Bobine pour rouleau de pellicule photographique et procédé pour la fabrication de celle-ci. La présente invention se rapporte à une bobine pour rouleau de pellicule photogra phique, comprenant un mandrin muni d'une joue à chaque extrémité, cette bobine étant caractérisée en ce que les surfaces internes, en regard l'une de l'autre, desdites joues, .ont un profil tel qu'elles n'entrent en contact avec le matériel enroulé que sur le bord des spires intérieures et extérieures.
L'invention comprend aussi un procédé de fabrication de cette bobine, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on moule le mandrin et les joues en matière plastique, de telle ma nière que ces éléments soient éjectés du moule par les extrémités:, dans le sens de l'axe de la bobine, de façon à éviter la formation ,de marques de moulage sur les surfaces avec les quelles la pellicule enroulée sur la bobine entre en contact.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution et une va riante de la bobine que comprend l'invention, ainsi qu'une machine pour la mise en couvre du procédé que comprend aussi l'invention.
La fig. 1 est: une vue en élévation de ladite forme d'exécution de la bobine.
La fig. 2 en est une vue en bout.
La fig. 3 en est une coupe par l'axe de la bobine, suivant la ligne 3-3 de la fig. 9. La fig. 4 en est une coupe dans laquelle une joue d'extrémité, moulée séparément, est supposée enlevée, la coupe étant faite dans -un plan à angle droit par rapport à celle -de la fig. 3, c'est-à-dire suivant la ligne 4-4 de la fig. 2.
La fig. -5 est une coupe partielle d'une variante dans laquelle les parois d'extrémités de la fente sont approximativement parallèles au lieu d'être obliques.
La fig. 6 est une coupe, à très grande; échelle, montrant de quelle\ manière une pelli cule et sa bande de papier sont -enroulées sur une bobine, et comment la lumière est arrêtée par les couches extérieures de la bande de papier.
La fig. 7 est une coupe partielle d'une machine à mouler servant à la confection du mandrin, d'une seule pièce avec une joue d'extrémité de la bobine.
La fig. - 8 est une coupe d'une -partie de la machine -de la fig. 7, mais montrant le moule et la matière plastique qu'il contient; tels que ces éléments apparaissent lorsque la coupe est menée dans un plan à angle droit par rapport à la coupe de la fig. 7.
La îig. 9 est une vue en élévation d'un élément de moulage servant à former le man drin creux de la bobine, avec la fente pour l'accrochage de la pellicule.
La fig. 10 -est une coupe suivant la ligne, 10-10 de la fig. 9.
La fig. lob est une vue en bout d'après 1a fig. 9. La fig. 11 est une vue de détail de l'élé ment de la machine à mouler qui forme la fente d'entrainement à l'extrémité de la bo bine représentée par la fig. 10b.
La fig. llb est une vue en élévation laté rale d'après la fig. 11.
La fig. 12 est une coupe suivant la ligne 12-12 -de la fig. 11.
La fig. 13 est une coupe suivant la ligne 1â-13 de la fig. 11.
La bohine représentée en fig. 1, 2, 3 et 4 est en. matière plastique et se compose d'un mandrin 10, d'une seule pièce avec une joue d'extrémité 11, et portant une autre joue 1\?, moulée séparément, l'assemblage étant effec tué par insertion du prolongement central 13 dans l'extrémité du mandrin. De préférence.
le mandrin est creux quoique dans les bobines ayant un mandrin de diamètre très faible ce mandrin peut être massif, sauf à l'endroit -de la fente pour l'accrochage de la pellicule, -de la fente d'entraînement et de l'extrémité, dans laquelle est encastré le prolongement de la joue moulée séparément. Pour le cas d'un mandrin creux, la fente d'accrochage de la pellicule, indiquée en 14, est moulée dans la pièce même qui constitue le mandrin et elle est constituée de telle manière qu'elle soit étanche à la lumière.
