Procédé pour la purification de bains métalliques. On sait que les gaz qui sont absorbés lors de la fusion de métaux -et d'alliages de ces métaux influencent défavorablement les pro priétés physiques de ceux-ci.
Les gaz qui sont le plus défavorables sont: H, S02, CO. Il y a, lieu d'indiquer égale ment les combinaisons cyanées, -celles de l'azote et du C02. ces deux derniers gaz, à l'état libre, étant insolubles dans les bains métalliques @en fusion.
Ces gaz se dissolvent dans le métal pen dant la fusion parce que contenus dans les flammes lors de la fusion et que le bain pos sède à température de fusion un grand pou voir de dissolution; l'absorption des gaz n'est pas seulement due à l'action directe dans les fours à flammes nues, mais également en grosse quantité dans les fours ordinaires à crei nets parce que les parois de ces creusets, par exemple en graphite, se laissent traverser par d'importantes quantités de gaz, ce qui donne à haute température une grande diffu sion de ceux-ci à l'intérieur des -creusets.
Ces impuretés ne sont d'ailleurs par toujours sim plement dissoute3 à. l'état physique, mais peu vent se retrouver à, l'état .de combinaisons telles que hydrures, cyanures, nitrures, -carbonyles, etc., -de sorte que la purification du bain libère H20, C0, C02 et N. L'absorption .des gaz par le bain a pour conséquence -de modifier la. qualité des métaux obtenus, .ce qui se traduit en général par une diminution de la eharge de rupture et -de l'allongement.
En général, le pouvoir absorbant s'abaisse très nettement, lors du refroidissement, lors que le métal est à l'état solide. Les gaz de viennent en partie libres et forment des ca vités intercristallines et, dans de nombreux cas, des retassures importantes qui donnent une structure non homogène.
On a essayé par divers moyens -de puri fier le métal ou l'alliage en fusion et on a recommandé en fonderie un nombre considé rable de procédés pour purifier les métaux. Ainsi, on a essayé -de dégazer les bains par l'emploi de gaz neutres, par exemple l'azote, cet azote étant envoyé à travers le bain sous forme de -courant gazeux.
A la place d'azote, on a employé égale ment le chlore qui, en dehors de l'effet phy sique d'entraînement des gaz présents, ac -complit également un rôle chimique parce que la formation des chlorures avec les impuretés présentes dans le bain donne des chlorures vo latils qui s'échappent du bain.
Egalement, des moyens d'oxydation em ployés à bon -escient, peuvent purifier suffi samment le bain. Dans ce cas, l'oxygène in troduit dans le bain, contenant des gaz réduc teurs -comme <I>II</I> dont la solubilité dans le cui vre est très grande, forme -de la vapeur d'eau qui n'est presque pas soluble dans le bain, et permet une épuration .suffisante.
En général, on doit employer un agent oxydant en excès pour que, suivant la loi d'action de masses (Gudberg et ZVaage), l'élimination des gaz dissous ou -combinés se fasse d'une façon certaine. Par exemple, dans le cas du raffinage du cuivre, le bain -est tout d'abord oxydé, et même .suroxydé, et en suite subit un traitement réducteur (perehage, par exemple) qui élimine l'excès en oxygène.
On sait également que dans le cas d'un perchage en excès, de nouveaux gaz sont in troduits dans le cuivre qui ne peuvent être à nouveau éliminés que par une nouvelle oxy dation.
Les principes -de purification par oxyda tion reposent ainsi principalement sur le .fait qu'un excès d'oxygène doit être employé pour être certain d'éliminer complètement les im puretés, et que cet excès doit être compensé par une réduction subséquence. La suite -des opérations d'épuration doit donc -comprendre tout d'abord une oxydation, ou même une suroxydation et. ensuite une réduction.
L'objet de la présente invention, qui est due à M. Henry Lepp, est l'épuration -de bains métalliques rendue possible par un nou- veau procédé plus simple et plus effec tif -de traitement de certains bains de métaux en fusion, au moyen d'une action oxydante. Il s'agit dans le cas présent de bains métalli ques renfermant un ou plusieurs métaux au moins aussi nobles que le nickel, en parti eulier le nickel et le cuivre, et la purification a en vue l'amélioration des propriétés phy siques et mécaniques de ces métaux et de leurs alliages.
