Installation pour la transmission de signaux électriques. La présente invention se rapporte à une installation pour la transmission de signaux électriques, dans laquelle un train de signaux sous forme d'ondes de signalisation sinusoïda les est transmis d'un émetteur à un récepteur agencé pour enregistrer le nombre de demi- cycles positifs et négatifs du train de signaux, c'est-à-dire qui répond aussi bien qux demi- cycles positifs que négatifs et compte le nom bre des demi-cycles.
Dans l'installation pour la transmission de signaux électriques selon l'invention, l'émet teur comporte une chaîne de comptage élec tronique comprenant des dispositifs électro niques qui sont successivement rendus con ducteurs par les demi-cycles positifs et né gatifs des ondes de signalisation engendrées par un oscillateur, le courant du dispositif électronique de la chaîne de comptage de l'émetteur, qui compte le dernier demi-cycle d'un nombre prédéterminé de demi-cycles, ser vant à arrêter l'oscillateur et à empêcher la transmission d'autres demi-cycles de courant de signalisation au récepteur,
et le récepteur comporte aussi une chaîne de comptage élec tronique comprenant des dispositifs électro niques qui sont successivement rendus con ducteurs par les demi-cycles reçus, positifs et négatifs, des ondes de signalisation, les dis positifs électroniques de la chaîne de comp tage du récepteur étant connectés de telle façon aux dispositifs électroniques correspon dants d'une chaîne électronique de marquage que ces derniers sont successivement amorcés par le courant des dispositifs électroniques successifs de la chaîne de comptage du récep teur, seul le dernier desdits dispositifs élec troniques successivement amorcés devenant conducteur en réponse à la fin du train d'on des reçues pour indiquer le nombre de demi- cycles reçus.
Dans une forme d'exécution, l'installation comporte des moyens électroniques à l'émet teur pour court-circuiter la voie de transmis sion des signaux, ces moyens étant réglés de façon à supprimer le court-circuit au commen cement de la transmission des signaux, et étant commandés par le courant du dernier des dispositifs électroniques successivement rendus conducteurs de la chaîne de comptage de l'émetteur, de façon à rétablir le court- circuit immédiatement après que le dernier du nombre prédéterminé de demi-eycles a été transmis, empêchant ainsi la transmission de fausses oscillations produites par l'oscillateur,
et chaque dispositif électronique successive ment rendu conducteur de la chaîne de comp tage du récepteur est connecté au dispositif. électronique précédemment amorcé de la chaîne de marquage, de telle façon que le courant de chaque dispositif électronique suc cessif de la chaîne de comptage sert à dés amorcer le dispositif électronique précédem ment amorcé de la chaîne de marquage.
Au moins une des chaînes de comptage peut être commandée par un dispositif électronique qui agit au commencement de la transmission des signaux pour amorcer les dispositifs électro niques de la chaîne et les rendre successive ment conducteurs par les demi-cycles positifs et négatifs des ondes des signaux, et qui, à la fin du train d'ondes, sert à éteindre ceux des dispositifs qui ont été rendus conducteurs par les demi-cycles positifs et négatifs, de sorte que tous les dispositifs électroniques éteints de la chaîne sont de nouveau dans leur état de repos.
Dans une autre forme d'exécution, le cir cuit de l'émetteur est agencé de façon à ré péter automatiquement l'émission de trains d'ondes de signaux contenant chacun le même nombre prédéterminé de demi-cycles.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, des schémas relatifs à une forme d'exécution de l'installation selon l'invention.
La fig.1 représente l'émetteur et la fig. 2 le récepteur.
Afin de suivre l'exposé, il convient de pla cer les figures côte à côte dans leur ordre numérique.
L'émetteur représenté à la fig. 1. com prend: un oscillateur, du type décrit dans le brevet américain N 2370685, qui, une fois amorcé, commence immédiatement à produire des ondes sinusoïdales de courant alternatif au lieu d'arriver graduellement à son oscilla tion normale; une chaîne de comptage de dix tubes à cathode froide remplis de gaz CT1 à CTO; un circuit de commande, qui comprend deux tubes à cathode froide remplis de gaz, Gl et G2, au moyen desquels est accomplie la transmission unique ou répétée d'un train d'impulsions;
un circuit coupleur de ligne, qui comprend un réseau potentiométrique R23 R29, et un tube L amplificateur de ligne, au moyen duquel l'oscillateur est cou plé à la ligne; la triode double D, au moyen de laquelle il est assuré que seul un nombre prédéterminé d'oscillations sont admises à être appliquées à la ligne;
un circuit de com mande d'impulsions, qui comprend le trans formateur IT et la triode supérieure du tube A, au moyen duquel l'enregistrement de cha que demi-cycle appliqué à la.ligne est provo- qué sur l'un des tubes de la chaîne de comp tage CT1-CTO, et un circuit de rétablisse ment, comprenant la triode supérieure du tube B et le tube à vide C, qui, sous l'action du circuit de commande, éteint le tube de la chaîne de comptage.
Le récepteur représenté à la fig. 2 com porte mi amplificateur de courant continu à deux étages utilisant un tube à double triode RL; un détecteur, -Lui inverseur et un ampli ficateur d'impulsions fonctionnant sur un nombre impair de demi-cycles, comprenant tous trois des triodes des tubes à doubles triodes DET1, DET2 et INV; un détecteur et un amplificateur d'impulsions fonctionnant sur un nombre pair de demi-cycles, compre nant deux triodes des tubes à doubles triodes DET2 et INV;
un circuit de commande qui comprend les deux triodes du tube à vide RZ; et les tubes à vide EXT et SEL; un circuit à chaîne de comptage qui consiste en dix tubes à cathode froide remplis de gaz CTR1 à CTRO, et une chaîne de marquage qui con siste en dix tubes marqueurs à cathode froide remplis de gaz S1-S0. Les tubes à remplissage gazeux, qui sont utilisés dans les chaînes de comptage et de marquage, et aussi les tubes à remplissage gazeux G1 et G2 de la fig. 1 sont remplis d'un gaz à basse pression. Ces tubes ont la.
propriété distinctive que leur contenu gazeux devient ionisé, donc conducteur à un certain potentiel d'amorçage qui est déterminé par la nature des électrodes, celle du gaz et de sa pression; ils sont maintenus dans l'état, con ducteur à un potentiel beaucoup plus bas et peuvent être éteints en coupant la source po sitive de la batterie appliquée à l'anode, ou en inversant momentanément cette batterie. Dans les tubes à remplissage gazeux dits à trois éléments utilisés dans l'installation dé crite ici, ces trois éléments sont: la cathode, l'anode et l'anode de commande.
La cathode et l'anode de commande sont beaucoup plus rapprochées que ne le sont la cathode et l'anode; l'espace séparant les deux premières électrodes est généralement appelé intervalle de commande et celui séparant les deux der nières électrodes intervalle principal.
Les tubes de ce type ont deux étapes de fonctionnement: un potentiel d'amorçage est appliqué d'abord entre l'anode de commande et la cathode, et un potentiel de maintien est ensuite appliqué entre la cathode et l'anode. Par suite de l'application du potentiel d'amor çage, le gaz contenu dans l'intervalle de com mande est ionisé et établit un courant dans le circuit qui comprend l'électrode de commande et la cathode.
Mais une fois effectuée l'ioni sation de l'intervalle de commande, la diffé rence de potentiel existant entre la cathode (reliée au pôle négatif de la batterie) et l'anode (reliée au pôle positif de la batterie) sera suffisante pour que le gaz contenu dans l'in tervalle principal soit ionisé à son tour; alors un courant passera ,dans le circuit qui com prend l'anode et la cathode, l'anode de com mande n'exerçant par la suite aucune action sur le fonctionnement du tube, ce qui permet de déconnecter de cette électrode le potentiel d'amorçage et de laisser la conductibilité du tube exclusivement sous le contrôle de la dif férence de potentiel entre la cathode et l'anode.
