Appareil pour la soudure à l'arc électrique. La présente invention se rapporte à un appareil pour la soudure à l'arc électrique, notamment pour la soudure d'objets de petite section transversale, tels que, par exemple, des plots métalliques et pièces analogues, sur des surfaces métalliques.
Cet appareil est du type comprenant un boîtier, un mandrin pour tenir l'objet à sou der, un dispositif électromagnétique suscep tible de déplacer le mandrin à l'encontre d'une force antagoniste pour l'éloigner de la surface sur laquelle -l'objet doit être soudé et provoquer ainsi l'allumage de d'arc entre l'objet et la surface, ce mandrin pouvant être déplacé en sens inverse vers la surface consi dérée pour amener l'objet à souder au contact < le celle-ci dès que le dispositif électromagné tique n'est plus excité, et un dispositif de commande permettant de fermer un circuit traversant l'objet et la.
surface sur laquelle il doit être soudé, d'exciter le dispositif élec tromagnétique destiné à amorcer l'arc par écartement de l'objet par rapport à la surface et enfin de supprimer cette excitation après une durée déterminée.
Cet appareil est caractérisé en ce que la durée de l'arc est déterminée par la durée de fonctionnement d'un condensateur électrique faisant partie dudit dispositif de commande et déterminant le moment de la désexcita- tion dudit dispositif électromagnétique. On a représenté, à titre d'exemple, au des- sin ci-joint, une forme .d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale et la fig. 2 une coupe longitudinale axiale d'un appareil conforme à l'invention, susceptible d'être porté à la main.
La fig. 3 est une vue en plan de l'appa reil, la poignée et les tâles de recouvrement de la partie antérieure étant enlevées.
La fig. 4 est une vue en élévation de face de l'appareil, les tôles de recouvrement anté rieures étant enlevées.
La fig. 5 est un schéma des connexions électriques de l'appareil.
La fig. 6 est une vue en plan d'un détail. L'appareil représenté en fi-. 1 à 4 com prend un boîtier 1 constitué, par exemple, par un alliage d'aluminium, pour le rendre aussi léger que possible, et qui présente, en plan, la forme d'un coin; ce boîtier est ouvert à son extrémité antérieure pour recevoir un boîtier auxiliaire 2 en bronze ou toute autre matière appropriée, portant un coulisseau 30 portant lui-même un mandrin 8. Le boîtier 1 repose sur trois pieds réglables 3, par exemple en acier, dont deux sont disposés à l'avant du boîtier 1 et l'autre à l'extrémité arrière de ce dernier.
Le boîtier porte un électro-aimant de forme appropriée comprenant, de préfé rence, un aimant constitué par un noyau 4 et des pièces polaires verticales 5 et 6. L'ax- mature correspondante 7, en forme de barre allongée, est articulée en 27 (fig. 2) de ma- nière à pouvioir se sur im. petit angle par rapport aux pôles de l'aimant.
L'extrémité avant de d'armature est reliée au coulisseau 30 portant le mandrin 8 de manière à obliger le coulisseau à se déplacer dans sa glissière en demeurant solidaire de l'armature dans le sens vertical.
Le noyau 4 de .l'aimant est vissé sur le boîtier 1 de manière .que les deux pôles 5 et 6 soient dirigés vers le bas. Le boîtier auxi liaire 2 est monté sur l'avant du boîtier prin cipal 1 par des vis 10 en prise avec -des brides 11 du boîtier auxiliaire 2.
L'arrière du boîtier présente des fentes 12 pour recevoir des pièces 13 en laiton ou tout autre métal, ces pièces, assujetties par des vis 14 sur le boîtier 1, servant à fixer le câble électrique 41.
Sur le boîtier 1 est fixée, par des vis 15 (fig. 2), une poignée amovible 16 dont l'ex trémité avant est fourchue. Pour que l'appa reil puisse être fixé sur les porte-outils d'une machine-outil telle qu'une perceuse, il est prévu une ouverture 17 dans le boîtier 1 axée sur un trou taraudé ménagé dans le noyau 4 de l'aimant, de manière à pouvoir recevoir une tige-support filetée lorsque da poignée 16 a été enlevée. L'alésage 17 peut être fermé par un bouchon fileté 18, vissé dans le trou du noyau 4, comme représenté.
