Machine à souder. La présente invention a pour objet une machine à souder, prévue notamment pour l'exécution de soudures de précision, notam ment pour le soudage de tubulures, d'ajustage de tubes et articles manufacturés semblables.
La machine à souder selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un bâti, une paire d'électrodes susceptibles de venir en prise avec une pièce à souder, des moyens pour faire passer le courant de sou dage à travers les électrodes lorsqu'elles.
sont en prise avec la pièce à travailler, pour effec tuer l'opération -de soudage, et des moyens de support pour éloigner et rapprocher l'une desdites électrodes de l'autre, de façon à pouvoir l'amener en contact avec la pièce à travailler disposée sur l'autre électrode et pour maintenir un tel contact pendant l'opé ration de soudage, lesdits moyens de sup port comprenant un châssis principal monté de manière à se déplacer par rapport audit bâti, un châssis auxiliaire monté de manière à se déplacer par rapport au châssis prin- cipal,
et un mécanisme d'actionnement pour déplacer le châssis principal par rapport au bâti et pour déplacer le châssis auxiliaire par rapport au châssis principal; de manière à amener ladite électrode déplaçable et la pièce à travailler en contact actif.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine faisant l'objet de la présente invention.
Fig. 1 est une vue de profil de cette machine; Fig. 2 est un schéma de circuit de la machine; Fig. 3 est une vue de face de la machine représentée à la fig. 1; Fig. 4 est une vue de détail, à plus grande échelle, des électrodes de soudage et des parties qui y sont associées; Fig. 5 est une vue partielle de détail, à encore plus grande échelle, des électrodes de soudage -et de la pièce à travailler à la station de soudage, selon la ligne 5-5 de la fig. 4;
Fig. 6 est une vue de détail représen tant l'amenée du courant à l'électrode infé rieure en coupe, selon la ligne 6-6 de la fig. 4; Fig. 7 est une vue partielle de détail représentant le montage de l'électrode supé rieure et le mécanisme d'actionnement de celle-ci, selon la ligne 7-7 de la fig. 3; Fig. 8 est une vue en coupe selon la ligne 8-8 de la fig. 7, et Fig. 9 et 10 sont des vues de détail de moyens -de dressage coopérant avec l'élec trode supérieure en forme de galet, fig. 9 étant vue selon la ligne 9-9 de la fig. 7, et fig: 10 selon la ligne 10-10 de la fig. 9.
La machine représentée est prévue spé cialement pour effectuer des opérations de soudage circulaire sur des tubulures, des ajustages de tubes et articles semblables.
La machine comprend un bâti principal 10, une électrode inférieure 11 en forme de mandrin. ou galet et une électrode supé rieure 12 en forme de galet, ces électrodes coopérant de manière à saisir la pièce à sou der -et à effectuer -l'opération clé soudage. Comme indiqué à la fig. 4, le corps 13 de l'électrode inférieure 11 est vissé dans un arbre 14 de façon amovible, cet arbre 14 étant monté à rotation sur un bâti secon daire 10a isolé électriquement du bâti prin cipal 10 de la machine.
Un contre-écrou 15 sert à -bloquer en position le corps de l'élee- trode sur l'arbre 14. On remarque qu'en des serrant l'écrou 15 et en dévissant le corps de l'électrode, on peut associer à l'arbre 14 des électrodes de dimensions et de types variés selon les opérations particulières de soudage qui doivent être exécutées.
L'arbre 14 de support d'électrode est monté à rotation dans une série de blocs de paliers 16, 17 et 18 (fig. 3), supportés par ledit bâti, cet arbre étant entraîné par une roue dentée 19 figée à son extrémité. La roue dentée 19 est entraînée par un moteur électrique 20, par l'intermédiaire d'engre nages, d'une courroie d'entraînement flexi ble et d'un embrayage 21.
Lorsque l'em- broyage est en prise, il fait tourner un arbre 22 qui, au moyen d'engrenages coniques, entraîne un arbre 24 .sur lequel est figée une vis sans fin 25. La vis sans fin 25 entraîne une roue dentée 26 figée à un arbre 27, lequel porte également un pignon 28 engrenant avec la roue dentée 19.
Au moyen de la transmission décrite, on voit que le moteur 20 est prévu pour entraîner l'arbre 14 et l'électrode associée, à une vitesse cela: tivement réduite, la vitesse d'entraînement particulière étant déterminée à l'avance par les dimensions des engrenages 28 et 19.
