CH144561A - Procédé d'oxydation catalytique de composés organiques. - Google Patents

Procédé d'oxydation catalytique de composés organiques.

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CH144561A
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  Procédé d'oxydation catalytique de composés organiques.         L'invention    se rapporte à un procédé  d'oxydation catalytique de composés organi  ques.  



  Un grand nombre d'oxydations organi  ques catalytiques sont fortement exothermi  ques et demandent un dispositif de refroi  dissement efficace pour régler la réaction; un  grand nombre     @de    réactions sont aussi sensi  bles en raison du fait que dans beaucoup de  cas on obtient des produits intermédiaires  qui sont relativement instables et tendent à  s'oxyder davantage, à moins que les -condi  tions de la réaction et, en particulier la tem  pérature, ne soient très -soigneusement ré  glées.

   Dans le cas de certaines réactions     oxy-          danteis    dans lequel un mélange de composés  est purifié par la combustion totale de certai  nes impuretés, il est nécessaire également de  bien régler la température, car, dans beau  coup de cas, -les produits que l'on désire lais  ser intacts tendent à s'oxyder si la tempéra  ture s'élève de façon exagérée.    La nécessité d'avoir un meilleur réglage  de la température et, dans beaucoup de cas.

    d'enlever une grande quantité de chaleur  clans des oxydations fortement exothermique  a obligé jusqu'ici à. utiliser des installation  compliquées ainsi que des appareils coûtent  souvent délicats et compliqués.     Ainsi,    par  exemple, un grand nombre de réactions orga  niques catalytiques ont été jusqu'ici effec  tuées dans des convertisseurs munis d'un  grand nombre de très petits tubes entourés  d'agents de refroidissement puissants. par  exemple des bains bouillants ou non bouil  lants.

   Un grand nombre de ces convertisseurs  sont très     cofiteux    (lu fait de leur grande com  plexité et présentent un grand nombre d'in  convénients, car il est difficile de les main  tenir étanches; ces dispositifs ci les bacs em  ployés pour le refroidissement, en particulier  lorsque l'on emploie du mercure ou des al  liages de mercure ont besoin d'être absolu  ment étanches, car les vapeurs de mercure      sont vénéneuses :si elles peuvent s'échapper  et, du fait de leur coût élevé, elles représen  tent une perte importante. Les mêmes pro  blèmes se produisent du fait de l'emploi d'au  tres     bains    qui peuvent être facilement     atta-          qués    par l'air, sont inflammables ou tendent  à corroder les appareils employés.  



  La présente invention cherche à réaliser  un réglage judicieux de la température dans  les oxydations catalytiques par la disposition  d'un parcours approprié pour les gaz de réac  tion dans des éléments échangeurs de chaleur.  Dans le procédé suivant l'invention; on fait  passer au moins une partie des gaz devant  réagir dans des éléments échangeurs de cha  leur noyés au moins en partie dans une cou  che de catalyseur de façon à les conduire  d'abord par une zone centrale de ces éléments  échangeurs, en rapport d'échange thermique  indirect avec la couche de catalyseur, puis  après inversion du sens du courant des gaz,  à.

   faire passer le mélange par une zone exté  rieure des éléments échangeurs, alors en  rapport d'échange thermique direct avec la  couche     @de    catalyseur, puis à renverser à nou  veau la direction du courant gazeux et à le  faire passer dans la. couche de catalyseur.  



  Les dessins, donnés à titre d'exemple;  montrent différents appareils permettant de  réaliser le procédé selon l'invention.  



  La     fig.    1 est une coupe verticale d'un tel  convertisseur;  La     fig.    2 est une coupe horizontale à plus  petite échelle, du     dispositif    selon la     fig.    1;  Les     fig.    3 et 4 représentent des     détails     montrant     comment    sont supportés les élé  ments échangeurs de chaleur;  La     fig.    5 est une coupe verticale d'une  autre forme de convertisseur .muni d'un dis  positif auxiliaire pour l'introduction de gaz;  La     fig.    6 représente un détail de moyens  distributeurs de gaz représentés sur la     fig.    5;

    La     fig.    7 représente un détail d'un con  vertisseur avec une autre forme d'éléments  échangeurs de chaleur;  Les     fig.    8 et 9 représentent des détails  d'un dispositif d'égalisation de la tempéra-    Cure représenté sur les     fig.    11, 12, 13, 14, 18  et 21;  La     fig.    10 est une coupe verticale d'un  convertisseur, montrant le     dispositif        d-    dou  ble circulation.  



  Les     fig.    11 et 12 sont des coupes verti  cale et horizontale d'un autre convertisseur  pour la réalisation du procédé suivant l'in  vention;  La     fig.    13     est    une coupe verticale d'une  variante d'exécution du convertisseur du  type général représenté sur -les     fig.    11 et 12;  La     fig.    14 est une coupe verticale d'un  convertisseur comportant un -dispositif de cir  culation -des gaz avec un refroidisseur externe  et un échangeur de chaleur interne;  La fi-. 15 est une coupe verticale d'un  convertisseur muni d'éléments échangeurs de  chaleur annulaires;

    Les fi-. 16 et 17 sont des parties de cou  pes horizontales prises suivant les lignes       ?3-23    et     24-24    de la fi-. 15;  La     fig.    18     est    une coupe     verticale    d'un  convertisseur à éléments échangeurs de cha  leur annulaires muni d'un dispositif de dou  ble circulation et d'un dispositif     égaliseur     de chaleur;  Les     fig.    19     et=    20 sont des parties de cou  pes horizontales prises suivant les lignes  26-26 et 27-27 de la     fig.    18;

    La     fig.    21 est une coupe d'une variante  de convertisseur à éléments échangeurs de  chaleur annulaires, muni d'un dispositif de  double     circulation    et d'un dispositif     égaliseur     de     chaleur;     Les     fig.    22 et 23 sont des coupes horizon  tales prises suivant les lignes 29-29 et  30-30 :de la fi g. 21;  La     fig.    24 est une coupe d'un convertis  seur relié à un circuit fermé complet de dou  ble circulation.  



  Dans la     fig.    1, le catalyseur est repré  senté sous la forme granulaire, mais il est  représenté sur les autres figures, de façon  conventionnelle, par du pointillé. Il doit  être bien entendu que le catalyseur est re  présenté uniquement de façon conventionnelle  et que l'invention n'est en aucune façon limi-           tée    à l'emploi de catalyseurs d'un type ou  d'une forme particuliers.  



  'Le convertisseur représenté sur la     fig.    1  est composé d'une enveloppe extérieure cir  culaire constituée par un certain nombre de  viroles 1 munies de brides 2 et reliées à un  dessus 3 et à un fond 4. Les gaz de la réac  tion entrent par le dessus, par le tuyau 5,  sont distribués au moyen des     chicanes    32       puis        -descendent    par les tubes centraux 9 des  échangeurs de chaleur et remontent, en sens  contraire par les tubes     extérieurs    11 des  échangeurs de chaleur.

   Les tubes 11 sont  fixés aux tubes intérieurs 9 au moyen d'un  dispositif d'attache convenable tel qu'un  joint à baïonnette représenté sur les     fig.    3  et 4;' la     goupille    10 pénètre dans la rainure  à baïonnette du tube 11. On peut également  employer d'autres modes d'attache, tels que       -les    .chaînes courtes, des crochets ou analogues.  Les tubes de refroidissement intérieurs 9 sont  solidement montés     .dans    la plaque supérieure  7 et l'alignement des tubes 9 et 11 peut être  maintenu par les cales d'écartement 12.  



  Les gaz, après avoir remonté par les tubes  11, sortent par les trous ménagés à la par  tie :supérieure de ces tubes, dans l'espace su  périeur 8 et     redescendent    alors à travers le  catalyseur 19. Le catalyseur est porté par le       tamis    ou fond perforé 13 à travers lequel  passent les gaz après avoir réagi pour péné  trer dans l'espace inférieur du convertisseur  et ensuite, sortir par le tuyau d'échappe  ment 6.  



  Le catalyseur peut être introduit soit par  les ouvertures latérales 16, soit par les ouver  tures de la plaque 7     qui    sont fermées par les  bouchons 17. Le catalyseur peut être enlevé  par la sortie 18. Les tuyaux 16 et 18 peu  vent, si on le désire, être     remplis    de substance  inerte convenable. On mesure la température  en différents points au moyen d'appareils  thermométriques 30, qui sont figurés comme  étant -des pyromètres électriques, mais qui,  évidemment, peuvent être de tout type conve  nable.

   Lorsque l'on désire     faire    passer des  gaz refroidisseurs     additionnels    à la surface    du catalyseur où a lieu la réaction la plus  violente, !ces gaz peuvent être introduits par  les     tuyaux    14 venant du collecteur 15.  



  Au cours du fonctionnement, les gaz  froids ou refroidis qui arrivent, descendent  d'abord par les tubes 9 en contact indirect  d'échange de chaleur avec le catalyseur, avec  échange de chaleur entre eux et les gaz mon  tant dans les tubes 11. Les gaz sont ainsi       g-ratluellement    réchauffés et en sortant de       l'extrémité    ouverte des tubes 9, ils montent  dans les tubes 11 avec échange de chaleur  entre eux et le catalyseur, en circulant en  sens contraire du courant de gaz qui passe  dans le catalyseur. En suite de la réaction.

    le catalyseur est très chaud et les gaz qui  montent dans les tubes 11. sont rapidement  et progressivement chauffés; l'augmentation  de température est quelque peu modérée par       l'action    réfrigérante des gaz descendant dans  les tubes 9, de sorte que les gaz sortant en  haut des tubes 11 ne sont pas à une tempéra  ture     excessivement    élevée. Les gaz de réac  tion chauffés avec ou sans addition de gaz  froids ou refroidis par les tubes 14, passent  ensuite dans le catalyseur où la réaction a  lieu. Le catalyseur n'est cependant pas sur  chauffé, car il est en contact intime, permet  tant l'échange de chaleur, avec les tubes et  est refroidi par les gaz entrant.