Les pieds 3 peuvent présenter un certain nombre de rainures transversales 19 écartées longitudinalement .les unes des autres et des tinées à recevoir les extrémités de forme appropriée de vis .de serrage correspondantes 20. On obtient, grâce à cette disposition, un réglage analogue et égal pour tous les pieds. Les pieds avants sont montés dans -des alé sages prévus dans les brides 11 du boîtier auxiliaire 2, tandis que le pied arrière est tenu dans un manchon 21 en laiton ou une matière analogue monté .dans un alésage mé nagé à .l'arrière du boîtier 1. Il est évident que d'autres moyens .de fixation des pieds 3 dans des positions de réglage déterminées peuvent être utilisés.
Par exemple, les pieds peuvent être filetés pour être vissés dans des alésages taraudés dans le boîtier et ils peu- vent être assujettis par des écrous de serrage. Le noyau d'aimant 4 est en acier doux ou une autre matière magnétique et il est alésé trans versalement pour recevoir les extrémités supé rieures :des pôles 5 et 6. Le pôle 5 est plein et de section. droite circulaire et présente une pièce polaire 22 de phis grand diamètre et d'épaisseur .réduite destinée à maintenir en place sur le pôle une bobine 23 portant un enroulement 24. L'autre pâle 6 est de section droite carrée et alésé à partir de son extré mité supérieure.
L'extrémité arrière de l'armature est fixée sur un support en forme de fourche 25 dont les bras pénètrent dans des fentes correspon dantes 26 ménagées à la partie inférieure de la paroi arrière du boîtier 1; ces bras sont articulés en 27 sur une tige filetée vissée dans le boîtier. L'extrémité avant de l'arma ture présente une largeur réduite et elle est guidée dans une fente ménagée dans la paroi arrière 28 du boîtier avant 2 et elle présente, de plus, une fente longitudinale engagée sur une vis d'accouplement 29 portée par un cou- lisseau 30 qui porte le mandrin, ce qui assure la solidarité dans le sens vertical entre le ,coulisseau et l'armature.
Des nervures 31 parallèles à la face avant de la paroi arrière du boîtier avant 2 for ment une glissière pour ledit coulisseau 30. La face arrière -de la glissière est constituée par un plateau 32, de préférence en bronze, ainsi que des éléments de guidage 33 mon tés sur la glissière. Le coulisseau 30 comprend un bloc rectangulaire en acier présentant des rebords parallèles 35 dirigés vers l'arrière, formant eux-mêmes à .leur extrémité arrière des rebords 34 dirigés vers l'extérieur desti nés à coopérer avec la glissière. Suivant une variante, les parois latérales des rebords pa rallèles 35 peuvent former .des rainures desti nées à venir en prise avec le guide 33.
La partie avant du coulisseau 30 porte mandrin est constituée par un bloc rectangu laire 36 revêtu sur chacune de ses faces avant et arrière d'une feuille en matière isolante. Ce bloc 36 .est vissé sur le coulisseau et porte, dans un évidement ménagé dans la partie centrale de la largeur de sa face arrière, un bloc en métal 37 destiné à recevoir les extré mités des vis servant à fixer sur le bloc 36 une plaque 38 et des pattes d'une pièce 39 dans laquelle est serré le mandrin.
La plaque 38 est reliée au câble d'alimen tation en énergie électrique et présente des douilles 40 pour la fixation des extrémités du câble d'alimentation 41, qui est lui-même sub divisé en deux parties. Le boîtier auxiliaire avant 2 peut présenter à l'avant et à sa par tie supérieure des blindages 42 et 43.
. Le déplacement de l'armature 7 par rap port à l'aimant peut être limité par des bu tées. Par exemple, une vis d'arrêt 44 vissée dans la partie arrière .du porte-mandrin peut être placée de manière à coopérer .avec une, butée constituée par une vis 45 montée sur la plaque arrière 32 de la glissière. Le mouve ment de l'armature vers les pôles d'aimant peut être limité par des butées réglables.
Le mandrin 8 est conformé de manière que l'objet à souder puisse y être facilement introduit et maintenu en faisant saillie sur une longueur déterminée par rapport au man drin. Ainsi, le corps .du mandrin est constitué par une pièce tubulaire présentant à son extrémité inférieure une partie conique 46 de diamètre légèrement supérieur à celui du corps, ce corps de mandrin étant de plus ta raudé intérieurement à sa partie supérieure sur une longueur déterminée.
