Procédé de reproduction de matrices de disques de phonographes. Le procédé généralement usité dans la fabrication de disques de phonographe iden tiques est en principe le suivant: On enregistre les sons<B>à</B> reproduire sur un disque de cire molle et recouvre la sur face de celui-ci d'une matière conductrice sur laquelle on dépose ensuite, par voie électro lytique, une couche métallique suffisamment épaisse pour former un disque détachable,<B>dé-</B> signé en général comme modèle négatif. On nettoie ensuite ce modèle métallique, le recou vre d'une matière anti-adhérente et le recou vre ensuite électrolytiquement pour établir un modèle positif.
On détache le modèle positif du modèle négatif et le soumet aux mêmes opérations qu'on a fait subir précédemment<B>à</B> ce dernier. On obtient ainsi une matrice mé tallique; d'un modèle positif, on peut fabri quer plusieurs matrices et chacune d'elles est susceptible d'être utilisée comme modèle né gatif pour la reproduction d'autres modèles positifs. De cette façon, entre le premier mo dèle négatif et le premier poinçon, au moins deux couches de matière anti-adhérente sont appliquées dans les rainures sonores et deux opérations pour détacher les reproductions sont<B>à</B> exécuter, chaque application ou sépa ration étant susceptible de changer le profil des rainures et<B>d'y</B> introduire des sons indé sirables, ordinairement connus comme des ,,bruits de surface".
Pour éviter l'insertion de ce bruit, la matière anti-adliérente et toutes les autres couches appliquées aux rainures doivent être de consistance la plus fine, de sorte que la surface en résultant est aussi lisse que la surface recouverte et présente exactement la même configuration. Les ma trices doivent être constituées de telle sorte qu'elles se laissent tout de suite détacher afin que ni l'original, ni la copie ne soient endom magés.
Le but de la présente invention est de créer-un procédé pour reproduire les matrices de disques de phonographe qui n'ajoute que fort peu de bruit de surface aux sons énregis- très même après des reproductions multiples et dans lequel la séparation immédiate des nouvelles matrices des modèles originaux soit possible, sans qu'il soit nécessaire d'employer une matière anti-adhérente spéciale.
L'invention concerne un procédé pour re produire une matrice de disque de phonogra phe dans lequel on recouvre la surface de la matrice d'un dépôt métallique par voie élec trolytique avec interposition d'une matière anti-adhérente, le dépôt métallique étant<B>dé-</B> taché subséquemment. Ce procédé est carac térisé en ce qu'on recouvre la matrice d'un métal, tel que le chrome, par exemple, qui forme sur sa propre surface un mince film protégeant, susceptible d'être utilisé comme matière anti-adhérente évitant ainsi la néces sité d'appliquer<B>à</B> la matrice une couche spé ciale de ladite matière.
Le film protecteur étant formé d'une ma nière naturelle, il est beaucoup plus uniforme qu'une couche appliquée en matière anti- adhérente. Etant donné qué le film est un mauvais conducteur de l'électricité, il est né cessaire de le recouvrir d'une matière conduc trice avant<B>d'y</B> déposer une couche métalli que. Cela peut être fait d'une manière conve nable au moyen du pistolet, cette manière de métalliser le film ne donnant naissance<B>à</B> au cun bruit additionnel de surface sensible.
Il est entendu que le terme reproduire" utilisé dans cette description couvre la pro duction de matrices positives munies de rai nures au moyen des matrices négatives por tant un enregistrement de sons sous forme de lignes sur-élevées et -vice-versa, quoique, strictement parlant, de telles matrices posi tives et négatives ne soient pas des reproduc tions les unes des autres.
En se référant au dessin ci-joint, en re gard duquel une forme d'exécution du pro <B>cédé</B> selon l'invention est décrite,<B>à</B> titre d'exemple,<B>10</B> désigne une matrice de modèle négatif obtenu d'une manière connue en re couvrant un disque en cire avec de l'or au pistolet et en recouvrant ensuite le disque avec du cuivre<B>à</B> une épaisseur d'environ 4<U>mm,</U> la plaque de cuivre étant subséquem- me-nt détachée de la cire pour l'obtention du modèle négatif.