   On évite ef  fectivement une réaction trop violente dans la  partie supérieure du catalyseur, grâce au fait  que les gaz venant au     contact    des couches su  périeures du catalyseur sont en partie re  froidis par les gaz .contenus dans les tubes 9  et peuvent être mélangés avec une quantité  convenable .de gaz froids ou plus froids ar  rivant par les tuyaux 14.  



  On voit que le convertisseur réchauffe de  façon constante et régulière les gaz froids  entrant     dans    l'appareil et en même temps le  catalyseur lui-même est refroidi. Une grande  partie de la chaleur du catalyseur est ainsi  utilisée pour chauffer les gaz entrant et la  façon dont les gaz circulent dans les élé  ments échangeurs de chaleur, permet un re  froidissement très uniforme pendant que en  même temps, les tuyaux 14 permettent d'em-           pécher    une augmentation subite de la tempé  rature dans la partie supérieure du cataly  seur en     augmentant    subitement et en grande  quantité l'arrivée de gaz froids ou refroidis.  On peut se passer des tuyaux 14 d'arrivée de  gaz froids auxiliaires si l'on ne craint pas de  surchauffe du catalyseur.  



  La chaleur développée dans le cataly  seur n'est évidemment pas uniforme, puis  que, et de beaucoup, le plus grand pourcen  tage de la réaction et, de façon correspon  dante, le développement de     chaleur,    se pro  duisent dans les couches supérieures du .cata  lyseur et il peut exister dans les différentes  couches de catalyseur, depuis le haut jus  qu'en bas une chute plutôt brusque de tempé  rature. Cette chute de température est effec  tivement utilisée en obligeant les gaz froids  sortant du bas des     tubes    9, à venir en con  tact, de façon à avoir un échange de chaleur,  d'abord avec une partie du catalyseur qui  est à une température relativement basse.

    puis à mesure qu'ils se réchauffent et qu'ils  remontent dans le tube 11, les gaz viennent  au contact d'un catalyseur progressivement  de plus en plus chaud, de sorte que, à tout  moment, les gaz sont soumis à une différence  de température suffisante pour assurer une  transmission de chaleur importante et cons  tante -du catalyseur aux gaz. En même temps,  les températures excessives, qui, autrement  pourraient se produire dans les couches supé  rieures du catalyseur sont, jusqu'à un certain  point, modérées grâce au fait que les gaz  montants, non seulement absorbent la chaleur  du catalyseur, mais encore cèdent une cer  taine     quantité    croissante de chaleur aux gaz  froids arrivant dans les tubes 9.

      Le convertisseur représenté sur les     fig.    1  à 4, .convient bien pour la purification cata  lytique de composés aromatiques bruts par  combustion totale sélective d'impuretés.    Le catalyseur effectuant la purification  des composés aromatiques, peut, par exem  ple, être du ferro-titane ou des mélanges  tels que, par exemple, un mélange de 8 par  ties de     Fe2O3,    fraîchement précipité et 8 par-    tics de     TiO2,    en suspension dans 100 parties  d'eau et mélangé à 14,2 volumes d'une solu  tion de 10 n     HOH,    ce mélange étant pulvérisé  sur 200 volumes de fragments de pierre ponce  de la grosseur d'un pois, chauffés à une tem  pérature suffisante pour évaporer l'eau au  fur et à mesure qu'elle est pulvérisée.  



  Les éléments assurant l'échange automa  tique de chaleur, noyés dans le catalyseur  sont disposés et dimensionnés .de façon à don  ner un réglage excellent de la température.  Ceci s'obtient de préférence en disposant les  tubes de façon à ce que la distance qui sé  pare les tubes 11 dont l'extrémité est fermée  soit d'environ 2 à 2,5 cm et, par suite, la  masse de contact entourant les éléments.  n'est en aucun point, à plus d'environ 2 à  2,5 cm de la surface refroidissante la plus  voisine. De préférence, les tubes intérieurs 9  et les tubes extérieurs 11 sont .disposés de  telle manière qu'ils laissent entre eux un es  pace annulaire aussi étroit que possible, afin  d'avoir un courant de gaz rapide de façon à  ce que l'échange de     -chaleur    entre le cataly  seur .et les gaz de réaction soit maximum.  



  De l'anthracène brut, vaporisé de façon  uniforme dans de l'air à 240-260   C dans  la proportion d'une partie d'anthracène pour  20 -à 30 parties en poids d'air pénètre dans  le convertisseur par le tube 5 et passe dans  les éléments échangeurs automatiques de  température où il -est chauffé jusqu'à 370 à  400   C par le catalyseur. Cette valeur de la  température de réaction est très favorable et  les gaz passent ensuite dans le catalyseur  où s'effectue la combustion catalytique totale  de     -certaines    impuretés, en particulier du Par  bazol. On peut facilement vérifier au moyen  des thermocouples 30, qu'à aucun moment,  la température ne dépasse 440   C, dans le  catalyseur en fonctionnement. normal.

   Si la  température de la masse de contact en parti  culier dans le premier tiers dépassait 440   C  en raison d'un fonctionnement anormal, il  est possible d'introduire de l'air additionnel  à 250   C par le collecteur 15 et les tuyaux  14, ce qui permet de régler la température  à la fois grâce à l'action de refroidissement      du gaz .et grâce à son action de dilution sur  le mélange réactionnel.

   On obtient ainsi une  oxydation sélective très uniforme dans le       convertisseur    représenté et le produit de la  réaction- peut être recueilli soit dans des  chambres de condensation, soit au moyen  d'une pulvérisation d'eau ou de vapeur.     L'an-          thracène    purifié contient de 65 à<B>75%</B>     d'an-          thracène    et le rendement dépasse<B>90%.</B> L'a  nalyse montre que 'le     carbazol    est pratique  ment enlevé en totalité et l'impureté princi  pale restante est le phénanthrène.

   En fai  sant recristalliser à l'aide de solvant     naphta,     on peut enlever le     phénanthrène    de     l'anthra-          cène;    il reste 95 à 97 % -de ce dernier .corps  qui est alors presque incolore et qui convient  bien pour la fabrication de     l'anthraquinone.       Au lieu d'employer de l'anthracène brut,  on peut. d'abord faire     recristalliser    le produit à  l'aide de solvant naphta afin d'enlever     -d'abôrd     le phénanthrène.

   L'anthracène brut restant  contient de 59 à 61 %     d'anthracène,    34 à 36  de     carbazol    et 4 à 5 % de     ph.énanthrène;    il est  vaporisé avec de l'air dans la proportion de  1 : 35 à 1 : 40 -en poids à une température de  240   C. Le mélange est alors envoyé     .dans     le convertisseur comme décrit ci-dessus et on  obtient de forts rendements d'un produit con  tenant 94 à 96%     d'anthracène.       Le phénanthrène brut peut aussi être  purifié dans -le même type de convertisseur.

    Par exemple, le phénanthrène qui est ob  tenu par recristallisation de l'anthracène brut  à l'aide de solvant naphta et contenant 7,5  à<B>8,5%</B> d'anthracène, 10,5 à     11,511o    de car  bazol et 80 à<B>82%</B> -de phénanthrène est puri  fié et     envoyé    dans le convertisseur     -comme    dé  crit ci-dessus. De préférence, on ne doit pas  laisser la température dans -la masse de con  tact dépasser sensiblement 400   C. Le     carba-          zol    est brûlé et l'on obtient du phénanthrène  qui contient de l'anthracène, pratiquement  comme seule impureté.

   Le produit de la réac  tion peut alors être     recristallisé    à l'aide  d'alcool qui     enlève    la. plus grande partie de       l'anthracène    et l'on obtient du phénanthrène  très pur.         L'anthracène    brut provenant d'autres ori  gines peut être purifié par catalyse par le  procédé représenté sur les     fig.    1 à 4  La masse de contact décrite ci-dessus et  disposée comme représenté sur la     fig.    1 peut  aussi être employée pour la purification ca  talytique de la     naphtaline    brute qui a pour  résultat     d'oxydation    sélective des impuretés  huileuses telles que le phénol et les composés  du soufre.

   La réaction se fait -en vaporisant  de la naphtaline brute avec de l'air dans la  proportion de 1 : 30 à 1 : 40 .en poids et en fai  sant passer le mélange dans le convertisseur  à une température de 180 à 200  C, et en  quantité suffisante pour avoir une très  grande vitesse de gaz .dans les éléments échan  geurs de chaleur automatiques en vue d'em  pêcher une accumulation locale de chaleur  dans le catalyseur. La naphtaline purifiée  obtenue par ce procédé est pratiquement inco  lore.  



  On peut employer le même convertisseur  pour la purification .catalytique de l'ammo  niaque,du goudron, opération au cours de la  quelle les impuretés organiques sont brûlées.  Pour effectuer cette purification de l'ammo  niaque du goudron, on peut     employer    la  masse de contact suivante:

    36 parties de     V20    sont. dissoutes dans       33:6    parties -de     HOH    à<B>100%</B> .dans 900 vo  lumes d'eau, et on ajoute à cette solution  290 parties de     kieselguhr.    On ajoute aux ma  tières en suspension une solution contenant  52,8 parties de sulfate ferrique en agitant  vigoureusement afin de précipiter unifor  mément le     vanadate    de fer dans le     kiesel-          guhr.    Le mélange réactionnel, après avoir été  séparé de 'la liqueur-mère -est mis en suspen  sion dans une solution d'aluminate de potasse  qui a été préparée en traitant 88,

  8 parties de  sulfate d'aluminium plus 18     H'O    par de la  potasse caustique, la solution contenant 600  parties d'eau. Les matières en suspension sont  alors traitées par     _123    parties -de silicate de  potasse à 33       Bé    et, si nécessaire, une partie  de l'alcali en excès est. neutralisée par de  l'acide sulfurique normal. Il se forme une  masse gélatineuse qui est comprimée et sé-           chée    et constitue une masse     zéolithique    dans  laquelle le     vanadâte    de fer et le     lcieselguhr     sont enrobés comme diluants.  



