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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
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BREVET D t l M P 0 R T A T l 0 N\ METHODE POUR L'AMELIORATION DES PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES DES ALLIAGES.
On sait que les gaz qui sont absorbés lors de la fusion de métaux et d'alliages de ces métaux influencent défa- vorablement les propriétés physiques de ceux-ci .
Les gaz qui sont le plus défavorables sont :H, SO2, CO2.
Il y a lieu d'indiquer également les combinaisons cyanées,celles de l'azote et du CO2, ces deux derniers gaz, à l'état libre,étant insolubles dans les bains métalliques en fusion .
Ces gaz se dissolvent dans le métal pendant la fusion parce que contenus dans les flammes lors de la fusion et que le
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bain possède à température de fusion un grand pouvoir de dissolution ; l'absorption des gaz n'est pas seulement due à l'action directe dans les fours à flammes nues, mais égale- ment en grosse quantité dans les fours potagers ou fours ordinaires à creusets parce que les parois de ces potagers, par exemple en graphite, se laissent traverser par d'impor- tantes quantités de gaz, ce qui donne à haute température une grande diffusion de ceux-ci à l'intérieur des creusets .Ces impuretés ne sont d'ailleurs pas toujours simplement dissoutes à l'état physique mais peuvent se retrouver à l'état de com- binaisons telles que hydrures, cyanures, nitrures, carbonyles, etc..
de sorte que la purification du bain libère à nouveau les gaz H 20, CO, CO2 et N .L'absorption des gaz par le bain a pour conséquence de modifier la qualité des métaux obtenus, ce qui se traduit en général par une diminution de la charge de rupture et de l'allongement .
En général, le pouvoir absorbant s'abaisse très nettement, lors du refroidissement, lorsque le métal est à l'état solide .Les gaz deviennent en partie libres et forment des cavités intercristallines et, dans de nombreux cas, des retassures importantes qui donnent une structure non homogène .
On a essayé par divers moyens de purifier le métal ou l'alliage en fusion et on a recommandé en fonderie un nombre considérable de procédés pour purifier les métaux .
Ainsi, on a essayé de dégazer les bains par l'emploi de gaz neutres, par exemple, l'azote, cet azote étant envoyé à travers le bain sous forme de courant gazeux .
A la place d'azote, on a employé également le chlore, qui, en dehors de l'effet physique d'entraînement
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des gaz présents, accomplit également un rôle chimique parce que la formation des chlorures avec les impuretés présentes dans le bain donne des chlorures volatils qui s'échappent du bain .
Egalement, des moyens d'oxydation employés à bon escient, peuvent purifier suffisamment le bain . Dans ce cas, l'oxygène introduit dans le bain, contenant des gaz réducteurs comme H dont la solubilité dans le cuivre est très grande, forme de la vapeur d'eau qui n'est presque pas soluble dans le bain , et permet une épuration suffisante .
En général, on doit employer un agent oxydant en excès pour que, suivant la loi d'action de masses ( Gudberg et Waage) l'élimination des gaz dissous ou combinés se fasse d'une façon certaine . Par exemple, dans le cas du raffinage du cuivre, le bain est tout d'abord oxydé, et même suroxydé, et ensuit subit un traitement réducteur ( perchage par exemple) qui élimine l'excès en oxygène .
On sait également que dans le cas d'un perchage en excès, de nouveaux gaz sont introduits dans le cuivre qui ne peuvent être à nouveau éliminés que par une nouvelle oxydation .
Les principes de purification par oxydation reposent ainsi principalement sur le fait qu'un excès d'oxygène doit être employé pour être certain d'éliminer complètement les impuretés, et que cet excès doit être compensé par une réduction subséquente . La suite des opérations d'épuration doit donc comprendre tout d'abord une oxydation ou même une suroxydation, et ensuite une réduction .
