Emballage, procédé pour sa fabrication et machine pour la mise en aeuvre de ce procédé. L'emballage des fromages dits crèmes de gruyère, par exemple, s'effectue d'ordinaire dans des boîtes en carton qui sont composées de deux opercules emboutis à emboitement, une bande de garantie étant collée sur leur pourtour.
La fabrication de ces boîtes est assez onéreuse, car, en premier lieu, l'emboutissage des opercules nécessite l'emploi d'un carton fabriqué spécialement, donc plus cher que la qualité courante. Il faut en outre chauffer les matrices et de la vapeur est nécessaire pour le traitement du carton, lequel doit subir en suite, avant son emploi, un apprêt qui varie selon le degré hygrométrique. Le matériel d'emboutissage (presses, matrices, poinçons) est d'un prix élevé, d'une usure rapide; il né cessite une force motrice assez importante.
La présente invention vise à éviter ces inconvénients et comprend un emballage, un procédé pour sa fabrication et une machine pour la mise en aeuvre de ce procédé.
L'emballage suivant l'invention est ca- ractérisé en ce qu'il comporte un manchon à l'intérieur duquel deux disques, entre lesquels se trouve la matière emballée, sont empêchés de s'écarter l'un de l'autre par des moyens de retenue pratiqués dans la région de cha cune des extrémités du manchon et qui, pour l'une au moins de ces extrémités, sont consti tués par un sertissage:
Le procédé que comprend l'invention est caractérisé en ce qu'on dispose la matière à emballer et deux disques destinés à consti tuer les fonds de l'emballage, à l'intérieur d'un manchon dont on sertit l'une au moins des extrémités et dans la région de l'autre extrémité duquel on façonne des moyens de retenue, de manière à. empêcher les disques de s'écarter l'un de l'autre.
La machine pour la mise en oeuvre de ce procédé est caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour sertir l'une au moins à la fois des extrémités d'un manchon.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution de l'emballage suivant l'invention, et une forme d'exécution de la machine que comprend l'in vention. La description ci-après donne, éga lement à titre d'exemples, quelques mises en aeuvre du procédé que comprend l'invention.
La fig. 1 est une vue de côté, avec arra chement partiel, d'une première forme d'exé cution de l'emballage terminé renfermant un fromage, par exemple.
La fig. 2 est un plan correspondant à la fig. 1.
La fig. 3 est une vue de côté d'une forme d'exécution de la machine que comprend l'invention.
La fig. 4 est une vue de côté, à, plui grande échelle et avec arrachement partiel. de la machine selon fig. 3.
La fi-. 5 est une vue par en dessous (lit plateau supérieur sertisseur visible sur la fig. 4.
Les fig. 6, 6a et 7 illustrent les opéra tions successives que comprend une première mise en #uvre du procédé, pour la fabrication d'un emballage tel que celui représenté sur les fig. 1 et \?, au moyen de la machine sui vant fi-.<B>3,</B> 4 et<B>5.</B>
La fig. 8 est une vue en élévation, avec coupe partielle, d'une seconde forme d'exécu tion de l'emballage, ava.utageuse dans le cas où la matière emballée est pulvérulente et compressible.
La fig. 9 est une vue en coupe, avivant IF-IX de fig. 10, d'une troisième forme d'exécution de l'emballage.
La fig. 10 est une vue en plan correspon dant à la fig. 9.
Les fi--. 11 et 12 représentent deux coupes transversales partielles de deux antre formes d'exécution de l'emballa-e.
Comme on le voit fig. 1 et 2, la matière emballée a, du fromage par exemple, est con tenue dans une boîte de forme générale cy lindrique, dont les fonds circulaires supé rieur et inférieur sont constitués par des dis ques b, c et dont la paroi est formée par un tube<I>d,</I> les bords dl et d= du tube étant sertis contre les disques b et c.
La. machine à sertir suivant les fig. 3, 4 et 5, qui peut être utilisée pour réaliser, en deux opérations consécutives (fig. 6, 6a et 7). l'emballage représenté terminé sur les fig. 1 et 2, comprend un plateau supérieur 1 qui est.
un plateau sertisseur cylindrique, de préférence en bronze, comportant une rai nure annulaire 2, garnie intérieurement d'un certain nombre de lames élastiques 3 confor mées pour opérer le sertissage ou rabattement du bord D= (fig. 6) du tube d engagé dans la rainure 2, par glissement des lames élas tiques 3 sur ledit bord.
Les lames 3 pré sentent une faible courbure au moment où le bord du tube d les rencontre. Au fur et à me sure due le presse-flan 11 s'élève, la pression exercée sur ces lames par le tube d aug mente, ce qui fait céder élastiquement les- dite., lames. dont la, courbure va en augmen tant avee cette pression. Cette augmentation graduelle de la courbure facilite l'enroule- tuent du bord du tube, comme on le voit sur la fi,, . 1, où ce bord forme un anneau prati quement fermé.
