Machine pour former et insérer des agrafes. La présente invention a pour objet une machine pour former et insérer des agrafes, notamment pour l'assemblage de pièces de bois, dans laquelle les agrafes sont formées à partir d'un fil continu et sont. insérées dans les pièces à assembler.
On connaît des machines de ce type des tinées notamment au clouage des semelles de souliers, comprenant une cisaille pourvue de lames .fixe et mobile agencées de manière à couper en diagonale le fil continu à partir duquel les agrafes sont formées, pour former une pointe à l'extrémité avant de ces der nières. Dans ladite cisaille connue, la lame fixe comporte un bord tranchant arqué con formé de manière à déplacer la pointe pro duite due à la coupe oblique pour l'amener dans une position telle qu'elle soit. située sen siblement sur l'axe longitudinal de l'agrafe. Dans cette machine, le déplacement, de la pointe de l'agrafe est. donc effectué pendant l'opération de coupe du fil.
Si de bons résul tats sont obtenus avec les fils relativement minces ordinairement utilisés pour filer les semelles des chaussures, une telle cisaille ne fonctionne cependant, en général, pas de façon satisfaisante lorsque les agrafes sont formées à partir d'un fil relativement gros.
La machine selon l'invention pour former et insérer des agrafes est agencée de manière à former une série d'agrafes à partir d'un fil continu et comprend une lame fixe et une lame mobile adaptées l'une à l'autre pour for- mer une cisaille. Elle est caractérisée en ce que ladite cisaille possède des bords tran chants complémentaires pour la formation de l'agrafe,
et en ce que ladite lame fixe pré sente un logement voisin de son bord tran chant et ladite lame mobile un épaulement en saillie agencé de manière à coopérer avec ledit logement pour amener la pointe de l'agrafe formée par ladite cisaille dans une position située sensiblement dans l'axe Ion-i- tudinal de ladite agrafe. La coopération du logement voisin du bord tranchant, de la lame fixe et dudit épaulement en saillie de la lame mobile a pour résultat d'assurer le déplace ment de la pointe formée après la coupe de l'agrafe et non simultanément à cette der nière, comme dans la machine connue citée ci- dessus.
Le dessin représente, à. titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention.
Fi-. 1 est une élévation frontale de cette forme d'exécution.
File. ? est une élévation latérale corres pondant à. la fig. 1, partiellement en coupe, et dont certaines parties sont supprimées.
Fi-. 3 est une vite de détail, à une plus grande échelle, d'une tête de la machine et des éléments qui s'y rapportent.
Fig. q est une vue des pièces séparées mon trant la disposition. de la cisaille dans la tête. Fig. 5 est. une coupe verticale partielle montrant l'assemblage de la cisaille formant les agrafes. Fig. 6 est une vue de détail du dispositif d'assemblage de la cisaille.
Fig. 7 est une vue de détail, à une plus grande échelle, de la tête, montrant la ci saille dans la position de formation de l'agrafe.
Fig. 8 et 9 sont respectivement des vues latérale et de face du couteau fixe de la cisaille.
Fig. 10 est une coupe partielle par la ligne l0-10 de la fig. 9.
Fig. 11 et 12 sont respectivement des vues de face et latérale du couteau mobile de la cisaille.
Fig. 13 est une vue de face montrant l'assemblage des couteaux mobile et fixe dans la position de formation de l'agrafe, le cou teau mobile étant représenté en trait poin tillé pour permettre de représenter la posi tion du fil à partir duquel les agrafes sont formées.
Fig. 14 est un plan de l'assemblage des couteaux mobile et fixe dans la position de formation de l'agrafe.
ri ig. 15 est une vue de face de l'asse:ii- blage des couteaux mobile et fixe dans la po sition d'insertion de l'agrafe, le couteau mo bile étant représenté en trait pointillé pour permettre de représenter la position de l'agrafe et du fil à partir duquel les agrafes sont formées.
Fig. 16 est mi plan de l'assemblage des couteaux mobile et fixe dans la position d'in sertion.
Fig. 17 est une élévation latérale par tielle montrant le dispositif de montage de la bobine pour le fil.
Fig. 18 est une vue en plan correspon dante.
Fig. 19 est une coupe d'-un détail du mon tage de la bobine pour le fil.
Fig. 20 est une autre coupe de détail mon trant le dispositif de démontage de la bobine pour le fil.
Fig. 21 est une vue en perspective de la pièce de gaidage utilisée pour éviter le grip page du fil sur - la bobine. Fig. 22 est une coupe selon la ligne 22-22 de la fig. 2 montrant le dispositif de réglage de la distribution du fil pour déterminer la. longueur de l'agrafe formée.
Fig. 23 est -une élévation latérale corres pondante. .
Fig. 24 est ime vue de détail d'un pivot adjoint à la traverse représentée dans les fig. 22 et 23.
Fig. 25 est une coupe du goujon de ré glage représenté dans les fifl. 22 et 23.