Le corps du mandrin est fendu longitudi nalement en 47 suivant un plan diamétral. Il est ainsi possible, grâce à l'élasticité .du man drin, d'introduire dans ce dernier un collet 48, et celui-ci est maintenu en place par une bague de serrage 49 montée sur le mandrin 8 et venant en prise par un épaulement situé à son extrémité inférieure avec l'extrémité co nique élargie 46 que présente l'extrémité in férieure du mandrin 8. Cette bague 49 pré sente une ouverture taraudée radiale destinée à recevoir une vis de serrage 50.
Le collet 48 est constitué par une pièce tubulaire dont le diamètre extérieur est tel qu'il permette le coulissement de ce collet à l'intérieur du mandrin. Ce collet porte à son extrémité inférieure une tête 51. et<B>il</B> est fendu longitudinalement suivant un plan diamétral disposé :de manière à correspondre avec la fente 47 du mandrin 8. Le collet 48 comporte, de plus, une fente à baïonnette (non repré sentée) venant :en prise avec un ergot 52 porté par le mandrin 8. On peut utiliser .des col lets 48 interchangeables destinés à porter des plots de soudure de section droite ou de dia mètre différents.
L'extrémité supérieure du mandrin 8 est fermée par un bouchon fileté 53 alésé axialement et taraudé pour recevoir une vis de réglage 54 à tête isolante 55, grâce à laquelle la longueur de la saillie du plot à souder au-delà du collet de serrage 48 peut être déterminée de façon précise. On peut monter un écrou de verrouillage sur le bou chon 53.
Lorsqu'on a retiré le bouchon 53, ainsi que la vis de réglage 54, on dispose dans le collet un plot ou autre organe de la longueur désirée.
Le mandrin est fixé dans la pièce de ser rage 39 mentionnée ci-dessous, cette pièce pré sentant dans sa partie arrière des brides de fixation et étant alésée dans une direction pa rallèle à la glissière 31 pour recevoir :le man drin 8. La pièce de serrage 39 est fendue suivant un plan parallèle au plan de symé trie longitudinal de l'appareil, la fente s'ou vrant jusqu'à .l'alésage destiné à recevoir le mandrin; il est donc possible d'assujettir soli dement le mandrin 8 dans cet alésage au moyen d'une vis 56 traversant les parois de la pièce 39.
Dans la forme .d'exécution représentée, le pôle creux 6 fermant le circuit magnétique de l'électro-aimant fait saillie sur une lon gueur légèrement supérieure à la saillie du pôle 5, de manière à déterminer l'amplitude maxima :du mouvement de l'armature 7 vers le pôle en cas d'absence de butée. Un plongeur 57, .de préférence en laiton ou en acier, s'étend normalement au-delà<B>-de</B> la paroi infé rieure du pâle 6 pour maintenir le contact de l'armature 7 sous l'effet du ressort 58. Ce ressort prend appui, d'une part, sur un collet 59 du plongeur 57 et, d'autre part, sur un bouchon fileté 60 vissé dans le pôle 6.
Lorsque le plongeur 57 est au repos et que son extré mité supérieure affleure approximativement l'extrémité supérieure de ce bouchon 60, il est encore possible, en excitant l'électro-aimant 4, 5, 6 de manière que l'armature soit attirée vers le haut, .de soulever le plongeur 57 dont l'extrémité inférieure porte sur .l'armature par une extrémité :en forme de Calotte sphé rique, ce soulèvement du plongeur se faisant à l'encontre de l'action .du ressort 58 sur une courte distance déterminée à l'avance et obli geant -ledit plongeur à faire saillie au-dessus du bouchon 60. La, longueur de .cette saillie mesure le soulèvement de l'armature 7 et par suite du mandrin 8 qui en est solidaire dans le sens vertical.
On voit donc que la .longueur de l'arc jaillissant entre le plot porté par le mandrin 8 et la pièce sur laquelle elle .doit être soudée est donnée par la longueur de la saillie de l'extrémité supérieure du plon geur 57.
Pour mieux faire comprendre le fonc tionnement de l'appareil de soudure, on se référera maintenant au schéma électrique de la fig. 5, ce schéma montrant les différents circuits de fonctionnement reliant les diffé rents organes de cet appareil.