  L'ammoniaque du goudron brut est mé  langé avec de l'air en quantité suffisante  pour assurer une, combustion complète ou une  transformation complète en produits inoffen  sifs des impuretés organiques et inorganiques  telles que les     pyridines,    les phénols, les com  posés organiques du soufre et analogues. Le  mélange .d'ammoniaque de goudron est alors  chauffé à 320   C avant d'être introduit dans  le convertisseur et continue à être chauffé  dans les éléments échangeurs de chaleur à       370     C avant que les gaz passent à travers  la masse de contact.

   En .exécutant le procédé  avec l'appareil représenté sur les     fig.    1 à 4,  il est possible de travailler sous forte charge  car, en général, le pourcentage en impuretés  de l'ammoniaque est faible et il n'y a pas  lieu de craindre une grande accumulation de  chaleur dans la masse de contact. L'ammo  niaque purifiée quittant le convertisseur -est  évidemment traitée ensuite de la façon habi  tuelle et les sels préparés en partant de cette  ammoniaque sont complètement incolores et  inodores et satisfont aux conditions les plus  rigoureuses imposées aux sels d'ammoniaque  purifiés.  



  Le chauffage préalable de l'air ou des  gaz de la réaction qui a été mentionné     ci-          dessus,    peut être effectué de toute façon con  venable, par exemple, en utilisant un échan  geur de température placé en dehors du con  vertisseur et dans lequel les gaz après avoir       passé    dans le convertisseur donnent une par  tie de leur     .chaleur    aux gaz entrants.

   La  combinaison d'un échangeur de chaleur ex  térieur avec les éléments d'échange de cha  leur automatique internes, permet de régler  les températures ide façon très efficace et as  sure un chauffage préalable     d-es    gaz de la  réaction à la température voulue pour     la,     réaction de façon simple et économique.  



  Les réactions décrites ci-dessus sont des       purifications    catalytiques dans lesquelles     ter-          tains    éléments ont été complètement brûlés.       Le-dispositif    convertisseur représenté sur les         fig.    1 à 4 peut aussi être utilisé pour l'oxy  dation catalytique de composés organiques en  vue d'obtenir des produits intermédiaires.  Ainsi, par exemple, l'alcool méthylique peut  être, de façon très efficace, oxydé suivant  le procédé indiqué en donnant de la     formal-          dMhyde    en employant une masse de contact       vanadifère    humide qui répartit la réaction  sur un plus grand espace.

   On peut préparer  une masse de contact de ce genre, en mettant  en suspension 18 parties .de     V20'    dans 300  parties d'eau,     acidulant    avec de l'acide sulfu  rique et transformant l'oxyde vanadique en  sulfate ide     vanadyle    bleu en faisant passer des  gaz     contenant        SO\    à travers la suspension.  Le sulfate de     vanadyle    est divisé en deux  parties dans la     proportion    de 1 à 2.

   Un tiers  de la solution de sulfate de     vanadyle    est  transformé en     vanadite    de potasse couleur  brun café au moyen de 10 n     KOH;    on ajoute  ensuite une solution d'aluminate de     potas.,e     qui contient 10 parties d'oxyde     @d'a,luminium.     On y ajoute alors 100 parties de terre d'infu  soires et<B>le</B> mélange est traité avec les deux au  tres tiers de la solution de sulfate de     vanadi@e     en agitant vigoureusement, en ayant soin que  le mélange réactionnel reste alcalin au tour  nesol. Le produit de la réaction gélatineux  obtenu est séparé de la     liqueur-mère,    séché  à. une température inférieure à 100   C, et  hydraté.

   On fait couler une solution de ni  trate de cuivre à 5     %    sur la masse d'échange  basique non siliceuse afin de remplacer     une     partie -de l'alcali par du cuivre.  



  L'alcool méthylique mélangé à l'air dans  la proportion de 1 : 25 à 1 : 30, en poids est  envoyée     dans    le convertisseur à une tempéra  ture de 90 à 120   C et est chauffé jusqu'à  370   C environ dans les éléments     échangeurs     de chaleur. Il passe alors sur le catalyseur  à cette dernière température. Le     rendement     en     formaâdéhyde    est bon.  



  La     fig.    5 représente un convertisseur     per-          muattant    l'introduction de deux gaz, l'un ve  nant de l'espace 3 et allant dans les tubes 9  a été décrit dans les précédentes figures; l'au  tre partie des gaz venant par le tuyau 25  est distribuée par les chicanes<B>26</B> et descend      par les     tuyaux    27     dire-etement    dans le cata  lyseur, .de sorte que le courant de gaz froid  ou plus froid frappe la partie supérieure du  catalyseur.

   Ce type de convertisseur -est  très utile dans le cas de réactions où une  grande partie de la chaleur se dégage dans  les quelques premiers centimètres du cataly  seur, de sorte que l'on empêche la surchauffe  en faisant     frapper    aux courants -de gaz re  lativement froids cette partie chaude du ca  talyseur.

   On peut .effectuer un réglage     très     précis     @et    uniforme de la température au  moyen de ce type de convertisseur et si les       g        o        az        pénétrant        dans        l'espace    3     sont        préalable-          ment    chauffés, ils soi-vent à réchauffer légè  rement les gaz plus froids passant par les  tubes 27 et ils sont en même temps légère  ment refroidis.

   Les gaz chauds sortant des  tubes 11 se mélangent immédiatement aussi  avec les gaz plus froids venant des tubes 27  et l'on peut obtenir facilement un réglage  uniforme de la température.  



  La     fig.    G montre un détail des tubes 27  qui sont garnis de     chicanes    38 et de trous  39, qui empêchent que le gaz froid ne vienne  frapper le catalyseur,  La     fig.    5 représente un convertisseur et  un dispositif .d'introduction de gaz qui con  viennent pour certaines réactions oxydantes  particulières, dans lesquelles -le produit ré  siste fortement à la décomposition en pré  sence du catalyseur; tel est le cas; par exem  ple, dans la purification de l'ammoniaque de  goudron;

   l'ammoniaque est     pratiquement    sta  ble à la température à laquelle les impuretés  sont brûlées en présence du catalyseur et  ceci, joint au fait que la quantité de cha  leur produite n'est pas si grande que dans le  cas<B> & </B> certaines réactions, rend le dispositif  représenté très économique, car il n'est pas       nécessaire    de placer la totalité du catalyseur  en     -^ntact    avec les éléments échangeurs de  température automatique et les couches de  catalyseur non refroidies sont d'une construc  tion très économique.

   Bien     que    le dispositif  représenté sur la     fig.    5 convienne particuliè  rement aux cas de     réactions    telles que la pu  rification d'ammoniaque de goudron ou le    produit de la réaction -est relativement sta  ble en présence du     catalj-seur,    il peut être  également utilisé en donnant de bons résul  tats dans le cas d'oxydation, où le produit est  complètement stable, ainsi, par exemple, en  utilisant des catalyseurs humides spéciaux,  particulièrement dans les couches non refroi  dies du catalyseur,

   et dans le cas de réactions  telles que la purification catalytique de     l'an-          thracène    dans les conditions décrites     ci-          dessus,    en particulier lorsque le pouvoir du  catalyseur se modifie dans la direction du  courant des gaz, ou que les catalyseurs pos  sèdent des activités :spécifiques différentes.  



  Le dispositif particulier représenté sur  la     fig.    5 permet de régler la température des  gaz, après qu'ils ont passé dans les éléments  échangeurs de chaleur automatique, avant  qu'ils ne viennent en contact avec les cataly  seurs, ce réglage étant obtenu, grâce à l'in  troduction directe de gaz additionnel par  les tubes 27. Cette possibilité de réglage est  très avantageuse pour obtenir -des produits  intermédiaires, car la     température    initiale  des gaz, passant sur la masse de contact, est  l'un des plus importants facteurs de réglage.

    Non seulement on peut faire varier la tempé  rature des gaz de la réaction à volonté, mais  encore la concentration en y ajoutant des  quantités variables de gaz auxiliaires, ce qui  donne une souplesse très désirable du fonc  tionnement du convertisseur.  



  La     fig.    7 représente une variante, présen  tant une certaine analogie avec celle de la       fig.    5, mais au lieu d'employer un tube ex  térieur 11, ouvert à la partie supérieure     dana     les éléments échangeurs de température auto  matique, ce tube est fermé à la partie supé  rieure et est muni d'ouvertures convenables,  juste au-dessous du niveau des catalyseurs,  de sorte que -les gaz chauds sortent dans le  catalyseur, sans se mélanger avec les gaz  froids arrivants par les tuyaux 27. Le tube  intérieur 9 est représenté comme étant per  foré, mais pourrait également être plein avec  le fond ouvert.

   Les trous du tube intérieur 9  permettent au gaz entrant de s'échapper sur  une grande surface et empêchent par suite      la formation d'un point froid à la base du  tube 11,     -ce    qui se produit quelquefois lorsque  le jet entier de gaz entrant frappe le fond  de ce tube.  



  Le dispositif représenté sur la     fig.    7 con  vient bien pour l'oxydation catalytique de     l'an-          thracène,    en vue de donner de     l'anthraquinone     ou de la     naphthaline    en vue de donner de l'an  hydride phtalique.

   Les perforations du tube in  térieur permettent un refroidissement très uni  forme de la masse de contact et les perforations  du tube 11 permettent aux gaz de passer dans  la masse de contact par une grande surface, ce  qui évite une accumulation de chaleur au  point où     -les    gaz rencontrent tout d'abord les  catalyseurs et où évidemment la réaction et,  par suite, le développement de chaleur sont  à leur maximum, du fait de la forte concen  tration des constituants de la réaction.     Cette     disposition permet également un réglage très  satisfaisant de la composition et de la vitesse  du courant de gaz.

   L'oxydation de     l'anthra-          cène    en     vue    de donner     l'anthraquinone    peut  évidemment s'effectuer également dans des  convertisseurs du type représenté sur les       fig.    1 à 4.  