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L'objet de la présente invention, qui est due à M. Henry LEPP, est l'épuration rendue possible par un nouveau procédé plus simple et plus effectif de traitement de certains bains de métaux en fusion, au moyen d'une action oxydante .
Il s'agit dans le cas présent de bains métalliques renfermant au moins du cuivre ou du nickel et la purification a en vue l'amélioration des propriétés physiques et mécaniques de ces métaux et de leurs alliages.
Il a été récemment reconnu qu'en observant exacte- ment certaines conditions, les impuretés gazeuses dans le bain pouvaient être complètement éliminées en employant une quantité d'oxygène sensiblement égale à celle théoriquement nécessaire pour oxyder les gaz présents dans le bain, ce qui rend superflu, une réduction ultérieure Il est ainsi obtenu une notable amélioration des propriétés mécaniques du métal ou de l'alliage .
La présente invention consiste en une méthode dtamé- lioration de la résistance à la rupture et de l'allongement des métaux, par exemple du cuivre et du nickel et de leurs alliages et particulièrement ceux qui sont produits par la fusion de vieux métaux, caractérisée en ce que après fusion des conditions neutres ou réductrices sont d'abord créées dans le bain par uno utmosphèro noutro ou réductrice,puis l'atmos- phère du bain étant rendue oxydante il est ajouté au bain un agent oû des agents d'oxydation non dissociés uniquement par la chaleur à la température du bain et en une quantité proportionnée à la quantité d'impuretés gazeuses présentes dans le bain de telle manière que se produise une oxydation sélective desdites impuretés,
cette oxydation ayant lieu en
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présence d'un laitier contenant un ou plusieurs composés de baryum ou de strontium et en présence d'une substance ou de substances moins nobles que le métal principal du bain . par. oxydation sélective"il doit être entendu qu'à la fin du traitement le bain est débarrassé de ses impure- tés gazeuses et sensiblement exempt d'oxygène .
Des agents oxydants employés doivent être exclues les combinaisons qui sont complètement ou presque complètement dissociées thermiquement à la température de fusion du métal ou de l'alliage traité, comme par exemple les chlorates, les perchlorates, etc..
Soulo, l'exactitude des opérations permet de retrou- ver avec les métaux employés, toujours les mêmes caractéristi- ques : charge de rupture et allongement .
En général, la conduite du procédé employé est la suivante : On fond les métaux tout dtabord en atmosphère neutre ou très légèrement réductrice . Le bain, à la température existante est particulièrement apte à absorber H et CO qui sont facilement diffusés par la couche de laitier existante .
Dans le cas seulement où la charge contient déjà une grande quantité d'oxyde, la fusion doit se faire dans des conditions de forte réduction. Tout autre est le cas où la charge contient une grande quantité d'impuretés réductrices .
Il arrive, par exemple, dans le cas des déchets de laiton ou de bronze spécial, que l'on rencontre des copeaux d'aluminium qui so trouvent mélangés avec eux . Dans ces différents cas, on doit, au moment de la fusion, travailler dans des conditions oxydantes et prendre des précautions pour couvrir le bain d'un laitier avec point de fusion bas, pour que ces impuretés, au
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moment de la fusion, se trouvent entraînées dans le laitier : l'aluminium sera éliminé par exemple en utilisant un laitier à base de criolythe ou de fluorures ;
on doit observer que dans les différents points de vue envisagés, la fusion étant effectuée, pour se tenir dans les conditions de l'invention, c'est-à-dire en vue de l'élimination par oxydation sélective des impuretés telles que les gaz, les hydrures, les cyanures, les nitrures, etc.., il faut traiter le bain d'abord avec une atmosphère sans excès d'oxygène, et plutôt avec une petite quantité de gaz réducteur.
Il est absolument indispensable d'avoir dans le bain un élément ou une substance qui soit nettement moins noble que le métal principal du bain . Cet élément agira comme agent réducteur, c'est-à-dire avide d'oxygène . Il éliminera tous les excès d'oxygène et servira de transporteur d'oxygène lors de la réduction de la substance oxydante dans le bain .