Ces engrenages, qui peuvent être rapidement enlevés et remplacés par des engrenages ayant des rapports d'engrènement différents choisis à l'avance, réalisent ainsi un dispo sitif de changement de vitesse pour déter miner à l'avance la vitesse à laquelle l'élec trode 11 doit être entraînée, selon la fré quence des impulsions de soudage et le ca ractère de la pièce à souder.
Les moyens pour amener le courant élec trique à l'électrode 11 comportent un palier 17 qui repose sur le bâti secondaire de la machine, ce palier comprenant une chambre centrale ou cavité 30 dans laquelle une babgue 31, figée à l'arbre 14, peut tourner libre ment. La bague 31, qui est figée à l'arbre 14 et tourne avec celui-ci, est maintenue dans une position correcte à l'intérieur de la chambre 30 et hors de contact avec les pa rois de celle-ci au moyen d'une paire d'an neaux de retenue 32 et 33 figés en position au moyen de colliers 34 et 35 de réglage se vissant dans le palier de support.
Les anneaux 32 et 33 sont de préférence en feutre ou matière semblable. Eu réglant les colliers 34 et 35, la bague rotative 31 est maintenue en position correcte à l'intérieur de la chambre de palier comme représenté. La chambre 30 est prévue de manière à être partiellement remplie d'un bain de mercure. comme indiqué en 36, le mercure étant in troduit et remplacé de temps en temps, selon la nécessité, à travers un chapeau 37 de remplissage communiquant par un canal 38 avec le palier. Une quantité suffisante de' mercure est introduite dans la chambre, de manière que la partie inférieure de la bague rotative 31 soit constamment immergée dans le mercure.
De cette façon, le courant élec trique peut être amené de l'électrode 11 au bâti secondaire 10a de la machine sans pas ser à travers les paliers rotatifs. ou analo gues. Le courant passe de l'électrode 11 r travers l'arbre 14 et la bague 31 et, ensuite, au moyen du bain de mercure, dans le pa lier de support 17 et dans le bâti secondaire 10a. On évite ainsi la nécessité de faire pas ser le courant à travers des surfaces d'appui métalliques qui peuvent glisser les unes: par rapport aux autres, provoquant ainsi des ares électriques susceptibles de détériorer lesdites surfaces d'appui.
Pour empêcher le courant de passer de l'arbre 14 au bâti secondaire autrement qu'à travers le bain de mercure et le palier 17, on prévoit des manchons de support en matière isolante, comme indiqué en 16a à la fig. 4, de manière à isoler l'arbre des paliers 16 et 18. La roue dentée 19 est, de préférence, également isolée de l'arbre au moyen de support semblable.
Le bâti secondaire 10a est supporté par une plaque 10b et est relié électriquement à celle-ci (fig. 1 -et 3), cette plaque étant fixée au bâti principal 10 de la machine, mais isolée,de celui-ci et reliée à un pôle du trans formateur de soudage. Le circuit électrique des électrodes est représenté schématiquement à la fig. 2.
Il est bien entendu que le dispositif d'en traînement de l'arbre 14, comprenant les engrenages 19 à 26 et le moteur 20, pourrait être supporté par le bâti secondaire 10a de la machine.
Des moyens sont prévus pour refroidir les électrodes et la pièce à travailler à la station de soudage, ces moyens comprenant une série de tuyères de pulvérisation 40 (fig. 4) dans l'électrode inférieure, communi quant avec un canal 41 ménagé au centre du corps de l'électrode et de l'arbre 14. Du fluide de refroidissement est amené dans le canal 41 au moyen d'un tuyau flexible 42 conduisant à une source d'alimentation appro priée. Une liaison rotative étanche 43 est pré vue de manière que le tuyau 42 reste fixe alors que l'arbre 14 tourne.
Les moyens de support pour éloigner et rapprocher l'électrode supérieure 12 de l'élec trode inférieure sont représentés aux fig. 1, 3 et 7 et comprennent un châssis principal 45 susceptible d'être déplacé de manière à ame ner le galet d'électrode à proximité de la pièce à travailler, et un châssis auxiliaire 46 pivotant, monté sur le châssis principal 45 et prévu de manière à amener l'électrode en position finale de contact de travail.
