pour l'en traînement du séparateur.
Pour faire monter les séparateurs du ma gasin 81 à l'avant du poussoir 5, on a prévu des goupilles de levage 6 (fig. 7, 22 et 24). Ces goupilles sont préférablement montées sur une pièce de base 65. qui est élevée et s,baissée suivant qu'il est désirable par les barres ou leviers 62 pivotant de préférence sur l'arbre 15 et actionnés par une ou plu sieurs cames 616 (fig. 7 et 5). Ces cames, montées sur l'arbre à cames 24, présentant des rainures 6,60 dans lesquelles roulent des Galets 61 coopérants reliés aux leviers 62.
A l'extrémité de commande de chacun des le- @4ers 62 se trouve un galet 64, les divers ga lets 64 roulant dans des rainures ou ouver tures correspondantes 650 de la barre à. gou pille 65 (voir aussi la fig. .24).
Pour que le poussoir 5 puisse avancer dans la position élevée des goupilles 6 au- dessus des extrémités desdites goupilles, une série de rainures longitudinales 502 sont prévues sur la face inférieure du poussoir (fig. 2.4), le nombre et la position de ces rainures correspondant aux goupilles 6.
La barre à goupilles 65 est représentée dans sa position abaissée dans la fig. 9 dans laquelle on voit que les séparateurs 8 que renferme le magasin 81 ont été poussés vers l'avant par les barres à ressort 85, de sorte que le séparateur situé le plus en avant est pressé contre la paroi opposée au-dessus de la face 60 des goupilles 6, de sorte que, lorsque les goupilles 6 s'élèvent à. travers les ouver tures 63 (voir fig. 22) de la paroi 77, l'extré mité supérieure 60 desdites goupilles vient agir sur le bord inférieur ou séparateur situé le plus en avant, de sorte que le séparateur envisagé s'élève à travers l'ouverture 6,9 (fig. 23).
Pendant le mouvement d'élévation du séparateur, cet organe est emprisonné dans l'espace étroit 69 et ne peut pas se ren verser ou basculer. Dans son mouvement d'é lévation, le séparateur 8 passe par la posi tion intermédiaire représentée dans la fig. 2 à la position élevée représentée dans la fig. 3 (et d'une façon plus détaillée dans la fig. 22). Dans cette position, le séparateur 8 est adja cent à la face antérieure du poussoir 5.
On se rend compte par l'examen des fig. 3 et 22 que, dans le mouvement d'élévation du séparateur à travers la rainure étroite 69, cet organe est guidé entre la face avant de la paroi 77 et la paroi adjacente qui présente une série d'é léments de garde 6,8 dont la hauteur corres pond à la position la plus élevée des gou pilles 6, ces éléments étant placés en regard de la face 67 desdites goupilles. La face in férieure du poussoir présente des rainures 502 permettant le mouvement d'avancement du poussoir au-dessus des éléments de garde 68 et des extrémités des goupilles 6.
Lorsque le séparateur a été élevé à sa position supé rieure .à. l'avant de la face du poussoir, entre celui-ci et les barres de guidage 80, il est dé placé le long de la face 60 sur lesdites barres de guidage par le mouvement d'avan cement du poussoir et reste ensuite en contact avec des barres de guidage analogues jus qu'à ce que la matière de support ait été collée aux sections de fibres et que les sépa rateurs aient été enlevés dans la partie 96 de l'appareil (voir fig. 1).
On se référera maintenant à la fig. 14. L'action de coupe est effectuée par le pas sage de rouleaux 41 en travers de la partie de nappe en contact avec le tranchant 4. Comme représenté plus particulièrement dans la fig. 29, les rouleaux de coupe 41 sont mon tés dans une enveloppe 418 à l'aide de rou lement à billes 411 dans le but de diminuer le frottement et permettre une coupe rapide des fibres. Une enveloppe distincte est pré férablement prévue pour chaque rouleau dans le but de permettre le réglage ou le rempla cement distinct des rouleaux.
