Procédé pour la jonction ainsi que la réparation de câbles électriques, et câble traité par ce procédé. L'objet de la pré,ente invention comprend nn procédé pour effectuer la jonction ainsi que la. réparation de câbles électriques à au moins une gaine protectrice étanche, et un câble traité par ce procédé, câbles dans les quels la gaine protectrice étanche est 6ou- mise à une pression intérieure élevée; cette gaine peut être en plomb par exemple.
On sait que les joints. et les parties répa rée: des câbles doivent posséder des qualités électriques et mécaniques au moins équiva lentes à celles exigées des autres parties des câbles traités, qualités parmi lesquelles l'é tanchéité de la gaine protectrice est essen tielle; cette gaine doit en effet résister, sans déformations, aux pressions, par exemple à. celles qui peuvent résulter de l'expansion de la matière d'imprégnation qui peut elle- même, en service normal, être maintenue sous pression, ou à la pression du fluide d'imprégnation due à la position du câble disposé sur une déclivité, etc.
Pour cas travaux, on peut utiliser une enveloppe avec laquelle on entoure la partie traitée du câble, enveloppe pouvant être en plomb, en cuivre, ou autre métal approprié permettant de la rendre rigide et imper méable, mais -des soins spéciaux sont néces saires là où cette enveloppe rencontre la gaine protectrice contre la surface extérieure de laquelle elle doit être appliquée.
Lorsque la pression à l'intérieur de la gaine protectrice n'excède pas celle à l'exté rieur de plus ,d'environ 3,5 kg/cm', on ne rencontre pas ,de grandes difficultés à traiter le câble, et une soudure à la pâte entre l'en veloppe et la gaine est tout à fait suffisante. Une soudure -de jonction ou réparation de cette espèce a la forme -d'un cataplasme mé tallique, en un alliage de plomb et d'étain par exemple, connu sous le nom de soudure de plombier; ce cataplasme est appliqué à la main, d'une mani-re connue.
Par contre, dans les câbles dont l'isolant est en partie constitué par un fluide. liquide ou gazeux, et qui peuvent comporter plus d'une gaine protectrice, l'excédent de la pres sion. à l'intérieur de ces gaines est en géné ral de beaucoup supérieur à 3,5 kg/cm', -et peut parfois atteindre 14 kg!em\; une jonc tion ou une réparation telles que celles citées plus haut ne sont alois pas suffisantes et il est nécessaire de renforcer les câbles à leurs parties traitées pour empêcher celles-ci de se déformer sous l'action de la pression inté rieure.
Il a déjà été proposé .d'effectuer ce renfor cement à l'aide d'un fil enroulé autour de la partie traitée, mais celle-ci a une forme trop irrégulière à la partie soudée pour qu'on puisse de la sorte lui donner un support mé canique suffisant en chaque point de sa sur face, et la présente invention a pour but de donner aux parties traitées des câbles à fluide sous pression les qualités mécaniques et électriques exigées.
Le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce que l'on renforce la partie traitée du câble par un dispositif compor tant au moins une enveloppe entourant le câble et la soudure, et entre laquelle et le câble et la soudure on ménage un espace que l'on remplit d'une matière qui, ainsi empri sonnée dans cet espace, est douée de la pro priété de résister à la tendance qu'auraient la partie traitée du câble et la soudure à se déformer sous l'action de la pression agis sant sur la gaine protectrice et la soudure.
Trois cas de l'application de ce procédé sont représentés, schématiquement et à. titre d'exemple, au dessin annexé dans lequel: Fig. 1 est une coupe longitudinale d'une partie d'une première forme d'exécution du dispositif renforçant la jonction de deux câbles; Fig. 2 est une vue longitudinale, partie en coupe, d'une seconde forme d'exécution du dispositif renforçant une partie défectueuse réparée d'un câble;
Fig. 3 est une vue longitudinale en coupe de la moitié d'une troisième forme d'exécu tion du dispositif renforçant la jonction de deux câbles à trois conducteurs, dont la Fi-. 4 est une section droite suivant les flèches de la ligne brisée I-I de fig. 3, et la Fig. 5 est une coupe longitudinale par tielle suivant la ligne II-II de fig. 4.
Dans le premier cas, fig. 1, on effectue la liaison du ou des conducteurs -des deux câbles au moyen d'une boîte de jonction à l'intérieur de laquelle chaque câble pénètre avec sa gaine protectrice, comme le montre le câble b seul représenté; cette boîte est rigide et ses parois sont suffisamment solides pour supporter sans déformation la pression intérieure régnant dans les câbles. Pour ren dre cette boîte étanche, elle est soudée â chacune de ses extrémités sur la gaine pro tectrice du câble correspondant par une sou dure à la pâte c.