Le châs sis auxiliaire est isolé électriquement du châssis principal et du reste de la machine, et il est relié à l'autre pôle du transformateur de soudage, comme il sera décrit plus loin. Le châssis 45 est pivoté sur le bâti 10 de la machine au moyen d'une liaison à pivot 47 et est muni d'un levier de commande 48 s'étendant vers l'arrière, solidaire du châssis principal 45. On remarquera que lorsque le levier de commande 48 est élevé ou abaissé, le châssis principal 45 pivote autour de l'axe 47, déplaçant ainsi l'électrode supérieure 12 vers la pièce à travailler disposée sur l'élec trode inférieure ou l'éloignant de celle-ci.
Les moyens pour commander le levier 48 comprennent une bielle 49, articulée en 50 sur le levier 48, et un levier à pied 51 monté à pivot en 52 sur le bâti de la machine et relié, à son extrémité arrière, à l'extrémité inférieure de la bielle 49 au moyen d'une liaison à pivot 53. L'extrémité avant du le vier à pied -est formée par une pédale 54 pré vue de manière à être abaissée par le pied de l'opérateur de la machine, ce qui a pour effet de faire pivoter le levier à pied 51 dans le sens contraire des aiguilles de la montre et de déplacer dans le sens correspondant contraire deus aiguilles de la montre, lé châs sis principal 45, de manière à amener l'élec trode 12 vers la pièce à travailler.
Un,dispo sitif à cliquet 55 (fig. 1 et 3) est prévu pour maintenir abaissée la pédale, ce dispositif étant amené en position de verrouillage au moyen d'un ressort 56 et pouvant être relâ ché par le pied, de manière à ramener la pé dale ou à la déplacer vers le haut, comme on le désire, à la fin de l'opération de soudage. Un ressort de compression principal 57 coopère avec la bielle 49 pour déplacer normalement le levier à pied 51 dans le sens des aiguilles de la montre, et la pédale dans la position élevée.
Le ressort 57 appuie, par son extré mité supérieure, contre une butée 58 du bâti, et est relié, par son extrémité inférieure, à la bielle 49 au moyen d'un collier 59 réglable par filet de vis le long de la bielle, de ma nière à permettre le réglage de la pression du ressort..
Le châssis principal comporte un organe de support 61 en forme de fourche, s'éten dant vers le bas et sur lequel le châssis auxi liaire 46 est monté à pivot en 62. L'organe de support 61 est porté par le châssis prin cipal par l'intermédiaire de moyens prévus pour son réglage vertical et latéral. Le châssis principal porte un assemblage vertical à cou lisse 63 réglable verticalement par rapport au châssis principal, au moyen d'une vis de ré glage micrométrique 64 et une manivelle 65, la vis de réglage venant en prise avec un écrou 63a formant une partie de l'assemblage vertical à coulisse.
L'organe de support 61 est porté par l'assemblage 63 pour le réglage latéral sur celui-ci et, dans ce but, l'assem blage 63 comporte une vis de réglage micro métrique 66 pouvant être actionnée par une poignée 67, cette vis venant en prise avec un organe à écrou formant une partie de l'organe de support 61.
On remarquera qu'en manoeuvrant la poignée 65, la coulisse 63 et l'organe de support 61 qu'elle porte peuvent être réglés verticalement, alors qu'en manoeu- vrant la poignée 67, l'organe de support 61 peut être déplacé latéralement par rapport à l'assemblage 63 dans la position désirée et correcte:
Le châssis auxiliaire 46, qui porte directe ment l'électrode supérieure 12 en forme de galet, est de construction relativement légère et présente, par conséquent, des caractéristi ques de faible inertie, de telle façon que ledit châssis puisse être rapidement et facile ment pivoté autour de son support 62 de pi votement.
Ce châssis comprend un bras incliné 68, sur lequel est monté un palier de support 69 de l'électrode-galet, ainsi qu'une plaque frontale 70 disposée verticalement. Les mou vements de pivotement du châssis auxiliaire autour du pivot 62 sont commandés par des soufflets d'expansion 71, prévus de manière à être actionnés par une pression d'air, par un arrêt de butée 72 et par un ressort de coin- mande 73, comme représenté à la fig. 7. Le ressort 73, qui est un ressort de tension, est.
ancré à une extrémité dans l'organe de support 61 et, â son autre extrémité, dans la plaque 70 formant une partie du châssis auxiliaire. la liaison entre le ressort et la plaque 70 étant réglable par la commande d'un écrou à ailettes 74, de sorte que la tension du ressort peut être réglée. Le dispositif d'arrêt de butée 72 est monté sur la plaque 70 de façon réglable par son extrémité filetée venant en prise avec la dite plaque, ce dispositif étant prévu de ma nière à être maintenu dans la position réglée au moyen :d'un écrou de blocage 75.