Les tubes utilisés dans les chaînes de comptage et de marquage sont des tubes dans lesquels une partie de la résistance extérieure du circuit de l'anode de commande est incluse dans la base du tube, et est ainsi re présentée à l'intérieur du tube dans le dessin. bien qu'elle soit en réalité à l'extérieur de l'espace de décharge du tube. Fonctionnement <I>général.</I>
En relation avec la fig. 1, le fonctionne ment général de l'émetteur est le suivant: Au cours de l'intervalle où aucun signal n'est transmis, l'oscillateur OC est maintenu en état non oscillant, le circuit couplant la ligne étant conçu de manière à empêcher toute application d'impulsions à la ligne.
A ce moment, tous les tubes CT1-CTO de la chaîne de comptage sont maintenus à l'état non conducteur. Si un signal consistant en un certain nombre de demi-cycles positifs ou négatifs d'un train d'ondes entretenues doit. être transmis par la ligne<I>LN,</I> une connexion est établie entre un conducteur commun et un tube, dans la chaîne de comptage CI'1 <I>à.</I> CTO, qui marque le dernier demi-cycle du train de signaux désirés.
A cet instant, le tube G2 est excité de manière à amorcer les tubes de la chaîne de comptage, à mettre l'oscilla- ; teur OC en marche et à déeourt-circuiter la ligne de couplage. L'onde sinusoïdale produite par l'oscillateur OC peut ainsi être appliquée sur la ligne<I>LN.</I> Chaque fois que l'oscillateur exécute un demi-cycle, il excite un circuit<B>gé-</B> nérateur d'impulsions en vue de produire une impulsion excitant un des tubes de la chaîne de comptage, ce qui amorce le tube suivant qui sera rendu conducteur par l'impulsion subséquente.
Les tubes de la chaîne de comp tage sont donc excités successivement par les demi-cycles consécutifs de l'onde de signal ou de travail, jusqu'à ce que le tube associé avec le fil de sélection choisi soit amorcé. L'excita tion de ce tube applique une tension au cir cuit de commande, ce qui excite un tube qui éteint l'oscillateur et, en outre, met le tube de couplage de la ligne en état d'empêcher ensuite la transmission sur la ligne de tous les autres demi-cycles. Par conséquent, la transmission du signal de ligne sur la ligne <I>LN</I> se termine au moment voulu à la fin du demi-cycle approprié. Si un nombre pair de demi-cycles a été produit par l'oscillateur OC, celui-ci s'arrêtera presque instantanément.
D'autre part, si un nombre impair de demi- cycles a été produit, l'oscillateur continuera à fonctionner pour produire le demi-cycle pair suivant. D'ailleurs, l'application de ce demi-cycle à la ligne est empêchée par le tube de blocage D.
Après un petit laps de temps, l'un des deux tubes du circuit de commande s'amorce, ce qui éteint. les tubes de la chaîne de comp tage, mais tout en maintenant l'oscillateur arrêté et le tube de couplage de ligne en état de non-transmission. De la sorte, le circuit est revenu à son état initial, prêt à transmettre la prochaine onde de signal, Dans la présente forme d'exécution de l'installation selon l'invention, l'émetteur est agencé pour envoyer un chiffre désiré soit isolément, soit de façon continue.
Pour ce dernier genre de fonctionnement, le circuit de commande est disposé de façon que, aussi longtemps qu'une connexion est maintenue entre le fil commun et un fil sélecteur, le signal correspondant à la sélection est émis à plusieurs reprises avec une pause entre groupes successifs de demi-cycles d'environ dix millisecondes.
Dans le récepteur, et durant un intervalle où aucun signal n'est reçu, tous les tubes de la chaîne de comptage sont maintenus en état non conducteur. g la réception d'un signal, le premier demi-cycle, qui est positif, déter mine une onde négative sensiblement rectan gulaire, produite dans le circuit d'anode du premier détecteur, de façon à produire une onde positive rectangulaire dans le circuit d'anode de l'inverseur associé au détecteur. Ceci charge un condensateur faisant partie du circuit de commande, qui agit alors pour appliquer une tension d'excitation aux anodes de commande des tubes de la chaîne de comp tage.
Vers la fin du premier demi-cycle du train de signaux, le premier détecteur coupe et oblige l'inverseur qui lui est associé ainsi que l'amplificateur d'impulsions à appliquer une impulsion de tension positive aux tubes impairs de la chaîne. Le premier tube de celle-ci, le seul normalement amorcé, est excité et amorce le premier tube marqueur ainsi que le second tube compteur. Vers la fin du deuxième demi-cycle, le second détec teur coupe, en appliquant une onde rectan gulaire positive au circuit de commande.
Le condensateur de ce circuit est monté de façon à se décharger plutôt lentement et à entraver la fonction de commande pendant l'intervalle de temps compris entre l'achèvement de l'onde rectangulaire positive produite par l'inver seur du premier détecteur et le début de celle produite par le deuxième détecteur. Vers la fin du second demi-cycle, un passage de cou rant est amorcé dans le circuit d'anode du second déteçteurr, poussant l'amplificateur d'impulsions associé à appliquer une impul sion de tension positive aux tubes compteurs pairs.
Le second tube de la chaîne étant alors amorcé par l'état conducteur du premier tube, il est excité et amorce le troisième tube comp teur avec le second tube marqueur, en suppri mant l'état d'amorçage dû au premier tube marqueur. De façon toute semblable, les tubes compteurs sont excités à leur tour, chacun amorçant le tube marqueur correspondant et le tube compteur suivant, et interrompant l'état d'amorçage du tube marqueur précé dent.
Quand le dernier demi-cycle du train de signaux a été reçu, les ondes rectangulaires positives ne sont pas appliquées phis long temps au circuit de commande par l'inver seur du premier détecteur et celui du second détecteur. Le condensateur de ce circuit se décharge, en l'obligeant à appliquer une im pulsion positive à tous les tubes marqueurs et à éteindre tout de suite après tous les tubes compteurs.
Comme, à ce moment, le seul tube marqueur amorcé est celui qui correspond au dernier tube compteur excité, il est excité par l'impulsion et agit pour éteindre chaque autre tube marqueur qui aurait été excité aupara vant. Par là, la sélection voulue est enregis trée, et la chaîne de comptage est remise en son état initial, prête à la réception d'un signal subséquent. <I>Description détaillée.</I>
Pour mettre l'émetteur en service, la clé K est abaissée et les circuits de chauffage des filaments (non représentés) de tous les tubes à vide sont fermés. De la sorte, une tension d'amorçage de l'intervalle principal du tube G1 est appliquée entre l'anode et la cathode, le potentiel positif de la batterie -f-V étant appliqué, au moyen des contacts de la clé K et de la résistance R1, à l'anode dudit tube, et ün potentiel négatif étant appliqué à sa cathode par le potentiomètre composé de la résistance à la terre R13, et des résistances en série R7 et R6 connectées, en parallèle avec la résistance R16, à la batterie -V.
La différence de potentiel ainsi appliquée entre la cathode et l'anode du tube G1 suffit pour provoquer l'ionisation de son intervalle prin- eipal, le rendre conducteur et provoquer un courant à travers le circuit esquissé ci-dessus, sur quoi certaines tensions apparaissent aux bornes de diverses électrodes, bornes et con ducteurs connectés au circuit, comme indiqué ci-dessous.
Le courant qui passe à travers le circuit anode-cathode du tube Cl. fait apparaître une tension à la borne gauche de la résistance R6, qui est appliquée par connexion directe à la grille de la triode supérieure du tube à vide B. La valeur ohmique de la résistance R6 est calculée de façon que ladite tension soit telle que le courant qui passe dans le cir cuit anode-cathode de la triode supérieure du tube B produise une tension négative sur la grille du tube extincteur C, de manière à rendre ce tube virtuellement non conducteur, d'ailleurs pas entièrement, comme la chose sera expliquée plus loin.
Le circuit à travers la triode supérieure du tube à vide B peut être suivi à partir de la batterie négative =t', la résistance R10 et une résistance R89 mise indépendamment à terre, l'anode-cathode du tube jusqu'à la batterie +V, à travers la ré sistance R8 et, en parallèle, la résistance R75 à la terre. Le potentiel disponible à la jonc tion des résistances R75, R8 et R9 corres pondant à ce courant est suffisamment moins positif que la tension totale de la batterie -f-V pour être un peu au-dessus du point de coupure du tube C.