En d'autres termes, il est impossible que la lumière entrant par les extrémités du mandrin creux puisse voiler la pellicule en passant par la fente en direction des spires de pellicules qui se trouvent à proximité du mandrin, ce qui est parfois pos sible dans de nombreuses bobines, surtout lorsque la pellicule est enroulée sur la bobine sans la bande de papier protecteur. La fente d'accrochage -de la pellicule est formée par les côtés parallèles 15 et 16 (fig. 4) et les parois d'extrémités 17 et 18.
Les côtés longi tudinaux de la fente, ainsi que les parois d'extrémités 17 et 18, servent à renforcer le mandrin, ce qui permet de mouler la bobine avec des parois d'une épaisseur relativement faible pour en réduire le poids. Ce fait est très important pour les bobines de grandes dimen sions. Dans la forme d'exécution de la bobine que montrent les fig. 1 à 4, la fente d'accro chage de la pellicule a la forme usuelle. Les parois d'extrémités inclinées -de la fente sont orientées à un angle tel qu'elles s'adaptent aux bords obliques d'une pellicule, d'une bande de papier de doublage ou .d'une bande de gui dage.
Dans la plupart -des bobines connues, il est essentiel que la fente d'accrochage ait des extrémités inclinées, étant donné que cette fente est généralement pratiquée avec une scie lorsque le mandrin est en bois. Dans le cas des bobines métalliques, dans lesquelles la fente d'accrochage n'est pas continue entre deux côtés opposés du mandrin, l'une des fentes est relativement large et courte,
-de sorte qu'il importe d'introduire les extrémités en pointe du matériel sensible par la fente plus étroite pour leur permettre de s'engager avec certitude dans la fente bien plus large du côté opposé. A ce point de vue, la bobine représentée offre un avantage décisif en ce sens que la fente peut recevoir des extrémités relativement parallèles -de sorte que, lors de l'enroulement de la pellicule en usines ou lors de la mise en place de la pellicule vierge dans l'appareil de prise de vue, il n'est nullement nécessaire de choisir le côté de la fente par lequel il faut introduire le matériel sensible.
Dans la variante de réalisation d'après la fig. 5, la fente 19 a des parois d'extrémités 2(j et 21 relativement parallèles, la seule inclinai son nécessaire étant celle destinée à permettre le retrait de l'élément de moule servant à pra tiquer la fente.
Une bobine ainsi conformée est très avantageuse car, pendant l'opération de l'enroulement de la pellicule, il n'est pas nécessaire de placer la bobine dans une posi tion spéciale, étant donnë que la pellicule, la bande de papier ou la bande -de guidage peu vent être insérées par l'un ou l'autre des côtés. Il en est de même pour la mise en place d'une bobine vierge dans un appareil photo graphique.
Les joues d'extrémités -de la bobine ont un profil spécial, ainsi que le montre la fig. en une coupe à très grande échelle. Le man drin 10 comporte une carcasse 22 sur laquelle sE dresse la joue 11. Dans le cas représenté, cette joue est d'une seule pièce avec la car casse, mais il est bien entendu que les deux joues d'extrémités sont d'une conformation identique. Toute description de l'une s'appli- uue donc également à l'autre. La joue est pro filée de telle manière que sa surface en regard <B>de</B> l'autre joue soit incurvée vers l'intérieur, comme représenté en 23.
Sur cette face 23 sont ménagées plusieurs nervures concentri <U>ques</U> en gradins indiquées en 24, prévues à proximité de la périphérie extérieure 25 de la joue. En fait, ces nervures en gradins sont placées dans une position telle que, lorsque toutes les spires du matériel à enrouler sur le mandrin se trouvent en place, les deux ou trois dernières spires entrent en contact avec ces nervures en gradins. Ces nervures sont de préférence concentriques entre elles quoique, théoriquement, il soit préférable de prévoir une nervure en spirale. Mais ceci est un raffi nement qui importe peu, étant donné que les nervures concentriques rendent pratique- nient le même service.