Il a été récemment reconnu, -en observant les -conditions exactes, que l'on pouvait élimi ner les impuretés nuisibles formées dans le bain, .sans avoir d'excès d'oxygène. Le pro- c6déselon l'invention est caractérisé en ce que 'des -conditions réductrices étant réalisées dans <B>le,</B> bain grâce à une atmosphère non oxy dante et à la.
présence dans le bain d'une sub stance moins noble que le moins noble -de métaux indiqués ci-dessus, puis l'atmosphère du bain étant rendue oxydante, on ajoute au bain une quantité déterminée d'au moins un agent -d'oxydation choisi, de telle façon qu'il se produise alors une oxydation sélective des impuretés du bain, facilitée par la présence -de la substance moins noble et -d'un laitier destiné à scorifier les produits non volatils résultant de l'oxydation des impuretés.
De cette façon, il est possible -de réaliser une pu rification poussée au moyen d'une .oxydation sélective par laquelle l'agent oxydant, soi gneusement choisi, cède son oxygène -dispo- nible qui réagit sur les impuretés, la sub stance moins noble servant en .cette occasion de transporteur d'oxygène entre l'agent oxy- ,dant et les impuretés.
Les combinaisons oxydantes qui sont com plètement ou presque complètement -dissociées thermiquement à la température de fusion du métal ou de l'alliage traité, -comme, par exemple, les chlorates, les perchlorates, les borates, etc., ne conviennent pas à l'exécution du procédé.
Seule l'exactitude des opérations permet de retrouver avec les métaux employés tou jours les mêmes caractéristiques: charge de rupture et allongement. En général, la conduite .du procédé em ployé est la suivante: On fond les métaux tout d'abord en atmosphère neutre ou très lé- bèrement réductrice. Le bain, à la tempéra ture existante est particulièrement apte à ahsorher H et CO qui sont facilement diffu sés par la couche de laitier existante.
Dans le cas seulement où la charge .con tient déjà une brande quantité d'oxyde, la fusion doit se faire dans les conditions de forte réduction. Tout autre est le cas où la charge contient une brande quantité d'impu retés réductrices. Il arrive, par exemple, dans le cas des déchets -de laiton ou de bronze spé cial, que l'on rencontre des copeaux d'alumi nium qui se trouvent mélangés avec eux.
Dans -ces différents cas, on doit, au moment de la fusion, travailler dans des .conditions oxydantes et prendre des précautions pour couvrir le bain -d'un laitier avec point de fu sion bas, pour que ces impuretés, au moment de la fusion, se trouvent entraînées -dans 'le laitier: l'aluminium sera éliminé, par exem ple, en utilisant un laitier à base de cryolithe ou de fluorures;
on .doit observer que dans les différents points de vue -envisagés, la fusion étant effectuée pour se tenir dans les condi tions de l'invention, c'est-à-dire en vue de l'élimination, par oxydation sélective, des im puretés telles que le,-, gaz, les hydrures, les cyanures, les nitrures, etc., il faut traiter le bain .d'abord avec une atmosphère sans excès d'oxygène et plutôt avec une petite quantité de gaz réducteur.
Il est absolument indispensable d'avoir dans le bain un élément ou une substance qui soit nettement moins noble que le métal en présence le moins noble des métaux indiqués. Cet élément agira -comme agent réducteur, c'est-à-dire avide d'oxygène. Il éliminera tous les excès d'oxygène et servira de transpor teur d'oxygène lors de la réduction de la sub stance oxydante dans le bain.
Il est particulièrement avantageux, mais pas absolument indispensable, que ce compo sant moins noble offre une tension de vapeur notable à la. température du bain. Par exem ple, dans le cas du nickel et d'alliages de nickel, la présence du manganèse et du fer s'est avérée suffisante.
Mais le métal qui s'est 'révélé le plus fa vorable est le zinc, métal volatil qui, par l'addition de l'agent oxydant, est oxydé en Zn 0 -et qui, sous cette forme, agit sur l'hy drogène présent.
Dans la plupart des alliages courants, comme, par exemple, les laitons et les bronzes dans lesquels le cuivre est le métal principal, le zinc est déjà un :des composants de l'alliage et est contenu en quantité assez importante dans le bain. Dans d'autres -cas, comme, par exem ple, dans le travail de bronzes à l'étain, purs, on doit en ajouter une petite quantité. Il suffit dans ce cas d'une petite addition -de quelques dixièmes % pour réaliser l'équilibre dans le sens de l'élimination complète des gaz con tenus.
Après l'oxydation, dans ce dernier -cas, le zinc est éliminé presque complètement de l'alliage par .suite de sa volatilité.