Comme la cathode du tube C est reliée à toutes les anodes des tubes à remplissage gazeux CT1-CTO et que les cathodes de ceux-ci sont à un potentiel néga tif provenant de la batterie -V à travers une résistance particulière à chaque cathode et non désignée, il en résulte un courant infini tésimal sur le trajet:
batterie positive +V, anode-cathode du tube C, anode-cathode de chaque tube CT1-CTO à la batterie -V, par la voie de la résistance non désignée en série avec chacune des cathodes des tubes CT1 <I>à</I> CTO, courant qui fournit, à la cathode dut tube C, un potentiel positif qui est appliqué aux anodes de chacun des tubes CT1-CTO et qui est moindre que celui nécessaire à l'entre tien d'une conductibilité.
Du resté, comme à ce moment, tous ces tubes sont inactifs, bien qu'ils soient parcourus par un ou deux micro- ampères, l'application aux anodes, par la ca thode du tube C, d'un potentiel moindre que celui de maintien sera sans effet.
Le courant. à travers le circuit anode-ca- thode du tube Cl produit aussi un autre po tentiel, moins négatif, qui apparaît à la borne de droite de la résistance R6 et qui est appli qué, à travers la résistance R21, à la grille de la triode inférieure du tube B. La batterie né gative étant connectée à la cathode de cette triode, à travers la résistance R22 reliée avec la résistance R90 mise à terre, et l'anode étant connectée à la borne supérieure de la bobine de l'oscillateur OC (la plaque inférieure du condensateur OCN et la borne inférieure de la bobine OC étant reliées au sol), un courant passe au sol, par la triode et la bobine 0(\.
Le faible potentiel développé à la borne supé rieure de la bobine OC, en relation avec ce passage de courant, maintient le condensateur chargé à ce potentiel. Etant donné que le cou rant en question est de sens constant, une oscillation de l'énergie emmagasinée dans le condensateur OCN et la bobine<I>OC</I> est em pêchée tant que le courant circule dans la triode inférieure du tube B. Dans ces condi tions, il ne se produira pas d'oscillation pour une transmission par la ligne<I>LN.</I>
On notera que la grille de la, triode supé rieure du tube à vide D de blocage de ligne est connectée à la borne commune des résis tances R12, R15 et R17, et que la grille de la triode inférieure est connectée à la borne commune des résistances R11, R7.4 et R18. Les résistances R14 et R15 sont reliées à la batterie +V par l'intermédiaire des contacts de la clé K;
les résistances R17 et R18 sont connectées, par le conducteur 1, au contact mobile inférieur de chacune des clés de numé rotation 1-0 du jeu de clés KS et à un po tentiomètre comprenant les résistances R20 et R5 branchées entre la batterie -V et le sol., tandis que les résistances R11 et R12 sont connectées à la cathode du tube G1.
Or, les résistances R11, R12, R14, R15, R17 et R18, ainsi que les résistances R20 et R5 (ces deux dernières formant un diviseur de tension) sont calculées pour que, quand le tube Gl est rendu conducteur, les grilles des deux triodes du tube D soient rendues relativement posi tives, et que, si des tensions de signalisation sont appliquées, il passe du courant à travers les deux triodes, court-circuitant la ligne<I>LN,</I> comme exposé ci-dessous.
Il faut encore noter que la ligne<I>LN</I> sur laquelle des signaux doivent être transmis est reliée à la cathode du tube L amplificateur de ligne et aussi à la borne gauche de la pe tite résistance- R23 dont la borne de droite est reliée au sol. Les résistances R24-828 forment un réseau qui interconnecte la grille du tube L et la borne médiane de la bobine d'oscillateur OC, ce réseau ayant pour but de coupler la bobine<I>OC</I> avec la ligne <I>LN</I> et avec des moyens pour arrêter instantanément la transmission de signaux sur cette ligne, à l'aide des deux triodes du tube D.
On remar quera aussi que l'anode de la triode supé rieure du tube D est reliée au sol, et que la cathode est connectée audit réseau de résis tances, à la jonction des résistances R26 et R27, alors que l'anode de la triode inférieure est connectée avec le réseau à la jonction des résistances R25 et R26, la cathode étant reliée au sol.
Comme chaque triode du tube à vide D ne conduit que dans un seul sens et que les deux triodes sont connectées en opposition, leurs grilles étant maintenues, comme men tionné, à un potentiel relativement positif quand le tube G1 est conducteur, il s'ensuit que l'une des triodes du tube D agit comme un circuit de faible résistance entre le réseau et le sol, pour des courants engendrés dans la direction de sa propre conductibilité, et que l'autre triode constitue de même un cir cuit de faible résistance entre le réseau et le sol, pour des courants engendrés dans la di rection de sa propre conductibilité,
ce qui empêché une transmission sur la ligne de si gnaux provenant du tube L. Autrement dit, tant que la clé K est seule actionnée, mais aucune des clés 1-0 du jeu KS, l'état de l'émetteur est tel qu'une oscillation de l'éner gie emmagasinée dans la bobine OC et dans le condensateur OCN est empêchée, à moins qu'un potentiel de maintien ne soit appliqué aux anodes des tubes CT1-CTO de la chaîne de comptage et qu'une forte atténuation ne soit établie à travers la. ligne LN par les triodes du tube D, afin d'empêcher des cou rants de passer dans un sens ou dans l'autre.
La présente forme d'exécution est agencée soit pour la transmission répétée du même chiffre, soit seulement pour la transmission simple d'un chiffre, le chiffre transmis dans chaque cas étant contrôlé par une clé de nu mérotation abaissée, du jeu de clés KS, la clé S2, en position active, contrôlant la transmis sion d'un seul train d'impulsions et, dans sa position normale, contrôlant la transmission répétée du même train d'impulsions choisi par la clé de numérotation actionnée. Sup posons, pour fixer les idées, qu'il s'agisse de transmettre un seul train d'impulsions cor respondant à une sélection 5 . La clé 82 étant actionnée, la clé de numérotation 5 du jeu KS est ensuite mise en action.
La clé S2 étant actionnée, la résistance R35, qui est cou nectée à l'anode du tube G2 et à la plaque gauche du condensateur C3, est mise à la terre, et comme du courant pour le circuit du tube G2 est pris à la batterie -f-V à travers la résistance R2, la mise à la terre de la ré sistance R35 la met en série avec la résis tance R2 à travers la batterie +V, de sorte que le potentiel apparaissant à l'anode du tube G2 pour appliquer une charge sur la., plaque gauche du condensateur C3 est infé rieur à celui qui apparaît à l'anode du tube Gl pour charger la -plaque de droite dudit condensateur.
L'actionnement de la clé 5 en traîne, par ses contacts inférieurs, la con nexion de la cathode du tube compteur CT5 avec le conducteur 1, alors que, par ses con tacts supérieurs, se ferme un circuit de charge du condensateur 02 de grande capacité par rapport à celle du condensateur<B>01,</B> le circuit de charge du condensateur C2 s'étendant de la batterie +V, par les contacts de la clé K, la résistance R30, les contacts supérieurs de la clé 5 et le condensateur C2, jusqu'à la terre.
Le circuit de charge du condensateur Cl s'étend de la batterie -i-V et, par les con tacts de la clé K, la résistance R30, les con tacts supérieurs de la clé 5, le contact actionné à gauche de la clé 82, le condensa teur C1 et la résistance R31, au bras du po tentiomètre de la résistance R32 (qui est l'un des éléments de la résistance du réseau poten- tiométrique s'étendant de la batterie -V à la terre, par l'intermédiaire des résistances R3, R32, R33 et les contacts actionnés à droite de la clé S2 à la terre).
L'impulsion ainsi créée dans le condensa teur Cl élève suffisamment le potentiel de l'anode de commande du tube G2 pour en ioniser l'intervalle de commande, d'autant plus que la cathode est reliée à la batterie négative -V. Cette ionisation se propage à l'intervalle principal, puisque la batterie po sitive de source +V est appliquée à l'anode du tube, par l'intermédiaire de la résistance R2 et le contact de la clé K. L'impulsion appliquée à l'anode de commande du tube G2 est différée du temps nécessaire à charger le condensateur C2, vu que celui-ci étant d'une capacité plus grande que le condensa teur C1, il en retarde la pleine charge. Cette disposition empêche que l'émetteur soit mis prématurément en action au cas où les con tacts supérieurs de la clé 5 se fermeraient avant les contacts inférieurs.
