Procédé de distillation à effets multiples.
La présente invention a. pour objet un nouveau procédé de distillation fractionnée à effets multiples appliqué aux opérations suc cessives du frajotionnement, particulièrement dans le cas de la distillation avec séparation centrifuge des produits condens'és. Ce procédé est particuli¯rement entintéressa,nt pour la séparation les uns des autres des corps de vola tilité différente contenus dans certains mé- langes tels que le pétrole bru. t. Da description qui va suivre se référera précisément à ce cas de la distillation, du pétrole.
Bien entendu, le procédé est. également applica-ble dans tous les autres domaines'et n'est nullement res- treint Ó la sÚparation des huiles de pétrole, ni à la séparation des produits de condensa- tion par voie centrifuge.
Dans le procédé suiva. nit l'invention, on exécute la distillation fractionnée du mélange à distiller en lui faisant parcourir successi- vement une série d'unités évaporatoires où il s'échauffe progressive-ment sous l'action de la condensation dans des serpentins des vapeurs produites dans l'unité suivante, la, dernière unité au moins étant chauffée par d'autres moyens, le procédé étant caractérise par le fait qu'avant d'entrer Idans au moins une partie des tinités éva. pora-toiires cha. u. ffées par les vapeurs produites dans une unitÚ suivante, le liquide traverse un écham.
geur de chaleur disposé avant chacune desdites unités, dans lequel il est chauffé par les eondensats d'au moins une unité suivante et par des résidus de distillation. Ceci permet de maintenir constante, aux pertes près, la chaleur disponible transmise aux unités précédentes et d'assurer une subdivision aussi poussée que possible du fractionnement au moyen de la chaleur fournie à la dernière unité et qu'on peut transmettre ainsi presque intégralement aux unités successives.
Le dispositif prévu pour l'exécution du procédé suivant l'invention est caractérisé par la disposition sur le passage du liquide à dis tiller de certaines unités évaporatoires à d'autres, d'échangeurs de chaleur dans lesquels le liquide est chauffé par des condensats provenant d'au moins une unité suivant celle où le liquide va pénétrer, et par des résidus de distillation.
On peut se servir avec avantage d'un dispositif dans lequel est prévu le groupement à l'intérieur d'un réservoir que comprend chaque unité évaporatoire, à la suite du serpentin de chauffage alimenté par les vapeurs provenant d'une unité suivante, et avant l'échangeur de chaleur servant à la récupération des chaleurs de condensats, de tubes de drainage qui entrainent le liquide condensé dans le serpentin et sépare par la force centrifuge, ces tubes étant serrés l'un contre l'autre pour former par leur ensemble une spirale suivie par le liquide à distiller avant d'arriver au contact du serpentin de l'unité évaporatoire.
Les températures de volatilisation des produits des réservoirs de deux unités successives demeurent généralement assez voisines quand la distillation est suffisamment fractionnée et, par suite, la transmission de chaleur pour le chauffage du liquide dans un réservoir par la vapeur produite dans le suivant se trouve en pratique assez réduite si les réservoirs successifs fonctionnent dans les mêmes conditions de pression ; c'est pourquoi il sera généralement nécessaire ou en tout cas commode de procéder à l'évaporation dans les réservoirs successifs sous des pressions progressivement croissantes : à cet effet, les réservoirs peuvent être disposés à des niveaux différents de plus en plus bas ou sinon on procède au pompage du mélange pour le faire circuler d'un réservoir à l'autre ;
cette dernière manière de faire est plus avantageuse non seulement parce qu'elle facilite l'instal- lation des appareils, mais encore parce qu'en fin de compte elle exige une moindre énergie de pompage, ce qui est dû à ce que la disposition des réservoirs à des hauteurs croissantes du dernier jusqu'au premier nécessite le pompage de la totalité du mélange à la hauteur maxima ou à la pression maxima.
L'augmentation de pression dans les réservoirs successifs élève la température de condensation des vapeurs qui réchauffent un réservoir par rapport à la température d'éva- portion du liquide dans le même réservoir : ceci non seulement facilite l'évaporation dans un réservoir des éléments du mélange qui ont une volatilité supérieure à celle des éléments de la condensation qui réchauffent ledit réservoir, mais encore grace à cette condensation l'évaporation à pression inférieure des constituants de même volatilité se trouve rendue possible, ce qui supprime les plus grandes difficultés que pourrait présenter l'application du présent procédé
La différence de température entre le condensat de la vapeur de chauffage et le liquide qui s'évapore, grâce à ce chauffage, dans un réservoir déterminé est due à deux causes :
d'une part, la volatilité supérieure des éléments évaporés par rapport aux éléments qui se condensent et, d'autre part, la différence de pression. Cette différence est réglée par suite suivant les nécessités du chauffage, ce chauffage ne devant pas être poussé si l'on veut éviter la catalyse des hydrocarbures sous l'action de la distillation à haute température.