Ensuite, pour renforcer ces deux soudures, chacune d'elles est enfermée par un chapeau a faisant partie de la boîte de jonction, qui a été préalablement engagé sur le câble et que l'on fixe à l'autre partie de la boîte au moyen des boulons représentés; ce chapeau a des dimensions telles que, lors qu'il est en place, non seulement il n'est nulle part en contact avec la soudure c, mais qu'un espace est ménagé entre lui et cette soudure dont il peut être éloigné, par exem ple, d'environ 9 à 25 mm; cet espace est alors rempli d'une matière e que l'on y coule par un orifice d que présente le chapeau à sa partie supérieure et que l'on obture par un bouchon fileté lorsque le remplissage est complet.
Cette matière e est liquide à une température inférieure à celle à laquelle la soudure devient pâteuse, de sorte que son introduction .dans le chapeau ne nuit pas à la soudure, mais elle est solide à toutes les températures susceptibles d'être atteintes par le câble en charge.
Les deux soudures c, qui rendent la boîte de jonction étanche, sont ainsi pourvues d'un renforcement efficace susceptible de résister aux déformations pouvant être provoquées par la pression à l'intérieur du câble; en effet, lorsque la soudure c tend à se dilater, elle comprime la matière de remplissage e qui tend alors à se déformer, mais cette tendance est enrayée par la grande résistance du cha peau rigide a., résistance qui est immédiate ment transmise à la soudure c qui ne peut ainsi être déformée.
La matière de remplissage e peut être un alliage métallique @de, plomb, d'étain, de bis muth, de cadmium ou tout autre alliage ap proprié; elle pourrait aussi être constituée par une substance non-métallique qui, à l'état solide, offrirait une résistance considérable et suffisante à, la pression.
Dans le second cas (fie. 2), le procédé est utilisé pour aveugler une fuite de gaz pro duite sur un câble à gaz sous. pression à un endroit autre qu'une jonction de ce câble. Ce câble comporte une gaine protectrice f de section droite non-circulaire, .dans laquelle sont logés, par exemple, plusieurs conduc teurs isolés, cette gaine étant .elle-même en tourée par une seconde gaine protectrice de section droite non-circulaire g; ces deux gaines sont maintenues à distance l'une de l'autre sur tout leur pourtour par un fil la, d'acier par exemple, enroulé en hélice à long pas autour de la gaine intérieure f ;
la gaine extérieure g est renforcée mécaniquement par, un ruban i, d'acier par exemple. enroulé au tour d'elle. Si, pour une cause quelconque, la gaine extérieure se fissure et laisse fuir le gaz sous pression, cette fuite -est aveuglée comme suit:
rie part et d'autre de la fissure on repousse le ruban d'acier i que l'on maintient -dans cette position par des ligatures en fil métal lique; la fissure étant ainsi bien dégagée, on l'obture par l'application d'une soudure à la pâte j; cette soudure, ainsi que toute la partie du câble dégarnie de son ruban d'acier i, est alors renforcée par une enveloppe rigide k en deux pièces ajustées autour du câble et réunies entre elles par des boulons;
l'espace, ménagé entre cette enveloppe et la soudure et les parties adjacentes -du câble, est alors rempli par une matière de remplissage<B>1</B> que l'on introduit par une ouverture de l'enve loppe fermée ensuite par un bouchon fileté.
Le renforcement ainsi obtenu agit comme cela a été exposé pour le cas précédent. Dans )le troisième cas (fie. 3, 4 et 5), ,les deux câbles à trois conducteurs reliés l'un. à l'autre -sont des câbles à haute tension et à deux gaines protectrices, l'une 1, intérieure, de section droite non-circulaire, et l'autre, 2, de .section droite circulaire, ces deux gaines étant, comme dans le deuxième cas précédent, maintenues à distance l'une de l'autre, par un fil métallique non montré au dessin par exemple, enroulé en hélice à long pas autour de la gaine protectrice intérieure;
l'espace 8 ainsi ménagé entre les .deux gaines est rempli par un .gaz sous pression, et ,le problème con siste à réunir les deux câbles par une boîte de jonction établissant ,la continuité des espaces 8 sous pression -d'un câble à l'autre tout en assurant le renforcement des parties soudées -à la pâte.
Pour ce faire, le montage de la boîte de jonction représentée s'effectue comme suit: L'espace intermédiaire 8 est tout d'abord obturé à chaque extrémité de câble par une pièce spéciale cylindrique 3, en fonte de cui vre par exemple, fixée, d'une part, à @la gaine 2 et, d'autre part, à la gaine 1 par des sou dures à la pâte - et B qui sont ainsi au nombre de quatre, deux sur chaque câble de part et d'autre du joint;
ensuite, on engage sur l'un des câbles une enveloppe métallique comprenant un cylindre rigide 4, en cuivre par exemple, un second cylindre 5 intérieur au précédent, et deux cylindres 6, en fonte de cuivre par exemple, dont un seul est mon tré au dessin; le cylindre .5 est rendu flexi ble par -des cannelures courant parallèlement à son axe, et les: deux cylindres 4 et 5 sont maintenus coaxiaux l'un à l'autre par les deux cylindres 6 auxquels ils sont fixés par leurs deux extrémités; ces quatre pièces sont fixées les unes aux autres à l'usine.