Toutefois, dans le cas où pour des raisons techniques une teneur en zinc ou en fer n'est pas tolérée, on .doit employer d'autres sub stances comme addition, par exemple phos phore, manganèse, sodium ou cadmium.
Pour le traitement d'oxydation, le bain doit être, couvert de matières destinées à for mer le laitier, qui contiennent de préférence un composé alcalino-terreux tel qu'un com posé de baryum. Le choix -d'un composé de baryum a des avantages spéciaux parce que d'un côté il sert à scorifier les traces -de sou fre existant dans le bain, et également parce que les composés du baryum forment des combinaisons particulièrement stables avec certaines -des impuretés existantes, de sorte que ces combinaisons, qui, le plus souvent, sont ternaires (c'est-à-dire contenant trois élé ments comme, par exemple, C03Ba,
SO'Ba, ete.), .sont absorbées -complètement par le lai tier, sans qu'il en reste de traces dans le bain.
De ces composés de baryum, -c'est le car bonate qui convient le mieux, mais on peut également se servir de fluorure, .chlorure, ni trure et en dernier lieu, l'oxyde et le peroxyde de baryum peuvent également être employés. Toutefois, la plupart de ces coin- posés ayant un point de fusion élevé, ne per mettent pas d'assurer que le bain se trouve complètement et régulièrement recouvert. C'est pourquoi on leur adjoint de préférence d'autres substances .convenablement choisies pour l'alliage traité et qui abaissent le point de fusion.
Pour abaisser -ce point de fusion, l'addi tion de -carbonate de soude ou de potasse s'est révélée très favorable, parce qu'elle forme avec le carbonate de baryum des carbonates doubles qui ne sont pas très stables et qui donnent au baryum la possibilité de réagir.
A la place ,de carbonate de soude, on peut également employer d'autres fondants, tels que le boras ou fluorure de sodium, fluorure de potassium, fluorure de calcium, etc.
A la place des composés de baryum, on peut aussi employer des composés de stron- +ium.
Les composés de calcium ne se sont pas révélés bons pour cet emploi.
L'élimination du soufre -du bain métalli que nécessite des précautions spéciales: on doit avant l'addition -du laitier décrit plus haut, faire une élimination du soufre si le bain n'a pas comme composant -de l'étain ou du zinc ou d'autres désulfurants. Ce cas se présente en particulier dans la fusion du cuivre et des alliages cupronickel. Dans ce cas, SOZ se trouve augmenté par l'oxydation et ce dernier est soluble .d-ans le bain, -de sorte qu'on n'obtient pas une purification com plète.
L'élimination du S peut avoir lieu en traitant, avant l'addition .du laitier décrit plus haut, le bain par un premier laitier con tenant un composé de Ba, -de préférence du carbonate .de baryum, du carbonate de so dium ou autre carbonate alcalin avec du char- bonde bois, et en maintenant une atmosphère réductrice. Par ce moyen -de maintenir les conditions réductrices, le S se trouve éliminé sous forme de sulfure -de baryum, résultant de la réaction réversible:
EMI0004.0021
Ba,O <SEP> + <SEP> MeS <SEP> BaS <SEP> -I- <SEP> MeO l'oxyde de baryum provenant -de la décompo sition thermique du carbonate correspondant. Grâce à la réduction par le carbone de l'oxyde métallique produit, la réaction précédente s'effectue presque quantitativement de gau che à droite, tout le S du bain se trouve éli miné. On doit alors soigneusement écumer le bain pour qu'aucune trace -de sulfure de ba ryum ne reste dans le laitier lors -de l'opéra tion suivante d'oxydation, qui donnerait une réaction inverse et entraînerait à nouveau du soufre dans le bain.
Dans les alliages de cuivre contenant du zinc et de l'étain, le soufre au contraire se présente en grande partie sous forme dP sul fure d'étain ou de zinc au début du traite ment. Il s'échappe alors à l'état de ZnS ou il devient du SnS qui en laitier basique donne du stannate. Dans ce cas, la flamme peut être neutre et<B>19,</B> désulfuration aura lieu avant l'oxydation sélective avec un laitier ne contenant pas de charbon.