Il est particulièrement avantageux, mais pas absolument indispensable que ce composant moins noble offre une tension de vapeur notable à la température du bain . Par exemple, dans le cas du nickel et d'alliages de nickel, la présence du manganèse et du fer s'est avérée suffisante .
Mais le métal qui s'est révélé le plus favorable est le zinc, métal volatil qui, par l'addition de l'agent oxydant, est oxydé en Zn 0 et qui, sous cette forme, agit sur l'hydrogène présent .
Dans la plupart des alliages courants, comme par exemple les laitons et les bronzes, dans lesquels le cuivre est le métal principal, le zinc est déjà un des composants de l'alliage et est contenu en quantité assez importante dans le
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bain. Dans d'autres cas, comme,/Par exemple dans le travail de bronzes à l'étain, purs, on doit en ajouter une petite quantité.
Il suffit dans ce cas d'une petite addition de quelques dixièmes % pour réaliser l'équilibre dans le sens de l'élimination complète des gaz contenus. Après l'oxydation, dans ce dernier cas, le zinc est éliminé presque complètement de l'alliage par suite de sa volatilité .
Toutefois, dans le cas où pour des raisons techniques une teneur en zinc ou en fer n'est pas tolérée, on doit employer d'autres substances comme addition, par exemple phosphore, manga- nèse, sodium ou cadmium .
Avant ou pendant la fusion, le bain doit être couvert de matières destinées à former le laitier, qui contiennent, de préférence, un composé alcalinoterreux tel qu'un composé de baryum . Le choix d'un composé de baryum a des avantages spéciaux parce que d'un côté il sert à scorifier les traces de soufre existant dans le bain, et également parce que les composés du baryum forment des combinaisons particulièrement stables avec certaines des impuretés existantes, de sorte que ces combinaisons qui le plus souvent sont ternaires, ( c'est-à-dire contenant trois éléments comme par exemple CO3, Ba, SO4, Ba, etc.*), sont absor- bées complètement par le laitier, sans qu'il en reste de traces dans le bain .
De ces composées de baryum, c'est le carbonate qui convient le mieux, mais on peut également se servir de fluprure, chlorure, nitrure, et en dernier lieu, l'oxyde et le peroxyde de baryum peuvent également être employés Toutefois la plupart de ces composés ayant un point de fusion élevé, ne permettent pas d'assurer que le bain se trouve com- plètement et régulièrement recouvert . 0'est pourquoi il est nécessaire do leur adjoindre d'autres substances convenablement choisies pour l'alliage traité et qui abaissent le point de fusion.
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Pour abaisser ce point de fusion, l'addition de carbonate de soude ou de potasse s'est révélée très favorable, parce qu'elle forme avec le carbonate ae caryu des carbonates doubles qui ne sont pas très stables et qui donnent au baryum la possibilité de réagir.
A la place de carbonate de soude, on peut également employer d'autres fondants, tels que le borax ou fluorure de sodium, fluorure de potassium, fluorure de calcium, etc...
A la place des composés de baryum, on peut aussi employer des composés de strontium.
Les composés de calcium que l' n a souvent recommandés ne se sont pas révélés bons pour cet emploi.
L'élimination du soufre au bain métallique nécessite des précautions spéciales: on doit, avant l'addition du latitier décrit plus haut, faire une éli- mination au soufre si le bain n'a pas comme composent e l'étain ou du zinc ou d'autres désulfurants. Ce cas se présente en particulier dans la fusion du cuivre dt des alliages oupro-nickel. Dans ce cas SO2 se trouve augmenté par l'oxydation et ce dernier est soluble dans le bain de sorte qu'on n'obtient pas une purification complète.