Dans la cons truction représentée (fig. 14), il existe cinq rouleaux montés dans des enveloppes 418 re liées à la barre de coupe 42, et l'un quelcon que des rouleaux de la série peut facilement être enlevé en dévissant les vis de blocage 427 y reliées et faisant mouvoir l'enveloppe vers l'extérieur à l'écart de la barre de coupe 42, ceci permettant de dégager les ressorts 426 et d'enlever les clavettes 429 maintenant les enveloppes alignées. Le mode de montage préféré des rouleaux dans leurs enveloppes est représenté clairement par les fig. 29, 30 et 31 et il n'est donc pas nécessaire d'en don ner une description plus détaillée.
La barre de coupe 42 à laquelle sont ainsi assujetties élastiquement les enveloppes portant les rouleaux de coupe est préférable- ment montée de façon réglable dans un bâti ou plaque 4.7 (fig. 2 et 14) pour permettre le mouvement latéral des rouleaux 41 en tra vers de la partie adjacente de la nappe 9 et du tranchant 4. A l'aide des vis 428, on peut régler l'assemblage coulissant de la barre de coupe 42 dans la rainure 470 (fig. 2, 14 et 28).
La plaque 47 présente de préférence deux éléments 471 (fig. 14) s'étendant du corps principal de ladite plaque et reliés aux leviers 44 par des assemblages à. goujon et fente 48, comme représenté plus particulièrement dans la fig. 2. Les leviers coudés 44 pivotent de préférence sur le pivot 45 et sont actionnés par des cames 48 (fig. 2 et 5) et des galet8 46 montés à l'extrémité du bras inférieur des leviers.
En raison de la forme et de la posi tion des cames 43 par rapport à la forme et à la position des autres cames, comme indi qué dans la fig. .5, le mouvement d'avance ment et de retour de la plaque 47 et des rou leaux de coupe a lieu aux intervalles requis pour produire l'action de coupe, pendant que les mâchoires de serrage maintiennent la sec tion de nappe au-dessus de la ligne de coupe et que le poussoir 5 occupe sa position in termédiaire et maintient ladite section au- dessous du tranchant et contre la masse de sections coupées 91 et les séparateurs 8 à l'entrée de la chambre à sections coupées 92. Cette position est représentée dans la fig. 8.
Pour produire le mouvement d'avance ment et de retour de la barre de coupe 42 et des rouleaux 41 en travers de la machine et au contact du tranchant 4, on fait usage d'un cylindre à fluide sous pression 40 (fig. 14) monté sur des barres 193, 194 et sur un support ou bâti 195 (fig. 16) fixé au bâti <B>19;</B> un distributeur 49, réglant l'admission du fluide sous pression au cylindre, et son échappement de celui-ci est préférablement monté près du cylindre sur un support ;4r91 fixé au support 195 (fig. 16). Un tuyau 402: relie l'extrémité à culasse 403 du cylindre au distributeur 49, et un tuyau 400 relie le dis tributeur .à. l'extrémité opposée 401 du cy lindre.
Au distributeur 49 est relié un tuyau d'admission de fluide sous pression 492 qui est relié, d'autre part, à, une source convena ble de fluide sous pression telle qu'un com presseur d'air. Un tuyau 493 relié à. la boîte du distributeur fait communiquer avec l'at mosphère, en vue de l'échappement, une des extrémités du cylindre 40, dans la position correspondante du distributeur.
Le distributeur représenté présente deux conduits 494 et 495 et est préférablement ac tionné par un levier 410. Dans le mouvement, du distributeur de la position d'échappement de l'extrémité à, culasse (fig. 19) à la po- sition d'admission de cette extrémité (fig. 16, 17 et 18), le levier 410 est actionné par un maneton 40e6 qui agit sur une goupille 408 fixée à l'un des bras dudit levier.