Fig. 26 est une vue latérale de la manette de réglage jointe au goujon de réglage. Fig. 27 est une taie en plan correspondant à la fig. 26, avec parties en coupe.
Fig. 28 est une élévation latérale d'un détail du dispositif de réglage de la course du piston qui produit l'insertion de l'agrafe.
Fig. 29 est une élévation frontale corres pondante dont certains éléments sont indi qués en trait pointillé.
Fig. 30 est un plan correspondant.
Fig. 31 est une coupe par la ligne 31-31 de la fig. 29.
Fig. 32 est. une coupe par la ligne 32-3322 de la fig. 29.
Fig. 33 est une élévation latérale mon trant la disposition de la table de support. Fig. 34 est une coupe correspondante mon trant d'autres détails de la table de support.. Fig. 35 est. une coupe par la ligne 35-35 de la fig. 2 montrant le dispositif de com mande .du mécanisme du support. pendant les opérations de formation de L'agrafe.
Fig. 36 est une élévation latérale corres pondante.
Fig. 37 est une vue montrant la manière dont les éléments de commande représentés à. la fig. 35 coopèrent avec la table de sup port.
Fig. 38 est une coupe par la ligne 38-38 de la fig. 37, et fig. 39 est suie coupe par la ligne 39-3') de la fig. <B>37.</B>
Comme indiqué plus haut., la présente i:i- vention se rapporte particulièrement à une machine à. cloner prévue pour former un eer- tain nombre d'agrafes à. partir d'un fil con tinu et insérer les . nrafes formées clans les pièces à fixer.
Alois due certaines caracté ristiques de l'invention peuvent, s'appliquer d'une manière générale aux machines à insé rer les agrafes, et que d'autres sont, d'une application encore plus générale, l'invention est représentée dans son application à une machine du type ci-dessus.
En se rapportant aux fib. 1 et 2, la ma chine à. clouer comprend en général Lui bâti 100 supportant un mécanisme opérateur com prenant des moyens polo' la commande d'un cycle d'opérations de formation et d'insertion des agrafes, joints à une cisaille pour former des agrafes, indiquée d'une manière générale en 200, des moyens pour monter une réserve de fil sur la machine, indiqués en 300, des moyens 400 pour distribuer le fil depuis cette réserve pour les opérations de formation des agrafes, un mécanisme à piston 500 pour l'in sertion des agrafes, et un mécanisme 600 de la table de support.
Le bâti 100 comprend une base 101 prévue pour supporter la machine sur un plancher ou une surface semblable, une colonne 102 s'étendant verticalement depuis la base 101, et un bâti supérieur 103 monté à l'extrémité supérieure de la colonne 102. Le bâti supé rieur 103 supporte un arbre d'actionnement 104 relié à un moteur 105 commandé depuis un coffret interrupteur 106. L'arbre d'action- nement 104 est relié au moteur 105 par l'in termédiaire d'un pignon moteur 107 et d'une roue dentée 108.
La roue dentée 108 est folle sur l'arbre 104 et comprend un moyeu 109 constituant la pièce menante cl'mi embray a ge dont la pièce menée 110 est. fixée sur l'arbre 104 en face du moyeu 109. légèrement espa cée de ce dernier; la pièce menée 110 loge une cheville d'embrayage 111 (voir fig. '') sollicitée par un ressort intérieur, non visi ble, qui tend à amener en prise avec le moyeu 109 et qui est, normalement maintenue en position (le retrait par une barre d'em brayage 112 susceptible d'être retirée contre l'action d'un. ressort pour libérer ladite che ville d'embrayage.
Le mécanisme d'embrayage décrit ci- dessus est commandé par une pédale 113 montée dans la base 101 du bâti 100. La pé dale 113 pivote sur la base 101 en 114 et, lorsqu'elle est pressée, une tringle de liaison 115 est déplacée et fait pivoter un levier coudé 116 qui, à son tour, déplace une se conde tringle de liaison 117. Cette seconde tringle 117 est. disposée dans la colonne 1.O2 du bâti 100 et s'étend entre le levier coudé 116 et un bras de levier 118 prenant appui à l'une de ses extrémités dans la colonne 102 et qui est relié à son autre extrémité à la barre d'embrayage 112.
L'abaissement de la pédale 113 provoque ainsi le déplacement de la tringle de liaison 117 vers le bas, clans la colonne 102, déplace ment qui fait pivoter le bras de levier 118 sur son appui, de manière à retirer la, barre d'embrayage 112 pour libérer la cheville d'embray age 111 qui coopère alors avec le moyeu menant 109, de façon telle que l'arbre d'actionnement 104 est entraîné avec la roue dentée 108 par le moteur 105. Après une révo lution complète de l'arbre d'actionnement 104, la cheville 111 est retirée à nouveau du moyeu menant 109 par la barre d'embrayage 112, à moins que la pédale 113 ne reste pres sée, ce qui aurait pour effet de déclencher le cycle suivant d'opérations.
La commande de l'arbre 104 est effectuée par ce dispositif pour commander le cycle d'opérations de formation et d'insertion de l'agrafe, comme décrit en détail par la suite.