La dernière ou les deux dernières unités évaporatoires sont les seules que l'on chauffe dilectement. Le. s vapeurs produites dans la ou les dernières unités se condensent dans l'avant-dernière unité en provoquant 1'6va-- ration des produits moins lourds dans cette dernière. Ces produits moins lourds vont se condenser à leur tour dans l'unité précédente en évaporant des produits moins lourds encore et ainsi de suite.
L'application au procédé décrit de la séparation centrifuge des produits de condensation peut être faite dans un appareil tel que celui représenté en fig. 1, la et lb qui représentent les éléments successifs de la même installation. Les dessins, donnés à titre d'exemple, comprennent de plus aux fig. 2.
3 et 4 des coupes horizontales de la chaudière formant la dernière unité évaporatoire suivant les lignes 2-2, 3-3 et 4-4.
La fig. 5 est une coupe horizontale de l'avant-dernière unité suivant la ligne 5-5.
Les fig. 6 et 7 représentent des dispositifs échangeurs de chaleur auxiliaires.
Les fig. 8 et 9 sont des figures explicatives, et les fig. 10 à 12 représentent des dé- tails de l'installation.
On a supposé que la distillation est subdivisée en quatre fractions dans quatre unités évaporatoires constituées par un réservoir de liquide dans lequel plonge un serpentin, mais elle peut évidemment être subdivisée en six, huit fractions ou davantage, le cas échéant, ou encore être réduite à deux ou trois.
Plus le fractionnement est important, plus grande est l'économie de combustible et meilleure est l'analyse du mélange, c'est-à-dire plus est parfaite la séparation des différents produits constituant le mélange, l'installation devenant cependant plus onéreuse
On a également supposé que les vapeurs produites dans le réservoir 1, par exemple, se condensent dans le serpentin 8, du réservoir 2, les vapeurs Ó condenser parcourant Ó grande vitesse le serpentin dont la section droite est représentée en fig.
8. Cette section droite est telle que la résultante des forces centrifuges et de pesanteur projette le liquide condensé vers la paroi extérieure sur laquelle il demeure adhérent pour la suivre vers le bas et pénétrer dans le canal Z qui forme l'extrémité inférieure extérieure de la section droite considérée et en des points successifs duquel l'on recueille et l'on prélève le liquide séparé et cela au moyen de tubes de drainage extérieurs a (fig. 9).
Ces tubes de drainage se détachent dans le sens longitudinal de la paroi du réservoir en s'écartant progressivement de la direction du serpentin jusqu'à devenir verticaux, comme on le voit en fig. 10 ; une fois arrivés au niveau où se termine le serpentin de réchauffage, ces tubes de drainage se réunissent en un faisceau en forme de spirale ayant la largeur totale du réser- voir, ce qui oblige le liquide à distiller contenu dans ce réservoir à suivre cette spirale dans son mouvement à l'intérieur dudit réservoir, l'entrée de ce liquide se faisant par la partie inférieure de la spirale et la sortie par la partie supérieure.
Les serpentins condenseurs constituent également une spirale semblable qui joue par rapport au liquide à distiller le même rôle que la spirale des tubes de drainage de pré lèvement qui vient d'être décrite ; à cet effet, quand les serpentins n'occupent pas la largeur totale du réservoir correspondant, ils comportent un prolongement latéral sous forme d'une lame mince métallique flexible qui obstrue le passage vertical direct en forme de couronne cylindrique que pourrait suivre le liquide tout en augmentant la surface de transmission de chaleur offerte au liquide à distiller, l'ensemble du serpentin et de la lame flexible formant une spirale que doit parcourir le fluide à distiller.
Les huiles brutes entrent dans l'installation des fig. 1, la et lb par 14 et, après chauffage dans l'échangeur de chaleur. R5 comme il sera expliqué ci-après, elles entrent dans le préchauffeur C par la partie inférieure de celui-ci ; elles montent dans ce réservoir préchauffeur en suivant d'abord la spirale des tubes de prélèvement 10 et, ensuite, la spirale du serpentin de chauffage S,.