Naturellement, on pourrait éviter ceci par un réglage suc cessif des contacts de la clé.
En outre, une capacité relativement grande C3 est connectée entre l'anode du tube Gl et celle du tube G2. Pendant la conducti- bilité du tube Gl, il va de soi que la plaque de droite de ce condensateur reçoit une charge qui dépend du potentiel apparaissant à l'anode du tube Gl. Quand le tube G2 s'al lume, un passage en parallèle à la résistance R35 est établi à travers le tube G2, d'où abaissement du potentiel de l'anode de ce tube.
L'abaissement du potentiel sur la plaque gauche du condensateur C3 (reliée à l'anode du tube G2) est la cause que ce condensa- teur commence à se charger et, comme le courant de charge passe par la résistance Rl, l'anode du tube G1 est momentanément ren due moins positive, d'où extinction de ce tube. Une source négative de tension est reliée à la cathode du tube G1 par sa connexion à la jonction des résistances R6, R16 et R13, ces résistances faisant partie du circuit de po tentiomètre suivant: batterie négative -V, combinaison de la résistance R16 en parallèle avec les résistances en série R7 et R6, résis tance R13, terre.
L'extinction du tube G1 fait cesser le courant de plaque dans ce circuit de potentiomètre, et le potentiel de la cathode et du conducteur 2 qui lui est connecté devient plus négatif. Les grilles des deux triodes du tube D, par suite de leur connexion au con ducteur 2 par l'intermédiaire des résistance R11 et R12, deviennent polarisées négative ment; dès lors, elles empêchent effectivement tout passage de courant à travers leurs cir cuits anode-cathode associés, de sorte que toute énergie produite ensuite par l'oscillateur est appliquée sur le tube amplificateur L, au lieu d'être court-circuitée à la terre par les triodes du tube D. Les signaux appliqués à la grille du tube L sont ensuite en partie en voyés à la terre à travers la résistance R23 et, en partie aussi, appliqués au récepteur par le .conducteur de ligne<I>LN.</I>
De plus, l'extinction du tube G1 est cause que le potentiel à la jonction des résistances R7 et R6 devient plus négatif, potentiel qui est appliqué à la grille de la triode supérieure du tube B. De même, l'extinction du tube G1 est cause que le potentiel à la jonction des ré sistances R21 et R34 devient plus négatif, potentiel qui est appliqué à la triode infé rieure du tube B. Rappelons que la triode inférieure du tube B a pour fonction d'ali menter la bobine OC de l'oscillateur en cou rant de sens -unique pendant les intervalles de temps où la grille de ladite triode infé rieure est positive, c'est-à-dire quand le tube G1 est conducteur.
Par conséquent, quand le tube G1 s'éteint et que la grille inférieure du tube B devient négative, ce qui résulte indi rectement du fait que le tube 62 est conduc- teur, c0 courant est supprimé et l'énergie accumulée dans la bobine <B>OC,</B> et le conden sateur OCN se met à osciller et à produire un train d'ondes entretenues de courant alter natif, la triode inférieure du tube A fournis sant l'énergie nécessaire.
Le premier demi cycle du courant sera positif, puisque hanode de la triode inférieure du tube B est reliée à la borne commune de la bobine OC et du con densateur OCN. Rappelons que pendant que le tube G1 a été conducteur, le courant circulant dans son circuit anode-cathode a été cause que la grille de la triode supérieure du tube B s'est maintenue à un potentiel positif, ce qui ren dait cette triode conductrice et que, par suite, un potentiel relativement négatif était appli qué à la grille du tube C, ce qui y établissait un courant imperceptible à travers le circuit anode-cathode,
le parcours anode-cathode de chaque tube à remplissage gazeux de la chaîne de comptage CT1-CTO inclus. Or, le tube G1 éteint, la cessation du courant anode-cathode à travers la triode supérieure du tube B fait que l'anode devient plus po sitive, ainsi que la grille du tube C.
Le cou rant dès lors plus grand qui circule dans le circuit anode-cathode du tube C élève le po tentiel apparaissant à l'anode de chacun des tubes compteurs CT1-CTO à une valeur telle que quand l'un d'eux est amorcé à tra vers son intervalle de commande, la tension à l'anode de ce tube par rapport à la cathode du tube C le rendra conducteur à travers son intervalle principal, comme déjà exposé, ce qui le maintiendra en action après suppres sion de la tension initiale d'amorçage entre sa cathode et son anode.
L'énergie de sortie de l'oscillateur est pré levée à la borne médiane de la bobine OC et appliquée à la résistance R28 d'où, par une résistance R29, une partie est expédiée à la terre et d'où, par un potentiomètre composé des résistances R27, R26, R25 et d'une frac tion de la résistance R24, une partie est appliquée à la grille du tube L d'amplifica tion de ligne, ce qui fait que le courant anode-cathode de ce tube est modulé en accord avec le caractère oscillant de la tension appliquée à la grille, tension qui, de son côté, est proportionnelle à la tension produite par la bobine OC et en accord avec elle.
Le cou rant oscillant anode-cathode du tube L tra verse la résistance R23, qui est connectée entre la cathode du tube et la terre, et la chute de tension développée à travers cette résistance est appliquée au conducteur<I>LN</I> de ligne pour être transmise au récepteur qui, comme exposé ci-après, suit les oscillations et en fournit une indication appropriée.
Il y a lieu de noter à présent que si les grilles des deux triodes du tube D n'étaient pas ren dues négatives par l'extinction du tube G1, l'énergie oscillante, au lieu d'être appliquée à la ligne LN, passerait à la terre, les demi- cycles positifs de l'énergie passant par une triode du tube D et les demi-cycles négatifs par l'autre triode de D.
Le fait que les grilles de ce tube sont rendues négatives au moment où le tube G1 s'éteint, entraîne cet autre fait que le tube présente un circuit pratiquement ouvert au réseau potentiométrique entre l'oscillateur et la grille du tube L de ligne, de sorte que les oscillations sont reproduites dans le tube L et passent au conducteur LN de ligne.
Conjointement avec le transformateur IT, la triode supérieure du tube A forme un dis positif générateur d'impulsions. La grille de cette triode est montée en série avec la résis tance élevée R76 reliée à la sortie du circuit oscillant formé par la bobine OC et le con densateur OCN, et les tensions alternatives produites par l'oscillateur modifient de façon correspondante le potentiel de ladite grille. Du reste, ces tensions sont si grandes qu'elles font passer la grille du point de coupure à une valeur positive, fait qui, avec cet autre fait , que la résistance R76 est élevée, est cause qu'un courant anode-cathode d'onde sensiblement rectangulaire au sommet circule à travers la triode supérieure du tube A.
Or, le premier demi-cycle produit par l'oscillateur est positif et, pendant cette période, un cou rant circule dans la triode supérieure du tube A le long du circuit suivant: batterie positive -+-V, résistance R91, les deux enroulements de gauche, ou primaires, du transformateur IT, espace anode-cathode, terre.
A la fin du premier demi-cycle, la grille de la triode su périeure du tube A devient négative par rap port à sa cathode et, par conséquent, le cou rant d'anode ne passe plus à travers le trans formateur IT. <I>lia</I> coupure du courant est extrêmement abrupte vu le caractère rectan gulaire de l'onde, de sorte qu'une impulsion raide est produite dans l'enroulement secon daire du transformateur IT et apparaît comme impulsion positive à la borne 2 con nectée aux anodes de commande des tubes de numéros impairs CTl-CT9, et comme impul sion .négative à la borne 1 connectée aux anodes de commande des tubes de numéros pairs CT2-CTO.
L'anode de commande du tube CTl est d'ailleurs au potentiel de la terre. Comme les cathodes de tous les tubes compteurs CT1 à f, T0 sont reliées à la batterie -V par des ré sistances appropriées, l'application de l'im pulsion positive à l'anode de commande du tube CTl, par son condensateur associé non désigné, élève le potentiel de cette anode à une valeur qui établit une différence de po tentiel d'amorçage entre elle et le potentiel négatif disponible à la cathode, provoquant une ionisation de l'intervalle de commande.