  On peut préparer une masse de contact  convenable pour l'oxydation de l'anthracène,  en     vue        4'obtenir        l'anthraquinone,    en dissol  vant 15 parties -de     vanadate    d'argent dans de  l'eau     ammoniacale    à 25%, en mélangeant  avec 60 parties de     kieselguhr    et en chauffant,  jusqu'à ce que le dégagement d'ammoniaque  cesse complètement. La masse est alors im  prégnée avec 25 parties -de sulfate de potas  sium ou 39 parties de bisulfate de potassium;  sous     forme    d'une solution aqueuse à 20%.  Le mélange est comprimé sous forme de  grains et chauffé à 100   C.

   L'anthracène est  vaporisé dans de l'air, de préférence de l'air  chaud, qui peut être obtenu au moyen d'un  échangeur extérieur de chaleur. La tempéra  ture du mélange d'air et d'anthracène doit  être de 220 à     250'    C au moment. où il entre  dans les éléments échangeurs de chaleur.

   Les  gaz sont chauffés jusqu'à la température de  la réaction, environ 370   C par les éléments  échangeurs de chaleur (on peut effectuer un    réglage de la température -en     introduisant     directement des gaz additionnels si cela est  nécessaire); ils passent dans le .catalyseur et  quittent le convertisseur à environ 400' C  ce qui est suffisant pour réchauffer l'air em  ployé dans l'échangeur de chaleur à     contre-          courant    à environ 220 à 250   C. Un mélange  convenable est constitué par une partie d'an  thracène pour 40 parties d'air en poids. Cette  composition peut être modifiée pendant la  réaction, grâce     Ît    l'addition d'air en excès  lorsque cela est nécessaire, en vue d'adoucir  la réaction.

   Il est essentiel que le mélange  d'air et d'anthracène sortant des éléments  échangeurs -de chaleur ne dépasse par 370 à  380   C et la température, dans les     premiers     20 centimètres de la couche de catalyseur.  ne doit pas de     préférence    dépasser 400   C.  Ceci peut être obtenu facilement en ajoutant  directement de l'air plus froid., par exemple  par les tubes 2 7 de la     fig.    7.  



       Etant    donné que les convertisseurs em  ployés pour la     luise    .en pratique du procédé  décrit sont de construction excessivement  bon marché et n'ont pas besoin d'être étan  ches au gaz dans les éléments échangeurs de  chaleur, il est bon, lorsque l'on oxyde de  l'anthracène pour avoir de     l'anthraquinone    de  travailler avec de grandes quantités de cata  lyseurs et de répartir la réaction sur une  grande quantité de masse de contact, par  exemple en augmentant la vitesse des gaz, ce  qui peut être obtenu au moyen d'une plus  grande dilution d'air.

   De cette façon, la réac  tion catalytique fortement     exothermique    peut  être effectuée clans des conditions qui ne fa  vorisent pas la surchauffe locale et les élé  ments échangeurs de chaleur     automatiques     servent -à maintenir des conditions de réac  tion     uniforme    qui permettent de grands  rendements.  



  L'espacement des tubes extérieurs des       échangeurs    de chaleur doit, de préférence,     lie     pas dépasser 3 centimètres par la     conducti-          bilité    calorifique du catalyseur n'est pas très  élevée et on ne pourrait pas obtenir une tem  pérature uniforme dans toute la masse du  catalyseur, si les éléments échangeurs de      chaleur étaient placés trop loin l'un de l'au  tre.  



  Si l'on veut obtenir de l'anhydride phta  lique dans des convertisseurs du     type    repré  senté sur les     fig.    1 à 4, une bonne masse de  contact est 'la suivante:  42 parties de     SiO2    sous la forme d'une so  lution de silicate de potassium à 33       Bé     sont diluées avec une quantité d'eau suffi  sante pour permettre de l'agiter avec 70 par  ties de     déchets    de     "céüte".     



  18 parties de     V20'    sont dissoutes dans  une solution de potasse caustique, de façon  à former une solution de     vanadate    -de potas  sium à 10 % .  



  5 parties de     A1203    sous la forme d'hy  drate     d'a'luminium    fraîchement précipité  sont dissoutes clans de l'hydrate de potassium  de concentration égale à 5 fois la normale  de façon à former une solution d'aluminate  de potassium.  



  Le silicate     "Celite"    en suspension et les  solutions de     vanadate    et d'aluminate sont ver  sées l'un dans l'autre et chauffés à 60<B>à'70</B>    C. On y ajoute, en agitant vigoureusement,  une solution d'acide sulfurique à<B>10%</B> jus  qu'à ce que la masse entière se solidifie en  une gelée qui doit rester alcaline au tourne  sol. Le produit est     -cômprimé    et séché à une  température de 100  . Le gâteau comprimé  est brisé en fragments et calciné par des gaz  d'un brûleur à     SOz    à 450-550   C, le     SO\     formé se combine avec la masse     zéolithique,     de façon à. former une masse semblable à du  sel.  



  De la naphtaline et     rie    l'air dans la pro  portion -de 1 : 25 à 1 : 40 sont introduits dans les  éléments échangeurs de chaleur automatique  à 120   C, les dimensions -des éléments étant  telles que les gaz puissent s'échauffer jus  qu'à une température de 370   C, avant d'en  trer dans 'la masse de contact.

   De préférence,  le temps de contact des gaz de la réaction  avec le catalyseur ne doit pas     dépasser    0,5  seconde. -de façon .à :éviter .la -formation -d'un  produit d'oxydation     inférieur,        (alphanaphta-          guinone).       Les     fig.    15 à 17 représentent un type de  convertisseur dans lequel le mode d'échange  de chaleur du courant des gaz avec -le cataly  seur se fait de la même façon que dans les       fig.    1 à 7, mais la disposition du convertis  seur est complètement différente.

   Comme  dans la     fig.    1, le convertisseur comporte une  enveloppe extérieure circulaire 1, un dessus  3, un fond 4, un tuyau d'entrée de gaz 5,  des tuyaux de sortie 6 et des chicanes de  distribution 32. Au lieu de prévoir une sé  paration dans -la partie supérieure du conver  tisseur, à laquelle les éléments échangeurs de  chaleur sont suspendus, le même résultat est  obtenu au moyen de corps cylindriques avec  une extrémité ouverte, de différents diamè  tres et s'emboîtant les uns dans les     autres.     Des cylindres concentriques courts 40 repo  sent sur un fond perforé 41 formant support  et alternent avec des cylindres 44 plus grands  reposant également sur ledit fond.

   Chaque  cylindre 40 forme avec le cylindre 44 plus  grand     -correspondant    un espace annulaire 43  pour la réception d'une partie de la. couche  de catalyseur, laquelle est ainsi divisée en  trois sections annulaires concentriques. Entre       deux    de ces sections de catalyseurs s'intro  duisent, chaque fois, deux cylindres concen  triques 42, 42' solidaires d'un fond supérieur  45 et établis de façon à former, entre lesdites  sections, une zone annulaire centrale pour la  descente des gaz à faire réagir arrivant par  5 et deux zones annulaires extérieures pour  faire remonter les gaz, après quoi ces der  niers entrent dans la couche de catalyseur,  les produits de la réaction sortant en bas  par les perforations du fond 41 pour s'échap  per par 6,

   le mouvement de circulation des  gaz et les effets d'échange de chaleurs étant  d'ailleurs analogues à ceux décrits plus haut.  En d'autres termes dans la     fig.    15 au lieu  d'avoir une série d'éléments échangeurs de  .chaleur disposée en faisceau tubulaire, avec  un double renversement du courant, les élé  ments échangeurs du courant, sauf un, sont  tous disposés concentriquement les uns aux  autres.

   Cette construction présente des avan  tages     pour.certaines,    dimensions de éQevertis-           seurs    et, au point de vue du réglage, grâce au  fait que la     surface    d'un élément échangeur  de chaleur en contact avec le catalyseur com  parée au volume du catalyseur est plus  grande qu'avec des éléments en faisceau tu  bulaire de même surface.  



  On remarquera que dans les     fig.    15 à 17,  les     anneaux    de     catalyseur    ne sont pas -d'é  paisseur uniforme,     l'épaisseur    décroît de la  périphérie jusqu'au centre, afin de compenser  le refroidissement par paroi extérieure du  convertisseur.     Fvidemment,    si on le désire,  les anneaux peuvent être d'épaisseur uni  forme, lorsque l'action de refroidissement de  l'enveloppe -du convertisseur n'est pas     suf        li-          sante    pour nécessiter une compensation.  



  Les convertisseurs du type représenté sur  les     fig.    15 à 17 peuvent être employés pour  effectuer les réactions décrites au sujet du  convertisseur représenté sur les     fig.    1 à 7;  dans les conditions de réactions indiquées  plus haut à ce sujet; ils     conviennent    particu  lièrement pour la purification catalytique des  hydrocarbures aromatiques bruts, comme  par exemple, pour transformer l'anthracène  brut en     anthracène,de    grande pureté, la naph  taline brute en naphtaline très purifiée, le  benzol brut en benzol très purifié, le     phénan-          trêne    brut -en phénanthrène très pur, etc.

         L'oxydation    catalytique de la naphtaline en  anhydride phtalique et de l'anthracène en       anthraquinone    peut aussi y être effectuée, les  dimensions convenables des anneaux et, par  suite, de l'espace occupé par le catalyseur,  étant choisies, de façon à assurer     le    refroidis  sement nécessaire dans le cas de     -ces    réactions  fortement exothermiques.  



