Croisée à coulisse. La présente invention se rapporte aux croisées à coulisse, c'est-à-dire aux croisées dans lesquelles des châssis se déplacent ver ticalement dans des rainures prévues à droite et à gauche sur les montants fixes.
L'invention a pour but de permettre d'im mobiliser les châssis à une hauteur quelcon que. A cet effet, on dispose une liaison souple sans fin parallèle aux rainures et assujettie au châssis ; des moyens sont prévus pour immobiliser ladite liaison. Il suffit donc d'ac tionner lesdits moyens pour immobiliser le châssis à la hauteur voulue.
Il est connu d'immobiliser le câble qui relie le châssis au contrepoids; ceci empêche le châssis de descendre, mais ceci n'interdit pas de soulever ledit châssis à la main ; au contraire, la présente disposition empêche aussi bien la montée que la descente du châssis.
De préférence, on immobilise la liaison au moyen d'un verrou en forme de couteau que l'on introduit entre les dents d'un pignon denté commandé par la liaison en faisant pi voter ledit couteau autour d'un point; cette disposition est remarquable par sa simplicité, car on peut ainsi, avec un seul organe, im mobiliser la liaison et, par suite, le châssis.
Dans une forme de réalisation, le couteau est muni d'une poignée qui peut être fixée dans une position déterminée en enfonçant ladite poignée dans une encoche de forme convenable.
A titre d'exemple, on a représenté aux dessins annexés une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une coupe verticale par un plan parallèle aux châssis et montrant schématiquement le dispositif d'immobilisa tion, La fig. 2, une coupe verticale suivant la ligne II-II de la fig. 1, La fig. 3, une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 2, La fig. 4, une coupe verticale par un plan parallèle aux ohaines et montrant, schémati- quement, l'ensemble de la croisée avec un seul châssis.
Sur la fig. 4, on a représenté un seul châssis 28<B>-</B>et ses chaînes 13, 16, pour que la lecture du dessin soit plus facile. Le châssis 28 peut se déplacer verticalement en coulissant dans des rainures 29, 30 ; un con trepoids 14 est relié par la chaîne 13 à une pièce 15 solidaire du châssis 28 ; ce contre poids équilibre le châssis. D'autre part, une chaîne sans fin 16, passant sur des pignons 1, 17, -est tendue parallèlement à la rainure 29 ; cette chaîne sans fin 16 est assujettie à la pièce 15 qui est solidaire du châssis 28. Enfin, la chaîne passe contre un pignon denté 4 qui peut être immobilisé par des moyens décrits ci-après. Il est clair qu'après avoir immobilisé le pignon 4, le châssis 28 ne peut plus ni monter, ni descendre.
Le dispositif d'immobilisation a été repré senté plus en détail aux fig. 1, 2 et 3. On voit la chaîne sans fin 16 qui passe sur le pignon 1 et sur un pignon denté 4 ; on voit aussi une autre chaîne 3 qui est analogue à la chaîne 16, mais assujettie à l'autre châssis qui n'a pas été représenté à la fig.. 4. La chaîne 3 passe contre un autre pignon denté 4, et les deux pignons 4 (fig. 2) sont montés pour tourner librement sur un même arbre.
Les deux pignons 4 sont immobilisés au moyen d'un couteau 5 qui peut pivoter au tour d'un axe 31 ; dans la position repré sentée en traits pleins sur la fig. 2, le cou teau 5 pénètre dans les, intervalles entre les dents des pignons 4 et ceux-ci sont tous les deux immobilisés ; lorsque le couteau 5 est relevé dans la position représentée en traits mixtes à la fig. 2, il est dégagé des dents, et les pignons 4 peuvent tourner librement.
Le couteau 5 peut être fixé dans chacune de ses. positions extrêmes au moyen d'une poignée ou bouton de commande 6 ; celui-ci comporte une* douille 7 dans laquelle pénètre l'extrémité du couteau 5. La poignée 6 peut coulisser sur le couteau 5 et, à cet effet, elle est munie d'une goupille 8 qui peut glisser dans une rainure 9 pratiquée dans le cou teau. D'autre part, la poignée 6 comporte un épaulement 10 dont la forme correspond à des encoches 11 (fig. 3) pratiquées dans une plaque 12 vissée sur la face avant du mon tant.
Pour déplacer le couteau 6, on tire vers la droite (fig. 2) la poignée 6 ; l'épaulement 10 sort alors en dehors de la plaque 12 et le couteau 5 peut être levé ou abaissé. Pour fixer ce couteau dans l'une de ses positions extrêmes, il suffit de pousser la poignée 6 vers la gauche (fig. 2) de façon que l'épau lement 10 pénètre dans l'une des encoches 11 ; le couteau est alors immobilisé.