Comme un potentiel positif approprié est appliqué en même temps aux anodes de tous les tubes compteurs à partir de la cathode du tube C, ainsi qu'on l'a déjà expliqué, l'ionisa tion du tube CT1 se communique à l'inter valle principal, ensuite de quoi le tube reste à l'état de conductibilité vers la fin de l'im pulsion, et le circuit. suivi par le courant dans l'intervalle principal du tube CT1 est le sui vant: batterie positive +V, espace anode- cathode du tube C, espace anode-cathode du tube CT1, résistance de cathode non dési gnée, batterie négative -V.
Le passage de courant par la résistance de cathode du tube CT1 provoque, sur la cathode, un potentiel relativement positif, qui est appliqué à l'anode de commande du tube suivant CT2, à travers une résistance d'interconnexion. Au surplus, ce potentiel ne suffit pas pour amor cer l'intervalle de commande du tube CT2, mais il sert seulement à polariser l'anode de commande de ce tube, en vue d'une applica tion supplémentaire de potentiel.
Les autres tubes de numéros impairs, à l'anode de com mande desquels l'impulsion positive du trans formateur IT est appliquée en même temps qu'à l'anode de commande du tube CT1, ne sont pas excités avec celui-ci, car tandis que cette dernière anode est normalement à la terre, les anodes de commande des autres tubes impairs sont maintenues à un potentiel plus négatif que la terre, au moyen du réseau de résistances reliant -V au sol.
A la fin du second demi-cycle, une impul sion de courant est de nouveau lancée dans le circuit de plaque de la triode supérieure du tube A, le changement de courant produisant, dans les enroulements primaires du transfor mateur IT, une impulsion de polarité opposée à celle qui est produite à la fin du premier demi-cyele et, par conséquent, provoquant une impulsion positive sur la borne 1 des enroulements secondaires de IT, ainsi qu'une impulsion négative sur la borne 2. Comme l'anode de commande du tube CT2 est déjà relativement polarisée positivement par le potentiel de cathode dérivé du tube CT1, l'impulsion positive appliquée maintenant à.
l'anode de commande du tube CT2 provoque son amorçage, mettant l'anode de commande du tube CT3 en état d'obéir à l'impulsion positive suivante, qui doit lui être appliquée à partir de la borne 2 du transformateur IT. Une combinaison en série d'une résistance VR à caractéristique inverse et d'une résistance R36, en dérivation sur les deux enroulements primaires du transformateur IT, sert à éga liser l'amplitude des impulsions produites à la fin des demi-cycles pairs et impairs;
sans cela, ces amplitudes seraient inégales parce que l'inductance de l'enroulement primaire produit une augmentation plus graduelle du courant à la fin des demi-cycles pairs que n'est la chute de ce courant à la fin des demi- cycles impairs. Dans le système ci-dessus, les tubes comp teurs CT1-CT5 s'amorçant, chacun à son tour applique un potentiel à l'anode de com mande du tube suivant. Lorsqu'à la fin de deux cycles et demi, le tube CT5 s'amorce, le flux de courant entre son anode et sa cathode rend cette cathode relativement positive.
Du moment que cette dernière est reliée au con ducteur 1 par les contacts inférieurs de la clé de numérotation 5 et que le conducteur 1 est relié à son tour à la grille de la triode inférieure du tube B par la résistance R34 et aux grilles des deux triodes -du tube D par les résistances R17 et R18, toutes les grilles en cause sont rendues positives.
Par suite, l'im pédance anode-cathode des deux triodes du tube D est réduite à -une valeur assez basse, le signal venant de l'oscillateur est. fortement atténué à travers le potentiomètre R24, et le tube L est empêché, après la transmission de deux cycles et demi, d'appliquer tout coiuplé- ment d'énergie de signalisation au conducteur <I>LN</I> de ligne.
Etant donné que, vers la fin des deux cycles et demi, le courant de l'oscillateur OC se dirige vers la terre et que la borne supé rieure de l'oscillateur est reliée à l'anode infé rieure du tube B, la triode dont celle-ci fait partie ne réussira pas à être conductrice, bien que sa grille soit positive par rapport à sa ca thode. Donc, l'oscillateur OC n'arrive pas à s'arrêter, jusqu'à ce qu'un peu plus tard, soit vers la fin du troisième cycle, le courant se renverse et que, l'anode de la triode inférieure du tube B devenant plus positive que la ca thode, lin courant circule de nouveau par cette triode pour retourner à l'oscillateur, dans son état initial déterminé d'arrêt, comme décrit ci-dessus.
Ceci, d'ailleurs, n'affecte la ligne en aucune façon puisque, comme spéci fié ci-dessus, la conductibilité des deux triodes du tube D empêche toute tension d'être appli quée à la grille du tube L, bien que l'oscilla teur OC fonctionne encore.
Le potentiel positif du conducteur 1 est appliqué aussi à l'anode de commande du tube G1, à travers la résistance R37. Après un retard dû ait temps requis pour charger le condensateur C4, le tube G1 s'amorce à tra vers son intervalle de commande et, -de là, à travers son intervalle principal, ce qui rend son potentiel d'anode plus négatif et son po tentiel de cathode plus positif.
Du fait de la connexion du condensateur C3 entre l'anode du tube G1 et celle du tube G2, et vu que ce condensateur est chargé à la différence de potentiel aux bornes de la résistance R2, le fait que l'anode du tube G1 est rendue plus négative par sa conductibilité donne nais sance à une impulsion qui est transmise par le condensateur C3, ce qui rend plus négative l'anode du tube G2. En conséquence, ce tube s'éteint.
En outre, par suite de la conducti- bilité du tube G1, la borne gauche de la ré sistance R6 est rendue plus positive qu'elle n'était auparavant et, naturellement, ce po tentiel positif est appliqué à la grille de la triode supérieure du tube B, d'où production d'un courant dans son circuit anode-cathode. L'anode devenant plus négative à cause du passage du courant, son potentiel relative ment négatif est appliqué à la grille du tube C, ensuite de quoi le courant anode-cathode se trouve réduit et le potentiel de la cathode devient suffisamment négatif pour que la tension appliquée aux anodes des tubes compteurs soit incapable de maintenir un cou rant.
Par conséquent, les tubes CT1 <I>à</I> CT5 s'éteignent.
L'extinction du tube CT5 est cause que le conducteur 1 devient plus négatif, mais l'effet qui en résulte sur les grilles du tube D et sur celle de la triode inférieure du tube B est compensé par le fait que la cathode du tube G1 est devenue d'autant plus posi tive. La raison en est que le potentiel plus positif de la cathode du tube G1 est appliqué à la grille inférieure du tube B, par la résis tance R21, en même temps que le conducteur 7. fournit une tension moins positive à la même grille, par la résistance R34.
De même, le potentiel plus positif de la cathode du tube G1 est appliqué aux deux grilles du tube D, par les résistances R12 et R11, en même temps que le conducteur 1 fournit une ten sion moins positive à ces grilles, par les ré- sistances R17 et Rlâ. Comme l'amorçage du tube G1 et l'extinction du tube CT5 se pro duisent pratiquement en même temps, les grilles des triodes supérieures demeurent à un potentiel sensiblement constant.
En définitive, le circuit est remis dans son état initial; ce pendant, la clé 5 étant fermée, les condensa teurs C1 et C2 restent. chargés sur les circuit.: précédemment décrits et, par conséquent, au cune impulsion n'est créée par le condensa teur Cl pour amorcer le tube G2. Afin de produire l'impulsion, la clé 5 est relâchée, et la clé 5 ou une autre clé de numérotation remise en action. A la suite de la déconnexion, les condensateurs C2 et C1 se déchargent et, dès que la remise en fonctionnement se fait, le condensateur C2 se charge, puis le conden sateur Cl aussi, comme décrit ci-dessus, ce qui produit une impulsion amorçant le tube G2, et les opérations précédemment exposées se répètent.