Le mane- ton 406 est préférablement monté pour se mouvoir suivant un chemin circulaire sur une came 404 reliée à l'arbre à. cames 24, de fa çon à être actionnée dans un rapport de temps déterminé avec le mouvement de cet arbre. Lorsque. le maneton 406 a quitté l'extrémité de la goupille 408 dans la rotation dudit ma- iieton autour de l'axe de l'arbre 24, le levier 410 du distributeur est ramené par un res sort 412 à la position d'échappement de l'ex trémité à culasse, ledit levier venant s'ap pliquer contre-une butée 419 (fig. 16) pour établir la coïncidence exacte des conduits avec les tuyaux.
Cette position est celle représen tée dans la fig. 19 et correspond à la posi tion (marquée en pointillé et désignée par 408') de la goupille 408 dans les fig. 16 et 18.
Dans la position qu'occupent les pièces dans les fig. 16 et 18, la traverse 496 est si tuée à droite, position dans laquelle les rou leaux de coupe sont situés à l'extrême droite de la machine comme indiqué dans la fig. 15, le piston 497 occupant la position marquée en pointillé dans la fig. 16.
Lorsque la goupille 40,8 et le levier 410 sont libérés en raison du fait que le maneton 406 échappe l'extrémité de la goupille 408, le distributeur vient, ainsi qu'on l'a dit, occuper la position de fig. 19, et le fluide sous pression s'échappe alors de l'extrémité .à culasse 403 du cylindre, l'ad mission s'effectuant simultanément dans l'ex trémité opposée.
Toutefois, le piston 497 reste dans la position de fig. 16 jusqu'au moment où le cliquet 420, maintenu par l'épaulement 422 du loquet 414, est mis en liberté en rai son de la continuation de la rotation de la came 404 jusqu'à la position dans laquelle le loquet 414 tombe par dessus l'épaulement 1-16 sur la surface inférieure 415 de la came, de telle sorte que la traverse 496 se meut vers la gauche de fig. 1.6 jusqu'à la position indiquée en pointillé en 496'.
Dans la continuation de la rotation de la came 4.04, le loquet 414 est graduellement soulevé jusqu'à la position de verrouillage, et au moment où le maneton 406 de la came 404 amène le distributeur à la po sition d'admission de l'extrémité à culasse du cylindre, la traverse 496 et les pièces 6 y re liées se meuvent vers la droite et le cliquet 420 se meut par dessus l'épaulement 422, ce qui amène ce cliquet à droite du loquet.
Aus sitôt que le maneton 406 échappe l'extrémité de la goupille 408, ce qui amène le distribu teur à la position d'échappement de l'extré mité à culasse, l'extrémité du cliquet 420 vient s'appliquer contre l'épaulement 422 du loquet 414, et le cycle des opérations précé demment décrites est répété.
Un ressort 421 est préférablement employé pour faire des cendre positivement le cliquet 420 sur l'épau lement 422., et une goupille d'arrêt 423 est préférablement employée dans la position de fig. 16 pour limiter le pivotement du cliquet autour du pivot 424, la goupille d'arrêt en trant en contact avec la face avant de la tra verse 496 dans des limites prédéterminées du mouvement.
Dans le mouvement des rouleaux de coupe 41 et des pièces associées vers la gauche (fig. 15), les rouleaux sont en contact avec la nappe au tranchant 4, ayant été amenés à cette position par les leviers 44 actionnés à l'aide des cames 43 (fig. 2) de la manière pré cédemment décrite.
Pour permettre aux rouleaux de coupe 41 d'iêtre dégagés du tranchant 4 après la course de coupe, dans le but de permettre à la nappe d'avancer entre ces organes, dans la position de fig. 2, une fente 499.(fig. 15) est prévue dans la traverse 496 fixée rigidement à la tige de piston 498;
et une goupille 425 agen cée pour coulisser dans cette fente est fixée rigidement à la barre de coupe 42, de sorte que, lorsque la tige de piston 498 se meut dans un quelconque des deux sens, la barre, de coupe 42 est contrainte à participer à ce mouvement, et des mouvements perpendicu laires à la direction du mouvement de la tige de piston peuvent avoir lieu indépendamment de cette tige dans les limites permises par la longueur de la fente 499.