Le circuit principal représenté en traits pleins assure, lorsqu'un interrupteur 69 est fermé sur des plots de .contact 72, le passage d'un courant par le mandrin 8 lui-même, le plot porté par ce dernier et la pièce P sur laquelle doit être effectuée la soudure. L'in tensité du courant dans .ce circuit principal est réglée par une résistance 73. La soudure est. obtenue en fermant un interrupteur 70 à la mise en marche de l'appareil pour fermer un circuit dérivé passant par une bobine de l'interrupteur 71 et par un dispositif de sécu rité 63-68 constitué par deux éléments dé crits ci-après et portés respectivement par le bâti de l'appareil -et par l'armature mobile.
Ce dispositif de sécurité est destiné à fermer le circuit dérivé ci-dessus sur la bobine 71 commandant elle-même les contacts 74 dès que l'appareil est mis en place sur la pièce à sou der P et à l'ouvrir dans les conditions expo- sées ci-après à la fin de chaque opération de soudure. C'est Fexcitation de la bobine 71 qui ; provoque la fermeture de l'interrupteur 69 et le maintient en position de fermeture et qui, en même temps, ferme les contacts 74 commandant un second circuit dérivé passant par les contacts 81 normalement fermés et ; par l'enroulement 24 de l'électro-aimant agis sant sur l'armature portant le mandrin 8.
On obtient ainsi, immédiatement après la ferme ture du circuit principal, un déplacement du plot de soudure par rapport à la. pièce P sur, laquelle doit se faire la soudure, et il jaillit donc un arc entre le plot et la pièce P grâce à l'attraction de l'armature 7 par l'électro aimant.
La durée de l'arc est réglée par un dispo sitif spécial constitué par une résistance ré glable 76 montée en série avec une bobine 78 dans un .circuit dérivé commandé par les con tacts 74. La bobine 78 est destinée à ouvrir, après une durée réglée par la résistance 76, le circuit .de la bobine 24, de manière à pro duire un délai avant de laisser agir le ressort 58 qui repousse à nouveau, par l'intermédiaire du plongeur 57, l'armature jusqu'à ce que le plot revienne au contact de la pièce à souder;
d'autre part, l'interrupteur 69 n'est plus main tenu dans sa position :de fermeture puisque la bobine 71 en série avec le dispositif de sé curité 63-68 cesse de fonctionner dès que ce dernier s'ouvre à la suite du retour du plot au contact de la pièce P; en effet, on remar quera qu'en raison de l'usure produite par le jaillissement de l'arc, le plot est plus court. qu'il ne l'était à l'origine et due son retour su contact du cratère formé dans la pièce à souder P demande un déplacement plus consi dérable que le déplacement qui l'a primitive ment écarté de la pièce. L'ensemble du cir cuit est ainsi ramené au repos puisque le dis positif de sécurité est ouvert et que la bobine 71 revient au repos.
Le délai dont il a été question ci-dessus est assuré par la disposition en parallèle avec la .bobine 78 d'un condensateur 79 destiné à empêcher l'excitation de la bobine 78 avant que la charge du condensateur n'ait été effec- tuée, :la durée .de cette charge étant détermi née par la valeur donnée à la résistance 76 disposée dans un boîtier de commande 77.
La bobine 78 commande, par l'intermé- diaire de la tige 80, les circuits comprenant les contacts normalement fermés 81 et 82 et les contacts normalement ouverts 83. Les con tacts 81 complètent, lorsqu'ils sont fermés, le circuit comprenant la bobine 24 de l'appareil de soudure, tandis que le condensateur 79 est chargé par l'intermédiaire des contacts 82, la bobine 78 est, pendant ce temps, en circuit fermé, mais n'est pas excitée pendant que le condensateur se charge.
Lorsque le condensa teur 79 est suffisamment chargé, la bobine 78 est alors excitée de sorte que la tige 80 est attirée. I.1 en résulte que .le circuit .de la bobine 24 est ouvert au contact 81 et le condensa teur est alors branché sur un circuit de dé charge par les contacts 83.