Quand les huiles arrivent à la partie supérieure de C, elles sont sur le point de commencer à distiller. Elles sortent par 14 et la canalisation 13 pour se rendre à la pompe Ps qui les refoule à travers l'échangeur de chaleur R. dans le réservoir 3. Dans ce réservoir 3, le liquide monte comme il l'avait fait dans le réchauffeur C en suivant la spirale des tubes de prélèvement 10'et la spirale du serpentin de chauffage S3. Pendant ce parcours, les huiles commencent à distiller et les hydrocarbures les plus volatils s'évaporent et se séparent pour sortir à la partie supérieure du réservoir et revenir en arrière par 3'et alimenter le serpentin S4 du préchauffeur C.
Le liquide qui a parcouru le réservoir 3 en sort par 13 et arrive par la,. oanaJijsation. 1'2 et la pompe P2 dansl'écham.geurdechaleur B, et, de là, dans la partie basse du réser- voir'2. Il monte dans ce réservoir de la même manière que précédemment, le long des spi ra. les 10"et S2. A la partie supérieureduré- servoir, il se dépouille des hydrocarbures les plus volatils qu'il contient et qui sortent en 2'là la partie supérieure du réservoir pour a.
limenter le serpentin S3 du réservoir précé- dent 3. D'autre part, les huilée résiduelles sortent du réservoir 2 par 12 et pa, rcourent la canalisation 11 aboutissant à la pompe Pi qui les refoule par le dispositif de chauffage. Es dansla,partiebasseduréservoir1.Leshuiles montent à nouveau dans 1 le long des spi ra.Ies10'"et < S'iens'évaporantpartiellement.
Les hydrocarbures volatils ainsi vaporisés sortent en 1'pour reveSnir dans le serpentin S2 du réservoir 2. Enfin les résidus sortent du réservoir 1paret la canalisation 9 pour se rendre à la pompe P qui les refoule par l'échangeur de ohaleur Rl dan, s la chaudière
H où seterminela.distillation. Cette chau dière,commereprésenté en fig. 1 etdansles coupes horizontales des. 2, 3 et 4 est constituéepardestubesverticaux 5 associés pour former un serpentin à circulation continue de liquide.
Les partieshorizontales du serpentin qui établissent les connexions supérieures entre deux tubes verticauxsuccessifs se trouvent dans le plan 3-3 des fig. 1 et 3.
Les tubes verticaux se prolongent au-dessus de ce plan jusqu'au plan 2-2 des fig. 1 et 2 pour faciliter la sortie des vapeurs produites et permettrel'existencededifférences de niveau entre les différentstubessuivantles exigences du mouvement du fluide en même temps qu'une marge d'élasticité pour les va riations du niveau général du pétrole dans la chaudière.
Les tubes verticaux 5 débouchent à leurs extrémités supérieuresdansdeux tubes horizontaux 8 réunissant les vapeurs produites,d'unepart,d'ans les tubes de gau- che et, de l'autre, dans les tubes de droite et ces tubes horizontaux 8 sont réunis à leur tour entre eux par un troisième tube horizontal 7 perpendiculaire aux deux premiers et recevant la totalité des vapeurs produites qu'il envoie par la canalisation 6 dans le serpentin Ni du réservoir 1.
On a supposé, dans le cas représenté, que les huiles ne s'évaporent pas complètement au cours de la distillation et qu'un résidu d'un quart environ ne se gazéifie pas et peut servir au sortir de la chaudière au chauffage deséchangeursdechaleur-BiàJi*:,en passant par 5'. Les résidus se refroidissent ensuite en Rss à condition que leur viscosité le permette.
Les vapeursproduitesdansla.chaudière H et arriva. nt dans le serpentin S, s'y con- densentàunetempératuresupérieureà la température d'évaporation des huiles circu- lantdansleréservoir 1. En effet, non seulement ces huiles subissent l'ëvaporationde leurs hydrocarbures les plus volatils, mais encore la. pression dans le serpentin est supé- rieureàcelledans le réservoir.
De telles eon ditions favorisent la transmission de chaleur entre la vapeur circulant dans le serpentin et le liquide extérieur et, en raison de cette transmission de chaleur, la condensation se fait dans le serpentin et l'évapora.tiondans le réservoir.