Dans ces condi tions, le soufre restant se combine partielle ment à l'état de sulfure (BaS) partiellement à l'état de sulfite (BaS03) conformément aux réactions suivantes:
EMI0004.0034
MeS <SEP> -f- <SEP> BaO <SEP> BaS <SEP> -f- <SEP> Me0
<tb> SOz <SEP> -j-- <SEP> BaO <SEP> BaSO' étant donné que le soufre dans ce genre de métaux est présent non seulement à l'état de sulfure, mais aussi .en plus faible partie à l'état de SO2.
Dans le cas où l'on peut procéder à l'éli mination du soufre .en atmosphère oxydante, -c'est-à-dire pendant l'oxydation sélective, le -dit soufre est à l'état de S02 qui est d'abord transformé en BaSO' et ensuite, par oxyda tion, en BaSO' et passe dans le laitier fluide où, en atmosphère oxydante, il est particuliè rement stable; BaO' est particulièrement apte pour cette "précipitation" qui oxyde BaSO' et le transforme en BaS04.
Lorsque le bain métallique en fusion se trouve dans un état tel qu'en utilisant la mé thode d'oxydation sélective, on prévoit que l'on réalisera les réactions quantitatives dé sirées, on ajoute alors un agent oxydant mé langé avec du laitier. L'oxygène introduit avec cet oxydant doit être convenablement dosé, proportionnellement à la quantité d'im puretés; par exemple, l'hydrogène doit être oxydé sous forme de vapeur d'eau. Ce dosage doit être fait avec soin, de façon que l'on soit certain, suivant. les conditions thermodyna miques d'équilibre à remplir, d'avoir forma tion de vapeur d'eau, et qu'il ne reste aucune quantité nuisible d'hydrogène .dans le bain.
On agit de la même façon pour les autres impuretés dissoutes, comme C0, les cyanures. nitrures, carbonyles et autres. La quantité (l'oxygène nécessaire doit être calculée sur la base des conditions d'équilibre thermiques. On a indiqué sur le graphique annexé au présent brevet un exemple donnant à une température de 1235 pour le cuivre et à 1465 pour le nickel les quantités d'hydro gène et d'oxygène en équilibre dans ces mé taux. II est facile d'en déduire la. quantité d'oxygène théoriquement nécessaire pour ra mener la teneur en hydrogène du métal à une valeur négligeable.
Ce qu'il y a de très important dans le pro eédé, c'est que la quantité d'oxygène néce.-- saire calculée théoriquement d'après les lois régissant les équilibres chimiques aux hautes températures, doit devenir disponible à la température requise. Il ne suffit. pas, par exemple, -comme il est recommandé -de diffé rents côtés et comme on le fait, d'employer une .combinaison qui, par dissociation ther mique, libère l'oxygène, mais il faut que -cet oxygène ne devienne disponible qu'à la tem pérature requise. De cette façon, l'oxygène ré.al-ira chimiquement avec les éléments ré ducteurs et les impuretés gazeuses qui sont clans le bain.
Dans ce but, les produits se comportant le mieux sont les oxydes métal liques comme CuO, ZnO, iiln02, etc., suivant l'alliage à: traiter et son point de fusion.
Si l'on choisit -convenablement la quantité d'oxygène de réaction dans la. mesure oii la concentration le deman@le, on réussit ainsi à faire une oxydation sélective qui n'agit uni quement que sur les impuretés gazeuses, li bres ou combinées, sans qu'il reste un excès nuisible d'oxygène dans le bain et sans qu'il rote une quantité appréciable d'impuretés. Toutes les précautions que l'on peut pren dre dans .cet ordre d'idées, par exemple le do sage exact -de l'agent de désoxydation, per mettent d'atteindre .d'une manière certaine le but.
Pour atteindre les résultats cherchés, on doit prendre de grandes précautions pour que, après la. fusion, l'atmosphère soit ou neutre ou légèrement réductrice.
Au moment où l'agent d'oxydation, au quel on a adjoint un laitier, par exemple BaC03 -f- Na2C,O'3, va être introduit dans le bain, on rend la flamme oxydante pour em pêcher un emploi partiel de l'oxygène libéré par les gaz -de la combustion. Par le maintien d'un excès de @OZ dans l'atmosphère du four, on évite la .dissociation de H20 qui libére rait H.
Pratiquement, il peut y avoir des -diffi cultés à connaître exactement la quantité d'hydrogène, -de CO -et autres, .contenues dans le bain, ce qui empêche -de savoir exactement la quantité d'agent oxydant à ajouter. On peut toutefois agir empiriquement, car on connaît généralement l'absorption -de la quan tité de gaz, lors -de la fusion, que peut faire un type de four, connaissant la conduite de la flamme, le temps -de fusion, la grosseur et la qualité des charges; la quantité de gaz absor bés restant, dans -ces conditions, à peu près constante.