La rotation de l'arbre à cames 24 est pré- férablement effectuée à l'aide d'une poulie 240 (fig. 5 et 6) calée sur l'arbre à cames, cette poulie étant actionnée à l'aide d'une courroie par tout moteur convenable (non re présenté).
A l'arbre 24 est fixée, sur le côté opposé de la machine, une roue à chaîne 241 (fig. 4) qui est reliée par une chaîne 242 à une roue à, chaîne 243 calée sur un arbre 244. Cet arbre porte une roue dentée 245 située sur le côté opposé de la machine et engrenant avec une roue de changement 246 qui est montée de façon réglable dans une position propre à lui permettre d'engrener avec une roue dentée 247 montée sur un arbre 248 ou d'être amenée à l'écart de cette roue. Sur l'ar bre 248 est montée une roue à denture héli coïdale 249 engrenant avec une roue à den ture hélicoïdale 923 montée sur un arbre 924.
L'arbre 924 porte des vis sans fin 925 et 926 qui engrènent respectivement avec des roues à vis sans fin correspondantes 928 et 927 (fig. 4) montées sur les mêmes arbres que les rouleaux 938 et 937, respectivement. Une ou plusieurs roues à chaîne 937' sont calées sur le même arbre que le rouleau 937 (voir aussi la fig. 6) et tournent avec le rouleau correspondant.
Des chaînes 933' passent sur les roues à chaîne 93T et sur des roues à chaîne correspondantes 93Y montées sur le même arbre que le rouleau 9,35, de sorte que lorsque la vis sans fin 926, est actionnée par la rotation de la roue hélicoïdale 923, la roue à vis sans fin 927 est actionnée d'une façon correspondante et transmet sa rotation à. l'ar bre sur lequel est monté le rouleau 937, ce qui fait tourner ce rouleau et communique une rotation correspondante au rouleau 935 par la transmission à chaîne, comme repré senté plus particulièrement dans la fig. 4.
D'une manière correspondante, le rou leau 938 est actionné par l'entremise de la vis sans fin 925 qui engrène avec la roue à vis sans fin 928 par la rotation de laquelle le rouleau<B>938</B> monté sur le même arbre que cette roue est animé d'un mouvement de rota tion correspondant, le sens de la rotation étant indiqué par une flèche dans la fig. 4. La rotation de la roue à vis sans fin 928 dé- termine celle des roues à chaîne 938' montées sur le même arbre que la roue 928 et que le rouleau 938; et par l'entremise des chaînes 9,34' une rotation correspondante est trans mise aux roues à chaînes 93.6' montées sur le même arbre que le rouleau 936.
Par la rota tion des rouleaux 9'37, 935, 938 et 936 de la manière décrite, les courroies 933 et 93 sont entraînées dans un sens tel que les parties adjacentes internes se meuvent vers l'arrière de la machine en entraînant dans leur mouve ment, lorsque la machine fonctionne, les sec tions coupées de fibres, comme indiqué plus clairement dans la fig. 1.
D'une manière correspondante, les rou leaux des sections 94 et 95 (fig. 1) peuvent recevoir un mouvement de rotation d'une fa çon analogue indépendamment des rouleaux de la section 93 ou peuvent être reliés à ces derniers par toute transmission convenable.
Dans les fig. 4, 26 et 27, 931 et 932 dé signent des plaques de pression qui peuvent être montées au contact des courroies 933 et 934, ces plaques étant préférablement mon tées sur le bâti de la machine à l'aide de boulons 197 traversant les ouvertures 198 des plaques de pression. Pour faire varier le de gré de pression, plusieurs ressorts 199 sont insérés dans des ouvertures correspondantes du bâti et dans la plaque de pression (fig. 4), les écrous des boulons 197 étant vissés pour assurer la pression désirée des plaques contre les ressorts 199 et contre les courroies 933 et 934.