Cependant, il est possible qu'unefraction relativement volatile pourra résister à l'éva- poration dans le réservoir 1 et, pa. r suite, se retrouver dans les vapeurs produites dans la chaudière lorsqu'elles reviennent en < S'i. Ces hydrocarburesnesecondensentpasdans le serpentin ou s'y condensent difficilement.
Pour remédier à cet inconvénient, l'extrémité du serpentin Sl est reliée à la canalisation 1' qui amène a. u serpentin S2 les va. peurs produites dans le réservoir 1. Cette canalisation se trouve, comme il a été dit, à une pression moindre et cette différence de pression réglée par la vanne ! 7idétermine la.
vitesse du fluide dans le serpentin S'1. De son côté, la pression régnant dans le réservoir 1 est réglée par les pompes d'alimentation et par la vanne V1 de la canalisation 1'. On règle de même les pressions différentesàétablirdans les réservoirs 2 et 3 et dans la ehaudière H au moyen des pompes et des vannes V2, V3, V et U2, U3.
La condensation dans le serpentin 8, se fait progressivement en eommencant pa. r les hydrocarbures les moins volatils. En effet, le refroidissement s'établit lentement en raison du mouvement de bas en haut du liquide qui refroidit ile serpentin de manière que la, température des. huiles croisse à mesure qu'elles montent et que, pan-suite,lefluide qui se condense dans le serpentin se trouve, à me sure qu'il avance, en présence d'un fLuide de refroidissement, de moins en moins chaud. En même temps, la pression dans le serpentin baisse légèrement.
Ces deux conditions favorisent la condensation du mélange circulamt le longduserpentin.Cettecondensationpro- gressive provoque la liquéfaction successive des hydrocarburesquecontiennentlesva- peurs circulant dans le serpentin dans l'ordre de leur volatilité croissante. Au fur et à mesure de la liquéfaction, la force centrifuge projette les liquides dans le canal de prélèvement Z suivant le bord extérieur inférieur du serpentin.
L'évacuation des liquides se faisant comme il a été dit en se référant à la fig. 9, l'analysedupétrole est d'autant plus poussée que le nombre de tubes d'éva- cuation a est plus grand ;ce nombre est de cinq par réservoir en fig. 11 ; les tubes d'éva- cuation partent tangentiel.lementauserpentin et s'incurvent pour changer de'direction jusqu'à être verticaux tout en restamt constam- ment au contact de la paroi extérieure du réservoir. Les tubes a descendent jusqu'au bas du serpentin ou ils se réfumiss'ent et suivent côte à côte une spirale en parcourant ainsi toute la, partie basse du réservoir et en sortant par le fond de'celui-ci.
La surface des tubes d'évacuation là la partie Inférieure du réservoircorrespond'à,la nécessité de transmettre toute la chaleur pos sible du liquide condense aux Iluiles à distil- ler introduites dans le réservoir.
A leur sortie du réservoir 1, où ils forment la spirale complexe 10"', les tubes a vont,a-prèsséparation des vapeurs que peuvent entraîner les liqui- des qma. y circulent, servir successivement au réchauffa, ge des huiles dans les Úchangeurs de aha. leur RS, R4, Rs, après quog ils sont re- froidis pa. r 1'eau Ra avant que les fluides qu'ils contiennent soient emmagasinés.
La séparation des vapeurs entraînées avec les liquides reouei. Uis se fait pour chaque tube dans un purgeur à air du type représenté en fig. 12. La sortie de vapeur est reliée au serpentin 8, du réservoir suivant à pression inférieure qui provoque ainsi l'aspiration des vapeurs. Le purgeur évite toute succion exagérée allant jusqu'à l'aspiration du liquide du fait que le niveau du liquide s'élèveraitalorstrès.ra-pidement et soulèverait le flotteur F qui, à son tour, fermerait le clapet de la canalisation aboutissant à S2.
Sur la fig. 12 on a représenté en x l'entrée du fluide et en y la sortie des liquides dé- barrassés des vapeurs entraînées.
La fig. 11 représente l'ensemble des connexions entre le serpentin Sz et les sorties des vapeurs des purgeurs @ intercalÚs dans les différents tubes d'évacuation d'un même réservoir.
