<B>Procédé de distribution d'un fluide en deux phases et appareil pour la mise en</B> aeuvre <B>de</B> ce<B>procédé.</B> La distribution d'une quantité déterminée d'un fluide au moyen d'un appareil mesureur est généralement réalisée en deux phases. Au cours de la première phase, l'appareil débite la plus grande partie de la quantité de fluide à distribuer à une vitesse qui sera désignée comme vitesse normale sous le contrôle d'une soupape, placée dans le conduit de distribution de l'appareil.
Au cours de la seconde phase, la distribution s'achève par une dérivation court-circuitant la soupape précitée sous le contrôle d'un clapet disposé dans cette dérivation à une vitesse suffisamment réduite pour que les erreurs sur l'instant précis où il faut arrêter le débit soient sans influence pratique sur la quantité effectivement distribuée.
La soupape est équipée de manière à être sensible au débit du fluide dans la dérivation, de telle sorte que la soupape s'ouvre quand la dérivation débite normalement et que la sou pape se ferme quand le débit de cette dériva tion est soit réduit par étranglement en aval du clapet, soit arrêté par fermeture de ce der nier.
Dans ces conditions, l'opérateur, en agis sant sur un dispositif tel que par exemple celui décrit dans le brevet N 240764, déclenche la fin de la première phase et le début de la seconde en provoquant volontairement, en aval de ladite soupape et de sa dérivation, une fer- meture du conduit de distribution, partielle, mais suffisante pour provoquer la fermeture automatique de la soupape.
Dans les appareils au moins partiellement. automatiques de ce type, un mécanisme indi cateur contrôle le clapet précité et permet la fermeture de ce dernier chaque fois que la quantité effectivement distribuée atteint un multiple d'une unité de volume prédéterminée.
Comme ce clapet est soumis à des dispo sitifs qui tendent constamment à le fermer, la fermeture de ce clapet peut donc se pro duire pour chaque multiple de ladite unité et par conséquent entraîner la fermeture de la soupape précitée et, par suite, l'arrêt du débit.
On a cherché à empêcher cette fermeture anticipée de ce clapet, mais les solutions trou vées à ce problème nécessitent l'emploi de moyens mécaniques compliqués et encom brants.
La présente invention permet de donner une solution satisfaisante à ce problème et consiste à empêcher pendant la première phase de la distribution la fermeture de ladite sou pape par l'emploi de moyens sensibles à la vitesse du fluide effectivement débité.
De préférence, ces moyens, sensibles à la vitesse du débit de l'appareil, neutralisent l'ac tion des dispositifs qui tendent à amener le clapet dans sa position de fermeture. Dans une première réalisation, on utilisera la soupape elle-même qui, par exemple, dans sa position ouverte, maintiendra le clapet ouvert.
Dans une deuxième réalisation, un dash-pot peut retarder la fermeture de la soupape, de telle sorte que le débit soit pratiquement main tenu constant.
Dans une troisième réalisation, le clapet sera maintenu ouvert pendant la période d'ou verture de la soupape par l'action d'un ven- turi traversé par le fluide débité.
En particulier dans le cas où l'appareil comporte une fuite court-circuitant ladite sou pape et la dérivation de cette dernière, on prévoira des moyens pour fermer ladite fuite pendant un certain temps après la fermeture de la soupape, ces moyens consistant, par exemple, en un dash-pot contrôlant un obtu rateur susceptible de fermer ladite fuite.
A titre d'exemple seulement, on a repré senté ait dessin annexé Fig. 1, une vue schématique d'un appareil mesureur distributeur de liquide d'un des types susceptibles d'être équipés conformé ment à la présente invention, fig. 2 à 4, trois exemples de réalisation de la partie de l'appareil représenté fig. 1, fai sant l'objet particulier de la présente inven tion.
Comme on peut le voir fig. 1, l'appareil mesureur distributeur de liquide comporte un moteur 1, actionnant une pompe 2, laquelle refoule le liquide à débiter provenant d'un réservoir non représenté tout d'abord dans un dispositif mesureur 3, puis dans un conduit de distribution 4. Ce conduit peut être fermé par une soupape 10 disposée dans une boîte à soupape 20 et par un organe d'étranglement actionné par l'opérateur et placé dans une buse 5 disposée à l'extrémité du conduit de distribution 4.
L'organe d'étranglement peut être amené par l'opérateur au moyen d'une gâchette 6, notamment dans trois positions: la première correspondant au débit normal, la seconde correspondant à un débit réduit, sous l'effet duquel la soupape 10 se ferme et la troisième correspondant à l'arrêt du débit.