Le dispo sitif d'arrêt comporte une extrémité de butée 76, prévue de manière à venir en prise avec l'organe de support 61 et à limiter le mouve ment de pivotement du châssis auxiliaire dans le sens des aiguilles de la montre. Les souf- flets d'exparison 71 sont portés à une extré mité par l'organe de support 61 au moyen d'un bouchon fileté 77 et, à leur autre extré- mité, par la plaque 70, au moyen d'un goujon fileté 78 et un écrou de blocage 79, associé à celui-ci.
Le bouchon 77 comporte un passage d'air 80 communiquant avec l'intérieur du soufflet et à travers lequel de l'air peut être introduit dans le soufflet et chassé de celui-ci.
On remarquera que, pendant le fonctionne ment, lorsque de l'air ou autre fluide énergé tique est introduit dans les soufflets, dilatant , ceux-ci, le châssis auxiliaire pivote dans le sens contraire des aiguilles de la montre, comme représenté à la fig. 7, contre l'action du ressort 73, tandis que, lorsque le fluide agissant peut s'échapper des soufflets, le res sort a pour effet de ramener dans le sens des aiguilles de la montre le châssis auxiliaire jusqu'à ce que son .dispositif de butée 72 vienne buter contre le support 61. L'électrode supérieure 12 est ainsi amenée en prise avec la pièce à travailler, par l'introduction du fluide, et automatiquement écartée de la pièce à travailler lorsque le fluide peut s'échapper.
Le contact de l'électrode 12 avec la pièce à travailler limite normalement le mouvement du châssis auxiliaire en sens inverse des aiguilles de la montre, mais, pour empêcher un mouvement indésirable du châssis dans le sens opposé à celui des aiguilles de la montre, par exemple si les soufflets sont dilatés lors que le rouleau de l'électrode inférieure a été éloigné, des moyens 81 sont prévus pour limi ter le mouvement, ces moyens étant fixés sur le support 61 et présentant un écrou de blo cage 82, réglable sur leur extrémité,
écrou prévu pour venir buter contre le châssis et limiter le mouvement de celui-ci dans le sens contraire des aiguilles de la montre sur une distance déterminée à l'avance.
Les moyens pour commander le débit d'air ou autre fluide vers les soufflets ou à partir de ceux-ci sont représentés aux fig. 1, 3, 7 et 8, et également schématiquement à la fig. 2. On remarquera que le canal 80 du bouchon 77 est en communication avec un canal 85 formé dans l'organe de support 61, ce dernier canal étant à son tour en communication avec un conduit 86 comportant un embranchement relié à,des tubulures d'échappement 87 et 88.
La conduite 87 de distribution communique avec une source de fluide sous pression 89 au moyen d'une tubulure 90 et d'une soupape de commande 91, alors que la conduite 88 com munique avec une tubulure 92 s'ouvrant dans l'atmosphère à travers une soupape de com mande d'échappement 93.
Les soupapes 91 et 93 sont commandées à partir d'un levier coudé commun 94 de com mande de soupape (fig. 1) pivoté en 95 sur le bâti de la machine et comportant une pé dale 96 s'étendant en avant. Un ressort de compression 97 pousse le levier coudé 94 dans le sens des aiguilles de la montre, maintenant la soupape d'échappement 93 ouverte et la soupape de commande de la pression 91 fer mée.
Pour effectuer une opération de soudage, l'opérateur abaisse la pédale 96, qui entràine le levier coudé dans le sens contraire des aiguilles de la montre, fermant la soupape d'échappement 93 et ouvrant la soupape d'ad mission de pression 91, de sorte que du fluide sous pression pénètre dans les soufflets 71, amenant l'électrode 12 en prise avec la pièce à travailler. Aussi longtemps que la pédale 96 est maintenue abaissée, l'électrode est poussée contre la pièce à travailler et, lorsque la pé dale est relâchée, l'électrode est automatique ment élevée par le ressort de rappel 73.
Comme on l'a indiqué auparavant, le châssis auxi liaire est isolé électriquement du reste de la, machine et on prévoit, dans ce but, des moyens appropriés, associés avec le pivot 62, avec les soufflets 71 et les dispositifs de commande 72, 73 et 81, de manière à empêcher la trans mission de courant à partir du châssis auxi liaire au châssis principal 45.