Les plaques de pression 949 (fig. 1) en contact avec les courroies 945 et 946 sont pré férablement montées d'une manière analogue aux plaques 931 et 9,32, et il en est de même des plaques 953 et 954 montées respective ment sur les courroies 951 et 952.
Dans le fonctionnement de l'appareil, la poulie 2'40 montée sur l'arbre 24 (fig. 5) re çoit sa commande d'un moteur quelconque à l'aide duquel les divers organes travaillant sont actionnés. Les cames 51 actionnant le poussoir 5, les cames 6,6 actionnant les gou pilles de levage 6, les cames 33 servant à rapprocher et éloigner la mâchoire de serrage 3 de la matière entraînée, les cames 72 action- nant les goupilles 7 qui servent à maintenir les sections coupées,
les cames 11 servant à rapprocher et éloigner la mâchoire 1 des poils entraînés et les cames 21 actionnant la mâ choire 2 dans la direction longitudinale des poils sont de préférence toutes montées sur le même arbre à cames comme représenté dans la fig. 5.
La machine fonctionne comme suit: Lorsque les mâchoires d'entraînement 1 et 2 (fig. 11) ont serré la nappe 9, la rota tion des cames 21 dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à la position dans la quelle les galets 2.2 coopérant avec ces cames se rapprochent de l'arbre à cames en se mou vant de la partie haute 210 à la partie basse 2'12 a pour effet que les pièces coopérantes précédemment décrites font descendre les mâchoires 1 et 2, amenant ainsi une section de nappe à la position voulue pour la coupe.
Un séparateur 8 est alors amené devant la partie de nappe adjacente à la chambre à sections coupées, comme représenté dans les fig. 2 et 3. Par suite de la rotation des cames 66 (fig. 7) et des pièces y reliées et précé demment décrites, les goupilles 6 élèvent un séparateur jusqu'à une position située à l'a vant du poussoir, comme représenté dans la fig. 3.
Le poussoir 5 avance alors de la position de fig. â à celle de fig. 7, ce qui a lieu par le mouvement des cames 51 (fig. 9) et des pièces s'y rapportant. Dans ce mouvement d'avancement du poussoir, les galets 52 pas sent de la partie 516 des rainures de came à la partie intermédiaire 512 desdites rainures (fig. 11), et le séparateur est simultanément poussé sur les guides .80 (fig. 2) et amené, avec le poussoir, ià un plan vertical contenant le tranchant 4 (fig. 8).
Simultanément à l'avancement du. pous soir, le mouvement de la mâchoire de ser rage, 3 vers l'intérieur (fig. 9), à l'effet de serrer la nappe entre cette mâchoire et la mâ choire 30, s'effectue lorsque les cames 33 sont déplacées, de façon à permettre aux galets 34 de se rapprocher du centre des cames en des- cëndant sur la partie basse 331, comme repré senté, les leviers coudés 36 pivotants alors dans le sens des aiguilles d'une montre au tour du pivot 15 dans une mesure correspon dante. Les positions relatives qu'occupent les éléments de maintien et de coupe immédiate ment avant l',opération de coupe sont repré sentées dans la fig. 8.
Les goupilles de maintien 7 sont alors dé placées obliquement i l'écart de la position de fig. 7 et amenées à la position abaissée de fig. 8. Ceci -est effectué par la rotation des cames 72 et des pièces correspondantes pré cédemment décrites et représentées dans les fig. 7 et 12.
Les rouleaux de coupe 41 sont ensuite amenés au contact de la nappe et contre le tranchant 4, comme représenté dans la fig. 8, par l'action des cames 43 (fig. 2) montées sur l'arbre 24 et des leviers 44 pivotant en 45. La barre de coupe 42 dans laquelle les rouleaux 41 sont montés élastiquement glisse dans des guides 470 de la- plaque ou bâti 4.7 et est mu nie de vis de réglage 428 permettant de ré gler sont ajustement dans ces guides.