L'élimination du S, a lieu seulement si, avant l'addition du laitier décrit plus haut, on traite le bain par un premier laitier contenant un composé de Ba.de préférence du carbonate de baryum, du carbonate de soaium ou autre carbonate alcalin avec du charbon de bois, et en maintenant une atmosphère réductrice. Par ce moyen de maintenir les conditions réductrices, le S se trouve éliminé sous forme de sulfure de baryum résultant de la réaction réversible:
BaO + Me S Ba S + Me 0 l'oxyde de baryum provenant de la décomposition thermique
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du carbonate correspondant. Grâce à la réduction par le carbone de l'oxyde métallique produit, la réaction précé- dente s'effectue presque quantitativement de gauche à droite, tout le S du bain se trouve éliminé.
On doit alors soigneuse- ment écumer le bain pour qu'aucune trace de sulfure de baryum ne reste dans le laitier lors de l'opération suivante d'oxydation, qui donnerait une réaction inverse et entral- nerait à nouveau du soufre dans le bain.
Dans les alliages de cuivre contenant du zinc et ae l'étain, le soufre au contraire se présente en grande partie, sous forme de sulfure d'étain ou de zinc, au aébut au traitement. Il s'échappe alors à l'état de Zn S ou il aevient du Sn S qui en laitier basique donne du stanate.
Dans ce cas la flamme peut être neutre, le soufre restant se combine partiellement à l'état de sulfure (Ba S) partiellement à l'état de sulfite (Ba SO3) conformément aux réactions suivantes:
Me S + BaO # Ba S + Me O
SO2 + BaO # Ba SO3 étant donné que le soufre dans ce genre de métaux est pré- sent non seulement à l'état de sulfure mais aussi en plus faible partie à l'état ue SO2.
Dans le cas où l'on peut procéder à l'élimination du sourre en atmosphère oxydante, ce métalloîde est à l'état de SO2 qui est d'abord transformé en Ba SO3 et ensuite par ovation, en Ba SO4 et passe dans le laitier fluide où en atmosphère oxydante, il est particulièrement stable; Ba O2 est particulièrement apte pour cette "précipitation" qui oxyde Ba SO3 et le transforme en Ba SO4.
Lorsque l'on prévoit qu'en employant cette mé- thode, on réalise les réaction quantitatives nécessaires, on
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ajoute un agent oxydant mélangé avec du laitier. L'oxy-
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gène introduit avec cet oxydant deit être convenabl-iLt--nt dosé, proportionnellement à la quantité d'impuretés; par exemple, l'hydrogène doit être oxydé sous forme ce vape@ d'eau. Ce dosage doit être fait avec soin, de façon que
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l'jn soit certain,suivant les conditions therrtio-cß:xazriLs d'équilibre à remplir, d'avoir rormatioli de vqpetll ''0' 'i, et qu'il ne reste aucune quantité nuisible d'hydrogene dans le bain.
On agit de la même façon pour les autres im- puretés dissoutes, comme CO, les cyanures, nitrures, carso- nyles et autres. La quantité d'oxygène nécessaire doit être calculée sur la base des conditions d'équilibré thermiques.
On a indiqué sur le graphique annexé au présent brevet, un exemple donnant à une température de 1235 pour le cuivre et à 1465 pour le nickel les quantités d'hydrogene et d'oxygène en équilibre dans ces métaux. Il est facile d'en déduire la quantité d'oxygène théoriquement nécessaire pour ramener la teneur en hydrogène du métal à une valeur négligeable.
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Ce qu'il y a de très important uans le p.Cu ' , c'est que la quantilé d' oxygène nec-.ss.ire c-A.culNe t;'Jl'l- quement d'apres les lois régissant les équillbres chimiques aux hautes températures, doit devenir disponible à la
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température requise. Il ne suffit pas, par ex.#:¯plG, ""'" il est recommandé de différents cotés et 00-uiL, on le âr d'employer une combinaison qui Par G.1.SS0Cl:'" t1-->:. ":,::', :.. -;.-.i:. libere 1'OîYdène, 1:J.e..is il faut que cet oygfrne =.- raev i... aisponiole qui-, la teripérature requise. De vt fez l'oxygène réagira chimiquement avec les éléments réac- teurs et les 1;;ipuretés gazeuses qui sontdans le bain.
