Dispositif de commande pour frein pneumatique à dépression. La présente invention a pour objet un dis- positif de commande pour frein pneumati que à dépression qui est caractérisé en ce qu'il comporte un cylindre dans lequel est disposé un piston :soumis à une force,de rap pel et dont l'une des faces constitue une pa roi mobile d'une chambre qui est en com munication permanente avec au moins un frein commandé;
en ce qu'il comporte un or gane de commande constamment sollicité à venir dans sa position de repos par rapport au piston, où il établit une communication de la chambre susdite avec l'atmosphère, tan dis qu'en position de travail il coupe cette communication et la remplace par une liaison temporaire avec une source de dépression, la disposition étant telle que, pour un dépla cement donné de l'organe de commande, le piston effectue une course :
déterminée fonc tion de ce déplacement et l'amenant dans une position correspondant à une valeur dé terminée de la dépression dans cette cham bre, ledit organe de commande revenant au tomatiquement en position de repos lorsqu'on 'cesse d'agir sur lui, ce qui rétablit alors la pression atmosphérique dans ladite chambre, en sorte que l'intensité du freinage dépende ,
de l'importance du déplacement de l'organe de commande et sa durée, de celle pendant laquelle on agit sur cet organe.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution @du ,disposi- tif de commande faisant l'objet de la pré- sente invention.
Fig. 1 est un schéma d'ensemble du @dis- positif appliqué à un véhicule automobile. Fig. 2 est une -coupe longitudinale .de la partie désignée d'une façon générale par le numéro .de référence 2 du dispositif selon fis. 1.
Une conduite .8 relie la partie 2, repré- sent6e en détail sur, la fis. 2, .à une tubulure d'aspiration 11 du moteur du véhicule.
Une conduite 5 est reliée, d'une part, au dispositif 2 et, d'autre part, aux tambours de freins 27. Elle est en communication perma nente avec une conduite 6 reliée à un cylin dre 7, dans lequel se déplace un piston 8 commandant, par l'intermédiaire d'une tige, un papillon 9 sollicité à rester dans la. posi tion représentée sur le dessin par un ressort 10. Ce papillon est disposé dans la. tubulure d'aspiration d'air 11 du moteur. Lorsque le piston est dans la position représentée, le papillon laisse la tubulure 11 ouverte.
Lors que l'on fait régner une dépression dans la conduite 5, comme on l'expliquera. plus loin, le piston 8 se déplace de manière à fermer le papillon 9, comme représenté en pointillé.
La partie 2 du dispositif, représentée en coupe axiale sur la fi-. 2, :comprend un cy lindre 4, à, l'intérieur duquel se déplace un piston 20, muni à sa. périphérie d'un cuir embouti 21. L'une des faces de ce piston forme une paroi mobile d'une chambre 25 qui est en communication permanente, par la -conduite 5, qui est de préférence flexible, avec les tambours de freinage 27. Un ressort 26, disposé dans la chambre 25, exerce une force de rappel sur le piston <B>20</B> en sollicitant celui-ci à venir ou à rester dans une position de repos.
La face du piston opposée à celle dont il a été question précédemment constitue une paroi mobile d'une seconde chambre 1.9 du cylindre 4, en communication permanente avec l'atmosphère par des trous 18. Le piston 20 est muni d'une tige coulissant librement dans celui des fonds du -cylindre -1 qui cons titue une paroi de la, chambre 19.
Cette tige présente un évidement annulaire 17 s'éten- daut sur presque toute sa longueur et dé bouchant sur la face du piston regardant la chambre 25. L'évidement annulaire 17 est relié en permanence à la conduite 3.
La tige du piston présente, -dans sa partie centrale, un évidement cylindrique dans lequel cou lisse un tube 16 présentant, à l'une de ses extrémités, une tête 23 munie d'une garniture d'étanchéité 22. Cette tête 23 est sollicitée par un ressort 24 à venir s'appliquer sur l'em bouchure de l'évidement annulaire 17.
La tête 23 et sa garniture 22 avec le ressort 24 constituent donc une soupape coupant nor malement la communication entre l'évidement 17 et la chambre 25. L'extrémité opposée du tube :C# rUpa,sse légèrement l'extrémité cor- respondante de la tige du piston.
En face d'elle se trouve disposé un organe d'étan chéité 13 fixé à l'intérieur d'un bouton 12 creux, monté coulissant sur l'extrémité libre de la tige du piston et sollicité par un res sort 15 à rester dans la position représentée où l'organe d'étanchéité 13 se trouve à une petite distance de l'extrémité du tube 16. Un trou 1.4 met en communication l'atmosphère avec l'intérieur de<B>la</B> tête du bouton 12 et par conséquent avec l'intérieur du tube 16 tant que l'organe. d'é tanehéité 13 n'est pas appliqué contre ce tube 16.