  Les     fig.    10 à 13 représentent des va  riantes comportant un dispositif -de réglage  en outre des éléments échangeurs de chaleur  automatiques principaux. Ces types de con  vertisseurs qui sont particulièrement impor  tants pour les réactions fortement -exothermi  ques, utilisent, en outre des éléments échan  geurs de     chaleur,    une     deuxième    circulation  de tout ou     partie    des gaz de     réaction.    Sur la       fig.    10, on a représenté une construction sim  ple     d'-ua        -convertisseur    ressemblant     ,à,

          celui       de la     fig.    5 et dont les parties -correspondan  tes portent les mêmes numéros -de référence.  Ce     convertisseur        comporte    une couche de ca  talyseur refroidie dans laquelle se trouvent  des éléments échangeurs de chaleur automa  tiques simples, suivis par deux couches de  catalyseur non refroidi 46, .chacune de ces  couches étant précédée d'une     -chicane    47, qui  oblige les gaz sortant de la couche du cataly  seur à passer contre l'enveloppe extérieure  du convertisseur où ils sont partiellement re  froidis avant de passer à travers la première  couche de catalyseur non refroidi et où ils sont  en outre intimement mélangés.

   Une chicane  analogue, placée avant la seconde couche rem  plit également le même rôle. Au lieu de lais  ser tous les gaz après la réaction sortir par  le tuyau 6, ces gaz ou une partie de     -ceux-ci     sont remis en circulation par le raccord 48  commandé par le robinet 49, dans la chambre  de mélange 50 oit la composition des gaz peut  être convenablement réglée, si on le désire.  au moyen du tuyau 51 qui est muni de dif  férents raccords et robinets pour permettre  d'y introduire plusieurs gaz différents. De  la. chambre de mélange, les gaz passent à       l'aspiration    d'une pompe 52 qui est de préfé  rence une pompe centrifuge, comme repré  senté sur le dessin.

   De la pompe, les gaz  passent. par le tuyau 54, commandé par le  robinet 53, dans la partie supérieure du  convertisseur et sont remis en circulation à  travers les éléments échangeurs -de chaleur  automatiques, avec les gaz frais, qui peuvent  être introduits par le tuyau avec robinet. 5.  Il est par suite possible, en remettant en  circulation une partie des gaz sortant :de la  réaction, de maintenir la concentration des  constituants de la réaction en proportion con  venable, et ceci est la méthode de réglage  la plus efficace, car elle permet de diminuer  la quantité de chaleur développée par unité  de gaz passant dans le convertisseur.

   Ceci  simplifie le réglage qui est effectué par les  éléments échangeurs de chaleur     automati-          aues.    L'échange de     châleur    maintient cons  tante la température du catalyseur, pour des  variations de charge assez larges, mais lors-      que le dégagement de chaleur de la réaction  avec une forte concentration des constituants  de la réaction, est plus grande par unité de  gaz produit par la     réaction    que celle qui  est nécessaire pour chauffer la même quan  tité de gaz de la     température    d'entrée à la  température de     réaction,

      il est évident qu'il  doit se produire une     surchauffe.    Le réglage  de ce dernier facteur se fait .de la façon la  plus efficace en remettant les gaz en circu  lation, ce qui fait varier la concentration des  gaz de la réaction et, par suite, la quantité  de chaleur produite par unité de gaz, de sorte  que les     dispositifs    d'échange de chaleur peu  vent régler de façon     satisfaisante    les réac  tions exothermiques dans lesquelles la cha  leur .développée pour des concentrations éle  vées des gaz de la réaction -est plus grande  qu'il n'est nécessaire pour chauffer les gaz  entrant.  



       Alors    qu'il est possible de régler le déga  gement de chaleur de n'importe quelle réac  tion quelle 'que soit l'importance de ce déga  gement en remettant en circulation les gaz de  façon     .convenable,    il est difficile d'avoir des  températures de réaction parfaitement uni  formes dans toute la masse du catalyseur, en  particulier lorsque la     :composition    des gaz  frais de la réaction varie dans une certaine  limite.

   Le     chimiste        effectuant    des     catalyses     se trouve en présence d'un problème ana  logue lorsqu'il a affaire avec une oxydation  organique dans laquelle la réaction se fait  presque exclusivement dans la     partie    du ca  talyseur -que les gaz rencontrent tout d'abord.  Dans .ce cas, le refroidissement important des  éléments échangeurs de chaleur peut produire  une chute de température brusque dans le ca  taIyseur.

   II est bon de     \régulariser    -l'abaisse  ment de température et, dans ce but, .des élé  ments appelés "éléments     égaliseurs    de tempé  rature" sont associés de préférence aux cata  lyseur, comme représenté en 55 sur les       fig.    11 à 14.

   -Ces éléments     égaliseurs    de cha  leur .sont de     préférence    en     matières    ayant  une haute     conductxbilitëcalorifique.    Ils peu  vent être faits en tiges     métalliques    ou     corps          métalliques        ereux,        remplis        avec        des        liquides       ayant une     grande        conductibilité    calorifique,  tels que des métaux, des alliages de métaux, ou  des mélanges eutectiques de sels.

   L'emploi de  ces liquides tels que le     mercure    ou des al  liages de mercure, -en particulier ceux qui  bouillent à la     température    de la réaction, ou  près de celle-ci,     augmente    dans certains cas  l'efficacité de ces dispositifs     égaliseurs    de  température, mais pour certains buts, en par  ticulier lorsqu'il y a lieu de transférer la  chaleur -de haut en bas au lieu de bas en haut,  des     dispositifs    métalliques pleins, par exem  ple des barres     d'aluminium    ou autre métal  sont préférables.  



  Les     fig.    11 et 12     représentent    un conver  tisseur simple avec remise en circulation et  dispositif     égaliseur    de température. Les élé  ments échangeurs de :chaleur automatique  représentés dans ce convertisseur sont d'un  type simple, mais sont représentés avec des  plaques ou bouchons 56 sur les ouvertures,  afin de faire varier la quantité relative de  gaz passant dans les éléments échangeurs de  chaleur.

   Ce dispositif qui est également ap  plicable à n'importe quelle variante du dis  positif utilisant des échangeurs de chaleur  tubulaires où le refroidissement dû à l'en  veloppe extérieure du convertisseur est. consi  dérable, permet de faire varier la quantité de  gaz passant dans les différents éléments  échangeurs de chaleur de sorte que les élé  ments centraux reçoivent un courant de gaz  plus important et, de cette façon, le refroi  dissement peut être rendu uniforme dans  toute la masse du catalyseur. Cette figure  montre en outre, divers perfectionnements par  rapport à la     fig.    10, en ce que le robinet 53  est commandé automatiquement par des relais  appropriés,     électriques    ou autres, actionnés  par le thermocouple 58 ou autre.

   La tempé  rature régnant dans le catalyseur détermine  par suite, la quantité de gaz remise en circu  lation, ce qui empêche automatiquement toute  surchauffe. Le tuyau 54 débouche aussi dans  le tuyau 5 au lieu de déboucher directement  dans la partie supérieure du convertisseur;  ce qui -est     avantageux    pour beaucoup de  réactions,     car    on     réalise    ainsi     -un        mélange         plus intime des gaz frais.     Le    tuyau 5 com  porte un raccord 59 avec un     robinet    convena  ble qui permet l'introduction de plusieurs  gaz frais.

   Il est bien évident que tous les  gaz frais peuvent être introduits dans 'la  chambre de mélange 50 par .le tuyau 51 si  cette façon de faire est préférable.  



  Au lieu d'éléments     égaliseurs    de cha  leur simples, on peut utiliser des éléments       égaliseurs    de chaleur complexes comme re  présenté sur les     fig.    8 et 9. Sur la     fig.    8, le  tube     égaliseur    de chaleur est rempli de li  quide et un tube de circulation central 65  va du fond jusque juste au-dessous de la sur  face supérieure du liquide. Le fond du  tuyau est muni de trous d'entrée 66. Ce type  d'élément donnera évidemment une circula  tion plus     intense,    ce qui est à souhaiter lors  que la fonction principale de l'élément échan  geur de chaleur est de transporter la chaleur  de bas en haut.

   Ceci est particulièrement im  portant lorsqu'il se produit dans -la partie  inférieure du catalyseur une réaction qui est  plus violente ou sensible que celle qui a lieu  dans la partie supérieure du catalyseur ou  bien lorsqu'une plus grande proportion de la  réaction s'effectue dans la partie inférieure  du catalyseur. Dans la     fig.    9, le type d'élé  ment     égaliseur    de chaleur représenté est en  outre pourvu d'une chemise 67 contenant un  liquide 68, de préférence de grande conduc  tibilité calorifique.

   Ceci augmente la sur  face de l'élément     -égaliseur    de chaleur en con  tact avec le catalyseur et lorsque l'on emploie  un métal ou un alliage bouillant à tempéra  ture assez basse et relativement coûteux, dans  le tube 55, il est possible de réduire sensi  blement la quantité de ce métal, car le liquide  68 n'a pas à bouillir et peut être bien meil  leur marché, par exemple du plomb fondu.  



  La     fig.    13     montre    la remise en circulation  et le dispositif échangeur de chaleur appli  qués à un convertisseur du type représenté  sur la     fig.    5, et dans lequel     une    partie des  gaz de la réaction, y compris les gaz remis  en circulation, passent dans les éléments  échangeurs de chaleur automatique, tandis       .qu'une.^autreawri;ie    des .gaz frais     -de.        7.a    réac-         tion    arrivent directement par les     tuyaux    27.

    Les gaz frais qui doivent passer dans les élé  ments échangeurs de chaleur peuvent, soit  être introduits dans la chambre de mélange  50 par le tuyau 51, soit. être introduits dans  le tuyau 54 en agissant sur le robinet de  commande 60 ou, si l'on doit introduire  plusieurs gaz réactionnels, une partie de  ceux-ci peut passer par l'arrivée secondaire  61 commandée par le robinet 62. Les élé  ments échangeurs de chaleur automatique  sont représentés comme étant de différents  types, l'un analogue à ce qui est représenté  sur la     fig.    7 et les autres comme ayant des  tubes     centraux    9 munis de perforations 63  ou de fentes 64.

   Le fonctionnement du con  vertisseur est évidemment le même que dans  les précédentes figures, mais combine à la  fois le dispositif de convertisseur de la     fig.    5  et les dispositifs de remise en circulation et  d'égalisation de la     température.     