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Dans ce but, les Produits se comportant le mieux sont les oxydes métalliques comme Ou 0, Zn 0, Mn O2, etc... suivant l'alliage à traiter et son point de fusion.
Si l'on choisit convenablement la quantité a'oxy- gène de réaction dans la mesure où la concentration le uemanue, on réussit ainsi à faire une oxydation sélective qui n'agit uniquement que sur les impuretés gazeuses,li- bres ou combinées, sans qu'il reste un excès nuisible n'oxygène dans le bain et sans qu'il reste une quantité appréciable d'impuretés.
Toutes les précautions que l'on peut prendre dans cet ordre d'idées, par exemple le dosage exact de l'agent de désoxydation permettent d'atteindre d'une ma- nière certaine le but.
Pour atteindre les résultats cherchés, on doit prendre de grandes précautions pour que, après la fusion, l'atmosphère soit ou neutre ou légèrement réductrice.
Après que l'agent d'oxydation auquel on a ad- joint un laitier par exemple Ba CO3 + Na2CO3, a été intro- auit dans le bain, on uoit régler la flamme et la mainte- nir oxydante, pour empêcher un emploi partiel de l'oxy- gène libéré par les gaz de la combustion. Par le maintien d'un excès de O2 dans l'atmosphère du four, on évite la aissociation de H2O qui libérerait H.
Pratiquement, il peut y avoir des difficultés à connaître exactement la quantité d'hydrogène, de 00 et autres, contenue aans le bain, ce qui empêche de savoir exactement la quantité d'agent oxydant à ajouter. On peut toutefois agir empiriquementcar on connaît généralement l'absorption de la quantité de gaz, lors
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de la fusion, que peut (àire un type de four, connaissant la conduite de la flamme,. le temps de fusion, la grosseur et la qualité des charges ; quantité des gaz absorbés restant, dans ces conditions, à peu près constante.
Dans le cas de changement de charge, on arrive à connaître la quantité maximum d'agent oxydant en pre- nant des éprouvettes pendant la fusion.
De ce qui précède, il s'ensuit que le procéué faisant l'objet du présent brevet, se distingue des pro- cédés employés jusqu'à maintenant du fait que, tout d'a- bord, on réalise dans le bain des conditions réductrices et que l'on ajoute ensuite un agent oxydant, le bain étant recouvert en même temps d'un laitier avantageusement tres fluide et très réactif. Il en résulte qu'une oxydation sélective est réalisée dans le bain, oxydation par la- quelle les impuretés sont éliminées.
Les conditions, lors de la fusion, le réglai du gaz ou de l'huile de combustion, l'introduction du laitier et le réglage de la flamme pendit l'oxydation, doivent être choisies de telle façon qu'elles n'apportent aucune perturbation dans l'action de l'agent oxydant, et avant tout, auc une réaction non contrôlée de l'effet qui a été calculé pour donner la quantité d'oxygène.
Naturellement, le maintien d'une température de coulée favorable, l'observation des détails connus par les praticiens de la fonderie et les précautions cou- rantes, sont nécessaires pour obtenir les qualités re- quise du métal.
Lors du dosage de l'agent oxydant, Il y a @ieu également de bien observer si les déchets contiennent déjà des composants oxydables, comme par exemple As, Sb. La@s ltaffirmative, il faut faire une addition correspo@@ nte pour avoir suffisamment d'oxygène disponible pour faire 3..oxydation sélective des impuretés.