Il y a lieu d'insister sur le fait que la distance entre les deux joues de la bobine assemblée au point de raccorde ment avec le mandrin est telle qu'elle soit pratiquement égale à la largeur de la pelli cule ou de la bande de papier protecteur.
En suite, les surfaces en regard des joues s'écar tent des bords du matériel enroulé, et ce en s'éloignant tout d'abord obliquement vers l'extérieur et en revenant ensuite vers l'inté rieur en formant lesdites nervures en gradins, les deux ou trois dernières nervures étant pla cées de telle manière que la distance entre une nervure d'une joue et la nervure corres pondante de la joue opposée soit légèrement inférieure à la largeur réelle .du matériel à enrouler.
Il devient ainsi nécessaire d'enrou ler à force les deux ou trois dernières couches du matériel pour les mettre en place de la manière représentée par la fig. 6, le matériel étant ainsi serré et formant obturateur de lu mière par le contact étanche de ce matériel avec les nervures concentriques.
Dans cette disposition particulière, la pel licule indiquée en 26 est protégée sur sa face arrière par une bande de papier 27, telle qu'elle est couramment employée en combi naison avec les pellicules en rouleaux pour la plupart des appareils photographiques. Bien entendu, la pellicule peut être enroulée direc tement sur le mandrin de la bobine et elle peut être arrêtée en position par coopération avec les nervures concentriques.
Il s'est mon tré que l'extrémité du matériel enroulé peut être dégagée de la nervure extérieure simple ment par un léger effort, c'est-à-dire un effort insuffisant pour gêner l'avancement de4a pel licule à l'intérieur de l'appareil photographi que, mais que ce matériel est retenu avec une force suffisante pour éviter le déroulement intempestif de la pellicule lors de sa mise en. place dans l'appareil ou lors de la manipu lation, après enlèvement de la bande protec trice. L'expérience de l'emploi a également montré que, même sans bande de protection, une pellicule enroulée sur la bobine de la ma nière représentée peut être exposée dans un local éclairé pendant une durée assez prolon gée, sans courir le risque d'être voilée.
Lors qu'un film de 35 mm par exemple, tel qu'il est employé dans les appareils dits de petit format, est enroulé sur la bobine, on emploie généralement des bandes de guidage et l'effet obtenu est sensiblement le même qu'avec la disposition d'après la fig. 6, sauf que les spires du matériel enroulé sur la bobine ne sont pas séparées entre elles par des couches i de papier.
Il n'est pàs nécessaire d'employer une bande de guidage -de la pellicule sur le mandrin car, en cet endroit, il n'existe aucun risque de voile par de la lumière pénétrant par la fente d'accrochage, d'autant moins que la bande de guidage à l'extrémité opposée de la pellicule peut servir très efficacement d'ob turateur de lumière, et à maintenir la pelli cule dans sa position sur la bobine, même si on n'emploie aucun autre moyen de retenue.
La fente d'entraînement se compose .de deux encoches assez profondes, indiquées eu 28, et d'encoches moins profondes 29. Ces èn- coches s'amorcent de part et d'autre d'une ou verture centrale circulaire et la fente ainsi constituée est destinée à s'adapter à tous les appareils photographiques de type normal. A l'autre extrémité, le trou 30 est de dimension normale et il constitue simplement un moyen de centrage sur le pivot, autour duquel la bo bine peut tourner à l'extrémité opposée à celle munie de la fente d'entraînement.
Les encoches allongées 28 ont des parois parallèles qui se prolongent vers l'intérieur du mandrin creux de la bobine ainsi qu'il est indiqué en 31 sur les fig. 3 et 4. Ces encoches sont formées par le fait que la matière plas tique a tendance à, remplir l'intervalle entre deux éléments du moule qui sera décrit plus loin.