Ensuite, on nettoie ce dernier <B>à</B> fond, le met dans un bain électrolytique chaud de soude caustique, le rince dans de l'eau chaude, le brosse avec une brosse molle en poils de chameau, le remet dans le bain de soude caustique et le rince de nouveau, en suite de quoi on le plonge dans de l'acide chlorhydrique dilué, le rince et le met enfin pour une demi-minute dans une solution de cyanure de sodium. Quand il est parfaite ment propre, le modèle est recouvert par élec trolyse avec du chrome dans un bain bien agité.
La solution de chromage peut être n'im porte quelle solution galvanoplastique de chrome connue, telle que par exemple la so lution connue sous le nom de<B> </B> Sargeant ". La couche de chrome, montrée dans une gran deur exagérée en<B>11,</B> a effectivement une épaisseur d'environ 0,0014 millimètres. Un film protecteur se forme presque immédiate ment sur le chrome et possède une durée in définie.
Le modèle chromé est recouvert de métal non adhérent 12, appliqué au pistolet d'une manière connue. Ce métal<B>12</B> fournit une sur face conductrice sur laquelle le dépôt électro lytique subséquent peut se former. Du fait qu'il n'y a pas de liaison forte entre le métal appliqué au pistolet et le film séparateur, le premier peut être détaché immédiatement du dernier. L'épaisseur du métal 1211appliqué au pistolet, représentée excessivement exagérée dans la figure, est en réalité environ de 2,54-10-6 centimètres et serait par consé- quent pratiquement invisible dans la coupe.
Avant de mettre le modèle traité au pis tolet dans le bain électrolytique pour pro duire le modèle positif, il est<B>à</B> recommander de pincer un anneau en acier<B>13,</B> recouvert de caoutchouc 14 autour du bord du modèle négatif. On empêchera ainsi qu'une couche électrolytique ne se dépose sur le bord de celui-ci et limitera par cela le dépôt galva nique sur la surface du modèle négatif. Cette mesure facilite en outre la séparation du mo <B>dèle</B> négatif du modèle, positif et évite le finissage ordinairement indispensable du bord du modèle positif et, en cons6quenee, la ré duction indésirable de son diamètre.
Quand l'anneau<B>13</B> est maintenu sur le modèle négatif, on met celui-ci dans un bain galvanique de cuivre pour produire sur la couche 12 un dépôt positif, dont l'épaisseur est de préférence égale<B>à</B> celle du modèle né- u x ,,atif. Quand cela est fait, on enlève les deu modèles du bain, ôte l'anneau<B>13</B> du bord du modèle négatif<B>10</B> et détache le modèle positif.<B>Il</B> est préférable d'effectuer la sé paration immédiatement après l'achèvement de la métallisation galvanique pour éviter que la solution métallique du bain puisse pénétrer entre le modèle négatif et le modèle positif et tacher les surfaces des deux.
Quand la séparation est terminée, on constate que les surfaces des deux matrices sont parfaite ment lisses et brillantes. Le modèle positif peut alors être soumis au même traitement que l'on a fait subir au modèle négatif, pour obtenir une matrice de laquelle les disques sonores définitifs peuvent être obtenus d'une manière connue.
L'un des avantages de ce procédé consiste en ce qu'il est possible de fabriquer d'un mo dèle négatif un certain nombre de modèles positifs, sans détériorer le premier; on peut de même reproduire de chaque modèle posi tif un certain nombre de poinçons sans en dommager le modèle positif même lorsque la matrice est imparfaitement déposée par voie électrolytique sur le modèle positif. Dans des procédés antérieurs, une matrice endom magée, déposée électrolytiquement, donnait en général un modèle négatif ou un modèle posi tif endommagé par suite -de l'imperfection de la matière anti-adhérente employée. Un autre avantage du procédé selon l'invention est sa simplicité et les bons résultats uniformes que l'on en peut obtenir.