La construction de la cisaille 200 pour foi-nier les agrafes est représentée dans les fi-. 3 à 16. En gros, ladite cisaille comprend, -un couteau fixe 201 et un couteau mobile conjugué 202 susceptible d'être déplacé par rapport au couteau fixe pour passer d'une position de formation d'agrafe à une posi tion d'insertion de l'agrafe.
Les divers éléments de la cisaille 200 sont représentés à la. figure développée 4 montrant leur position dans l'ensemble. Le couteau fixe 201 comprend un support 203 et une lame d'insertion 204. Pareillement, le couteau mo bile 2102 comprend un support. 205 et une lame d'insertion 206. Le support 203 de la lame fixe est évidé en 207 pour recevoir la lame 204, et le support 205 de la lame mobile est évidé en 208 pour recevoir la lame 206.
La cisaille 200 est agencée de manière à. coopérer avec une tête d'actionnement 209 montée sur le bâti supérieur 103 (voir fig. 2). Le support 203 du couteau fixe 201 est filé directement sur la tête 209, des trous (dont -un est représenté en 210 à la fig. 4) étant prévus dans ce but pour recevoir des vis de fixation (non représentées) s'étendant à tra vers les ouvertures 211 de la tête 209.
L'assemblage du couteau mobile 202 et du couteau fixe 201 est assuré par un boulon 212. Des ouvertures alignées 213 dans la lame d'insertion mobile 206 (voir fig. 11), 214 dans la lame d'insertion fixe 204 (voir fig. 9), 215 dans le support. 203 du couteau fixe 201, et 216 dans la tête 209, sont destinées à recevoir le boulon 212 et définissent un axe de pivote ment pour le couteau mobile 202 par rapport; au couteau fixe 201.
Le boulon 212 comprend une tête 2:17 qui repose sur la lame d'insertion mobile 206, connue représenté aux fig. 1 et 5, et il est muni d'une clavette 218, chassée de faon que les lames d'insertion fixe et mobile 204 et 206 soient retenues sur le boulon 212 pendant le montage et le démontage, pour former an tout. Le support 205 du couteau mobile 202 comprend une ouverture 219 dans laquelle est logée la tête 217 du boulon 212. Quand la ci saille 200 est montée, la clavette 218 du bou lon 212 est logée dans la tête 209 (voir fig. 5), et le boulon 212 est maintenu en place par un dispositif de fixation 220 qui sera décrit plus en détail ci-après.
Le support 205 du couteau mobile 202 est monté à pivot sur la tête 217 du boulon 21.2 et son déplacement latéral est empêché par un plateau 221 monté sur la tête 209 (voir fig. 1, 2 et 5).
Cette construction assure un montage fixe du couteau fixe 201 sur la tête 209, tandis qu'elle permet le mouvement libre du couteau mobile 202 sur le boulon 212, entre la posi tion de formation et la position d'insertion de l'agrafe. Ce mouvement du couteau mobile 202 est. commandé par un bras 222 du sup port 205 qui est. prévu pour se déplacer entre un arrêt 223, correspondant à la position de formation de l'agrafe, et un arrêt. 2=4, corres pondant à la position d'insertion de l'agrafe, sur la tête 209 (comparer les fi-.<B>3</B> et<B>7).</B>
Le déplacement du couteau mobile 202 entre les arrêts 223 et. 22,1 est effectué par l'intermédiaire d'iin mécanisme à. piston d'in sertion de l'agrafe 500 et cl'un dispositir à. came 225 pivotant sur la. tête 209 (voir fig. 3 et 7). Le dispositif à came 225, comme on le voit à la. fig. 4, comprend un levier supérieur 226 et un levier inférieur<B>227</B> assemblés sur un pivot 228 qui est supporté par une douille 229 prévue dans la tête 209.
Les leviers supé rieur et, inférieur 226 et 227 sont assemblés dans la position appropriée au moyen d'une cheville de rupture 230, prévue pour permettre au mécanisme de commande de céder en ce point dans l'éventualité d'un coincement de la cisaille 200, ce qui évite l'endommagement, des parties plus importantes et plus coûteuses du mécanisme.
Le levier supérieur 226 est des tiné à suivre l'action du mécanisme à piston 500, et le levier inférieur<B>227</B> à suivre le bras 222 sur le support 205 du couteau mobile 202; ces éléments assurent la commande de la cisaille 200 qui est actionnée de façon cyclique au cours des opérations de forma tion et d'insertion de l'a-rafe, comme décrit plus en détail ci-après.
En ce qui concerne plus particulièrement les lames d'insertion 204 et 206 de la cisaille 200, les caractéristiques de ces lames sont. re présentées en détail dans les fig. 8 à. 12. Les faces intérieures conjuguées de ces lames d'insertion comprennent des parties coniques complémentaires. La partie conique de la lame d'insertion fixe 204 est représentée en 231 dans les fi-. 8, 9 et 10, et la partie cor respondante de la lame d'insertion mobile 206 en 232 dans les fig. 11 et 12.
