Poste mobile de commande à distance pour machines-outils, appareils de levage, etc. La présente invention a pour objet un poste mobile :
de commande à distance pour machines-outils, appareils d e levage, ete., qui se caractérise par le fait qu'il comporte une poignée, en forme de crosse de revolver, mu nie d'une gâchette qui commande, par l'in- te-rmédiaire d'une liaison positive, un organe destiné à contrôler un paramètre déterminé du mouvement à commander.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, diverses formes de réalisation du poste mobile de commande selon l'invention.
Fig. 1 est une vue en élévation d'un poste mobile de commande; Fig. 2 est une coupe longitudinale d'une partie de ce poste; Fig. 3 est une vue en perspective de la gâchette du poste et d'un rhéostat d'excita tion qui lui est associé; Fig. 4 est un schéma montrant l'utilisa- Lion du rhéostat précité; Fig. 5 est un schéma :montrant les circuits de contrôle d'un moteur asynchrone dont on veut commander la vitesse au moyen du poste mobile;
Fig. 6 est un schéma des circuits princi paux du moteur asynchrone précité à quatre vitesses. et deux enroulements commutables; Fig. 7 est une vue en perspective d'un commutateur qui permet de cô@mmander les vitesses du moteur précité et qui est lui-même commandé par la gâchette .du poste mobile précité;
Fig. 8 est un schéma montrant les circuits de contrôle de d'excitatrice d'un groupe Léonard dont la vitesse du .moteur doit être contrôlée par le poste mobile; Fig. 9 est un, schéma du circuit de l'exci tatrice de ce groupe; Fig. 10 à 13 enfin montrent .diverses va riantes de réalisation de parties de postes mobiles.
On connaît déjà des dispositifs de télé commande au moyen desquels on peut com- mander à distance les mouvements, de certains organes mobiles d'une machine ou :d'un appa reil quelconque, mais les. dispositifs. utilisés jusqu'ici sont ou bien montés<B>à</B> poste fixe, ou bien, s'ils peuvent eux-mêmes être déplacés, ils. .se présentent sous une forme plus ou moins compliquée ne permettant pas d'être bien tenus en main par l'ouvrier.
En outre, ils ser vent uniquement à effectuer la télécommande et ne comportent pas d'organes accessoires, permettant de faciliter et d'accélérer la ma- naeuvre en cours..
Ainsi qu'on le voit sur les dessins, le poste mobile de télécommande représenté sur les fig. 1 et 2 comporte un corps 1 muni d'une poignée 2 analogue à une crosse ;de revolver et grâce à laquelle ce poste portatif présente une 'bonne prise à la main.
Une boîte 3, solidaire du corps 1 du poste, comporte un bouton de mise en marche et un bouton d'arrêt pour le moteur ou le mécanisme de commande de l'organt- mobile de la machine à régler ou à commander. Dans le @co:rps 1 est montée une gâchette de commande 4 au moyen de laquelle l'ouvrier effectuera, comme on le verra, les diverses manoeuvres qu'il dé sire réaliser. Cette gâchette est protégée par une pièce de garde 5 analogue au pontet d'un revolver.
Dans le canon 6 du poste mobile est monté le régulateur contrôlant -directement ou indirectement les variations du paramètre considéré du mouvement de l'organe mobile à régler ou à commander (course, vitesse, etc.). Ce régulateur et ses liaisons avec l'or gane mobile de la machine peuvent être d'un type quelconque, convenant au genre de ma chine à la commande de laquelle le poste est destiné, et n'ont pas été représentés sur les dessins., puisqu'ils ne font pas partie de la présente invention.
A l'extrémité du corps 1 est prévu un dispositif d'éclairage 7, de préférence orien table, qui permet à l'opérateuT d'éclairer loca lement la zone de travail, tout en continuant, par l'action du :doigt sur la gâchette 4, à con trôler les variations du paramètre intéressé du mouvement encours. Cet appareil d'éclai rage peut être du type à réflecteur parabo lique ou de tout autre type voulu.
Grâce en tout cas à cette combinaison par ticulière du dispositif d'éclairage 7 et de la gâchette de commande 4, on arrive à une très grande facilité et à une très grande rapidité de man#uvre et de réglage, puisque l'opéra teur peut effectuer ses manoeuvres du lieu même qu'il a à observer et que cette observa tion se trouve en .même temps facilitée par l'appareil d'éclairage 7.
La fig. 2 montre, en coupe, le détail de l'asservissement du régulateur tel qu'il peut être réalisé au moyen -de la ,gâchette 4.
A cet effet, l'axe, sur lequel est montée la gâchette 4, de façon qu'elle puisse tourner par rapport ara corps: 1, porte également un secteur denté 8 taillé en forme de pignon co nique; ce secteur engrène avec un pignon conique 9 sur l'axe duquel lest montée une came 10 qui agit sur l'organe asservi du régu lateur (non représenté). Un ressort 11 sert de ressort de rappel pour ta gâchette 4.