On effec tue ensuite la liaison des conducteurs. entre eux, on amène l'enveloppe 4, 5, 6 en posi tion définitive montrée en fie. 3, on fixe cet ensemble aux deux cylindres 3 par des sou dures à la pâte C et on remplit de matière isolante, -du compound à l'huile par exemple, l'espace 11 formé à l'intérieur des cylindre 5 et 6 à l'entour -des deux extrémités de câbles; l'introduction de cette matière s'ef fectue par l'ouverture 12 pratiquée dans le cylindre 6, ouverture que l'on obture ensuite par un bouchon fileté.
Quant à l'espace 7 créé entre les deux cylindres 4 et 5, on les met en communication avec l'espace 8 de l'in térieur de chaque cylindre 3 communiquant directement avec l'espace entre les deux gaines 1 et 2 des câbles remplis de gaz sous pression; cette communication est établie pour chaque câble par une tubulure 9 dé bouchant par une ouverture 10 dans l'espace 8 et aboutissant à une ouverture pratiquée dans le cylindre 6; la continuité des espaces 8 sous pression est ainsi établie.
Cette partie du dispositif fonctionne comme suit: si la température de l'espace 11 baisse, il se produit une contraction de la matière qui le remplit et le cylindre 5, du fait -de sa flexibilité, est comprimé par le gaz sous pression de l'espace 7, et il ne se produit pas de vide dans la matière isolante.
Inversement, si la température de l'espace 11 monte, la matière isolante se dilate ainsi que le cylindre flexible 5 qui, en réduisant le volume de l'espace 7, chasse le gaz sous pres sion dans les espaces 8 et, par conséquent, le long des câbles;
il en résulte que la pres sion de la matière isolante en 11 est toujours maintenue à la pression du gaz dans les câbles et l'espace 7, et que la soudure à la pâte B ne supporte aucune différence de pression, peut être considérée comme ahso- lument sûre et n'a pas besoin d'être renforcée.
Il n'en est pas de même pour les soudures A fixant les cylindres 3 aux gaines exté- rieures 2, et C fixant les cylindres 3 et 6 entre eux; cez, quatre soudures qui ont à sup- porter une pression égale à -la différence entre la pression de l'atmosphère et celle du gaz à l'intérieur des câbles, tendent à se dé- former, mais elles, en sont empêchées de la manière suivante:
Chaque soudure A est recouverte par un cylindre 12', en acier fondu par exemple, ajusté -sur le câble et sur le cylindre 3 par des anneaux fendus 14, respectivement 14'; une plaque rectangulaire 1,3 engagée sur l'an neau 14' est reliée par quatre boulons à une pièce de serrage annulaire 21 engagée par une emboîture conique avec le cylindre 12', emboîture dans laquelle est prise l'armure du câble;
les deux plaques 13 sont reliées ensemble par quatre tubes 20, en acier par exemple, avec boulons de serrage permettant de retenir fortement les deux extrémités de câbles, de façon à décharger mécaniquement la liaison des conducteurs. Lorsque ces di vers organes sont amenés et fixés en place par serrage par les tubes 20, on remplit les espaces 16 de même matière que celle utilisée dans les deux premiers cas (fig. 1 et 2), par des ouvertures. 18 que l'on ferme ensuite par bouchons filetés.
Ces divers organes 12', 13, 14, 14' et 21 sont engagés sur les câbles res pectifs préalablement à l'établissement de la liaison des conducteurs.
Quant aux deux soudures C, chacune d'elles est recouverte par une douille cylin drique 1.5, préalablement engagée sur le cy lindre 3, et qui, par vissage sur le cylindre 6, est amenée en contact avec un épaulement du cylindre 3 de façon à enfermer la sou dure C dans un espace clos 17 qui est alors rempli de même matière que ci-dessus par l'ouverture 19 obturée ensuite par un bou chon fileté.
Les quatre soudures à la pâte A et C sont ainsi solidement renforcées contre toute ten dance à la -déformation, et la jonction ainsi terminée peut être complétée, par exemple, en l'enfermant dans un coffret de protection rempli ensuite d'une matière bitumineuse empêchant l'infiltration d'humidité et les corrosions.
Le procédé selon la présente invention peut être appliqué à l'aide de dispositifs autres que ceux donnés en exemple et à des câbles de types différents de ceux montrés au dessin; i1 peut être appliqué à une partie quelconque d'une installation de câbles autre que celles représentées, à la liaison d'un câble a une ligne aérienne par exemple, etc.