Ces parties coniques 231 et 23\3 permettent à la cisaille 200 de couper en diagonale et de former ainsi une pointe d'a rafe pendant les opéra fions de formation de l'a-rafe, comme on le verra plus en détail maintenant. Les lames d'insertion 204 et 206 sont agen-' cées et conformées de manière à pouvoir rece voir et situer un fil métallique au cours des opérations de formation et d'insertion de l'agrafe.
La lance d'insertion fixe 204 est pourvue d'un passage 233 intervenant en po sition clé formation clé l'agrafe et d'une fente 23-1 intervenant en position d'insertion de l'agrafe. Le passage 233 qui intervient s'étend à travers une tête 235 de la lame d'insertion fixe 204 et il est constitué par un perçage cylindrique d'un diamètre approprié à la ré ception (lu fil fourni pour les opérations de formation de l'agrafe.
Ce passage 233 dé bouche dans la partie conique 231 de la lame d'insertion fixe 204 et forme ainsi un bora de cisaillement. 236, et un évidement est mé nagé, adjacent au bord de cisaillement 236, comme indiqué en 237 dans les fig. 9 et 10. La fente 234 qui intervient dans la position d'insertion de l'agrafe est disposée de ma nière à dégager la partie conique 231 suffi samment pour assurer un jeu pour le fone- bonnement du mécanisme à piston 500 d'in sertion de l'agrafe.
La partie conique 232 de la lame d'inser tion mobile 206 est également dégagée par une fente 238 (voir fig. 11 et 12) qui s'étend à travers toute la face intérieure de la lame d'insertion mobile 206 et qui, avec la fente 234 pratiquée dans la lame d'insertion fixe 204, complète le passage pour le mécanisme à piston 500, dans la position d'insertion de l'agrafe. De même, le passage 233 de la lame d'insertion fixe 204 et la fente 238 prévue dans la lame d'insertion mobile 206 sont dis posés pour être alignés dans la position de formation de l'agrafe, de façon que le fil devant former les agrafes puisse être amené dans les couteaux assemblés (voir fig. 13).
La manière dont la fente 238 s'étend à travers la partie conique 232 de la lame mo bile 206 assure, pour l'opération de forma tion de l'agrafe, un bord de cisaillement 239 complémentaire du bord de cisaillement 236 dans la lame d'insertion fixe 204. Comme ces bords de cisaillement 236 et 239 sont situés sur les parties coniques respectives prévues 'sur les faces intérieures des lames d'insertion 204 et \?06, le fil amené pour former les agrafes est. coupé en diagonale pour former une pointe d'agrafe, comme noté plus haut.
Un épaulement en saillie 240, disposé en arrière du bord de cisaillement 239 de la lame d'insertion mobile 206, est prévu pour coopérer avec l'évidement 237 formé près du bord de cisaillement. 236 sur la. lame d'inser tion fixe 204, pour amener la pointe de l'agrafe formée dans une position située sen siblement sur l'axe longitudinal de l'agrafe et pour conditionner ainsi l'agrafe en vue d'un entraînement rectiligne, comme mentionné précédemment.
La disposition de l'épaulement 240 sur la lame d'insertion mobile 206 est telle que dans la position d'insertion de l'agrafe, ledit épaulement est amené à presser dans l'évidement 237 l'extrémité conductrice du fil d'alimentation de la cisaille formé en pointe après l'opération de formation de l'agrafe précédente par les bords clé cisaillement 236 et 239, et ainsi déplace la pointe de l'agrafe formée par la suite, comme décrit ci-dessus (voir fig. 15).
Dans ce but, l'évidement 237 présente un creux correspondant au déplace ment désiré et l'extrémité conductrice du fil d'alimentation en forme de pointe, du fait de la coupe en diagonale, est. déplacée par l'épau lement 240 d'une quantité déterminée par le creux de l'évidement 237.
Le fonctionnement des lames d'insertion _04 et 206 de la manière décrite ci-dessus est représenté dans les fig. 13 à 16. A la fig. 13 est représentée la disposition des lames d'insertion assemblées .dans la position clé .formation de l'agrafe, la lame d'insertion mobile 206 étant représentée en lignes poin tillées pour permettre de représenter la posi tion du fil amené pour former les agrafes.
Comme mentionné plus haut, le passage 233 prévu dans la lame d'insertion fixe 204 et la fente 238 prévue dans la lame d'insertion mo bile 206 sont alignés dans la position de for mation de l'agrafe, et le fil 241 est repré senté à la fig. 13 dans le passage ainsi formé pour l'opération de formation de l'agrafe. Le fil 241 étant placé de cette manière, le dé- placement de la lame d'insertion mobile 206 clans la. position d'insertion de l'agrafe pro duit la coupure du fil 241 par les bords de cisaillement complémentaires 236 et 239 (voir fig. 11 et 13) pour former une agrafe 242 qui est transportée dans la position d'inser tion dans la fente 238 de la lame d'insertion mobile 206, comme indiqué à la fig. 15.