On voit que, grâce à cet ensemble de cir cuits, le circuit principal, marqué en traits pleins, n'est maintenu ouvert que lorsque le mandrin porte un plot et que .l'on a amené l'appareil en position de travail sur la surface de la pièce P sur laquelle le pilot doit être soudé. Le circuit dérivé passant par le dispo sitif de sécurité se ferme alors par le soulève ment d'un plongeur 63 par l'armature soule vée elle-même par la butée du plot contre la surface de la pièce P sur laquelle il doit être soudé. Le courant continue à passer dans la bobine 71 lorsque l'armature continue à mon ter sous l'action de .l'enroulement 24 excité à ce moment comme il a été dit et que .l'arc jaillit entre le plot et la surface sur laquelle il doit être soudé.
Le circuit renfermant la bobine 71 s'ouvre en raison de l'ouverture du dispositif de sécurité 63-68 et demeure ouvert jusqu'à ce que l'on ait monté un nou- veau pilot dans le mandrin et que l'on ait réintroduit l'appareil de soudure en place pour souder ce nouveau plot sur la surface qui doit le recevoir.
Dans la forme d'exécu tion représentée, le dispositif de sécurité cons titué par l'interrupteur 63-68 est .formé d'un corps isolé 61 fixé sur une face latérale du pôle 6 avec interposition d'une feuille 62 de matière isolante. Le support 61 est alésé pour recevoir un plongeur métallique 63 sur une tête de contact 64 duquel prend appui un ressort 65 monté dans un évidement de l'alé sage du support 61 ménagé à la partie infé rieure de celui-ci. Une plaque de contact mé tallique 66 et un manchon portant le plongeur 63 sont montés dans un évidement ménagé à la partie supérieure du support 61. La posi tion inférieure limite du plongeur est définie par un écrou 67 monté sur son :extrémîté supé rieure.
Le circuit traversant le dispositif de sécurité pour aller par exemple à la terre est fermé sur une tige de contact 68 portée par l'armature. Cette tige de contact 68 est réglable dans le sens longitudinal et peut être approchée ou écartée du plongeur 63. Ainsi, on peut ajuster la position précise de .la tige de contact correspondant à l'ouverture du dispositif. de sécurité pendant le mouvement de retour de l'armature et .l'on peut même empêcher .le dispositif de sécurité de fonction ner, si l'on estime nécessaire de maintenir le courant de soudure jusqu'à terminaison de la soudure, ce qui peut être le cas pour certaines applications, comme par exemple la soudure des plots en alliage d'aluminium.
Ainsi, en résumé, en appuyant sur .le bou- ton-poussoir 70 et en le maintenant dans sa position de fermeture jusqu'à terminaison de la soudure, on arrive aux résultats suivants: 1 La bobine du relais 71 commandant l'interrupteur 69 est excitée et ferme le cir cuit principal de soudure par les contacts 72 de l'interrupteur 69. Le courant passe entre le plot à souder et la pièce sur laquelle il doit être soudé, ce plot étant maintenu en contact avec ladite pièce par l'action du ressort 58 abaissant l'armature 7 et le mandrin 8 soli dairement, le courant étant toutefois limité normalement par une résistance 73 convena blement réglée.
2 En même temps, le circuit alimentant la bobine de l'électro-aimant 24 se ferme, par l'intermédiaire des interrupteurs 74. L'arma ture est attirée et soulève donc le mandrin 8 et le plot qu'il porte pour laisser jaillir un arc entre le plot et la surface sur laquelle il doit être soudé.
3 Le dispositif de réglage de la durée de l'arc est excité et ouvre le circuit de l'électro aimant après une durée déterminée de pas sage de l'arc.
Le dispositif réglant .la-durée de l'arc fonc tionne d'après le principe connu de la charge et de la décharge d'un condensateur, grâce à quoi la vitesse de charge ou de décharge du condensateur convenablement relié au dis positif d'excitation du relais 78 permet de régler correctement la durée s'écoulant entre la fermeture en 74 du circuit primaire du dispositif de réglage de durée et l'ouverture en 82 du circuit secondaire obtenue par le fonctionnement du relais 78 .au moment où le condensateur atteint un stade déterminé de charge ou de décharge.
Ainsi la fermeture des contacts 74 permet au courant de traverser une résistance de ré glage 75 et une résistance variable 76 du bloc de commande 77 pour aboutir à la bobine 78, en même temps que ce courant assure par les contacts 82 la charge d'un condensateur 79 en parallèle avec de relais 78. Lorsque cette charge est suffisamment grande, la bobine du relais 78 en parallèle avec le condensateur est excitée et déplace la tige 80 de manière à ouvrir .l'interrupteur 81, qui .coupe, comme il a été dit, .le circuit passant par l'enroulement électromagnétique 24 et assure, par la ferme ture du contact 83, la décharge du condensa teur 79.