Dans tous les dispositifs mesureurs, on a désigné par 10 la soupape qui contrôle le dé bit de l'appareil, par 20 la boîte dans laquelle se trouve cette soupape, par 23 le raccord par lequel le liquide pénètre dans la boîte 20, par 24 le raccord par lequel le liquide sort de cette boîte, par 50 un organe sensible à la pression coagissant avec la soupape 10 et di visant l'intérieur de la boîte 20 en deux cham bres, l'une 21, dans laquelle passe le liquide franchissant la soupape 10 et l'autre 22 située de l'autre côté de l'organe 50, par 51 un ori fice de faible diamètre mettant en communi cation les deux faces dudit organe 50, par 30 une boîte à clapet, par 60 un conduit reliant la chambre 22 à la boîte à clapet 30,
par 61 un conduit reliant cette dernière à la partie du conduit 4 située en aval de la soupape 10, par 70 un clapet susceptible d'obturer la dé rivation formée par l'orifice 51 et les conduits 60 et 61 et reliant les parties de la conduite 4 situées en amont et en aval de la soupape 10, par 80 la came du mécanisme indicateur, par 81 une encoche de cette came et corres pondant au passage du mécanisme indicateur 8 dans la position dite position zéro, par 90 le levier, coagissant avec ladite came 80 et avec la queue du clapet 70 et par 11 un res sort prenant appui sur une partie solidaire de la boîte 20 et tendant à amener la soupape 10 dans sa position de fermeture.
Dans le cas de la fig. 2, le fonctionnement est le suivant <I>a) Position de non</I> débit: La soupape 10 et le clapet 70 sont fermés. Les parties en amont et en aval de la soupape 10 communiquent cependant par une fuite formée par l'orifiee 51, l'orifice 73, la chambre 25, les orifices 62 et le conduit 61.
b) Ouverture <I>de la buse 5:</I> Dans ce cas, le liquide s'écoule par la fuite précitée. Ce débit provoque la mise en marche du mécanisme indicateur 8 et en particulier la rotation de la came 80. Le levier 90 est, par suite, écarté de la position représentée au dessin, ce qui a pour effet de soulever le clapet 70. Ce dernier mouvement provoque l'ouverture d'une déri vation formée par l'orifice 51, le conduit 60, la chambre 25, les orifices 62 et le conduit 61. Le débit augmente. A un moment donné, la différence des pressions régnant entre les deux faces de l'organe 50 atteipt une valeur telle que celui-ci se soulève et provoque l'ou verture de la soupape 10. Le débit de l'appa reil atteint alors sa valeur normale.
Le sou lèvement de la soupape 10 déplace l'extrémité du conduit 61 qui vient pousser la queue dit levier 90.
<I>c) Passage dit zéro du</I> mécanisme indicce- teur: Le levier 90 ne petit tomber dans l'en coche 81, étant donné qu'il est maintenu écarté de la came 80 par le conduit 61, solidaire de la soupape 10. Il ne se produit donc aucune modification du débit.
<I>d)</I> Etrunglement <I>partiel</I> (le l'out-erturc <B><I>(le</I></B> <I>la</I> buse 5: Cet étranglement n'a d'effet par construction que si le débit de l'appareil des cend au-dessous d'une certaine valeur prédé terminée. Si tel est le cas, l'action du ressort 11 sur l'ensemble (organe 50, soupape 10) est suffisante pour fermer la soupape 10. A ee moment, le levier 90 peut venir s'appuyer sur la périphérie de la came 80, le clapet 70 est toujours maintenu ouvert par le levier 90, le liquide continue donc à s'écouler par la dérivation 51, 60, 25, 62 et 61 jusqu'au moment où le levier 90 tombe dans l'en coche 81.
A ce moment-là, le clapet 70 n'étant plus maintenu ouvert, se ferme sous l'action du courant. lie dash-pot 40, qui avait été amené dans sa position haute par le courant passant clans la dérivation, descend plus lente ment que le clapet 70, de telle sorte que la sphère 41, obturant, le logement intérieur 72 au-dessus (le l'orifice 73, le liquide ne peut plus continuer à s'écouler par la fuite formée par cet orifice 73.
Ce n'est que lorsque le dash-pot 40 sera revenu dans la position infé rieure que la sphère 41 étant. venue se placer au-dessous de l'orifice 73, la fuite rétablira la communication entre les parties de la con duite 4 situées en aval et en amont. de la sou pape 10. Deux cas peuvent alors se présenter: l La buse 5 est entièrement fermée. Il ne se passe alors rien, on se trouve clans la posi tion de non débit décrite ci-dessus. 2" La buse 5 est partiellement ou complè tement ouverte. Les phénomènes décrits précé demment sous le titre ouverture de la buse se produisent. à nouveau et le débit recom mence.