Dans l'opération de coupe, la nappe est maintenue au-dessus de la ligne de coupe par les mâchoires 3 et<B>30</B> et au-dessous de cette ligne, avec ou sans séparateurs, par le pous soir 5 et la masse de sections coupées 91 si tuée à l'entrée de la chambre .à sections-cou- pées 92 (fig. 8). Les mâchoires 3 _ et 30 ser vent aussi à maintenir la nappe pendant que les mâchoires d'entraînement 1 et 2 sont des serrées et s'élèvent pour serrer la nappe en vue du mouvement d'entraînement suivant (fig. 9).
L'opération de coupe a lieu par le mouve ment des rouleaux 41 (fig. 8 et fig. 14 à 19) sur la partie de la nappe adjacente au tran chant 4, ces rouleaux étant actionnés à l'aide d'air comprimé que renferme le cylindre 40 et qui est commandé par le distributeur 49 de la manière déjà décrite.
Lorsque l'opération de coupe a été effec tuée, le poussoir 5 avance pour obliger la sec tion de nappe sectionnée à pénétrer dans la chambre 92 comme représenté dans la fig. 9. On voit dans la fig. 11 que les parties des rainures des cames 51 dans lesquelles les ga lets 52 se meuvent pour amener le poussoir à cette position, vont des parties 512' aux par ties 514. Lorsque le poussoir a reçu son mou vement d'avancement, les goupilles 7 sont dé placées de la position de fig. 9 à leur -position élevée, représentée dans la fig. 10, de façon à maintenir les sections coupées que renferme la chambre 92 lorsque le poussoir recule.
Ce mouvement est effectué dans la continuation de la rotation des cames 72 (fig. 7), les gou pilles pénétrant dans les rainures ou fentes 53 (fig. 24) qui s'étendent vers l'intérieur de puis la face du poussoir.
Pendant que la nappe 9 est encore main tenue au-dessus du tranchant 4 par les mâ choires 3 et 30, les mâchoires d'entraînement 1 et 2! s'ouvrent et s'élèvent à la position vou lue pour serrer de nouveau la nappe en vue du mouvement d'entraînement suivant (fig. 9). Le mouvement de séparation des mâ choires 1 et 2 est obtenu à l'aide des cames et des leviers précédemment décrits par le mouvement des galets 12 (fig. 2) qui sont amenés par la rotation des cames 11 sur la partie haute 118 de ces cames.
Dans le mouvement du coulisseau 18 à l'écart de la mâchoire 2, les ressorts 140 main tenus parles barres 14 qui passent à travers les ouvertures 184 des saillies 180 montées sur le coulisseau 18 (fig. 5), sont comprimés par leur contact avec lesdites saillies. Ces res sorts 140 permettent d'employer des nappes de différentes épaisseurs en permettant le ré glage automatique du serrage de la nappe par les mâchoires d'entraînement.
Les goupilles 6 distribuant les sépara teurs sont ramenés par le mouvement des ca mes 66 de la position élevée (fig. 7) à la po- Lition abaissée (fig. 9), en vue d'une nou velle distribution avant que le séparateur suivant ait besoin d'-^tre fourni.
Le mouvement horizontal de la mâ.eboire 1 vers la mâchoire 2 est effectué (fi-. 2) par la rotation des cames 11 en raison du fait que les galets 12, passant par dessus les épau- lements 115, arrivent sur la partie basse 114 des cames, ce qui a pour effet que les mâ choires 1 et 2 serrent la nappe. Lorsque la nappe a ainsi été serrée, les mâchoires infé rieures 3 et 30 sont desserrées par la conti nuation de la rotation des cames 33 et des pièces qui s'y rattachent (fig. 9).
Le retour du poussoir 5 à sa position ini tiale a lieu lorsque les galets 52 passent des parties 514 des cames 51 aux parties 516 (fig. 11), le poussoir restant dans sa position initiale jusqu'au moment où, dans la rotation des cames 51, les galets 52 arrivent de nou veau aux parties rainurées 512 des cames.