Dans le cas de changement de charge, on arrive à connaître la quantité maximum d'agent oxydant en prenant -des éprouvettes pendant la fusion.
Les conditions, lors de la fusion, le ré- blabe -du gaz .ou de l'huile de combustion, l'introduction du laitier et le réglage -de la flamme pendant l'oxydation, doivent être choisies -de telle façon qu'elles n'apportent aucune perturbation dans l'action de l'agent oxydant et, avant tout, aucune réaction non contrôlée de l'effet qui a été calculé pour donner la quantité d'oxygène.
Naturellement, le maintien d'une tempé rature de coulée favorable, l'observation des détails connus par les praticiens -de la fonde- rie et les précautions courantes sont néces saires pour obtenir les qualités requises du métal.
Lors du dosage de l'agent oxydant, il y a lieu également de bien observer si les dé chets -contiennent déjà des composants oxyda bles, comme, par exemple, As, Sb. Dans l'af firmative, il faut faire une addition -corres pondante pour avoir suffisamment d'oxygène disponible pour faire l'oxydation sélective des impuretés.
En suivant le processus -ci-dessus, on ob tient, pour différentes sortes de bronzes, les valeurs ,ci-dessous:
EMI0006.0004
Qualité <SEP> de <SEP> l'alliage <SEP> Résistance <SEP> Allongement
<tb> Bronzes <SEP> R. <SEP> G. <SEP> 10 <SEP> 30-37 <SEP> 25-50 <SEP> (70)
<tb> Standard <SEP> R. <SEP> G. <SEP> 9 <SEP> 28-32 <SEP> 20-50 <SEP> (62)
<tb> Allemand <SEP> R. <SEP> G. <SEP> 5 <SEP> 25-30 <SEP> 20-40 <SEP> (47)
<tb> G. <SEP> B. <SEP> 10 <SEP> 30--37 <SEP> 25-50 <SEP> (65)
<tb> (Dr. <SEP> B. <SEP> 13 <SEP> <B>28-36</B> <SEP> 8-20 Les ohiffreü entre parenthèses sont les valeurs maxima qui ont été atteintes.
Ces valeurs sont obtenues, comme il doit être bien .spécifié, sur des éprouvettes non re- .cuites .coulées horizontalement dans -du sable humide ou sec, et ces valeurs n'ont jamais .en- core -été atteintes jusqu'à maintenant.
'Les qualités les meilleures obtenues pro viennent de déchets propres.
L'avantage spécial du procédé repose sur tout sur le fait qu'il est possible d'obtenir les valeurs annoncées par l'emploi de charges contenant 100 % -de déchets et de copeaux. La valeur limite inférieure obtenue est due uni quement à la présence .d'autres impuretés qu'il n'est pas nécessaire d'enlever complète ment, bien qu'il soit possible de le faire en augmentant légèrement la durée des réac tions.
Ci-dessous, quelques exemples des résul tats obtenus avec le procédé: le Environ 100 kg de -déchets bronze de la composition suivante: Cu 85 Sn 8,7 Zn 5 % Pb 1 % Sb 0,1 Fe 0,2 sont fondus en atmosphère neutre ou réduc trice dans un four à creusets en graphite. Lorsque la charge est en fusion, couvrir le bain avec un mélange .de 1 kg environ de carbonates de baryum et sodium. Ce mélange a sensiblement les mêmes effets que les lai tiers connus.
Après avoir atteint la température de cou lée, soit environ 1170 , la flamme est réglée oxydante et on ajoute le mélange suivant: 0,5 kg de carbonates de baryum et sodium dans la proportion de 0,5 kg de Cu0
EMI0006.0019
0,15 kg de B@a0= 0,15 kg de MnO' Ce mélange fond sur le bain et réagit sur les impuretés fondues dans le métal. Aussitôt que la réaction est faite, ,ce qui est le cas après un temps de 5 à 10 minutes, le métal est -coulé.
Les éprouvettes donnent, suivant l'en droit où elles sont prises: 25/30 hg de .charge de rupture 20/35<I>%!</I> d'allongement 60 environ de dureté Brinell 20 100 kg de déchets de bronze de compo sition suivante: Cu<B>89,6%</B> Sn 9,8 Pb 0,4% Fe 0,2 sont fondus dans un four à creuset -chauffé à l'huile. Le réglage de la flamme est soit neutre, soit réducteur.