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En suivant le processus ci-dessus, on obtient, pour différentes sortes de bronze, les valeurs ci-dessous:
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Qualité de l'alliage Résistance Allongement -#####################j############################# ( Bronzes R.G. 10 30 -" 37 25 -50 (70
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<tb> ( <SEP> Standard <SEP> " <SEP> 9) <SEP> 28 <SEP> - <SEP> 32 <SEP> ) <SEP> 20 <SEP> -50 <SEP> (62
<tb> (Allemand <SEP> " <SEP> 5) <SEP> 25 <SEP> - <SEP> 30 <SEP> ) <SEP> 20 <SEP> -40 <SEP> (47
<tb>
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( G.B. 10 ) 30-37 ) ruz5 -50 (65 15 28 - 36 8- 20 ), l3) Î
Les chiffres entre guillemets sont les valeurs maxima qui ont été atteintes.
Ces valeurs sont obtenues, comme il doit être bien spécifie, sur des éprouvettes non recuites coulées horizontalement dans du sable humide ou sec, et ces valeurs n'ont jamais encore été atteintes jusqu'à maintenant.
Les qualités les meilleures obtenues proviennent ae déchets propres.
L'avantage spécial du procédé repose surtout sur le fait qu'il est possible d'obtenir les valeurs annoncées par l'emploi de charges contenant 100 % de déchets et de copeaux. La valeur limite inférieure obtenue est due uniquement à la présence d'autres impuretés qu'il n'est pas nécessaire d'enlever complètement bien qu'il soit possible de le faire en augmentant légèrement la durée des réaotions.
Ci-dessous, quelques exemples des résultats obtenus avec le procédé:
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1 ) environ 100 kgs de déchets bronze de la composition suivante:
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Cu........................85
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<tb> Sn........................ <SEP> 8,7
<tb>
EMI14.3
Zn........................ 5 hb........................ 1 É3b..*.*..*...*.* .***** ..Ù,1 Fe ......................... 0 J 2 sont fondus en atmosphère neutre ou réauctrice dans un four à creusets en graphite.
Lorsque la charge est en fusion, couvrir le bain avec un mélange de 1 Kg environ de carbonates de baryum et sodium. Ce mélange a sensiblement les mêmes effets que les laitiers connus.
Apres avoir atteint la température de co@ Lée, soit environ 1170 , la flamme est réglée oxydante et on ajoute le mélange oxydant suivant:
0 k 5 carbonates de baryum et sodium dans la proportion de 1
1
0 k 5 de Ou 0
O k 15 de Ba 0
0 k 15 de Mn 02
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Ce mélange fond sur le bain et réagit sur les impuretés fondues dansle métal. Aussitôt que la réaction est faite, ce qui est le cas après un temps de 5 à 10 minutes, le métal est coulé.
Les éprouvettes donnent, suivant l'endroit où elles
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Jl--t prisas : 25/30 kgs 'le ohurge dc. wYture,
20/35 % d' allongement
60 environ (le dureté Brinell
2 ) 100 kgs de déchets de bronze de composition @ui@ nte :
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<tb> Cu <SEP> ................ <SEP> 89, <SEP> 6
<tb>
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Sen 4 (1 " " 0 . (1 . \1 .. (1 ... 9,8 Pb .. Il . '" .. 0 ..., fi . (1 . 0,4
EMI15.4
<tb> Fe <SEP> ................ <SEP> 0,2
<tb>
@ont fondus dans un four à creuset chauffé à l'huile.
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-. r'...;1.é...-":':; éé 1 fl=1nlie eut v:,j', n'outre, soit réducteur.
La fusion est réalisée environ après une heure et, ce cornant, on couvre le bain d'environ 1 kilo de mélange de carbonates baryum et sodium en proportion de 4/6.
Aussitôt que lu température de coulée, environ 12000 est atteinte, on fait une addition de 0 k.2 de Zn. Cela sert, suivant les descriptions de l'invention, à introduire dans le bain un élément de caractère moins noble. La flamme est en même temps réglée oxydante et le mélange oxydant suivant est introduit :
0 k. 5 mélange de carbonates de baryum et sodium dans la proportion 1
0 k.5 Ou 0
Après quelques minutes, aussitôt que la réaction
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,, 1: . i te, on coule le m,)t"l où par prudence on ajoute 0 k, 03 de phosphore pour compenser 1- nouvelle introduction d'oxygène
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dans le bain lorsqu'on coule.