Par le déplacement de la. lame d'insertion mobile 206 dans la. position d'insertion de l'agrafe, l'épaulement en saillie 240 se déplace égale ment comme mentionné ci-dessus pour presser l'extrémité 243 du fil 241 restant après l5opé- ration de formation de l'agrafe, dans l'évide ment 237 prévu dans la lame d'insertion fixe 204 et établit ainsi la pointe d'entraînement pour la prochaine agrafe à former.
Les opéra tions successives de formation et d'insertion de l'agrafe sont effectuées par le déplacement répété de la lame d'insertion mobile 206 entre les positions de formation et d'insertion de l'agrafe, comme cela sera décrit phis en détail ci-après.
Le déplacement répété de la lame d'inser tion mobile 206 de cette manière nécessite des moyens d'assemblage pour les lames d'inser tion qui résistent au mouvement de rotation produit par ce déplacement et qui restent également fixes sous les chocs répétés des opérations de formation des agrafes. Si l'assemblage des lames d'insertion 204 et 206 n'est pas approprié à ce but, il n'est pas pos sible de maintenir l'ajustement correct des lames d'insertion, nécessaire pour la forma tion des agrafes. Le choc lors de l'opération de formation de l'agrafe est particulièrement néfaste à cette liaison, parce qu'il impose une charge au boulon 212 utilisé pour l'assemblage des lames d'insertion 204 et 206.
En outre, cette charge est appliquée brusquement et répétée rapidement pendant le fonctionne ment de la machine. Dans ces conditions, un écrou de fixation du type ordinaire se des serrerait, de sorte que les lames d'insertion prendraient un jeu dépassant les tolérances admissibles.
Selon la présente invention, cet inconvé nient est évité en fixant le boulon 212 au moyen d'un dispositif 220 d'uni type spécial. Ce dispositif de fixation 220 comprend une partie en forme d'écrou 244 qui est vissée sur le boulon 212, comme représenté à la fig. 5, et une partie élastique 245 s'étendant depuis la partie en forme d'écrou 244 (voir les fig. 4 et 6).
La partie 245 est agencée de manière à entourer le boulon 212,à une cer taine distance radiale de ce dernier et com porte mie surface d'appui à son extrémité opposée à l'écrou pour serrer le dispositif 220 contre la tête 209. Comme représenté au dessin, la partie 245 peut avoir avantageuse ment -une forme cylindrique creuse et elle est rendue élastique par sa construction en forme de spirale.
Ce dispositif eonstitue un matelas élastique entre la partie en forme d'écrou 244 du dispositif de fixation 220 et la tête 209, matelas qui absorbe le choc sur le boulon 212 résultant de l'opération de for mation de l'agrafe, de sorte que le déplace ment de la partie en forme d'écrou 244 sur le boulon 212 est évité.
Une caractéristique importante de ce dis positif de fixation 220 est qu'il se montre particulièrement bien adapté à la fixation des lames d'insertion 204 et 206. Par le fait que la lame d'insertion mobile 206 doit être libre de se déplacer entre la position de formation et la position d'insertion de l'agrafe, les lames d'insertion ne doivent pas être ajustées trop étroitement. Dans la pratique actuelle, le dis positif de fixation 220 est ajusté de manière à permettre à la lame d'insertion mobile \?06 d'être encore juste déplacée à la main. Ce ser rage ne serait pas suffisant pour l'emploi effi cace d'une rondelle de blocage par exemple.
Le dispositif de fixation 220, cependant, peut être serré pour assurer correctement cet ajus tage et il reste encore fixe sous l'action du choc imposé au goujon 212.
Le dispositif prévu pour contenir une ré serve de fil à partir duquel on forme les agrafes, indiqué en 300 dans les fi-.<B>1</B> et 2, est représenté plus en détail dans les fi-. 17 à 21. Une réserve de fil étant le plais avan tageusement disposée sous forme de rouleau, le dispositif de montage 300 comprend un tambour ou bobine 301 prévu pour supporter la réserve de fil (représentée en 302 à la fin-. 17) en rouleau.
Le tambour 301 com prend une joue 303 à partir de laquelle des bras latéraux 304 s'étendent pour supporter le rouleau de fil 302, et un moyeu 305 percé d'un trou 306 (voir fig. 19 et 20) permettant ait tambour 301 d'être monté rotativement sur un axe 307 fixé sur le bâti supérieur 103, comme représenté en 308 dans les fig. 18 et 19.
Une pièce de retenue 309 formant une seconde joue est. prévue pour retenir la ré serve clé fil 302 sur les bras latéraux 304. Le moyeu 305 du tambour 301 est d'un dia mètre réduit près de son extrémité libre pour recevoir et. fixer la pièce de retenue 309 et l'extrémité libre du moyeu 305 est filetée pour recevoir un écrou à ailettes 310 pour fixer la pièce de retenue 309 sur le tambour 301.