La fusion est réalisée environ après une heure -et, à ce moment, on :couvre le bain d'environ 1<B>kg</B> de mélange de carbonates ba ryum et sodium en proportion de
EMI0007.0001
Aussitôt que la température de coulée, environ<B>1200'</B> est atteinte, on fait une addi tion de 0,2 kg de Zn. Cela sert, suivant les descriptions de l'invention, à introduire dans le bain un élément de caractère moins noble. La flamme est en même temps réglée oxy dante et le mélange oxydant suivant est in- troduit: (),5 <B>kg</B> de mélange de carbonates de baryum et sodium dans la proportion 0,5 kg de CuO.
EMI0007.0006
Après quelques minutes, aussitôt que la réaction est faite, ou -coule le métal ou, par prudence, on ajoute 0,03 k. de phosphore pour compenser la nouvelle introduction d'oxygène dans le bain lorsqu'on coule.
Les éprouvettes prises donnent les caractéristi ques suivantes: 28/35 kg de charge -de rupture 15/;t) % d'allongement 60 environ de dureté Brinell 30 100 kg de déchets de cuivre, sans im puretés spéciales .sont fondus dans un four à, creusets chauffé à l'huile, dans une atmo- sphère neutre ou réductrice.
On ajoute environ 2<B>kg</B> d'un mélan-c. de carbonates de baryum et sodium dan: la pro portion de
EMI0007.0022
et 0,.1 kg de charbon de bois pulvérisé, servant à recouvrir le bain.
Aussitôt la température de coulée at- feinte, on écume, la flamme étant réglée oxy dante, et on ajoute 0,05 kg de phosphore qui sert, .comme le zinc dans le cas précédent, à donner au bain des conditions réductrices.
L'addition de phosphore dans le cuivre est plu.; favorable parce que l'abaiz sement de la conductibilité n'est pas aussi grand que dans le -cas d'addition de zinc. A ce moment, le bain est aussitôt couvert par 1e mélange de: 1 kg de :carbonates de baryum et sodium dans la proportion de 0,3<B>kg</B> de Cu0
EMI0007.0037
Dès que la. réaction est terminée et que l'on a ajouté à nouveau 0,03 kg de phosphore pour compenser l'absorption d'oxygène lors de la coulée, on coule. Les éprouvettes don- . vent une conductibilité de 67 %.
4o 100 kg de déchets d'un alliage Cu-Ni avec environ: Cu 80 Ni 20 Fe traces 8 0,1 sont fondus de la même manière, dans un four à creusets -chauffé à l'huile avec atmo sphère neutre ou réductrice. Le bain est re couvert de 2 kg de mélange de .carbonates de baryum et sodium en proportion. de
EMI0007.0043
et de 0,3 kg de -charbon de bois pulvérisé. Aussitôt, une grosse partie .du S est éliminée.
Dans le but d'éliminer le restant, le gin est recouvert -d'un même mélange de -carbo nates de baryum et sodium et de charbon de bois. Ce laitier est ensuite soigneusement écumé.
La température du bain a, entre temps, atteint la température de coulée, soit envi ron 12-10 , la. flamme est réglée oxydante et il est ajouté 0,3 kg de manganèse. Ce man ganèse sert, -comme plus haut le zinc et l2 phosphore, à introduire dans le bain un com- posant de caractère moins noble.
En liaison avec ceci, le bain est recou vert du mélange oxydant suivant.: 1 kg de carbonates de baryum et sodium dans la proportion de
EMI0007.0056
0,5 kg de CuO avec NiO Après la fin de la réaction qui a lieu en peu de minutes, on ajoute une nouvelle ad- dition de 6,3 kg de manganèse. Cette addi tion est faite pour introduire -dans l'alliage, -comme composant, un peu de manganèse,
-car la présence de ce produit -dans les alliages de Cu-Ni s'est montrée très favorable pour le travail ultérieur -de ceux-ci. . En outre, on ajoute encore 0,06 k; de Mg et 0,003 kb -.de P qui ont également pour but -de compenser l'introduction nouvelle d'oxygène par le jet de coulée.
Quoique dans tous les exemples présents on ait indiqué que la fusion se faisant en four à creusets, on peut employer avec avantage des fours d'autres systèmes.
Dans ce cas, on doit seulement régler l'ad- -dition d'oxyde, parce que l'absorption de gaz lors de la fusion est changée.