La joue séparée et son prolongement cen tral' 13 sont centrés dans l'extrémité ouverte du mandrin 10. La longueur de ce mandrin est telle qu'il soit possible de pousser la joue jusqu'à ce qu'elle arrive -en contact avec l'extrémité du mandrin, et qu'on réalise de cette façon la distance convenable entre les faces en regard des joues, ainsi qu'il a été décrit précédemment en référence à la fig. 6. Si on le désire, la joue moulée séparément peut être montée sur la bobine par le fait que le mandrin d'une seule pièce avec sa. joue est inséré dans un dispositif d'assemblage et qu'on emploie une butée contre laquelle toutes les joues peuvent être poussées pendant l'opéra tion d'assemblage.
Ceci n'est nécessaire que dans le cas où l'assemblage doit être exécuté avec des tolérances extrêmes. L'ajustement des éléments peut être tel que le prolongement central 13 soit maintenu à l'intérieur du man drin 10 par le seul engagement à friction. Mais il est préférable d'employer un solvant réalisant la liaison entre la matière du man drin et celle .du prolongement central, et ou obtient de cette façon un ensemble d'une seule pièce. Si la matière plastique est de type thermoplastique, la liaison peut être réalisée par un apport de chaleur.
On peut- également employer un adhésif, mais, dans ce cas, il est préférable d'employer un produit adhésif qui ne soit pas attaqué par les bains de développement, de fixage ou par d'autres produits chimiques employés au traitement photographique, étant donné qu'une bobine en matière plastique de ce genre. est destinée à servir fréquemment. D'autre part, il ne doit pas être nécessaire de soumettre les bobines à des opérations de lavage à l'eau chaude., avant de les regarnir avec une pellicule.
L'em ploi répété est une .opération qu'on ne peut pas exécuter sans risque avec des bobines mé talliques ou des bobines faites de bois et de métal. Les bobines en bois ne peuvent servir une deuxième fois parce qu'il se peut qu'elles aient été saturées d'hyposulfite ou d'autres solutions nuisibles à la pellicule. Les bobines en métal :doivent également être écartées après leur premier emploi, car elles sont toujours sujettes à la corrosion, surtout après leur con tact avec les diverses solutions employées au laboratoire et après le lavage pour leur em ploi répété. Après un certain intervalle de temps, elles ont tendance à rouiller en cer tains points.
La fig. 7 montre une partie d'une machine à mouler, destinée à mouler le mandrin d'une seule pièce avec une joue. Il s'agit d'une ma chine du type à injection qui comporte un plateau fixe, un plateau de compression à res sort et des éléments de plateaux mobiles. Le plateau fixe est constitué par une pièce indi quée par l'accolade 32. Le plateau -de com pression à ressort se trouve en face de l'acco lade 33 et le plateau mobile comprend les élé ments qui se répartissent verticalement sur toute la hauteur indiquée par l'accolade 34.
L e plateau fixe se compose d'un élément su- périeur 35 et d'un élément 36 situé au-des sous. Ces éléments sont réunis entre eux par des moyens de fixation convenables et une série de broches 37, retenues par leurs extré mités supérieures dans le plateau fixe, servent à guider ou à définir la position des autres éléments qui se trouvent au-dessous de ce pla teau. Chaque broche 37 coulisse et s'ajuste dans une douille 38 du plateau de compres sion à ressort 39 et dans une deuxième douille 40 qui se prolonge vers le bas dans un porte- moule 41, une pièce .d'espacement 42 et un plateau-support inférieur 48.
Au-dessous de ce dispositif est prévu un élément 44 simi laire à l'élément supérieur 35. De multiples moules 45 sont maintenus concentriquement ou en rangées parallèles par rapport à une tuyère centrale 46 qui reçoit la composition plastique de moulage arrivant par un raccord 47. La machine est donc agencée pour mouler en une seule opération un certain nombre d'éléments de bobines. Il peut être circulaire ou rectangulaire et plusieurs bro ches de guidage 37 sont réparties convenable ment pour guider et pour déterminer la posi tion du plateau de compression à ressort et du plateau mobile.