1 cet effet, le plateau 1 est monté. avec interposition d'un roulement de butée 4, à l'extrémité d'un arbre 5 porté par le bâti 6 de la machine; cet, arbre est com- niandé, dans l'exemple représenté, par une poulie 7 sur laquelle passe une courroie 8 ve- itaut d'un renvoi 9 à poulies folle et fixe. commandé lui-même par un moteur élec trique 1.0.
Le presse-flan 71. qui constitue le plateau inférieur de la machine à sertir. est égale ment cylindrique el peut être en fonte: il présente L i, partie inférieure un rebord Ila qui sert de butée pour le tube d, comme on le voit sur la<I>fi,-.</I> Ci. Le presse-flan 11 est. monté à l'extrémité d'un axe 12 qui coulisse dans le bâti de la machine, grâce il des leviers 13 et 14, lorsque le levier 13 est actionné par le conducteur de la machine.
Comme on le voit sur la partie gauche de la fig. 6, le tube d est tout d'abord engagé sur le presse-flan 11 jusqu'à reposer par son bord Dl sur le rebord 11a. le manchon d dé passant d'une certaine hauteur la le niveau du presse-flan. Ceci étant, on soulève le presse-flan 11, en actionnant le levier 18 jus qu'à pénétration du bord DZ du tube dans la rainure 2 où son sertissage s'opère comme il est montré en, d' sur le côté droit de la fig. 6.
On obtient alors une sorte de boîte, que l'on retourne de 180 pour la placer (partie gauche de fig. 7) sur un second presse-flan 17, de préférence en bronze, lequel comporte une rainure annulaire 18 prévue pour rece voir le bourrelet ou partie sertie d= du tube<I>d.</I> Le disque b destiné à constituer l'un des fonds de l'emballage terminé (fig. 1 et 2) peut soit être placé à plat sur la face supé rieure du presse-flan 11, avant le sertissage du bord D2, comme on l'a indiqué sur la fi-.
6, soit être introduit dans le tube d que l'on a enlevé du presse-flan 11 après formation du bourrelet d par sertissage de son bord D= (fig. 6a).
C'est alors que l'on place la matière à emballer a, par exemple du fromage enrobé d'une feuille d'étain ou d'aluminium à. l'inté rieur de la boîte qui vient d'être ainsi ébau chée, et que l'on voit sur la partie gauche de la fig. 7. On dispose un second disque c sur le fromage a et l'on opère le second ser tissage d'.
On remarque à ce sujet que le bord D' de la boîte ébauchée dépasse le fro mage d'une hauteur lz' nécessaire à la forma tion du second sertissage; celui-ci s'opère comme le premier, par soulèvement du presse-flan 17 jusqu'à ce que le bord D' pé nètre entièrement dans la rainure 2 du pla teau supérieur sertisseur 1, comme le repré sente la partie droite de la fig. 7.
L'emballage est alors terminé et se pré sente comme il est montré fig. 1 et 2.
Cet emballage présente la particularité d'être absolument symétrique par rapport à un plan médian perpendiculaire à l'axe lon gitudinal et que, dans les deux positions dans lesquelles il peut être posé à plat sur une table, les disques b et c constituant ses fonds ne sont pas en contact avec la table, qui peut être plus ou moins propre; en effet, l'em ballage ne repose alors que par le bourrelet ou sertissure d', respectivement d2, sur ladite table. Cette particularité procure en outre l'avantage commercial d'une certaine hauteur factice.
L'ouverture de l'emballage, pour avoir accès au fromage, peut s'effectuer très facile ment, en déroulant ou en coupant l'une des sertissures dl, d2, sur une certaine longueur, de manière à pouvoir ensuite aisément déchi rer, puis dérouler la partie d formant la pa roi de l'emballage.
Bien entendu, les disques b et c, qui sont de préférence en carton, peuvent porter du côté extérieur des marques, inscriptions ou étiquettes publicitaires et, s'il est jugé néces saire, les disques et la partie médiane du manchon peuvent être garnis intérieurement d'une feuille imperméable quelconque, d'étain ou d'aluminium par exemple.
Dans la forme d'exécution de l'emballage représentée sur la fig. 8, particulièrement in téressante lorsqu'il s'agit d'emballer un pro duit a pulvérulent et compressible, on a prévu, pour éviter que les fonds b et c ne puissent se déplacer vers l'intérieur sous l'ac tion d'une poussée exercée sur eux de l'exté rieur, que chacun de ces fonds soit retenu entre le sertissage correspondant d' et d2 et une rainure, respectivement d3 et d4 prati quée par refoulement d'une partie de la pa roi d vers l'intérieur.
Le disque b ainsi en castré entre la rainure d3 et le sertissage & , de même que le disque c maintenu entre la rainure d4 et le sertissage d2, sont ainsi soli dement immobilisés dans les deux sens.