En raison .de la désexcitation de l'en roulement 24, le plot à souder est ramené vers la pièce sur laquelle il doit être soudé sous l'effet .de la pression exercée par le res sort 58. L'arc continue à jaillir puisque la bobine 71 est encore excitée et maintient la fermeture du circuit principal en 69 et celle du circuit de sécurité en 74.
La rupture du circuit alimentant la bobine 71 et .assurant par suite :l'ouverture des interrupteurs 69 et 74 ne se fait qu'au moment où la tige 68, portée par l'armature 7, s'écarte du plongeur 63 formant avec elle le dispositif de sécurité, c'est-à-dire au moment où le trajet, effectué par le plot, le mandrin et l'armature soies l'action du ressort 58, est suffisant pour ouvrir ledit dispositif de sécurité.
En effet, le trajet du plot est très supé rieur, au cours du retour vers la. pièce sur laquelle il doit être soudé, au trajet accompli par -le plot au début de l'opération lorsque ledit plot s'écarte de la plaque pour faire jaillir l'arc. Cet accroissement de longueur est dû à la fusion partielle du plot et de la pièce P sous l'action de l'arc qui réduit la longueur du plot et creuse un cratère dans la pièce; ainsi, la tige de contact 68 du dispositif de sécurité montée sur l'armature effectue au re tour un trajet suffisant pour rompre en 63-68 le circuit de la bobine du relais 71, ce qui ouvre le circuit de soudure principal et maintient ouvert le circuit dérivé passant par l'enroulement 24 de l'électro-aimant.
Si, comme il est préférable, l'interrupteur 69 s'ouvre avant que le plot n'ait atteint la sur face à souder, le courant de soudure n'aura pas une intensité aussi grande que si le cir cuit demeurait fermé jusqu'à ce que le plot atteigne la surface à souder, de telle sorte que la charge imposée à l'interrupteur à la rup ture est ainsi réduite. Grâce à cette disposi tion, on obtient une meilleure qualité de sou dure en raison de la présence d'un bourrelet renforgateur de métal trempé autour- de la soudure en même temps que l'extracourant de fermeture dans l'interrupteur est réduit.
La durée de l'arc peut être variée en ajus tant la résistance variable 76, en vue de déter miner le degré de charge du condensateur 79. La durée de l'arc peut varier entre 0,05 se conde et 1 seconde et les dispositifs de ré glage de durée décrits doivent assurer dans des conditions satisfaisantes l'obtention de cette gamme de réglage.
L'appareil à souder peut être utilisé avec du courant alternatif à condition que le fer, l'acier ou autres matières formant le circuit magnétique soient convenablement feuilletés ou rainurés.
Les détails d'exécution de l'appareil décrit ci-dessus et représenté au dessin ci-joint peu vent varier à volonté. Ainsi, le circuit magné tique peut se fermer à travers l'articulation de l'armature au lieu du pôle creux contenant. le ressort et le plongeur. Avec une telle cons truction, il est possible de diminuer les dimen sions de l'appareil.
On peut prévoir des moyens pour effectuer un réglage précis de la durée de l'arc lors qu'on soude de petits plots, de petits tubes et pièces analogues et en particulier des plots ayant 6 mm de diamètre ou moins, en utilisant un dispositif de commande à distance qui peut être porté par l'opérateur ou accompagner ce dernier si l'on veut que le corps du dispositif de réglage de la durée de l'arc se trouve en permanence en un point déterminé. De telles conditions peuvent se produire en particulier lorsqu'on utilise un appareil de soudure por tatif pour le travail sur des bateaux.
Le dispositif de commande à distance per mettant d'effectuer un réglage de la durée de l'arc peut comprendre simplement le bloc de commande représenté aux fig. 5 et 6, c'est- à-dire une résistance variable 76 de réglage de la durée de l'arc et l'interrupteur de com mande 70 montés dans un petit carter 84 (fig. 6) que l'opérateur peut porter au moyen d'une ceinture, d'un collier ou moyen ana. logue.
On peut assurer ainsi sur place, d'une ma nière facile et commode pour l'opérateur, un réglage instantané de la durée de l'arc sans que l'opérateur ait à quitter son poste de travail.