La barre de coupe 42 et les rouleaux 41 sont amenés à l'écart de la position de coupe par le mouvement des galets 46 de la par tie élevée 43,1 des cames 43 (fig. 2) à la sur face basse 432 desdites cames et par les piè ces y reliées qui font mouvoir la plaque@47 (portant la barre de coupe) et les rouleaux de coupe à l'écart de la nappe et du tran chant 4.
La barre de coupe et les rouleaux de coupe sont alors ramenés par un mouvement transversal vers la droite de la position de fig. 4 au côté opposé de la machine, ce qui a lieu par l'admission d'air comprimé dans l'extrémité à culasse 403 du cylindre 40 par la commande du distributeur 49 de la façon décrite (voir les fig. 14 à 19).
Les mouvements de retour du poussoir, des mâchoires, des goupilles distribuant les sépa rateurs et de la barre de coupe ont lieu simul tanément, ce qui complète le cycle des opéra tions d'entraînement et de coupe, toutes les pièces ayant été ramenées à leur position initiale dans laquelle elles sont prêtes pour la descente de la nappe.
A mesure que les sections coupées 91 sont introduites une à une dans la chambre 92, elles sont poussées graduellement vers l'avant jusqu'au moment où elles dépassent les rouleaux 935 et 936, point auquel elles sont introduites dans une chambre 93 (fig. 1) constituée par les courroies 9-33 et 9a4, la courroie supérieure 933 passant sur les rou leaux 935 et 9'37 et la courroie 934 passant sur les rouleaux 936 et 93$. A l'entrée de la chambre 93, une colle à base de caoutchouc vulcanisable est amenée au contact des extré mités des fibres des sections coupées par des tuyères de distribution 9:21 et 92,2. Les cour roies 933 et 934 sont actionnées mécanique ment et sont pressées contre la masse de fi bres par des plaques de pression 931 et 932.
Ces courroies distribuent la colle de caout chouc sous forme d'un enduit -à la surface des extrémités découvertes des sections cou pées de fibres et l'introduisent dans les par ties extrêmes des fibres d'une distance plus ou moins grande, selon la densité de la colle employée.
La vitesse du mouvement des sections cou pées à travers la chambre 93 peut être ré glée par le réglage de la pression des pla ques 9.:3:1 et 93.2 contre les extrémités des fi bres et le réglage de la vitesse des courroies 933 et 934. En faisant mouvoir les courroies à une vitesse plus faible que la vitesse de pé nétration des sections coupées dans la cham bre 92, par exemple, on peut produire dans la chambre 93 un, effet d'accumulation ou de contre-pression qui augmente le serrage ou la densité des poils du produit.
Après son passage à travers la chambre 93, les sections coupées continuent leur mou vement à travers une section de guidage com prenant les plaques 939 et 940 à l'aide des quelles lesdites sections sont maintenues dans leur passage de la chambre 93 à l'intérieur de la chambre 94, ce qui empêche le dérange ment des fibres des sections coupées. Pour ac célérer le séchage de la colle, on peut intro duire de l'air chaud à travers les plaques de guidage 939 et 9.40 par des conduits comme indiqué, ou bien, si on le désire, on peut ap pliquer de la chaleur indépendamment pour accélérer ce séchage.
La chambre 94 est analogue à la chambre 93 en ce sens qu'elle est constituée par des courroies 945 et 946 passant respectivement sur des rouleaux analogues aux rouleaux 935, <B>937,</B> 936 et 9.3$, respectivement, les sections des courroies adjacentes à la chambre étant pressées vers l'intérieur à. l'aide de plaques de pression 949 actionnées de la même ma nière que les plaques 93.1 et 932.
La matière de support qui doit être ap pliquée sur les extrémités des fibres peut être appliquée soit sur une des faces ou côtés de la masse de fibres, soit sur les deux faces ou côtés de cette masse, comme dans l'exemple représenté.