D'autres signaux peuvent être envoyés de la même manière que décrit ci-dessus, excepté que, dans le cas de signaux numérotés pairs, l'oscillateur s'arrête immédiatement à la fiai du dernier demi-ewcle du signal, puisque alors, la direction du courant est dans la direction conductrice de la triode inférieure du tube B, et que la tension appliquée à la plaque de cette triode est plus positive que celle à la cathode.
Pour une transmission entretenue d'un même signal, la clé de numérotation corres pondant au numéro du signal à transmettre est actionnée, la clé S2 étant maintenue en état inactif. A la fin de chaque train de si gnaux, le tube G1 ayant excité puis éteint le tube G2, celui-ci est à nouveau excité à tra vers son intervalle de commande, avec un re tard qui peut être contrôlé par un réglage du potentiomètre R32. Le motif de ceci est que, quand le tube G1 a éteint le tube G2, le po tentiel d'anode de ce dernier devient plus positif par rapport au potentiel fourni à la cathode par la batterie -V.
Cependant, vu que la clé S2 est normale, l'anode de com mande est asservie à l'anode principale par les résistances R31, R32 et R33. Dès lors, le potentiel de l'anode de commande devient aussi plus positif par rapport au potentiel disponible à la cathode.
Ces deux potentiels sont d'ailleurs dérivés du circuit de charge du condensateur C3, qui comprend la. batterie -V, les résistances R3, R32 et R33, les con tacts internes normaux de droite de la clé S2, le condensateur C3, la résistance Rl, le con tact de la clé K avec la batterie positive +V; en parallèle, il y a le potentiel disponible à la borne inférieure de la résistance RI dû à la conductibilité du tube G1, et aussi la résis tance R2 en parallèle avec la batterie +Z' par les contacts de la clé K.
Le potentiel appliqué à l'anode de commande du tube G1 étant dérivé du réseau ci-dessus et étant fonction du temps peut être dérivé, pour toute valeur particulière du temps, en ré glant le potentiomètre R32. Quand la valeur voulue du potentiel est atteinte, le tube G2 s'amorce à travers son intervalle de com mande, et les opérations décrites peuvent recommencer. De la sorte, des signaux seront transmis sans autre manoeuvre des clés.
L'existence d'un retard dans l'amorçage et dans l'extinction des tubes G1 et G2, ainsi que la commande conjointe correspondante obligatoire des opérations de contrôle par les potentiels du conducteur 1 et de la cathode du tube G1, sont nécessaires pour obtenir un temps de contrôle bref en transmission entre tenue.
Par exemple, pour la transmission d'un signal 1 , la durée du signal peut être de 2 millisecondes. Si le tube G1 devait être amorcé tout de suite par le potentiel positif du conducteur 1, il pourrait rester éteint pen dant 2 millisecondes seulement, tandis que la déionisation d'un tube de ce type en demande au moins cinq; la valeur du condensateur C3 est choisie de façon à retarder l'élévation da potentiel des plaques suffisamment pour per mettre un tel temps d'ionisation.
Cependant, avec tin retard de 4 millisecondes dans l'amorçage du tube G1 (qui peut être adapté par le choix judicieux du condensateur C4 et de la résistance R37), il peut rester éteint pendant 6 millisecondes pour la transmission d'un signal 1 . Aussi, le circuit est-il monté pour que durant la transmission entretenue de cette combinaison de signal très courte et avec un temps de contrôle égal à 10 milli- secondes, les tubes G1 et G2 soient commutés à des intervalles à peu près égaux.
Le fonctionnement du récepteur est le sui vant: Il est supposé qu'un courant de chauf fage pour les tubes à vide du récepteur cir cule à travers les filaments de ceux-ci, à par tir d'une source de courant (non représentée) et que, par conséquent, les cathodes des tubes sont en état d'émission.
En l'absence de si gnaux, aucun courant ne traverse fa triode supérieure du tube détecteur DET1, parce que sa grille est maintenue à un potentiel négatif de coupure qui est dérivé d'un poten tiomètre comprenant les résistances R40 con nectées à la batterie -V par le conducteur 5, R61 et R45, cette dernière étant reliée à une source positive +V de potentiel à travers le conducteur 2.
Les valeurs ohmiques des résis tances R61 et R40 sont choisies de façon qu'aucun courant ne passe dans le circuit anode-cathode de la triode supérieure du tube DET1. D'autre part, un courant cir cule dans l'espace anode-cathode de la triode supérieure du tube détecteur DET2, à cause du potentiel de grille de celui-ci provenant du potentiomètre comprenant des résistances R41 reliées à la batterie négative -V par le con ducteur 5 et les résistances R44 et R45, cette dernière étant connectée à la batterie positive, comme susmentionné.
La valeur ohmique des résistances R44 et R41 est établie de manière à permettre un passage de courant dans le circuit anode-cathode de la triode supérieure du tube DET2, ce circuit étant le suivant: batterie positive +V, conducteur 2, conduc teur 4, résistance R42, espace anode-cathode de la partie supérieure du tube DET2, terre.
La grille de la triode supérieure du tube inverseur INV est reliée à l'anode de la triode supérieure du tube DET1, par le po tentiomètre comprenant les résistances R46 et R49, celle-ci connectée à la batterie -j' et ces dernières résistances étant choisies pour que le potentiel normal sur ladite grille per- mette le passage d'un courant par l'espace anode-cathode de la partie supérieure du tube INV, ce circuit étant le suivant- batte rie positive +V, conducteur 2, résistance R64,
espace anode-cathode de la partie su périeure du tube INV, terre. Dans ces con ditions, un courant passe dans les espaces anode-cathode des triodes supérieures du tube DET2 et du tube inverseur INV, et les potentiels aux anodes des triodes supérieures des deux tubes sont appliqués par les résis tances R47 et R50, à la plaque de la triode inférieure du tube RE, respectivement à la grille de celle-ci;
la résistance R48 est reliée par la résistance R51 au condensateur A et à la batterie -V en passant par le conducteur 5, de sorte qu'avec les potentiels qui règnent à ce moment sur les anodes des triodes supé rieures des tubes DET2 et INV, le potentiel au point de bifurcation est négatif par rap port à la terre, ce qui entraîne la mise en charge négative du condensateur A à travers la résistance R51. Le potentiel négatif du condensateur A est appliqué à la grille de la triode supérieure du tube de commande RE, s'opposant au passage d'un courant dans le circuit anode-cathode de ce tube.
Comme la grille de la triode inférieure du tube inver seur INV est reliée à l'anode de la triode su périeure du tube RE par 1a résistance R82, le potentiel de cette grille, modifié par sa con nexion à la batterie négative -V par l'inter médiaire de la résistance R87 est, par consé quent, positif relativement à sa cathode. Ceci permet le passage d'un courant par l'espace anode-cathode de la triode infé rieure du tube 1-NV, et le potentiel à l'anode de cette triode, qui est relativement négatif à cause du courant de plaque venant de la batterie positive à travers la résistance R79, est communiqué à la grille du tube extincteur EXT par les résistances R54 et R53.
La va leur de ce potentiel crée seulement un très faible courant dans l'espace anode-cathode du tube EXT et dans les espaces anode-ca- thode de chacun des tubes à remplissage gazeux de la chaîne de comptage CTR1 <I>à</I> CTRO jusqu'à la. batterie négative -V, ce qui maintient le potentiel cathodique du tube EXT assez négatif pour que la tension appli quée aux anodes des tubes de la chaîne CTR1 <I>à</I> CTRO soit insuffisante pour maintenir un courant à travers ces différents tubes.
Dans l'état inactif de la ligne<I>LN,</I> la grille de la triode supérieure du tube RL ré cepteur de ligne est maintenue à un poten tiel légèrement négatif par la résistance R58, la résistance variable R59 et la résistance R60, qui est reliée à la batterie -V. Dans ces con ditions, un certain courant passe par le cir cuit suivant de la triode supérieure: batte rie positive -E-V, résistance R57, espace anode-cathode, résistance de cathode, terre.