L'axe 307 est d'une longueur telle qu'il se prolonge au-delà du moyeu 305 pour rece voir à une certaine distance de celui-ci un élément. de retenue 311 à son extrémité libre. L'extrémité libre de l'axe 307 est fendue dans ce but et l'élément clé retenue<B>311-</B> est monté sur l'axe 307 au. moyen d'tme goupille 312 (fig. 18). Cet. élément de retenue 311 est utilisé comme butée pour un dispositif élas tique de maintien, constitué par un ressort 313 qui maintient le tambour 301 sur l'axe 307. Compte représenté dans les fig. 19 et 20, le ressort 313 est. disposé sur l'axe 307 et s'appuie dans un évidement 314 prévu dans le moyeu 305.
En conséquence, quand l'élé ment de retenue 311 est monté sur l'axe 307 comme un arrêt, le ressort 313 est. enserré entre l'élément de retenue 311 et le moyeu 305 pour maintenir le tambour 301 sur l'axe 307. Une rondelle 315 est. insérée au fond de l'évidement. 314 pour éviter tout. entraîne ment du ressort 313 par la rotation du tam bour 301.
Il faut noter aussi que l'élément de rete nue 311 présente une largeur qui ne dépasse pas le diamètre de l'axe 307, clé façon qu'il puisse être tourné et logé dans l'extrémité fendue de l'axe 307, comme indiqué en lignes pointillées dans les fig. 18 et 19.
Ce dispo sitif permet, en comprimant. légèrement. le ressort. 313, de faire pivoter l'élément de re tenue 311 et de relâcher le ressort 313 de façon que le tambour 301 puisse être retiré facilement de la machine quand on le désire, avec la. joue de retenue 309 assemblée sur lui; par exemple, quand un fil de dimension différente doit être utilisé, le fil de la nou velle dimension petit. être disposé sur un autre dispositif 300 pour remplacer celui qui est enlevé, ce dernier pouvant être utilisé pour conserver le fil de la première dimen sion qui pourra être replacé éventuellement.
Le nouveau dispositif de montage 300 est mis en place en introduisant le ressort 313 dans la. position appropriée sur l'arbre 307 et en suite en comprimant le ressort légèrement pour permettre à l'élément de retenue 311 de pivoter dans la position où i1 joue à nouveau le rôle d'arrêt..
D'autre part, si la réserve de fil 302 est épuisée et que l'on désire la reconstituer, la joue de retenue 309 peut être retirée seule du dispositif de montage 300, en enlevant l'écrou à ailettes 310, ces deux pièces pou vant être retirées de l'axe 307 avec l'élément clé retenue 31l en position d'arrêt. Un nou- eau rouleau de fil 302 peut alors être placé sur les bras latéraux 304 du tambour 301 et la joue de retenue 309 et l'écrou à ailettes 310 peuvent être remis en place, sans dépla cer aucun autre élément du dispositif clé mon tage 300.
Le dispositif décrit ci-dessus pré voit, en conséquence, des moyens sélectifs pour retirer, au choix, le moyeu 305 assemblé avec la joue clé retenue 309 ou la joue de reteinte 309 seule, de l'axe 307.
Le fil est. amené depuis le dispositif de montage 300 d'une manière intermittente réglée d'après le cycle clés opérations clé for mation et d'insertion des agrafes, comme dé crit, en détail. ci-après, et cette action inter- inittente exerce une traction par secousses sur le fil.
Pour empêcher le tambour de tour ner d'une quantité exagérée et éviter Penche- v étrement du fil par suite de la traction par secousses, une surface de freinage est prévue pour limiter la rotation du tambour 301, sauf sous la charge imposée par l'entraîne ment mentionné plus haut. Cette surface de freinage comprend un élément 316 formé d'une matière de friction appropriée, telle que le cuir. L'élément 316 consiste en une rondelle entourant l'axe 307 et disposée sur le bâti supérieur 103 avec une surface en contact avec le tambour 301. L'élément 316 peut être empêché de tourner avec le tam bour 301 par une vis 317 qui le fixe au bâti 103.
Le tambour 301 est maintenu contre 1-'élément 316 par la pression du ressort 313, et tandis que le tambour 301 est libre de tourner sur l'axe 307 pour permettre au fil de se dérouler, une rotation intempestive est rendue impossible par l'élément 316, excepté sous la charge d'entraînement..
Le déplacement intermittent du fil aurait tendance à provoquer le serrage du fil 302 sur le tambour 301. Ce serrage résulte de la tendance de l'entraînement par secousses, lors de l'amenée du fil, à faire pénétrer la spire de fil qui est tirée dans les autres spires du rouleau 302, ce qui produit l'enroulement et, par suite, le serrage des spires. Pour éviter cet effet, une pièce de guidage souple 318 est disposée sur la machine pour diriger le fil, comme indiqué en 319 à la fig. 17, depuis le tambour 301.