La façon de monter l'électrode supérieure 12 sur son palier de support 69 est indiquée à la fig. 4. Comme représenté, l'axe du sup port d'électrode 100 est porté par des galets de support 101 fonctionnant dans u.1 organe de palier de roulement en matière non métal lique 102 monté au moyen d'un manchon iso lant 103 à l'intérieur du support de palier 69. Des écrous de blocage 104 et 105, vissés à l'extrémité de l'arbre 100, permettent de substituer les galets d'électrode et de les rem placer.
Pour faciliter le transport du courant de soudage à partir du châssis auxiliaire et du palier 69, â l'électrode 12, l'extrémité de l'arbre 100 comporte une bride 106 dont la partie inférieure est continuellement immergée dans un bain de mercure 107, le but et la fonction de ce bain étant les mêmes que ceux du bain. de mercure 36 décrit précédemment , pour l'électrode inférieure. Le manchon iso lant 103 empêche le transport de courant au galet d'électrode 12, autrement qu'à travers le bain de mercure.
Ce bain peut être complété de temps en temps selon la nécessité au moyen s d'un bouchon de remplïssage 108 vissé dans une plaque de recouvrement 109, associée au support de palier 69.
Comme représenté à la fig. 8, le courant électrique est amené au sup port de palier 69 au moyen d'une série de lames de cuivre 110 superposées et ancrées à une extrémité au bâti auxiliaire au moyen de boulons 111 (fig. 7) et à leur autre extrémité à une plaque de distribution 112, connectée à une ligne 118, amenant le courant à partir du transformateur de soudage 114 (fig. 2). Les lames de cuivre 110 ont suffisamment de flexibilité pour permettre le mouvement ou déplacement rapide du châssis auxiliaire 46, comme il a été décrit.
La fourniture -du courant aux électrodes de soudage est en corrélation avec le mouve ment du galet d'électrode 12 venant en prise avec la pièce à travailler, de telle manière que ladite pièce soit toujours en prise avant que le courant de soudage soit appliqué, et que le courant de soudage soit coupé avant que la pièce à travailler soit libérée.
A cet effet, se référant à la fig. 2, un interrupteur 117 est branché sur la ligne 113 d'alimentation venant du transformateur de soudage, cet interrupteur étant commandé par .un dispo sitif à soufflet 118 relié à la conduite d'ali mentation 86 de fluide sous pression. Un dash-pot 119 est également relié à l'inter rupteur 117 pour retarder son mouvement dans le sens -de fermeture et un ressort de tension 120 tend normalement à déplacer l'in terrupteur dans le sens de l'ouverture.
On remarquera que, lorsque du fluide sous. pres sion est introduit dans la conduite 86 pour commander le soufflet 71 et déplacer l'élec trode 112 en position de contact avec la pièce à travailler, du fluide sous pression est intro duit simultanément dans le soufflet 118 pour fermer l'interrupteur 117. Le dash-pot 119 retarde cependant suffisamment la fermeture de l'interrupteur pour assurer que la pièce à travailler soit engagée avant que le courant de soudage soit appliqué.
Lorsque le fluide sous pression s'échappe -de la conduite 86, à la fin de l'opération de soudage, l'interrup teur est ouvert par son ressort 120 et le mouve ment de l'interrupteur est, dans ce cas, suffi- samment rapide pour agir de manière à assu rer l'interruption de la fourniture du courant ; avant que le galet d'électrode 12 soit dégagé de la pièce à travailler. On évite ainsi la formation d'arcs entre ladite pièce et les élec trodes.
La disposition représentée aux fig. 9 et 10 montre de quelle façon on maintient le profil convenable du galet d'électrode 12 ou sa section transversale. Un support de racleur 125 est monté à cet effet sur le palier 69 au moyen de vis 126. Le support 125 com- porte un trou cylindrique à sa partie supé rieure, dans lequel un piston<B>127</B> est monté librement. Ce piston porte une plaque profi lée 128 de racleur fixée sur lui au moyen d'une vis 129. Un ressort de compression 130 pousse le piston vers le bas, la tension de ce ressort étant déterminée par une vis -de ré glage 131.