  La     fig.    14 représente un convertisseur  comportant un dispositif d'égalisation de la  température et une remise en circulation. Le  dispositif de remise en circulation est sensi  blement le même que dans la     fig.    11, mais  au lieu d'introduire les gaz remis en circula  tion sans refroidissement spécial, un by-pass  refroidisseur 75 est prévu qui est monté sur  le tube 54 au moyen des tubes     73    et 77, com  mandés par les robinets 74 et 76. Les gaz  frais arrivant dans le tuyau 5 par le tuyau  69 peuvent aussi être réglés par le robinet  70 disposé sur ce dernier, ou bien on peut in  troduire des gaz additionnels dans le tuyau  69 par l'arrivée secondaire 71 commandée  par le robinet 72.

   On obtient un refroidis  sement uniforme au moyen de bouchons 56  recouvrant les ouvertures comme il a été in  diqué au sujet de la     fig.    11.  



  La disposition de convertisseur et de cir  culation des gaz représentée sur la     fig.    14  convient particulièrement pour les réactions  fortement exothermiques et pour les réac  tions qui sont très     délicâtès    et qui exigent  un. -réglage très précis ; de. l<B>a,</B> température.  La température des gaz frais et des gaz re  mis, en     cireulatjon@_    peut :     être..:    réglée...     très         exactement, automatiquement si nécessaire, -et  l'on obtient de cette façon des conditions de  réaction très uniformes.  



  Les dispositifs combinés de circulation et  d'égalisation de chaleur tels que représentés  sur les     fig.    11 à 14 permettent de réaliser des  réactions très sensibles; ainsi, par exemple, la       naphthaline    peut être oxydée avec succès par  opérations successives pour donner de l'acide  maléique en employant .des masses de     contact     présentant une efficacité spécifique pour les  différentes phases de l'oxydation.  



  Le premier produit d'oxydation,     l'alpha-          naphthaquinone,    peut être préparé en em  ployant la masse de contact suivante:  60 parties de déchets de briques de     "ce-          lite"    sont mis en .suspension dans 800 parties  d'eau et une solution de     vanadate    ou de     vana-          dite    -de potassium, préparée :

  en dissolvant 14  parties de     V20'    ou     V'O4    dans une solution  d'hydrate de potassium de concentration égale  à 5 fois la normale -est versée graduellement  en la     r,-muant    dans la suspension. 100 par  ties d'une solution de silicate de potassium à       33          Bé    sont diluées dans 800 volumes d'eau et  ajoutées à la suspension. On ajoute alors avec  soin une solution d'acide sulfurique ou phos  phorique à 5 à 10 % ou un mélange des deux par  petites quantités jusqu'à ce qu'il se forme une  gelée épaisse, en ayant soin que la gelée reste  alcaline au tournesol.

   La gelée est alors sépa  rée de la liqueur-mère par compression, le gâ  teau obtenu est séché à une température infé  rieure à<B>100'</B> C, puis brisé en morceaux qui  sont calcinés à une température de 450 à 500    C, par -des gaz oxydants contenant 5 à 6 % de       S02.    La composition constituant la masse de       contact,    qui est une masse     zéolithique    diluée  et calcinée, est placée autour du dispositif  échangeur de chaleur jusqu'à une profondeur  d'environ 1 mètre et un mélange de vapeurs  de     naphthaline    et d'air dans la proportion de  1 : 40 à 1 :

   60 en poids, est introduit dans les  éléments échangeurs de température à environ  120   C, il est chauffé dans les éléments à eu  viron 370 à 380   C, température à laquelle il  passe dans le catalyseur. La     naphthaline    est  pratiquement oxydée en donnant de l'alpha-         naphthaquinone    en passant dans cette couche  et les gaz résultant de la réaction passent à  travers une autre masse de .contact qui est  préparée comme suit:  18 parties de VO' sont dissoutes dans une  solution de potasse caustique concentrée pour  former du     vanadate    de potassium, 5 parties  d'hydrate .d'aluminium fraîchement précipité  sont dissoutes dans une solution d'hydrate de  potassium de concentration égale à 5 fois la  normale, de façon à former de l'aluminate de  potassium.

   On mélange les solutions et l'on y  ajoute 80 parties de terre d'infusoires. Le mé  lange est alors mis en morceaux, séché et cal  ciné à 450-500   C. Cette masse de contact  est placée sous la masse de contact ayant  donné     l'alphanaphthaquinone    de préférence en  une couche de 50 à 80 cm.     L'alphanaphtha-          quinone,    en passant dans le catalyseur, est  pratiquement oxydé en donnant de l'anhy  dride phtalique et le mélange réactionnel  passe ensuite dans une autre couche de masse  de contact d'une profondeur d'environ 50 cm;  cette masse de contact favorise l'oxydation  catalytique de l'anhydride phtalique pour  donner de l'acide maléique et peut avoir la  composition suivante:

    10 kilos de grains d'aluminium passant au  tamis n  10 sont enduits avec environ 1 kilo  de     métavanadate        d'ammoniaque    ou une     quan-          tié    correspondante de     vanadate    d'argent, puis  sont calcinés dans un courant d'air à environ  400   C.  



  En employant les trois couches de cata  lyseurs en contact avec les éléments échan  geurs de chaleur automatiques, la     naphthaline     s'oxyde très bien en donnant de l'acide ma  léique. La partie la plus importante de la  masse de contact, en ce qui concerne le ré  glage de la température, est la partie dans la  quelle l'anhydride phtalique -est converti en  acide maléique. Grâce à leur disposition, les  éléments échangeurs de chaleur donnent le  maximum d'échange thermique dans la partie  la plus basse du catalyseur. Les     égaliseurs    de  température tendent également à transporter  la chaleur du bas du catalyseur vers le haut,  en particulier     lorsqu'ils    sont constitués par      des tubes remplis de liquides qui bouillent ou  qui peuvent .circuler très rapidement.

   La tem  pérature dans toute la masse de contact ne  doit pas dépasser 420   C, ce qui peut être ré  glé facilement en réglant la     temprature    des  gaz entrants et en remettant en circulation  une partie des gaz sortants.  



  D'autres réactions peuvent aussi être ef  fectuées dans les convertisseurs des types dé  crits ci-dessus. Ainsi,     l'acénaphthène    peut  être transformé par opérations successives en       acénaphthylène    et en anhydride     naphthalique.     La couche supérieure de catalyseur .employé  pour transformer     l'acénaphthène    en     acénaph-          thylène    doit avoir environ un mètre d'épais  seur et une masse de contact ayant la compo  sition suivante est efficace:

    <B>100</B> parties d'une zéolithe ordinaire artifi  cielle contenant du sodium et de l'aluminium,  préparée par fusion ou par voie humide, ou  des quantités correspondantes d'une zéolithe  naturelle sont traitées à     plusieurs    reprises par  une solution de nitrate de plomb à 5 %, le  plomb -se substituant à la base de la zéolithe.  Le produit est alors lavé par l'eau pour enle  ver le nitrate de plomb restant, puis est traité  par une     solution    de     vanadate    de potassium à  10% jusqu'à ce qu'il se forme le     vanadate    de  la zéolithe de plomb. Ceci constitue une sorte  de sel.

   L'excès de     vanadate    est enlevé par la  vage, le produit est séché à 100  C puis cal  ciné dans un courant d'air à 400   C.  



  On fait passer sur le catalyseur à 360   C  un mélange de vapeurs     d'acénaphthène    et d'air  dans la proportion de 1<B>:35,</B> la température  étant maintenue constante au moyen d'un  type convenable d'éléments échangeurs de  chaleur automatiques. Il est nécessaire de  chauffer les gaz à environ 250  C avant  qu'ils entrent .dans les éléments échangeurs de  chaleur automatiques pour arriver à la tem  pérature de réaction voulue.     L'acénaphthène     est pratiquement transformé en     a.cénaphthy-          lène    et ne libère que peu de chaleur, car la  réaction n'est pas fortement exothermique.  



  La deuxième couche de catalyseur con  tient 100 parties de fragments de     duriron     qui sont recouverts avec 8 à 10 parties de         pyrovanadate    de fer additionné de 1,2 à 3  parties de     S0\IL2.    La couche doit avoir une  épaisseur de 80 cm.     L'acénaphthylène    donné  par la première couche en passant. dans la se  conde est oxydé en passant à travers la se  conde pour donner de l'anhydride     naphthali-          que;    on obtient un produit de grande pureté  qui, dans des conditions favorables, est de  l'anhydride     naphthalique    pratiquement chi  miquement pur.  



  Une autre réaction qui peut s'effectuer  par étapes et pour laquelle les types de con  vertisseur conviennent bien est la -transfor  mation de     l'anthracène    brut en     anthraquinone     qui se fait en deux étapes au cours desquelles  l'anthracène brut est purifié par la combus  tion totale du     :carbazol    et de certaines autres  impuretés dans la première étape,     l'anthra-          cène    purifié étant transformé en     anthra.qui-          none    dans la deuxième étape.

   Ce procédé per  met d'obtenir d'excellents rendements en     an-          thraquinone    très pur, en particulier lorsque  l'on part     d'anthracène    brut à peu près exempt  de phénanthrène. Si on le désire cependant,  on peut employer également de l'anthracène  brut, par exemple de l'anthracène à<B>30%,</B>  mais il donnera un produit qui, quelquefois,  ne sera pas complètement exempt de produits  d'oxydation du phénanthrène.

   Il -est préféra  ble cependant de traiter l'anthracène brut  avec des solvants tels que le solvant     naphta     pour enlever la plus grande partie du     pliénan-          thrène,    car non seulement on obtient un pro  duit plus pur, mais il est possible de récupé  rer le phénanthrène.  



  La première couche de la masse de contact  dans laquelle l'anthracène est purifié par la  combustion totale du     carbazol    peut de préfé  rence     consister    en 200 volumes de fragments  de pierre ponce imprégnée d'une suspension  de 4 parties de     CoO,    4 parties de     CuO,        .1    par  ties de     Fe'''03,    2 parties de     Al=O'    et 12 parties  de     KOH    ou     Az03K.    La seconde couche peut  consister en l'une     quelconque    des masses de  contact de     l'anthraquinone    décrites ci-dessus.  