On voit d'après @ce qui précède que l'action progressive du doigt sur la gâchette 4 entraîne la rotation continue de la came 10 et, par suite, la, variation continue du para mètre choisi. Le profil de la came peut être tel que la. sensibilité du dispositif soit varia ble au fur et à mesure du déplacement de la gâchette, ce qui permet d'aug-menter la préci- #sion du réglage manuel dans une plage privi légiée des valeurs du paramètre.
Sur les fig. 3 :et 4 on a représenté, à titre 'd'exemple, l'application de l'invention au réglage de la. vitesse de l'organe d'une ma chine -commandé par un moteur électrique à variation de vitesse par le champ. Dans ce cas,, le moteur 12 situé au voisinage immédiat de l'organe à entraîner comporte, comme à l'ordinaire, un enroulement d'excitation 13 dans le circuit duquel est placé un rhéostat 14 au moyen duquel on fait varier le champ et. par conséquent, la vitesse du moteur, d'où celle de l'organe commandé.
Ce rhéostat 14 est monté à distance dans le canon 6 du poste mobile (à la place :de la came 10 et du régulateur dont il a été ques tion à propos des fig. 1 et 2).
Ce rhéostat 14 est constitué, par exemple, comme on le voit sur la fig. 3, pair un bobi nage torique 15 sur lequel se déplace un cur seur tournant 16, ce dernier étant entraîné (.comme précédemment la came 10) par la gâchette 4 et les deux pignons coniques 8 et 9.
Il est à remarquer que le moteur 12 pour rait être aussi bien l'excitatrice d'un groupe Léonard. On pourrait de même agir sur l'exei- tation de la génératrice d'un groupe Léonard.
Dans ces différentes applications, la vi- te-,sse de l'organe commandé peut varier d'une façon continue.
Sur les fig. 5 à 7 on a représenté un autre exemple dans le cas où l'on veut obte nir, pour l'organe de la. machine ou de l'ap pareil commandé par un moteur électrique, successivement plusieurs vitesses prédétermi nées.
A cet effet, on utilise un moteur as.yn- chrone à quatre vitesses (si c'est ce nombre de vitesses que l'on désire obtenir) et à deux enroulements commutables 17 est 17', chaque enroulement donnant lieu à .deux vitesses de rotation, l'une double de l'autre, selon que l'on alimente les bobinages 17 et 17' des iqtators à leurs extrémités x, <I>y,</I> z1 (pour l'en roulement 17)
et xz y2 z2 (pour l'enroulement 17') ou en leurs milieux u1 v1 w1 (pour 17) et % vz w2 (pour 17');
on passe de Vun à l'autre, comme à l'ordinaire, par commutation de pôles. L'enroulement 17 donnera, par exemple, pair commutation de pôles, 500 et 1000 tours/minute, à la vitesse de synchro nisme, et l'enroulement 17' donnera, par exemple, 750 et 150e0 tours/minute.
Pour réaliser la commutation de pôles, on utilise les deux contacteurs 18 et 19, pour d'enroulement 17 et deux contacteurs 18' et 19' poum l'enroulement 17' (voir fig. 6).
Les 'bobines de ces contacteurs sont montées -dans un circuit de contrôle représenté sur la fig. 5, lequel comprend un commutateur 20 à quatre positions, au moyen duquel on peut fermer successivement les quatre circuits ,de contrôle commandant eux-mêmes, par les contacteurs 18-18'-19=19',
la fermeture des circuits correspondant aux quatre branchements <B><I>'Ci</I></B> y1 zl-x2 y2 z2-261 v1 wl-U2 ?32 W2- Les bobines, des contacteurs commandent, en même temps que les contacts 18a, 18'a, 19a, 19'a placés sur les circuits principaux, les contacts de sécurité à ouverture 18'b,
18'b, 19, 19'b montés en série et grâce aux quels on évite l'excitation simultanée de quatre contacteurs.
Le commutateur 20 à quatre positions représenté en perspective sur la fig. 7 est placé dans le canon -6 du poste mobile à la place de lia came 10 précitée; l'axe 2.1 du frotteum rotatif 12 -est solidaire @du pignon 9 commandé, comme on l'a vu précédemment, par la gâchette 4.
On va décrire, par exemple, les circuits qui s'établissent lorsque le frotteur 22 du co-Msnutateur se trouve sur le plot 23g.
A ce moment, le courant s'établit dans le circuit de contrôle suivant: fil de ligne 24, segment conducteur commun 25, frotteur 22, plot 23, fil 26,, enroulement de contacteur 19@, fil 27, contact 19'b (fermé, puisque son. enrou lement n'est pas excité), fil 28, contact 18b (fermé puisque son enroulement n'est pas excité), fil 29, contact 18'b (également fermé par suite de la non-excitation .de son enroule ment),
fil 30 et fil,de ligne 24'.