De même que les vapeurs produites dans la chaudière H alimentent le serpentin Si et provoquent une évaporation des constituants les plus volatils des huiles circulant dans le réservoir 1, les produits évaporés dans ce réservoir 1 alimentent 8, pour provoquer l'éva- poration des constituants les plus volatils des huiles de pétrole contenues dans le réservoir 2. L'extrémité du serpentin S2 est reliée au serpentin S3 à pression plus faible qui aspire ainsi les vapeurs de S2 dont la vitesse est réglée par la vanne lJ2. Les vapeurs non condensées en S2 sont ainsi condensées en S3 à pression inférieure et à température inférieure.
Le fonctionnement dans le réservoir 2 est le même que dans le réservoir 1. Les tubes de prélèvement des liquides condensés à leur sortie du réservoir chauffent, après séparation des vapeurs entraînées, les échangeurs de chaleur R4 et R5 pour être refroidis ensuite en RG par l'eau froide avant emmagasinage des produits contenus dans ces tubes.
Les vapeurs produites dans le réservoir 2 sont conduites à leur tour dans le serpentin
S3 qui réchauffe le réservoir 3 et y évapore les constituants les plus volatils du pétrole brut que peut contenir ce réservoir. Dans ce réservoir 3 s'évaporent alors les naphtes.
L'extrémité de S3 est reliée au serpentin S4 du préchauffeur C qui se trouve à la pression inférieure, la vanne Us réglant la vitesse de la vapeur dans le serpentin S ; j, vitesse dé- terminée par la différence de pression. Les vapeurs non condensées en S3 sont ainsi amenées au serpentin S4 qui fonctionne à pression moindre. Le fonctionnement dans le réservoir 3 est encore le même que dans 1 et 2.
Les tubes de prélèvement des liquides condensés dans ce réservoir vont à leur sortie du réservoir et, après séparation des vapeurs entraînées, réchauffer l'échangeur de chaleur Rs et être refroidis ensuite dans le dispositif de refroidissement Rs avant que les liquides qui les parcourent soient emmagasinés.
Les vapeurs de naphte dégagées dans le réservoir 3 passent dans le serpentin 84 ou les constituants les moins volatils se condensent en réchauffant le pétrole brut à distiller. Les vapeurs de naphte qui ne se condensent pas dans le serpentin S4 sont amenées au serpentin S5 refroidi à l'eau où se termine la liquéfaction. L'extrémité opposée du ser pentin S5 s'ouvre librement à l'air en Xs pour laisser sortir les gaz incondensables existants, cette sortie étant réglée par la vanne T-4.
En définitive, le passage des vapeurs dans l'ensemble des serpentins se fait grâce à la différence de pression entre la chaudière et l'atmosphère, les échelonnements des pressions étant réglés par les vannes F à T"4 et U1 à U4.
Les caractéristiques des serpentins et les pressions sont déterminées par le fait que la différence de température prévue entre la vapeur de chauffage et le fluide réchauffé adapte la transmission de chaleur à travers les serpentins à la quantité d'évaporation dé- sirée pour maintenir les vitesses de vapeur dans les serpentins aux valeurs nécessaires a une bonne séparation, la perte de pression provoquée par le passage de la vapeur aux vitesses prévues correspondant sensiblement pour chaque serpentin à la différence de pression existant entre les deux réservoirs successifs à considérer.
Les tubes de prélèvement des liquides condensés dans le serpentin du réservoir prechauffeur C sont disposes comme les tubes analogues des autres réservoirs et réchauffent à la partie inférieure du même réservoir le liquide à distiller. A la sortie du préchauf- feur, les tubes se rendent, après séparation des vapeurs entraînées, dans le refroidisseur Rs à eau froide et, de là, à l'emmagasinage.
Enfin les tubes de prélèvement des liquides condensés dans le serpentin SJ sont directement amenés dans le refroidisseur 1Z, ; avant l'emmagasinage.
On doit se rendre compte que le moyen indiqué pour la séparation n'est pas parfait et que la condensation progressive d'un mélange ne se fait pas dans l'ordre absolument correct des volatilités croissantes ; en effet, avant d'épuiser un hydrocarbure, la condensation d'un autre hydrocarbure plus volatil peut avoir commence. Cette difficulté d'ob- tention d'une analyse parfaite se trouve réduite dans la distillation à séparation centrifuge des produits condensés puisqu'avec tout autre mode de distillation le corps le moins volatil peut se trouver réuni aux vapeurs plus volatiles,tantàl'état de vapeur qu'à l'état liquide en gouttes ténues entrai- nées.