La pièce de guidage 318 est montée sur une console 320 portée par le bâti supérieur 103 et elle est formée d'une matière telle que l'acier pour ressort, avant à la fois la résis tance et l'élasticité nécessaires pour conduire le fil 319. La pièce de guidage 318 s'étend de la console 320 d'une manière telle qu'elle dirige le fil 319 depuis le tambour 301, sans le courber davantage qu'il l'était, sur le rou leau 302. Un oeillet de direction 321 est dis posé à l'extrémité libre de la pièce de gui dage 318 et cette extrémité fait un angle, en 322, par rapport. au reste de la pièce, afin de permettre à la pièce de guidage 318 de fléchir sous la charge produite par l'entraîne ment, sans tendre le fil 319 au-delà de son extension maximum.
Au-delà. de la pièce de guidage 318, le fil 319 passe dans d'autres oûillets de direction 323 placés sur la con sole 320.
Avec cette disposition, la pièce de guidage 318 peut plier sous la secousse chie à l'entraî nement intermittent et absorber ainsi le choc qui en résulte. Comme la pièce de guidage 318 est élastique, elle revient cependant à sa. position originale après le choc et. exerce en conséquence une traction sur le fil 319 qui produit une rotation suffisante du tambour 301 pour assurer l',alimentation en fil.
Si les agrafes formées sont longues et que, par suite, l'entraînement d'iuie assez grande longueur de fil est nécessaire, la flexion de la pièce de guidage 318 et la rotation du tambour 301 peuvent être combinées pour libérer la Ion- gueur de fil requise. Mais dans tous les cas, comme la rotation du tambour 301 est limi tée par la surface de freinage de l'élément de frottement 316,
la pièce de guidage 318 fléchit en premier pour absorber l'irrégula- rité de la tension d'entraînement due aux secousses de l'entraînement intermittent et évite par là le serrage du fil 319 sur le tam bour 301.
Le dispositif, indiqué d'une manière géné rale en 400 dans les fig. 1 et 2, destiné à distribuer le fil 319 pour les opérations de formation des agrafes comprend une came -101 tournant avec l'arbre moteur 104 et pré vue pour déplacer un piston 402 et assurer ainsi une secousse d'entraînement à chaque révolution de l'arbre 104. Le piston 402 agit sur un levier -103 qui transmet la secousse d'entraînement à un dispositif prévu dans la tête 209 pour serrer le fil 319 et le pousser vers la cisaille 200, comme décrit plus loin.
Le levier 403 pivote à une extrémité sur le bâti supérieur, et vient en prise avec le piston 402 environ au milieu de sa longueur. Le déplacement du piston 402, sous l'action de la came 401, abaisse le levier 403 autour de son pivot sur le bâti 103, de sorte que son <B>ï</B> autre extrémité qui se prolonge jusqu'à la tête 209 se déplace pour actionner le dispo sitif mentionné ci-dessus pour l'avancement du fil 319. Le levier 403 est prévu pour revenir dans sa position originale après une secousse d'entraînement sous l'action d'un res sort 404 monté sur le bâti supérieur 103.
Le dispositif prévu dans la tête 209 pour l'avancement du fil 319 est représenté dans les fig. 3, 4 et 7. Comme décrit ci-dessus, le fil 319 amené depuis la réserve portée par le dispositif 300 est, tiré à. travers les aeillets 323 fixés sur la console 320. Au-delà de la console 320, le fil 319 passe star des rouleaux tendeurs, indiqués en 404a à la fig. 2, et il est introduit, ensuite dans la tête 209 par un passage 405 prévu dans ce but dans un bras de support 406 s'étendant depuis la tête 209 pour porter les rouleaux tendeurs 404a.
Le fil 319 est. conduit à travers le passage 405à un bloc fixe 407 monté sur la tête 209 qui porte une détente à ressort 408 qui coince sur le fil 319 pour empêcher son retrait, tout en lui permettant d'avancer. Au-dessous du bloc fixe 407, un second bloc 409 est prévu, de forme similaire et portant également une dé tente à ressort 410. Ce second bloc 409 cepen dant est mobile et il est actionné par le levier 403 décrit plus haut pour faire avancer le fil 319 vers la cisaille 200. Le bloc mobile 409 est représenté à la fig. 3 dans la position qu'il occupe après l'accomplissement de la course d'entraînement, et à la fi,-. 7 dans sa position au début d'une course d'entraînement.
Lors d'une opération, le trajet du bloc mobile 409 entre ces deux positions conditionne la lon gueur de l'ag-rafe formée par la cisaille 200 et un mécanisme de réglage est prévu en consé quence pour faire varier le trajet du bloc mo bile 409 selon la longueur de l'agrafe désirée, comme représenté dans les fi-. 22 à 27.
Ce mécanisme de réglage agit en déter minant l'amplitude du déplacement du piston 402 pour régler le mouvement d'entraînement du bloc mobile 409. Une vue en détail à phis grande échelle de la disposition du piston 402 est donnée à la fig. 22. Un bossage 411 est. prévu sur le bâti supérieur 103 et muni d'une garniture appropriée, comme représenté en 412, pour permettre le mouvement. de va-et- vient du piston 402.