On voit -que dans ce circuit se trouvent les contacts fermés 19'b, 18b et 18'b :des contac teurs non mis en jeu, de sorte que, si l'un 'd'eux se trouvait déjà .excité, l'enroulement du contacteur 19 ne pourrait pas l'être. On est ainsi assuré que deux contacteurs- ne peu vent être mis en jeu en même temps.
L'enroulement du contacteur 19 étant excité, les contacts 19a se ferment et l'enroule ment otatorique 17 est branché sur la ligne 3'1 par les points médians. u1 v1 wl; le moteur tournera par exemple à 1000 tours.
Les circuits correspondant aux trois autres vitesses s'étab!liraient dPune façon analogue par la mise en jeu successivement des con tacteurs 19', 18 et 18' au fur et à mesure que le frotteur 22 passerait sur les autres plots 231, 23l et 23b du ,commutateur 20.
Dans le cas où les autres vitesses doivent être réglables:, le commutateur<B>20'</B> permet de fermer Guccessivement les quatre circuits -de contrôle représentés sur la fig. 8 qui com mandent eux-mêmes les quatre circuits prin cipaux représentés sur la fig. 9, ces derniers constituant des fractions différentes d'un même circuit d'excitation -d'un groupe Léonard.
Les circuits de contrôle des quatre con- tacteurs 18, 19, 18' et 19' sont les mêmes que ceux décrits à propos de la fig. 5; on ne les décrira ,donc pasi die nouveau ici.
Ces quatre contacteurs: actionnent, lorsque leurs enroulements. sont excités successivement par passage @du fzotteur 22 sur les différents plots du commutateur 20, des contacts '18c, 19c, 18'c et 19'c respectivement, qui mettent dans le circuit -de l'excitatrice E @du groupe Léonard une portion plus:
ou moins ;grande de la résistance 32, ce qui permet d'obtenir les différentes, vitesses. voulues@ pour le mo- tewr M. Sur les fig. 10 à 13 on a représenté dif férentes variantes de la liaison entre la gâ chette 4 du poste mobile et la came ou autre organe de contrôle du mouvement à comman der ou à régler, cette liaison remplaçant les pignons coniques 8 et 9 de la fi-. 2.
La transmission peut se faire par exem ple, comme on l'a représenté sur la fig. 10, au moyen d'une vis 33 à pas réversible; une traction exercée sur cette vis., par l'intermé- diaire de la biellette 34 articulée à la gâ chette 4, permet de faire tourner la came 10 (ou tout autre organe -de commande et de contrôle approprié:
rhéostat, commutateur, etc., -comme on l'a vu dans les exemples pré cédents). Un roulement à billes 35 est inter posé entre l'axe de la came 10 et son palier de support dans le corps 1 du poste mobile.
La transmission peut également se faire, comme on le voit sur la fig. 11, au moyen d'un système à leviers 36-â7, le levier 37 étant, par exemple, un levier articulé. Le levier 36 est solidaire de l'axe 21 sur lequel est montée la came 10 ou tout autre organe de contrôle (voir précédemment).
Si les axes de rotation de la gâchette 4 et de l'organe -de contrôle (came, rhéostat, commutateur, etc.) sont disposés parallèle- ment, on peut utiliser une de transmissions représentées sur les; fig. 12 et 13: pignons droits 38-39 ou système ,de leviers 40-41.
Toute autre transmission pourrait être adoptée, par exemple encore par pignons héli coïdaux remplaçant les pignons coniques 8-9 de la fig. 2.
On voit, d'après ce qui précède, tous les avantages que pemmet l'utilisation du poste mobile de commande qui a. été .décrit ci-dessus dans quelques-uns, de ses, modes:
de réalisation possibles. Il permet tout d'abord une grande souplesse de manmuvre et douve la plus grande facilité à l'ouvrier pour opérer, de l'endroit même où sa présence est utile, toutes les commandes et tous les réglages qui peu vent être nécessaires: commande de mise en marche et d'arrêt, réglage de la course, de la vitesse ou de tout autre paramètre du mouvement de l'organe mobile à régler ou à commander à distance.
De, cette façon, il peut exécuter seul toutes les manoeuvres qu'il juge utiles, sans avoir reeour,s à un aide, donc avec le maximum :de rapidité et de précision. Ces dernières se trouvent encore augmentées du fait de l'édlairage -puis@sa,nt que le poste mo bile projette sur 'le point où doit s'appliquer le travail de l'opérateur.
Ce travail est lui- même facilité par le fait que l'opérateur tient bien en main et sans ,gêne aucune s'on poste mobile de commande.
Le poste qui fait l'objet de l'invention est susceptible des applications 'les, plus. nom- breuses; il trouve son utilisation spécialement dans la commande des machines-outils,, dans celle des appareils de levage ou de manuten tion et, d'une façon générale, chaque fois que l'on a à régler ou à commander à ,distance un organe mobile d'une machine ou d'un appa reil quelconque.