Au contraire, dans la séparation centrifuge, il n'existe pratiquement pas de corps moins volatils entraînés à l'état liquide par les vapeurs plus volatiles parce que ce liquide est séparé par la force centrifuge.
L'analyse des produits est améliorée dans la séparation centrifuge si l'on approfondit et si on rend plus étroit le canal dans lequel se sépare le liquide à l'intérieur des serpentins et désigné par Z en fig. 8, les parois de ce canal pouvant de plus être rugueuses.
Dans cette forme d'exécution, le frottement de la vapeur contre les parois provoque une élévation de température qui échauffe le liquide séparé et évapore ses constituants les plus volatils qui reviennent done à l'intérieur du serpentin.Autrement dit, il se produit ainsi, à l'intérieur du fluide, une condensation qui sélectionne pour la liquéfaction les hydrocarbures moins volatils d'une manière plus efficace que le froid extérieur transmis pâ.rcontact,cefrojdextérieurn'affectant di rectement que les enveloppes fluides circulant le long des parois.
Par suite, le frottement provoqué dans. le canal Z de prélèvement des liquides séparés produit deux effets de recti fication, à savoir la condensation des éléments moins volatils delavapeur et 1'evapo,- ration des éléments plus volatils du liquide.
La description précédente a pour objet une application déterminée du procédé. Bien des détails sont susceptibles de modification.
Dans l'application de la séparation centrifuge, on peut utiliser des réservoirs cylin- driques par exemple à la place des réservoirs en forme de couronne cylindrique. On dispose autour du serpentin une paroi ouverte en haut et en bas formant une couronne cylindrique extérieure ne touchant pas le serpentin de telle sorte que le liquide à distiller peut passer verticalement le long de ce serpentin. On peut mêmeactivercettecirculation de liquide par l'un des moyens utilisés habituellement dans les appareils d'évaporation afin d'éta- blir un mouvement rapide et qontinu des huiles dans le réservoir, les huiles montant dans la couronne cylindrique et redescendant par la partie centrale.
Le procédé augmente le rendement calori- fique, mais sans établir les différences de température qui facilitent la condensation progressive des vapeurs dans le serpentin ni les différences d'épuisement des huiles à mesure que l'on monte dans le réservoir, qui améliorent l'analyse des huiles par fractionnement de la distillation.
Tous les appareils de distillation décrits ci-dessus permettentlefractionnement de la distillation dans les réservoirs des unités éva- poratoitres successives chauffés à des temperatures croissantes par les vapeurs produites dans un réservoir de l'unité suivante. On peut également répartir les réservoirs des unités évaporatoires en deux séries alternées et si ces réservoirs sont numérotés, dans l'ordre de leur parcours par le mélange à distiller, les numeros :impairs peuvent correspondre à une série et les numéros pairs à une autre.
La chaudièrefinaleestégalementdiviséeen deux chaudières ou réservoirs dont l'un est ; chauffé par les gaz d'un four et l'autre est porté à une température inférieure par la vapeur d'eau à haute pression ; on peut, par exemple, établir des effets multiples entre l'une des chaudières seulement et les réser- voirs d'une série donnée ;
par exemple, si
Installation comprend huit réservoirs et deux chaudières dont l'une est chauffée par la vapeur, la chaudière chauffée par un four peut tonneraveclesréservoirs 8, 6, 4, 2 un en sembleàquintupleeffetetlasecondechau- dière chauffée à la vapeur formera avec les réservoirs 7, 5, 3, 1 un autre ensemble à quintuple effet indépendant du premier, même quand les températures des réservoirs succes- sifs de 8 à 1 doivent décroître progressivement avec une régularité suffisante.
REVENDICATIONS :
I Procédé pour la distillation fractionnée,
notamment applicable au pétrole, selon le-
quel on fait circuler le liquide à distiller
successivement dams une série d'unités
évaporatoires ou il s'échauffe progressive
ment sous l'action de la condensation,
dans des serpentins, des vapeurs produites
dans l'unité suivante, la dernièreunitéau
moins étant chauffée par d'autres moyens,
leprocédéétantcaractérisépar le fait
qu'avant d'entrer dans au moins une par
tie des unités évaporatoires chauffées par
les vapeursproduites'dans une unité s.
ui
vante, le liquide traverse un échangeur de
chaleur disposé avant chacune desdites
unités, dans lequel il est chauffé par les
condensaisd'aumoins une unité suivante
et par des. résidus de distillation.