L'intérieur de ce tube communique en permanence avec la chambre 25.
Le fonctionnement du dispositif repré- @senté est le suivant: Les organes se trouvant dans la. position indiquée au dessin, la. pression atmosphéri que règne dans la chambre 25 par l'intermé- diaire du tube 16, du trou 14 et de la fente pour laisser passer le tube 3. Si l'on presse maintenant le bouton 12, on applique l'or gane d'étanchéité 13 contre le tube 16, ce qui coupe la. communication entre la, chambre 25 et l'atmosphère.
Du même coup, on déplace le tube 16 vers la droite sur la, fig. 2, ce qui ouvre la soupape \?2. 23 en comprimant le ressort 24, de sorte que l'intérieur de la cham bre ? 5 se trouve relié maintenant, non plus avec l'atmosphère, mais avec l'évidement 17 et par conséquent avec la conduite 3.
Une certaine dépression règne normale ment dans la conduite 3. du fait de l'aspira tion du moteur. Au moment on l'on ouvre la soupape 2?, ?3, une communication s'établit par l'intermédiaire de la. chambre 25 entre cette conduite 3 et la conduite 5, en sorte qu'alors cette dépression s'étend à, la conduite 6, ce qui provoque le déplacement susdit du piston 8 et la. fermeture du papillon 9. Sous l'effet. de cette fermeture, la dépression donne en plein dans la conduite 3, en sorte qu'une forte aspiration est exercée dans la chambre 25, par l'intermédiaire de l'évidement 17 et de la conduite 3.
Cette dépression est trans mise aux tambours de freinage 27, par l'in- termédiaire de la conduite 5. Du fait de cette dépression .dans la chambre 25, le piston se déplace de gauche à droite sur la fig. 2. Le ressort 26 freine -et ralentit ce mouvement du piston, s'écartant de sa position de repos. En un certain endroit de sa course, dépendant du point où l'on cesse de faire avancer le bou ton 12 vers la droite, le piston 20 lui-même s'immobilise.
En effet, pour toute position du bouton 12, il arrivera un moment où le déplacement du piston sera tel que la soupape 22, 23 commencera à se fermer alors que l'or gane,d'étanchéité 1.3 est encore appliqué con tre l'extrémité du tube 16.A ce moment, la chambre 25 -cesse d'être en communication avec la source de dépression (c'est-à-dire la tubulure d'aspiration 11,du moteur), en sorte que le piston s'immobilise.
La communication avec l'atmosphère étant toujours coupée par l'organe d'étanchéité 13, le piston: reste bien immobile. Si maintenant l'on déplace encore un peu le bouton 12 dans le sens du freinage, on rétablit la communication :de la chambre 25 avec la source de dépression, le vide dans 1a .chambre 25 augmente, le freinage s'inten sifie, le piston se déplace davantage vers la droite sur la fig. 2 et atteint une nouvelle position d'équilibre.
Au moment où on lâche le bouton 12, celui-ci retourne dans sa posi tion de repos par rapport à la tige du pis ton, sous l'action .du ressort 15; il met instan tanément la chambre 25 en communication avec l'atmosphère par le fait que l'organe d'étanchéité 13 quitte le tube 16. Le freinage cesse et le piston 20 est rappelé vers sa po sition de repos par le ressort 26.
On voit ,de ce qui précède que, pour un déplacement donné,du bouton 12, le piston 20 effectue une course déterminée, fonction de ce déplacement, course qui amène -ce piston dans une position correspondant à une valeur ,déterminée de la dépression dans la chambre 25. L'intensité du freinage dépend donc ,de l'importance du déplacement du bouton 12 et sa durée de celle pendant laquelle on agit sur ce bouton.
Il va de soi qu'on pourrait, au lieu d'ac tionner le bouton 12 directement, l'actionner par l'intermédiaire d'un levier de renvoi. Ce bouton 12 pourrait -d'ailleurs aussi être rem placé par un organe -constituant une pédale ou un organe destiné à être actionné par une pédale.
On remarquera que l'ensemble de ce que l'on peut appeler l'organe de commande, c'est-à-dire le bouton 12, l'organe d'étanchéité 13, le tube 16 et la soupape 22, 23, 24 est porté par le piston.
Le dispositif décrit permet d'obtenir le freinage des roues de n'importe quel véhicule ayant un système de freinage par dépression, sans l'emploi d'aucune tringlerie, les seuls organes reliant la source de dépression au dispositif et aux tambours de freinage étant constitués par des conduites, de préférence flexibles. Cette disposition permet d'éliminer de nombreuses soulrces,de dérangements.