Ces éléments sont déplacés verticalement aux moments convenables pen dant l'opération de moulage pour permettre le retrait des éléments du moule et l'éjection de chaque moule des mandrins d'une seule pièce avec une joue.
Lorsque la matière plastique 48 entre par la tuyère 46, elle est injectée latéralement le long de la surface supérieure du porte-moul'es 41 et pénètre dans les moules par le bord extérieur ou la périphérie de la joue. Bien en tendu, cette façon de procéder laisse sur la joue une bavure qui peut être brisée ou cou pée, la tranche rugueuse pouvant ensuite être polie à la meule ou un autre moyen égalisant la surface si c'est nécessaire.
Le plateau fixe porte une broche porte- noyau 49 pour la fente d'entrainement, qui se prolonge vers le bas à travers le plateau de compression à ressort jusqu'à l'intérieur du moule, ainsi que le montrent les fig. 7 et 8. Cette broche porte-noyau est également repré sentée en détail par les fig. 11 à 13, et sa conformation, ainsi que sa disposition par rapport à la bobine terminée, seront décrites plus loin.
Le plateau de compression à ressort ï,9 est agencé pour pouvoir s'écarter du pla teau fixe 32 .d'une distance limitée après rem plissage des cavités du moule et après dur cissement de la matière plastique. Le déplace ment est produit sous l'action .de la pression développée par plusieurs ressorts de compres sion 50, et l'amplitude de ce mouvement dé pend .de butées 51 et de la profondeur d'évi dements dans lesquels s'engagent les têtes de ces butées 51.
Le déplacement du plateau de compression et du plateau mobile se produit en fonction du déplacement de certains or ganes de commande (non représentés) et les deux plateaux se déplacent en bloc jusqu'à ce que le plateau de compression à ressort arrive à la fin de sa course. Ce déplacement est suffisant pour extraire les broches porte- noyaux 49 qui, ainsi qu'il a été dit, sont soli daires du plateau fixe.
La partie suivante du moule à décrire est le tiroir 52 qu'on peut également appeler la palette. Ce tiroir 52 a son extrémité taillée obliquement et il est destiné à former la. fente d'accrochage de la pellicule dans le cas où cette fente doit être conformée de la manière indiquée par la fig. 3. Sinon, les bords de ce tiroir ne seront inclinés que suffisamment pour permettre le retrait facile hors de l'élé ment moulé si on adopte la disposition que montre la fig. 5.
Une broche 53 formant came est également solidaire et descend du plateau fixe 36 pour se prolonger vers le bas à. travers le plateau de compression à ressort et à l'intérieur de l'évidement 54, dans lequel fonctionne le tiroir 52. Un ressort 55 a cons tamment tendance à retirer le tiroir, sauf lorsque celui-ci est poussé en position -de tra vail par l'extrémité de la broche 53 qui coo père à cet effet avec une rampe inclinée 56 prévue sur le tiroir même.
Dans la position que montre la fig. 7, le tiroir a été poussé vers l'intérieur du moule, jusqu'au contact avec la paroi opposée de ce dernier et, lorsque la matière plastique est injectée dans la cavité du moule, elle coule tout autour de l'extré mité à bords obliques ou non du tiroir. On obtient de cette manière la fente 14 ou la fente 19 suivant le cas.
Le mouvement transmis au plateau de compression à ressort et à l'élément mobile 34 retire la broche à came 53 qui se dégage alors du tiroir 52 et le ressort 55 dégage ensuite le tiroir de la fente d'accrochage de la pellicule. Le retrait de la broche porte- noyau et du tiroir se produit au moment où 1P plateau de compression à ressort atteint sa fin .de course. Si l'élément mobile 34 continue son mouvement, l'élément de bobine moulé est éjecté de la cavité du moule.