Par conséquent, l'anode de la triode supé rieure du tube RL est à un potentiel moins positif que le potentiel total de la batterie positive, et ce potentiel, qui est modifié par le potentiomètre comprenant les résistances R55 et R56 jusqu'à la batterie -V, est appli qué à la grille de la triode inférieure de ce tube, maintenant ainsi cette grille à un po tentiel qui provoque le passage d'un certain courant dans le circuit anode-cathode, ce circuit étant le suivant: batterie positive +V, résistance R45, espace anode-cathode, résis tance de cathode, terre.
En réalité, ce mon tage fait du tube RL un amplificateur de courant à sens unique ou unidirectionnel, à deux étages, puisqu'une variation de poten tiel sur la grille de la triode supérieure pro voque sur l'anode une variation amplifiée de la tension appliquée, à travers la résistance R55, à la grille de la triode inférieure, pro duisant ainsi une antre variation amplifiée de tension sur l'anode de ladite triode infé rieure.
Le premier demi-cycle du signal d'arrivée, qui est toujours positif, est appliqué à la grille de la triode supérieure du tube RL, ce qui rend son potentiel. moins négatif. Un sup plément de courant passe alors par le circuit anode-cathode de la triode supérieure de ce tube, de sorte que le potentiel développé à travers la résistance R55 rend plus négative que précédemment la grille de la triode infé rieure, d'où accroissement du potentiel de l'anode inférieure. Pour de faibles valeurs de la tension de signalisation, cet accroissement de potentiel est une amplification à deux étages du potentiel du premier demi-cycle du signal d'arrivée.
Pour de plus grandes valeurs de la tension de signalisation, la pointe du demi-cycle peut être aplatie, car la grille de la triode inférieure atteint un potentiel. qui fait cesser le courant dans l'espace anode cathode, mais ceci ne gêne pas à l'action du récepteur.
Les potentiels à travers le potentiomètre comprenant les résistances R61 et R40 et à travers le potentiomètre comprenant les résis tances R44 et R41, qui résultent de l'ampli fication du signal, sont appliqués respective ment aux grilles des triodes supérieures des tubes détecteurs DET1 et DET2. Le premier signal reçu étant positif, ces grilles devien nent plus positives et, pour une certaine va leur de" signal qui surpasse le niveau de bruit sur le circuit<I>LN</I> de ligne, du courant tra verse le circuit anode-cathode de la triode supérieure du tube détecteur DETL Le cou rant passant dans cette triode supérieure rend plus négatif le potentiel de son anode, potentiel qui est appliqué, par la résistance R46,
à la grille de la triode supérieure du. tube inverseur INV. Le potentiel, d'anode de cette triode devient alors plus positif, mais ceci n'a que peu d'effet sur la grille de la triode inférieure du tube DET1, à. laquelle elle est connectée par l'intermédiaire du con densateur B, puisque sa grille est déjà posi tive par rapport à sa cathode, à cause du po tentiel apparaissant sur ladite grille reliée à la borne commune des résistances R63 et R62.
Etant donné que peu ou pas de courant passe par la triode supérieure du tube INV, l'anode de celle-ci est relativement positive en vertu de la petite chute de potentiel dans la résistance R64 qui interconnecte ladite anode et la batterie positive +V, par le con ducteur 2.
Par suite, tandis que cette anode est relativement positive durant le temps où aucun courant ne passe par le circuit asso cié anode-cathode, ce potentiel est égale ment disponible pour l'anode de la triode inférieure du tube RE de commande utilisé comme diode, de sorte que du courant passe par le circuit anode-cathode et qu'une charge positive est appliquée au condensa teur g. Comme la plaque supérieure de ce condensateur est reliée à la grille de la triode supérieure du tube RE par la résistance R52,
cette grille acquiert de même un poten tiel positif dont l'effet est de rendre plus né gative l'anode supérieure associée de ce tube qui agit sur la grille de la triode inférieure du tube INV. Ceci est la cause que le poten tiel à l'anode de la triode inférieure du tube INV devient plus positif, entraînant aussi dans le sens positif la grille du tube EXT. De la sorte, la cathode du tube EXT peut devenir assez positive pour pouvoir appliquer aux anodes des tubes compteurs CTR1 <I>à</I> CTRO -un potentiel anode-cathode plus grand que leurs potentiels de maintien.
Quand l'anode de la triode inférieure du tube INV devient plus positive, ce change ment applique une impulsion positive à la grille de la triode<I>SEL,</I> par l'intermédiaire du condensateur D'. Comme un potentiel po sitif est déjà appliqué à cette grille, le cou rant anode-cathode est peu affecté et, par suite, le potentiel de l'anode reste sensible ment constant.
Il faut se rappeler que, pen dant la réception du premier demi-cycle du signal, un potentiel positif était appliqué non seulement à la grille de la triode supérieure du tube DET1, comme déjà expliqué, mais encore à la grille de la triode supérieure du tube DET2. Ceci revient simplement à aug menter le potentiel positif existant appliqué à travers la résistance R44 à ladite grille; par suite de la grande valeur de la résistance R42, le courant de grille croît seulement un peu, et il n'y a pratiquement pas de change ment dans le courant anode-cathode de la triode supérieure du tube DET2. Le potentiel de l'anode reste donc sensiblement constant.
Vers la fin du premier demi-cycle de la demi-onde sinusoïdale produite par l'émet teur, la grille de la triode supérieure du tube DET1 devient négative par rapport à la ca thode, le signal étant appliqué à cette grille par l'amplificateur à deux étages qui com prend les deux triodes du tube RL. Le po tentiel à l'anode de la triode supérieure du tube DET1 varie par suite dans le sens posi tif, d'où il résulte que la grille de la triode supérieure du tube INV devient aussi plus positive. Alors, le courant accru passe dans cette dernière triode, portant le potentiel de son anode à une valeur phis négative.
L'im pulsion négative résultante appliquée, par le condensateur B, à la grille de la triode infé rieure du tube DET1, provoque l'application, aux anodes de commande des tubes impairs CTRl, CTR3, CTR5, CTR7 et CTR9 de la chaîne de comptage, d'une impulsion positive produite à l'anode de cette triode, à travers les condensateurs CN1, CN3, CN5, CN7 et CN9. A elle seule, l'amplitude de cette impul sion est insuffisante pour amorcer les inter valles de commande de ces tubes,
mais comme l'anode de commande du tube CTR1 est pola risée positivement par rapport à sa cathode par les résistances R65, R67 et R66, le tube CTR1 amorce son intervalle de commande au potentiel négatif de la cathode, fourni par la batterie -V à travers une résistance non dé signée. Alors, le tube amorce son intervalle principal au potentiel positif fourni par la cathode du tube EXT et il demeure dans un état conducteur jusqu'à ce que ce potentiel soit supprimé ou renversé.
Au moment où le tube CTR1 s'amorce, le courant qui passe à travers son circuit anode-cathode rend plus positif le potentiel cathodique, et il entraîne les anodes de com mande des tubes CTR2 et S1 dans le sens positif, ce dernier tube étant le premier de la chaîne de marquage. Le potentiel sur l'anode de commande du tube CTR2 <I>est</I> appliqué par la résistance R69, tandis que ce lui de l'anode de commande du tube Sl est appliqué par la résistance R70.
D'ailleurs, les potentiels appliqués ne suffisent pas pour amorcer aucun de ces deux tubes, parce que dans le cas du tube CTR2, la différence de potentiel entre l'anode de commande et la cathode n'atteint pas la valeur d'amorçage, jusqu'à ce qu'une impulsion positive soit appliquée à son anode de commande par le condensateur CN2. Comme l'impulsion posi tive qui a amorcé le tube CTRl est appliquée aussi aux anodes de commande des tubes impairs, mais non à celles des tubes pairs, le tube CTR2 ne peut pas être amorcé par la même impulsion que le tube CTRl. Dans le cas du tube Sl,
le potentiel appliqué à son anode de commande est insuffisant pour amorcer son intervalle en l'absence d'un grand potentiel positif à la plaque du tube<I>SEL.</I>
Peu après le commencement du second demi-cycle du train de signaux, qui est négatif, le potentiel sur la grille de la triode supérieure du tube DET2 devient assez négatif pour interrompre le flux du courant anode-cathode. Le potentiel résultant sur l'anode est appliqué, par la résistance R47 et la triode inférieure du tube RE utilisé comme diode, au condensateur A.