L'emballage selon fig. 8 peut être réa lisé, par exemple, en deux temps, les disques b et c étant mis en place après réalisation des refoulements d3, d4 et remplissage avec la matière<I>a,</I> puis les sertissages<I>d'</I> et d2 sont exécutés et assurent la fixation de ces dis ques. Les rainures peuvent être continues, comme dans le cas du dessin, ou discontinues et formées sur un nombre quelconque de lignes ou de points de refoulement.
Dans l'emballage selon fig. 9 et 10, qui peut contenir, par exemple, un fromage à pâte molle, les disques<I>e, f</I> formant les fonds sont, par exemple, en bois et présentent cha cun un trou central pour permettre de voir et de tâter le contenu de l'emballage. II va de soi que la disposition et le nombre de trous pourraient être différents; l'un seulement des fonds pourrait être en bois et ainsi perforé.
Dans l'exemple suivant fig. 9, les fonds sont retenus en place de même manière que dans le cas de fig. 8, c'est-à-dire par sertissage et rainage. Cet emballage présente en outre, bien que ce ne soit pas indispensable, de trous d'aération g pratiqués dans sa péri phérie.
On remarquera que les emballages dé crits procurent une garantie absolue d'invio labilité.
Dans le cas de la. fig. 11, le disque c est retenu, d'une part, par un sertissage d' et, d'autre part, par un ra.ina.ge d<B>'</B>, tandis que le disque b est retenu par le fait que son bord est engagé dans la, gorge qu'un rainage d' constitué à l'intérieur du manchon d. L'ex trémité dft du manchon voisine de d' est légèrement évasée pour faciliter la mise en place du disque b. après que l'on a. disposé le disque c et la, matière a. telle que du fro mage comme représenté.
Cette forme d'exécution présente l'avan- iage de pouvoir être ouverte sans qu'il soit nécessaire de détériorer le manchon ni les disques. Il suffit en effet d'exercer une pres sion axiale, dirigée vers le haut sur la fi--. 11, sur le disque c, pour faire sortir le disque b de la gorge où il est engagé.
Dans le cas de la fi-. 12, le disque est retenu seulement par un sertissage d2= et le disque b seulement par un rainage d' prati qué dans le manchon et faisant saillie à l'in térieur de celui-ci. On voit facilement que cette forme d'exécution présente également l'avantage signalé à propos de la fig. 11.
Dans ces deux dernières formes d'exé cution, la présence du sertissage d' assure une bonne tenue à l'emballage.
Les emballages décrits présentent l'avan tage d'éviter toute opération à chaud a12 cours de leur fabrication et de ne pas néces siter, pour leurs éléments constitutifs, du car ton spécial, comme c'est le cas pour les em ballages similaires connus, ainsi qu'on l'a rappelé dans le préambule. En effet, les fonds, qui sont de simples disques, peu vent être en carton ordinaire on en bois par exemple, tandis que l'élément d constituant la paroi latérale peut être constitué par une série de couches de papier enroulées et collés l'une sur l'autre, ce qui permet de réaliser un prix de revient très bas.
De plus, l'em ploi pour l'élément d d'un rouleau fait. avec du papier enroulé en couches superposées et collées permet. l'impression d'indications pu blicitaires à même la boîte, ce qui supprime l'emploi de bandes imprimées que l'on colle après coup sur les emballages similaires con nus. Le papier que l'on emploie pour fabri quer l'élément d, comme on vient de l'indi quer, peut en effet se présenter sous forme d'une bande présentant l'impression publici taire désirée qui constituera la couche exté rieure à. celle de ses extrémités après enrou lement.
Il ressort de ce qui précède que les em ballages décrits permettent de réaliser une économie notable, non seulement sur le prix de la matière première et le prix de revient de la fabrication, mais aussi sur le poids de la matière employée, par rapport au cas des emballages similiaires connus.
Dans les cas où il s'agit de réaliser, par exemple, un emballage selon fi-,. 1 et ? ou selon fig. 11 ou 12 et contenant une matière telle que du fromage enveloppé dans une feuille d'étain ou d'aluminium. on a l'avan tage de pouvoir éviter snrement tout décol lement local de cette feuille du fromage (ce qui provoque l'apparition de moisissures, comme on le sait).
En effet, il suffit pour cela de régler la machine à sertir de manière que le fromage soit légèrement pressé entre les fonds b et c pendant l'opération de ferme ture de l'emballage, de façon due, une fois l'emballage terminé. ces fonds et la paroi latérale d restent bien appliqués contre le fromage.
Dans le cas des fig. 6. 6a et 7. on a réa lisé successivement les deux sertissages. II est clair que, dans une variante. on pourrait réaliser les deux sertissages simultanément. Dans ce dernier cas, la matière à emballer et les deux disques seraient évidemment dis posés dans l'élément cylindrique, que l'on maintiendrait fixe, tandis que les deux ser- ti@@ge@ s'effectueraient en même temps contre ces deux disques.