Lorsque le plateau de compression à ressort atteint la fin de sa course, le poussoir éjecteur 57 a rat trapé le jeu entre son extrémité supérieure et <B>if,</B> plateau éjecteur 58. Cette position empêche ensuite tout autre mouvement du plateau éjec- teur et des éléments qui s'y rattachent. Ces c 'léments comprennent plusieurs douilles d'éjection 59 et une broche d'obturation 60 de 1a tuyère.
Les autres. parties du mandrin creux de la pièce moulée sont formées par une fourche-61 retenue à son extrémité par le plateau mo bile, mais se prolongeant à travers la douille d'éjection 59 dans la direction du plateau fixe 52, pour coopérer avec la partie du noyau 41 formant une partie des évidements de la pièce.
Cette fourche de moulage est représentée en détail par les fig. 9, 10 et 10b. Lorsque le plateau -de compression à ressort atteint la limite de sa course, tout déplacement supplé mentaire du plateau mobile, après l'arrêt du plateau éjecteur, a pour effet d'éjecter la pièce moulée hors de la cavité du moule. En même temps, ce déplacement dégage la pièce moulée de l'extrémité de la fourche de mou lage. L'amplitude du déplacement du plateau mobile est suffisante pour retirer entièrement les pièces moulées de leur cavité, après quoi cn peut les retirer et recommencer le cycle.
Les fig. 8 à 13 montrent. certains détails des dispositifs de moulage ainsi que la ma nière de les employer. Les fig. 9, 10 et 10'a représentent la fourche de moulage à très grande échelle. Cette -fourche est destinée à former le mandrin creux et détermine la posi tion des surfaces extérieures de la partie for mant la fente d'accrochage de la pellicule et servant également d'élément de renforcement. Cette fourche comprend les deux branches 62 et 63, dont la section transversale est repré sentée par la fig. 10.
Ces branches constituent la fourche .de moulage dans laquelle la matière s'engage pour former la partie dans, laquelle est pratiquée la fente d'accrochage par la coopération avec le tiroir 52. La surface exté rieure cylindrique .détermine le diamètre inté rieur de l'évidement du mandrin.
Les prolongements 64 et 65 sont destinés à s'engager dans des évidements correspon dants prévus dans le porte-noyau 49 destiné à former la fente d'entraînement. Il en résulte ci-Lie ces deux éléments .se verrouillent récipro quement et que les branches de la fourche, autrement libres, sont soutenues, -ce qui em pêche ces branches .de s'écarter l'une de l'autre lorsque la matière plastique est introduite sous forte pression. Les prolongements 64 et 65 forment les petites encoches 29 de la fig. \?.
Sur les fig. 11, 11b, 12 et 1.3, la broche porte-noyau, destinée à former la fente d'en traînement, est représentée en 49 et elle a une section, indiquée en 66, formant les en coches 28 de la fig. 2. La section indiquée en 67, et qui est rectangulaire, se prolonge vers l'extrémité 68 taillée obliquement.
C'est cette partie 67 de la broche porte-noyau, destinée à former la fente d'entraînement, qui s'engage dans l'intervalle entre les branches 62 et 68, pour compléter le mandrin creux de la bobine. L'extrémité 68 taillée obliquement correspond à une partie oblique similaire 69 de la fourche 61 et chacune de ces parties détermine une extrémité de la partie du mandrin formant la fente d'accrochage et servant au renforcement.
Les trous 70 et 71 longitudinaux pratiqués dans la broche 49 sont destinés à recevoir les prolongements 64 et 65. L'ouverture circu laire, par laquelle la bobine est centrée, est formée par quatre éléments de remplissage, dont un est indiqué en 72.