  La réaction se fait en vaporisant de     l'an-          thracène    brut dans l'air dans la proportion de      1 : 35 en poids et après chauffage     à,        360-380      C dans les éléments échangeurs de chaleur  les gaz de la réaction passent dans le cataly  seur.  



  Les     fig.    18, 19 et 20 et les     fig.    21, 22 et  23 représentent respectivement des convertis  seurs qui combinent les dispositifs de remise  en circulation et d'égalisation de chaleur avec  les convertisseurs du type à éléments d'é  change de chaleur annulaires qui sont repré  sentés sous leur forme la plus simple sur les       fig.    15 à 17. Sur les     fig.    18 à 20, les gaz  remis en. circulation passent dans les éléments  échangeurs de chaleur avec tous les gaz de  la réaction.

   Dans les     fig.    21 à 23, les gaz re  mis en circulation passent dans les éléments  échangeurs de chaleur, mais un dispositif .est  prévu pour l'introduction directe de gaz ad  ditionnels dans l'espace à catalyseur par les  tuyaux 27. Le fonctionnement du convertis  seur est par suite analogue à celui qui est  représenté sur la     fig    13, sauf en ce qui con  cerne la différence de types des éléments  échangeurs de     chaleur.    Dans un but de     sim-          p    licité, les éléments de circulation et les élé  ments du .convertisseur portent les mêmes  lettres de référence que dans les figures pré  cédentes.

   Le fonctionnement de ces conver  tisseurs est le même que celui qui a été décrit  à l'occasion des     fig.    10 à 14 et les réactions  qui peuvent y être .effectuées sont les mêmes  que celles qui ont été décrites ci-dessus.  



  La     fig.    24 représente un convertisseur en  combinaison avec un circuit de remise en cir  culation des gaz partiellement ou complète  ment fermé. Le convertisseur est du type re  présenté sur la     fig.    13 sauf que, dans un but  de simplicité, les dispositifs     égaliseurs    de  chaleur n'ont pas été représentés. Il est évident  que l'on peut les employer lorsque cela est  désirable. Les parties analogues de ce conver  tisseur portent les mêmes lettres de référence  que dans la     fig.    13. Les gaz de la réaction  peuvent être introduits dans le convertisseur  de deux façons différentes: soit par les élé  ments échangeurs de chaleur, soit directe  ment par les tuyaux 27 sur le catalyseur.

    Les gaz principaux de la réaction- qui. pas=    sent par le     vaporiseur    80 qui est représenté  schématiquement comme étant un     vaporiseur     par surface, puis par les tuyaux 79 arrivent  dans l'espace compris entre les deux parties  supérieures du convertisseur, descendent dans  les éléments échangeurs de chaleur automati  ques, puis passent dans le catalyseur et enfin  sortent par le tuyau inférieur 6 qui conduit  directement à un échangeur de chaleur- à  contre-courant 81 comprenant une enveloppe  82, des tubes 83 et des chicanes 84. Les gaz  d'échappement chauds passent à travers les  tubes où ils sont refroidis par les gaz plus  froids circulant autour de ces tubes, ils vont  ensuite dans le condenseur 85 par le     tuyau     86.

   Ce     condenseur    peut être de toute forme  convenable. Les constituants ayant le point       d'ébulliton    le plus haut du courant gazeux  qui, en général, sont les produits de réaction  désirée, sont précipités et peuvent être retirés  du fond du     condenseur    par le tuyau 87 muni  d'un robinet. Les gaz     permanents    ou, dans  certains cas, les constituants les plus volatils  n'ayant pas réagi pénètrent dans le tuyau  perforé 88, vont à la pompe de circulation 52,  puis passent dans le tuyau 89 d'où un tuyau  secondaire 90 muni d'un robinet. 91 conduit à  une tour 92, laquelle tour peut avantageuse  ment être garnie de matières absorbantes con  venables pour empêcher la perte des consti  tuants volatils.

   Le tuyau auxiliaire 93, muni  d'un robinet,     débouche    également dans le  tuyau 89 et conduit à. une source     d'otygène     ou de gaz oxydants (non représenté). Deux  tuyaux .secondaires 94 et 95 conduisent res  pectivement du tuyau 89 dans     l'enveloppe    de  l'échangeur de chaleur 81 et un robinet 96 est.  disposé entre la pompe 52 et le tuyau 94,  tandis qu'un robinet 9 7 est disposé clans le       tuyau.89    entre les tuyaux 94 et 95. Ce der  nier tuyau va jusqu'au tuyau d'admission 25  du convertisseur et est muni d'un robinet 98.  Un tuyau ,secondaire 99 va du tuyau 95 au       vaporiseur    80.

   Le fonctionnement du con  vertisseur va être décrit à l'aide de l'exemple  suivant pour l'oxydation successive du to  luène, des     chlortoluènes    et des     nitrotoluines:     le convertisseur est rempli d'un catalyseur      constitué par 6 à 8 parties d'un-mélange fraî  chement préparé de 1.2     %    de     1M03,    78 % de       U03    et 10     %    de     V\0',    avec lesquelles on a  enduit 100 volumes de grains de pierre ponce  de la grosseur d'un pois, de grains d'alumi  nium de déchets de briques de     "celite"    ou  des déchets de grès.

   Si cela est nécessaire,  on ajoute une     solution    de silicate de potas  sium pour faire adhérer le revêtement.  



  Un gaz oxydant consistant en anhydride  carbonique et oxygène, contenant par exem  ple 15 à 20% d'oxygène est envoyé dans le       vaporiseur    à toluène 80,à une température  suffisante pour vaporiser le toluène et pour  chauffer le mélange de gaz de la réaction  dans les éléments échangeurs de chaleur auto  matiques à une température de réaction de  370 à 420   C, la température en question  étant. mesurée après le mélange avec les gaz  arrivant par les tubes 27. Le toluène est  oxydé en passant dans le catalyseur de façon  à ,donner les     benzaldéhydes    ou des acides ben  zoïques correspondants suivant les vitesses  des gaz; les grandes vitesses favorisent la  solution des aldéhydes et les vitesses plus  basses favorisent. la production des acides.

    Les gaz d'échappement qui     ,contiennent    de  l'anhydride carbonique, de la     benzaldéhyde,     de l'acide benzoïque, du toluène n'ayant pas  réagi et de l'oxygène non utilisé passent  dans l'échangeur de chaleur 81 et vont au  condenseur 85 qui est maintenu à une tempé  rature suffisante pour précipiter pratique  ment la     benzaldéhyde    et l'acide benzoïque  mais qui est maintenu à une température suf  fisamment élevée pour empêcher la précipita  tion du toluène. Les gaz restants consistant  surtout en anhydride carbonique, oxygène et  un peu de toluène montent par le tuyau 88 à  la pompe 52 qui les refoule par le tuyau 89  et une partie ou la totalité passe dans l'2  changeur de chaleur 81 suivant le réglage  du robinet 97.

   Dans l'échangeur de chaleur  les gaz sont chauffés à la température vou  lue, puis passent dans le tuyau 95, le tuyau  99 -et le     vaporiseur    80 où du toluène addi  tionnel est vaporisé. La perte -en oxygène est  compensée par une arrivée d'oxygène ou, si    on le désire, d'air, par le tuyau 93 muni d'un  robinet.

   Un réglage convenable du robinet 98  détermine la proportion relative du courant  gazeux en circulation qui passe par le     vapo-          riseur    à toluène et, par suite, détermine la  concentration du toluène dans le courant ga  zeux puisque le gaz passant directement du       tuyau    95 à la partie supérieure du     couvertis-          seur    et, de là, par les tuyaux 27 ne prend pas  de toluène additionnel.

   La vitesse de fonc  tionnement de la pompe détermine le temps  de contact, le réglage du robinet 97 détermine  la température à laquelle les gaz pénètrent  dans le convertisseur et, par suite, dans une  large mesure, la température dans le conver  tisseur et le réglage du robinet 98     détermine     la concentration du toluène.

   Ces     réglages     peuvent être effectués manuellement, auto  matiquement ou     semi-automatiquement    sui  vant. l'installation particulière et     pprtnettent     un réglage absolu de la température de la  réaction, de la concentration des gaz et du  temps de contact des gaz avec le     catalyseur.     Bien entendu, la concentration d'oxygène  peut également être réglée par un     r3glage     convenable du robinet du tuyau 93. Par  suite, il est possible d'effectuer des réactions  délicates de façon simple et sûre et la tem  pérature peut être maintenue dans un écart  de 5 à 15   C, -ce qui est d'une grande im  portance dans le cas de réactions aussi délica  tes.

   L'état des gaz de la réaction ou ayant  subi la réaction peut être facilement déter  miné par des indicateurs convenables d'anhy  dride carbonique -et d'oxygène et évidemment,  par des éléments thermométriques qui ne sont  pas représentés, car leur place et leur dispo  sition sont évidentes pour les ingénieurs  chimistes. Ces instruments d'enregistrement  peuvent être aussi utilisés pour faire fonc  tionner les différents robinets ou pour faire  varier la vitesse de la pompe, de façon à ré  gulariser et à maintenir constantes les con  ditions de la réaction. Ceci peut être ef  fectué au moyen de relais électriques ou au  tres dispositifs qui ne sont pas représentés  sur le dessin, car ils sont évidents pour les  techniciens.

        Même lorsque l'on emploie de l'oxygène  comme gaz oxydant, il se formera un     excès     d'anhydride carbonique, car même en appor  tant le plus grand soin     aux    conditions opéra  toires, il se     produira    une certaine     :quantité     de combustion totale. Lorsque l'on augmente  la quantité de gaz de la circulation, une par  tie peut être évacuée par le tuyau 90 dans  la. tour d'échappement     qui    est munie de ma  tières absorbantes pour enlever les matières  n'ayant pas réagi et emmenées par les gaz  d'échappement.