Comme expliqué ci-dessus, ce condensateur est maintenu de façon pareille à l'état chargé, pendant la plus grande partie de la durée de la réception d'un demi-cycle positif, par le potentiel de l'anode de la triode supérieure du tube INV, ce po tentiel étant appliqué à travers la résistance R50 et la triode inférieure du tube RE. En d'autres termes, pendant la réception d'un train de demi-cyeles positifs et négatifs, le condensateur :1 est continuellement chargé. A présent, la résistance R51, qui est virtuelle ment court-circuitée pendant la charge du condensateur A, se manifeste dans le circuit de ce condensateur, circuit qui se termine au potentiel disponible à la borne commune des résistances R48, R50 et R47.
La résistance ohmique de la résistance<I>R51</I> et la capacité du condensateur A sont calculées de telle sorte que la constante de temps de décharge soit assez grande pour empêcher une décharge appréciable du condensateur pendant les courts instants entre la dernière partie de chaque demi-cycle et la partie initiale du demi-cycle suivant; par suite, le potentiel de la grille de la triode supérieure du tube<I>RE</I> (par la résistance R62) ne peut pas devenir négatif. Vers la fin du second demi-cycle, la grille de la triode supérieure du tube DET2 de vient positive par rapport à la cathode. Alors, le potentiel anodique devient plus négatif et il applique une impulsion négative à la grille de la triode inférieure de ce tube, par le condensateur C.
L'impulsion positive qui en résulte sur l'anode de cette triode est appliquée, par les condensateurs CN2, CN4, CN6, CN8 et CNO, aux anodes de commande des tubes pairs CTR2, CTR4, CTR6, CTR8 et CTRO. A elle seule, l'application de cette impulsion ne suffit pas pour amorcer les intervalles de commande de ces tubes.
Cepen dant, comme le courant dans le circuit de<B>ca-</B> thode du tube CTRl a provoqué l'application d'une polarisation positive à l'anode de com mande du tube CTR2, comme exposé ci dessus, ce dernier tube est amorcé par l'im pulsion. Le courant qui prend naissance dans l'intervalle principal du tube CTR2 rend plus positif le potentiel de la cathode et plus né gatif celui de l'anode.
Le premier provoque l'application, aux anodes de commande des tubes CTR3 et S2, d'une polarisation positive et l'autre, une neutralisation de la polarisa tion positive appliquée à l'anode de com mande du tube Sl, par le flux de courant dans la résistance de cathode du tube CTR1. De cette manière, en utilisant des résistances de va leur appropriée dans les circuits des tubes, les tubes CTR... de la chaîne de comptage sont amorcés successivement, chacun polarisant à son tour l'anode de commande du tube mar queur correspondant et du tube compteur suivant, et neutralisant la polarisation du tube marqueur précédent.
On va montrer, à présent, qu'en réponse aux opérations qui sui vent, la réception de la dernière impulsion ou demi-cycle d'un train de signaux, le tube mar queur correspondant au dernier tube comp teur s'amorce aussi et reste à l'état conduc teur, indiquant ainsi par sa désignation nu mérique le nombre de demi-cycles d'un train de signaux reçus. Ce tube reste excité jus qu'à ce que le dernier demi-cycle d'un train de signaux venant ensuite soit reçu, le tube marqueur précédemment. excité s'éteignant â. ee moment, et le tube marqueur qui indique la dernière impulsion du second train de signaux s'amorçant. Il est clair que si les deux trains contiennent le même nombre de demi-cycles, le même tube marqueur restera excité.
Supposons, par exemple, que le signal 5 soit reçu et qu'un train précédent de trois demi-cycles ( 3 ) ayant été reçu, il ait pro voqué l'amorçage du tube marqueur S3, qui reste excité, comme on va l'expliquer briève ment. Après la fin du cinquième demi-cycle, aucun autre signal n'est reçu. Le condensa teur A se décharge par la résistance R51 au point que la grille de la triode supérieure du tube RE de commande devient négative par rapport à sa cathode.
Le passage dans cette triode du courant anodique sera ainsi inter rompu, et le potentiel de l'anode deviendra phis positif, se communiquant à la grille de la triode inférieure du tube INV. Le poten tiel à l'anode de cette triode deviendra plus négatif, appliquant une impulsion négative, par le condensateur D', à la grille du tube <I>SEL.</I> Le potentiel de plaque positif résultant du tube<I>SEL</I> est cause qu'une impulsion po sitive est appliquée, par le conducteur 6 et les condensateurs SNl-SNO, aux anodes de com mande des tubes marqueurs Sl-S0, amor çant le tube S5;
qui est le seul tube marqueur excité à cet instant.
En connexion avec le tube S3 supposé préalablement conducteur, le potentiel de sa cathode est maintenu à une valeur positive constante par la charge accumulée dans le condensateur CC\3 par la chute de potentiel le long de la résistance de la cathode. On no tera aussi que le courant d'anode de chaque tube marqueur est recueilli à travers la résis tance R81, et que la chute de potentiel le long de cette résistance et d'un tube marqueur à l'état conducteur fournit toujours -un poten tiel d'anode suffisant, de sorte que la diffé rence entre ce potentiel d'anode et le poten tiel qui est maintenu à la cathode d'un tube marqueur à l'état conducteur, comme le tube S3 avec. son condensateur CC3 associé, suffira pour tenir le tube à l'état conducteur.
Dès lors, quand le tube S5 est allumé après la-ré- ception du cinquième (et dernier) demi-cycle du second train de signaux, le courant à tra vers la résistance R81 augmente, puisqu'à pré sent le courant circule à travers les deux tubes S3 et<B>85.</B> En conséquence, la chute de tension à travers la résistance R81 s'accroît. aussi, et la tension disponible à l'anode des tubes marqueurs est réduite d'une quantité correspondante.
Du moment que le condensa teur CC3 est chargé à un potentiel positif et que le condensateur CC5 n'est pas chargé à l'instant où le tube S5 est amorcé, la diffé rence de potentiel entre l'anode et la cathode du tube S3 est ramenée alors au-dessous de la valeur de maintien, ce qui entraîne l'extinc tion du tube S3. D'autre part, la différence de potentiel entre l'anode et la cathode du tube S5 est égale à la pleine différence entre le potentiel de l'anode et celui du diviseur de tension connecté entre la batterie négative -V et la terre, et est suffisante pour main tenir le tube S5 à l'état conducteur.
Il est à présent évident que si le second train de signaux contient un même nombre de demi-cycles que le premier train, celui-ci ayant provoqué l'amorçage du tube marqueur approprié, ce tube reste excité de façon pro longée. De la sorte, si le tube S5 est excité, la tension de maintien n'est pas troublée entre les signaux successifs: Bien que, comme dé crit, l'anode de commande chi tube S5 soit amorcée dans le cours régulier des opérations de fonctionnement, il va de soi que cet amor- cage n'aura pas d'effet sur le tube, puisqu'il est déjà conducteur.
Le potentiel plus négatif de l'anode de la triode inférieure du tube INV est appliqué à la grille du tube EXT au moyen des résis tances R54 et R53, du point de jonction des quelles un condensateur E est relié à. la terre. Ce condensateur retarde le change ment de potentiel à la grille du tube EXT assez longtemps pour permettre à l'action ci- dessus décrite du tube<I>SEL</I> d'avoir lieu. Par suite, le potentiel négatif à la grille du tube EXT rend plus négative la cathode de ce tube.
Le potentiel appliqué ainsi aux anodes des tubes compteurs CTR1-CTRO n'est phis suffisant pour entretenir une décharge. Par conséquent, les tubes compteurs CTR1 <I>à</I> CTR5 s'éteignent. Le tube marqueur S5, ce pendant, reste excité. Sans cela, le circuit re vient à son état initial, prêt à recevoir le train suivant de signaux.
Un relais pourrait être inséré dans le cir cuit d'anode de chacun des tubes marqueurs, et agir quand le tube est rendu conducteur, les relais actionnant à leur tour un circuit compteur qui comporterait des dispositifs pour enregistrer une série de nombres indi quant le nombre de demi-cycles dans chacun des trains de signaux reçus.