Les fig. 7 et 8 montrent de quelle ma nière ces éléments produisent le moulage inté rieur de la bobine. D'après la fig. 8, on voit qu'ils forment le noyau à l'intérieur de la cavité 45 du moule et, lorsque la matière plastique est injectée, -elle doit nécessairement se mouler à la forme représentée, étant .donné due les éléments 49, 61,
ainsi que le tiroir 52 ne laissent aucun autre espace que pourrait combler la matière plastique. La .conformation de ces éléments de moulage permet également de les retirer facilement de la pièce terminée. Les surfaces internes supérieures -des branches 62 et 63 sont évidées en 73 et offrent de cette façon une cavité de faible profondeur dans laquelle s'engage la matière. Ce sont ces cavi tés qui produisent les prolongements de gui dage 31 dans les encoches d'entraînement les plus longues 28.
Il ne semble pas nécessaire de décrire ou de représenter un moule pour le moulage de la. joue 12 et de son prolongement central 13. Cet élément peut être moulé très facilement et, après la description du procédé de moulage de la partie la plus diffiéile à confectionner, le procédé pour le moulage de la pièce la plus facile à confectionner semble évident. Bien entendu, cette pièce est moulée de telle manière que toute bavure vienne se placer à la périphérie de la joue de la manière prévue pour la joue 11.
Il est simplement nécessaire d'employer des éléments de moule séparables et mobiles axialement, avec l'un desquels est combiné un noyau pour la formation du trou. Si les deux joues doivent être moulées s6pa- rément et assemblées ultérieurement avec le mandrin, il est simplement nécessaire de mo difier la joue du côté de la fente d'entraîne ment en ce sens que le moule doit produire une fente d'entraînement plutôt que le trou circulaire 30.
Il est à noter que la mise en oeuvre pré férée du procédé de moulage que comprend l'invention exige des éléments mobiles axiale- ment, tous disposés concentriquement. De cette façon, on évite les difficultés principales qui résultent .du moulage avec des éléments dépla- çables latéralement. Lorsqu'on emploie des éléments de moule latéralement séparables et mobiles, il est plus difficile de maintenir en alignement les éléments opposés les uns aux autres.
Presque toujours, ces éléments ne sont pas parfaitement centrés les uns sur les autres et il en résulte qu'on trouve une ligne de ba: vures sur deux côtés opposés du mandrin et même sur les faces en regard des joues. Ces lignes de bâvures sont généralement la consé quence de ce que les moitiés de moule ont eté décalées l'une par -rapport à l'autre vers un côté et dans le sens de la longueur de la bobine. Si on enroule sur ce mandrin une pellicule sans bande de guidage ou sans bande protectrice sur la face arrière, les défauts de 1W surface produisent des marques sur la pel licule qui se transmettent sur plusieurs spires.
Ce qui est probablement plus désastreux pour l'opération d'enroulement, c'est le décalage plus grand des éléments du moule qui se pro duit dans le sens longitudinal. Il en résulte alors un gradin -de décalage sur la face in terne des joues. Ces faces ne se trouvent donc pas dans un même plan et il devient prati quement impossible d'interdire le passage de <B>la</B> lumière vers les bords de la pellicule, même si on emploie une bande de papier protectrice ou des bandes de guidage.
Une autre diffi culté qui résulte de ce défaut est que, lors de l'enroulement .de la pellicule et du papier, la rotation rapide de la bobine produit le déchi quetage des bords de la pellicule et du papier, qui résulte du contact répété de la ligne de bavures avec ces bords. Il en résulte fréquem ment des fragments et des poussières qui sont emprisonnés entre les spires de la pellicule, ou du papier et de la pellicule, et qui peu vent être la cause de l'imperfection de l'image développée.
On peut se rendre compte de l'im- porta.nce de ce fait en se rappelant que l'atmo- sphère à l'intérieur d'un atelier de manipu lation des pellicules est maintenue constam ment exempte de poussières par un lavage de l'air en circfation et par d'autres précautions prises à cet effet.