   En pratique, il peut être bon  de laisser échapper les gaz continuellement,  cette quantité de gaz étant déterminée par la  position du robinet 91 qui, évidemment, peut  être actionné automatiquement par les diffé  rences de pression régnant dans le tube 90 de  part et d'autre du robinet ou par tout autre  dispositif convenable. Lorsque l'on emploie  de l'air comme oxydant, on acquiert rapide  ment une accumulation de gaz inertes, car  on introduit 4 fois plus d'azote que d'oxy  gène. Dans ce cas évidemment, l'échappement  devra être augmenté et sera de préférence  continu. Le choix -à faire entre l'oxygène et  l'air comme gaz oxydants dépend dans une  grande mesure des facteurs économiques tels  que la perte en toluène dans les gaz d'échap  pement, même lorsque l'on emploie- des  moyens d'absorption, le coût de l'oxygène,  et autres facteurs.  



  Bien -qu'il soit avantageux dans beaucoup  de cas de fonctionner en circuit :complètement  fermé, c'est-à-dire dans lequel tous les gaz ou  pratiquement tous les gaz quittant le     conden-          seur,    sont remis en circulation, ceci n'est pas  essentiel et, en particulier lorsque l'on 'em  ploie un oxydant bon marché, tel que l'air, on  obtient des résultats très satisfaisants avec  un circuit     semi-fermé    dans lequel une portion  des gaz s'échappe continuellement :et des gaz  oxydants frais sont ajoutés en     quantité    plus  grande que celle qui est nécessaire pour oxy  der les matières organiques en une opération.

    Ce système     semi-fermé    est un peu plus effi  cace lorsque la réaction est effectuée de façon  â être plus complète ou lorsque l'on emploie  pas une matière première initiale     fortement       volatile tel que le toluène, tandis qu'un  échappement continu est moins désirable lors  que l'on a à séparer des gaz d'échappement  de grandes quantités de matières volatiles  n'ayant pas réagi. Naturellement, la même  installation peut être employée tantôt en  circuit fermé, tantôt en circuit     semi-fermé     de façon à s'adapter aux variations des condi  tions de réaction.  



  On a décrit ci-dessus un procédé en circuit  fermé ou     semi-fermé    appliqué aux différents  toluènes, car l'oxydation partielle de ces com  posés est une des oxydations organiques les  plus sensibles et les plus difficiles. Naturel  lement, le procédé en circuit fermé ou     semi-          fermé    décrit ci-dessus peut être employé pour  d'autres oxydations délicates, telles que, par  exemple,

   l'oxydation de différents composés  aromatiques tels que le phénanthrène ou des  composés     hétérocycliques    tels que le     furfu-          rol    ou les     thiophènes    en vue d'obtenir de l'a  cide     maléïque.    Il est également possible et,  dans beaucoup de cas, désirable, d'employer  une circulation en circuit complètement  fermé pour des réactions qui peuvent être ef  fectuées sans cette circulation grâce à la .sta  bilité des produits de la.

   réaction tels que     cela,     est le cas, par exemple, pour l'oxydation de  la naphtaline en donnant de l'anhydride phta  lique ou de l'anthracène en donnant de     l'an-          thraquinone.    Le fonctionnement. en circuit  fermé cependant présente beaucoup d'avan  tages au point de vue opératoire donnant,  comme il le fait, un réglage complet et, si  on le désire, automatique, de la composition  des gaz, de la vitesse des gaz, de la tempé  rature et d'autres facteurs; ces avantages  peuvent être appliqués au cas d'oxydations  qui sont moins délicates et ils sont intéres  sants, bien que n'étant pas aussi essentiels  que dans le cas de certaines oxydations qui  sont si délicates qu'elles ne pourraient être  effectuées de façon satisfaisante :dans des ap  pareils plus simples.

    



  Il est bien entendu évidemment que les  dessins de la     fig.    24 sont purement schémati  ques et que la construction proprement dite      sera choisie conformément aux conditions  d'installation. Ainsi, par exemple, un     vapo-          riseur    à surfaces tel que celui représenté  schématiquement sur le dessin convient pour  les toluènes et pour la naphtaline.

   Lorsque  l'on veut oxyder l'anthracène en vue d'obte  nir     l'anthraquinone,    il vaut mieux le pulvé  riser dans le courant de gaz oxydants et le  type de     vaporiseur    sera par suite de cons  truction différente, mais il fonctionnera  comme dans le procédé représenté et il est  bien évident que le chimiste .expérimenté ef  fectuera toutes modifications .de     construction     et même devra effectuer ces modifications  lorsque cela sera nécessaire. I1 est évident en  outre, que n'importe lesquels des types de  convertisseurs représentés dans les exemples  précédents peut être utilisé au lieu de celui  qui est représenté sur -le dessin et l'on peut  effectuer ces modifications qui rentrent dans  le cadre de l'invention.  



  Comme on l'a indiqué ci-dessus, le pro  cédé de circulation utilise un gaz transporteur  permanent tel que de l'anhydride carbonique  ou de l'anhydride carbonique et l'azote.  Il est bien évident cependant que l'on  peut envoyer des vapeurs pour constituer  tout ou partie des constituants inertes ou re  lativement inertes des courants .de gaz de cir  culation, par exemple des vapeurs non in  flammables comme les vapeurs de tétrachlo  rure de carbone. On peut également employer  de la vapeur dans certaines réactions grâce  au fait qu'elle tend à s'opposer à. la combus  tion totale. A ce point de vue, on doit se rap  peler que l'anhydride     carbonique    tend égale  ment à s'opposer à la combustion totale, car  il est un des produits donnés par celle-ci.

    D'autres vapeurs ou gaz peuvent être intro  duits lorsque cette     introduction    est désirable.  Dans les dessins, les parties constitutives des  éléments échangeurs de chaleur ont<B>été</B> repré  sentées comme étant des tubes ronds ou des  cylindres circulaires. Ces formes sont les plus  simples et le meilleur marché et,     pour    beau  coup de réactions, les meilleures, mais les  dites parties peuvent être .de toutes     formes     Convenables telles que, par exemple, de sec-    Lion carrée, polygonale, elliptique, ovale ou  analogue.  



       Bien    que ce soit un avantage que les en  veloppes des convertisseurs et les parties cons  titutives des éléments échangeurs- de chaleur  puissent être faites en métaux relativement  bon marché, tel que le fer, l'aluminium ou  analogue, il est bien évident que n'importe  quels autres métaux peuvent employés qu'ils  soient inertes ou actifs au point de vue cata  lytique. Dans le cas de certains métaux qui  ont une influence catalytique nuisible sur la       réaction    soit sous leur forme élémentaire, soit  sous la forme de leurs oxydes, il peut être  désirable de rendre ces métaux inactifs en en  duisant les surfaces en contact avec les gaz  de substances     anticatalytiques    tels que, par  exemple, les sels alcalins ou des sels des mé  taux alcalino-terreux.

   Un bon exemple de  substances qui peuvent être ainsi employées  sont le phosphate, le bisulfate ou sulfate de  potassium et analogues.  



  On a décrit ci-dessus un certain nombre de  réactions organiques spécifiques à l'occasion  des différentes variantes de convertisseurs  dans lesquels le procédé suivant l'invention  peut être réalisé. L'invention n'est cependant  pas limitée à ces réactions et est applicable à  n'importe quelle oxydation organique. On va,  indiquer ci-dessous un résumé des plus im  portantes oxydations organiques dans les  quelles la présente invention trouve un champ  d'application de grande utilité.

   Certaines des  réactions énumérées ci-dessous ont déjà été  mentionnées spécialement à l'occasion des ty  pes de     convertisseurs    décrits: substances con  tenant de l'anthracène transformées en     an-          thraquinone;    toluène ou dérivés du toluène en       benzaldéhyde    et acide benzoïque correspon  dant;

   benzol ou benzène en acide     maléïque,          acénaphtène    en     acénaphtaquinone,        bisacé-          naphthylidènedione,    acide     naphtaldéhydique,     anhydride     naphtalique    et acide     hemimelliti-          que;        fluorène    en     fluorénone;        eugénol    et     iso-          eugénol    en vanilline et acide     vanillique;    al  cool méthylique et méthane en     formaldéhyde;

       alcool éthylique en acide acétique; chlorhy-           drure    d'éthylène en acide chloracétique et  analogues.  



  Comme il a été décrit dans la partie plus  détaillée de la description ci-dessus, l'inven  tion est applicable aux réactions de purifica  tion dans     lesquelles    on veut -brûler des impu  retés à enlever telles que, par exemple, la pu  rification de l'anthracène et des     phéüanthrè-          nes    bruts avec combustion totale du     carbazol;     naphtalines brutes; hydrocarbures aroma  tiques à un seul noyau bruts, essences ou hui  les minérales à forte teneur en soufre, ammo  niaque de goudron -et analogues.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé d'oxydation catalytique de com posés organiques, selon lequel on fait passer au moins une partie des gaz à faire réagir dans des éléments échangeurs de chaleur noyés au moins en partie dans une couche de catalyseur, de façon à les conduire d'abord par une zone centrale de ces éléments & -han- geurs en rapport d'échange thermique indi rect avec la couche de catalyseur, puis, après inversion du sens du courant des gaz, à faire passer ces derniers par une zone extérieure des éléments échangeurs, alors en rapport d'échange thermique direct avec la couche de catalyseur,
    puis à renverser à nouveau la di rection du courant gazeux et à le faire pas ser dans la couche de catalyseur. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication, pour la réalisation duquel on emploie à la suite de la couche de catalyseur à éléments échan geurs de chaleur, au moins une autre cou che de catalyseur sans éléments échangeurs de chaleur. 2 Procédé suivant la revendication, dans le quel la température dans la couche de cata lyseur est égalisée au moyen d'organes égaliseurs de température ayant une grande conductibilité calorifique.
    3 Procédé suivant la revendication, dans la réalisation duquel on introduit une partie des gaz de réaction dans la couche de ca talyseur sans la faire passer par les élé ments échangeurs de chaleur.
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