Les pro¯rrtt : :;:1'::03-2::' donnent les caractéristicues suivantes : 28/55 k de charge de rupture 15/50 % d'allongement
60 environ de dureté Brinell
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3 ) 100 k-'""<> de dsohets de 317 , :;':.i:o 1.,j.: spëoiaiRS fondus ut four à creu6t ïi:., ':' c. l'huile, dans une atmosphère neutre ou réductrice.
On ajoute environ 2 kgs. d'un mélange de carbonates de baryum et sodium dans la proportion de et 0 k.4 de charbon de bois pulvérisé, servant à recouvrir le bain.
Aussitôt la température de coulée atteinte, on écume, la flamme étant réglée oxydante, et on ajoute O k.05 de phosphore qui sert, comme le zinc dans le cas précédent, à donner au bain des conditions reduc- trices.
L'addition de phosphore dans le cuivre est plus favorable parce que l'abaissement de la conducti- bilité n'est pas aussi grand que dans le cas d'addition de zinc. A ce moment, le bain est aussitôt couvert par le mélange de :
1 kilo carbonates de baryum et codium
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J l proportion 'de 1
0, 3 Cu 0 Dès que la réaction est terminée et que 1 ' On @
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à nouveau 0 k.03 de phosphore pour compenser l'absorption d'oxygène lors de la coulée, on coule . Les éprouvettes donnent une conductibilité de 67 % .
4 ) 100 kgs de déchets d'un alliage Cu-Ni avec environ :
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<tb> Ou <SEP> ........... <SEP> 80 <SEP> %
<tb>
<tb> Ni <SEP> ........... <SEP> 20
<tb> Fe <SEP> ........... <SEP> traces
<tb>
<tb> S <SEP> ........... <SEP> 0,1
<tb>
sont fondus de la même manière, dans un four à creusets chauffé à l'huile avec atmosphère neutre ou réductrice, Le bain est recouvert de 2 kgs de mélange de carbonates
6 de baryum et sodium en proportion de - et de 0 k.3 de
4 charbon de bois pulvérisé . Aussitôt, une grosse partie du S est éliminée .
Dans le but d'éliminer le restant, le bain est recouvert d'un même mélange de carbonates de baryum et sodium et de charbon de bois . Ce laitier est ensuite soigneusement écumé .
La température du bain a, entre temps, atteint la température de coulée, soit environ 1240 , la flamme est réglée oxydante et il est ajouté 0 k.3 de manganèse . Ce manganèse sert, comme plus haut le zinc et le phosphore, à introduire dans le bain un composant de caractère moins noble .
En liaison avec ceci, le bain est recouvert du mélange oxydant suivant :
1 k. carbonates de baryum et sodium dans la proportion de 1
1
0 k. 5 de Ou 0 avec Ni 0
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Après la fin de la réaction qui a lieu en peu de minutes, on ajoute une nouvelle addition de Ok.3 de manganèse . Cette addition est faite pour introduire dans l'alliage, comme composant, un peu de manganèse, car la présence de ce produit dans les alliages de OU-Ni s'est montrée très favorable pour le travail ultérieur de ceux-ci . En outre, on ajoute encore 0 k.06 de Mg et 0,003 de P qui ont également pour but de compenser l'introduction nouvelle d'oxygène par le jet de coulée .
Quoique dans tous les exemples présents-on ait indiqué que la fusion se faisait en four à creusets, on peut employer avec avantage ce procédé de fusion dans des fours d'autres systèmes .
Dans ce cas, on doit seulement régler l'addition d'oxyde, parce que l'absorption de gaz, lors de la fusion est changée .