Au moyen de cet assemblage, la plaque de racleur est maintenue constamment en prise élastique, à une pression déterminée à l'avance, contre la périphérie du galet d'élec trode 12, maintenant ainsi la section transver sale et le profil corrects -de la périphérie de l'électrode: Les plaques de racleur peuvent être remplacées par d'autres plaques de di mensions et de caractère désirés en dévissant la vis 129.
En considérant le fonctionnement de la machine décrite, la pièce à souder représentée aux fig. 4 et 5 comprend une partie d'un tube ondulé ou soufflet 135, dont l'extrémité cylindrique doit être soudée à un organe de fermeture 136. Pour effectuer l'opération de soudage, l'opérateur, après avoir fait démar rer le moteur 20 et disposé la pièce à souder sur l'électrode inférieure 11, abaisse la pédale 54, ce qui a pour effet de déplacer le châssis principal 45 et d'amener l'électrode de sou dage 12 à proximité de la pièce.
La pédale est automatiquement verrouillée dans sa posi tion. L'opérateur abaisse ensuite la pédale 96 pour amener du fluide sous pression aux soufflets 71 et 118, ce qui a pour effet de déplacer automatiquement le châssis auxi liaire 46 par rapport au châssis principal, de manière 'a amener l'électrode 12 en contact actif avec la pièce et pour fermer ensuite le circuit du courant de soudage.
Comme repré senté à la fig. 2, un électro-aimant 137 est disposé dans le circuit du courant de soudage et est prévu pour commander l'embrayage d'entraînement 21, de telle façon que, lorsque le circuit est alimenté par du courant, l'em brayage soit manoeuvré simultanément en vue d'entraîner l'arbre 14 et de faire tourner la pièce à travailler et les électrodes.
Grâce aux caractéristiques de faible iner tie que présente le châssis auxiliaire, de construction relativement légère, le galet d'électrode 12 se meut non seulement rapide ment dans les positions -de contact avec la pièce à souder et hors de contact d'avec celle-ci, mais aussi pendant l'opération de sou dage, lorsque des irrégularités peuvent être rencontrées sur la surface de la pièce à souder, le châssis auxiliaire peut se déplacer rapide ment pour s'accommoder à de telles irrégulari tés.
Alors que le soufflet 71 comporte un mé canisme d'actionnement par liaison pour l'en traînement du châssis auxiliaire, il ne com munique pas une masse appréciable ou inertie audit châssis, de manière à gêner le fonction nement décrit.
Le dispositif 71, actionné par fluide sous pression, assure également une prise à pres sion commandée et maintenue entre la pièce à souder et les électrodes, à toute pression déterminée à l'avance, qui peut être deman dée. La pression d'actionnement prédétermi née, désirée, du dispositif à soufflet 71, peut être commandée exactement en réglant la pression d'air à travers des moyens de ré glage appropriés tels qu'une soupape de ré duction de pression réglable comme indiqué schématiquement en 140.
On remarquera que cette même pression désirée ou prééta blie pour le contact avec la pièce à souder peut être maintenue constante, même si le châssis auxiliaire se déplace légèrement en raison des irrégularités de ladite pièce.
En d'autres termes, la pression désirée pour le contact avec la pièce est maintenue constante, en dépit des variations de la position du galet d'électrode 12 et on remarquera que, dans ce but, le point de contact entre le galet d'électrode 12 et la pièce à souder est disposé pratiquement sur une horizontale passant par le point de pivo tement 62 du châssis auxiliaire. De plus, la conduite d'alimentation 86 est reliée à un manomètre 141, de sorte que la pression de fonctionnement du soufflet 71 peut être ob servée.
Les conditions de pression à l'inté rieur de la conduite de fourniture de fluide peuvent être ainsi commandées et transcrites exactement comme on le désire, c'est-à-dire que les pièces à souder exigeant des pres sions de contact identiques peuvent être sou mises à de telles pressions identiques, même si les opérations de soudage sont faites à des intervalles de temps très espacés.
A la fin -de l'opération de soudage, alors que la pédale 96 est relâchée, le circuit du courant de soudage est automatiquement ouvert avant que la pièce à souder ne soit dégagée par le déplacement du châssis auxi liaire empêchant la formation d'étincelles aux électrodes. Les étincelles ou arcs électri ques des surfaces de contact sont évités au moyen des contacts à mercure 36 et 107. Les électrodes de soudage sont maintenues à la température convenable au moyen des tuyères de refroidissement 40 et le dispositif racleur 128 assure le maintien de la forme et du profil correct du galet d'électrode 12.