Pour appliquer la matière de support sur les extrémités des fibres de chaque côté de la masse de sections coupées de fibres pas sant à travers la chambre 94, les couches de support flexibles 947 et 948 sont préférable- ment tranférées de bobines 941 et 942 au contact de dispositifs distributeurs de colle 943 et 944 qui appliquent la colle de caout chouc vulcanisable uniformément à la sur face desdites couches,
cette colle étant préfé- rablement séchée avant d'entrer en contact avec les extrémités des fibres par des tuyères de séchage convenables 913 et 914 à travers lesquelles on peut faire passer de l'air chaud. Si on le désire, la colle peut être appliquée sur la matière de support avant que cette matière ait été enroulée sous forme de bo bines, et ladite matière peut ensuite être transférée des bobines directement sur les rouleaux avant de la chambre 94 avec la sur face enduite de colle exposée aux extrémités des fibres des sections coupées.
Les plaques 949 permettent d'exercer dans la chambre 94 toute pression désirée - dirigée vers l'inté rieur - pour produire l'adhérence entre la matière de support et les surfaces exposées enduites de colle des sections coupées. Les courroies 945 et 946 sont actionnées à la même -vitesse que celle à laquelle les sections cou pées traversent la chambre 94, de sorte que, lorsque les extrémités des fibres sont venues au contact de la couche de support, il ne se produit plus de mouvement relatif entre cette couche et les extrémités des fibres.
En quittant la chambre 94, les sections coupées se meuvent avec les couches de sup port 947 et 948 à travers une chambre de guidage constituée par des plaques 955 et 956 qui conduisent la matière dans la cham bre 95 constituée entre les courroies<B>951</B> et 952 sur lesquelles sont appliquées des pla ques 9,53 et 954 qui, lorsqu'elles sont conve nablement chauffées, vulcanisent la colle à base de caoutchouc et assurent une fixation permanente des fibres des sections coupées aux couches de support. Les plaques peuvent être portées à toute température désirée à l'aide de vapeur ou d'un autre dispositif de chauffage propre à produire une vulcanisa tion sous pression. En quittant la chambre de vulcanisation 95, la matière pénètre dans la chambre 960 de l'extracteur de sépara teurs 96.
Dans le fonctionnement normal de la ma chine, c'est-à-dire lorsque les séparateurs sont appliqués pour maintenir en place les sections coupées pendant le collage et la vul canisation, les séparateurs peuvent être enle vés, après la vulcanisation, soit à la main, soit mécaniquement, suivant qu'on le désire.
L'enlèvement mécanique des séparateurs peut être réalisé facilement, par exemple à l'aide d'un des guides 80 qui coïncident avec une rainure correspondante des séparateurs. le guide étant plié ou disposé vers l'extérieur suivant un angle de 30 environ, de façon à extraire graduellement les séparateurs des sections adjacentes de fibres coupées, lais- sans les fibres des sections coupées assujetties par leurs extrémités supérieure et inférieure aux couches de support 947 et 948.
Lorsque les séparateurs ont été extraits, des sections coupées, la matière passe sur des rouleaux 961 et 962 et arrive au contact d'un dispositif coupant 97 qui coupe les fi bres suivant un plan situé sensiblement à mi-distance entre les supports 947 et 948, les parties séparées pouvant alors être entraînées sur un rouleau de guidage 971 et amenées au contact d'un dispositif à tigrer 972, après quoi la surface peut être rasée à l'aide < le tout dispositif de rasage convenable 973, et les opérations de finissage peuvent être réali sées de toute manière convenable, ces opéra tions comprenant par exemple une opération de vaporisage à l'aide de l'appareil indiqué en 974, qui a pour effet de relever les fibres.
et une opération de rasage finale à l'aide de tout dispositif de rasage final 975. Si on le préfère, le produit 98, une fois coupé par le mécanisme 975, peut être enroulé ou fini ensuite de toute manière désirée; ou bien la matière peut être enroulée immédiatement après la coupe par le dispositif coupant 97 et traitée ensuite de toute manière convenable comprenant un traitement d'impression ou autre traitement convenable ainsi qu'il est évident pour l'homme du métier.