Dans le cas de la fig. 3, le fonctionnement, est le suivant: <I>a) Position. de non débit:</I> La soupape 10 et le clapet 70 sont fermés et le piston 50 vient buter contre la soupape 10 sous l'action du ressort, 53. Les parties du conduit 4 se trou vant en amont et en aval de la soupape 10, communiquent par la fuite formée ici par des orifices 52 et 12, qui se trouvent alors l'un en face de l'autre.
b) <I>Ouverture de la</I> buse: Le fonctionne ment est le même que dans le cas précédent, sauf les différences suivantes: L a dérivation est formée ici par l'orifice 51, la chambre 22, les conduits 60 et 61. Le soulèvement de la soupape 10, sous l'action de l'organe 50 qui, par suite de l'augmentation de pression, a glissé sur la queue de la soupape 7 0 et. est venue buter contre l'épaulement de cette queue, n'a pas d'action mécanique positive sur le levier 90, mais provoque le soulèvement d'un dash-pot 13 qui lui est solidaire malgré l'action du ressort 11.
<I>e) Passage</I> dit <I>zéro</I> dit mécanisme <I>indi-</I> cateur: Le levier 90, ne se trouvant pas ici maintenu par la soupape 10 ouverte, tombe dans l'encoche 81 et amène positivement. le clapet 70 dans sa position d'obturation et, par suite, l'arrêt. du débit par la dérivation 51, 22, 60, 61. La différence des pressions régnant sur les deux faces de l'organe 50 tend donc à diminuer, ce qui a pour effet de le faire des cendre sans entraîner la soupape 10 sur la queue de laquelle il peut coulisser.
Le ressort 11, dont. l'action n'est plus contrariée par celle de l'organe 50, repousse le dasb-pot 13 et, par suite, tend à amener la soupape 10 clans sa. position de fermeture. Mais, par suite de la présence du dash-pot 13, le mouvement de fer meture de la soupape 10 est. suffisamment. ra lenti pour que la soupape 10 soit. encore ou verte quand le levier 90 a dépassé l'encoche 81 et, par suite, a provoqué la, réouverture du clapet 70 et de la dérivation 51, 22, 60, 61. Le débit revient alors à un niveau normal. Il y a donc eu un simple ralentissement du débit.
<I>d)</I> Etranglement <I>partiel de l'ouverture de</I> <I>la</I> buse <I>5:</I> Tout se passe comme dans le cas précédent. Toutefois, la fermeture de la sou pape 10 est progressive par suite de la pré sence du dash-pot 13 et est sans action sur la position du clapet 70. Le liquide continue à s'écouler par la dérivation 51, 22, 60, 61, jus qu'au moment où le levier 90 tombe dans l'encoche 81 et arrête ainsi tout débit par cette dérivation.
La communication entre les par ties du conduit 4 situées en amont et en aval de la soupape 10 est complètement interrom pue jusqu'au moment où, par suite de la des cente de l'organe 50, faisant lui-même dash- pot, sous l'action du ressort 53, les orifices 12 et 52 se retrouvent à nouveau en présence l'un de l'autre. La fuite rétablit la communi cation entre les parties de la conduite se trou vant en amont et en aval de la soupape 10 et l'alternative prévue au cas précédent se représente ici.
Dans le cas de la fig. 4, le fonctionnement est le suivant: <I>a) Position de non débit:</I> Comme dans le cas de la fig. 3, les parties du conduit 4 se trouvant en amont et en aval de la soupape 10 communiquant par la fuite formée par 51, 84 (qui se trouve en face de 85), 85 et 25.
<I>b) Ouverture de la buse:</I> Le fonctionne ment est le même que dans le cas de la fig. 2. Toutefois, ici la dérivation est formée par l'orifice 51, la chambre 22, l'orifice 14 et les conduits 60 et 61, et le soulèvement de la soupape 10 est sans action mécanique sur la queue du levier 90.
<I>c)</I> Passage <I>du zéro dit</I> mécanisme <I>indi-</I> <I>cateur:</I> Le levier 90 tombe dans l'encoche 81, mais le clapet 70 est maintenu ouvert par la dépression formée en aval dans le conduit 61 par le passage du liquide dans le raccord 24 en forme de venturi. Le débit ne se trouve donc pas modifié par le passage du mécanisme indicateur 4 au zéro. <I>d)</I> Etranglement partiel <B><I>de</I></B> l'ouverture <I>de</I> <I>la buse 5:</I> La fermeture de la soupape 10 est. sans action mécanique sur le levier 90 qui s'appuie déjà sur la périphérie de la came 80.
Le clapet 70 se ferme sous l'action de son res- @sort 71, le levier 90 tombe dans l'encoche 81. Le dash-pot 13 ferme alors la fuite 25. Tout débit de liquide est alors arrêté jusqu'au mo ment où l'orifice 84 du dash-pot 13 arrive devant l'ouverture 85 de la fuite 25 et réta blit alors la communication entre les faces amont et aval de la soupape 10. L'alternative prévue dans le cas de la fig. 2 se reproduit également ici.