Le mouvement du piston 402 vers le bas, comme mentionné ci-dessus, résulte du déplacement. de la. came 40l. qui est transmis au levier 403 sur lequel le piston 402 repose, et. le mouvement de retour vers le haut. est assuré par le ressort 404.
Le déplacement du piston 402 sous l'action de la came 401 est effectué au moyen d'un levier 413 pivoté à l'une de ses extrémités sur l'extrémité supérieure du piston 402, supporté à son autre extrémité par le bâti 103 et dont la partie médiane coopère avec la came 401. Ce levier 413 est composé de deux plaques parallèles 411 et 415 entre lesquelles est monté un rouleau .116 qui appuie sur la came 401. Ces plaques s'étendent de chaque côté de l'extrémité supérieure du piston 402 et sup portent une cheville de pivotement 417 qui les relie au piston 402.
Comme le levier 413 prend appui sur le bâti supérieur 103 à son extré mité de droite (fig. 22), l'action de la came 401 provoque un mouvement de bascule du levier 413 qui communique un mouvement. alternatif au piston 402. En modifiant la po sition du point d'appui du levier 413, on peut modifier l'action de la came 401 sur le rou leau 416 et ainsi régler l'amplitude de la course du piston 402.
Un dispositif destiné à assurer un tel ré glage du support du levier 413 est réalisé en montant un boulon 418 sur le bâti supérieur 103 pour supporter le levier 413, comme repré senté dans les fig. 22, 23 et 25. Ce boulon 418 comprend une tête 41.9 qui constitue un sup port pour le levier 413. Les deux plaques 414 et 415 du levier 41.3 sont assemblées par une cheville 420 montée rotativ ement (voir fig. 22 et 24), susceptible de pivoter légèrement au tour de son axe et comportant une surface inférieure plate prévue pour porter sur la tête 4l_9 du boulon 418.
Une vis 421, vissée dans la plaque arrière 415 du levier 413, coopère avec un évidement 422 prévu dans la cheville 420 et limite le mouvement d'oscilla tion de cette dernière par rapport au le vier 413.
La tige 423 du boulon 418 est. filetée et. cette tige filetée est logée dans une douille 424 à travers laquelle elle se prolonge, la douille 424 étant fixée sur le bâti 103 par un écrou 425, de sorte que le boulon 418 peut être réglé dans la douille 424 pour faire va rier la position de support du levier 413 et du rouleau 416 par rapport à la came 401. La douille 424 reçoit également une tige file tée 426 munie d'un bouton de commande approprié 427 pour fixer le boulon 418 dans la douille 424 dans la position choisie.
Un collier 428 est monté à l'extrémité de la tige 423 et constitue un bouton de com mande pour le boulon 418, comme on le voit dans les fig. 25, 26 et 27. Ce collier 428 com prend Lin trou fileté 429 destiné à recevoir la tige filetée 423 du boulon 418. Le collier 428 est fendu transversalement en 430, sauf sur une partie 431 située sur la périphérie du collier. Une vis 432, diamétralement opposée à la partie 431 et située excentriquement par rapport aii trou fileté 429, est vissée dans les parties divisées du collier 428, de façon que la tête de cette vis 432 se trouve dans une des parties et que sa tige filetée s'engage dans l'autre partie (voir fig. 25).
Le serrage de la vis 432 produit le fléchissement des parties divisées du collier 428 autour de la partie non fendue 431 et les bloque ainsi sur la tige file tée 423, ce qui forme un moyeu de réglage de la position du boulon 418 dans la douille 424. Pour le repérage de la position du sup port du levier 413, comme décrit ci-dessus, le dispositif comprend un index 433 (fig. 22) monté sur la douille 424 et coopérant avec une graduation 434 gravée sur la plaque fron tale 414 du levier 413 dont les divisions in diquent les longueurs des agrafes résultant de l'entraînement obtenu par le déplacement du levier 413,
pour la position correspondante du support.
Après l'entraînement du fil 319 vers la ci saille 200, comme il vient d'être décrit, les opérations de formation et d'insertion de L'agrafe sont effectuées en relation avec la commande du mécanisme à piston 500 déjà mentionné pour l'insertion des agrafes. Ce mé canisme est actionné par un mécanisme excen trique 501 disposé pour tourner avec l'arbre 104, comme indiqué à la fig. 2, et comprend un piston 502 disposé pour effectuer un mou vement de va-et-vient dans la tête 209 (voir fig. 3 et 7).
A son extrémité inférieure, ce piston 502 porte un taquet 503 qui pénètre à chaque course dans le passage formé par la fente 234 de la lame d'insertion fixe 20.1 et la fente 238 de la lame d'insertion mobile 200' dans la position d'insertion de l'agrafe pour chasser l'agrafe formée par la cisaille 200.
Le piston 502 sert également à déplacer la cisaille de la position de formation de l'agrafe à la position d'insertion en agissant sur le bras 222 du support 205 du couteau mobile 202 à chaque course (voir fig. 3 et 7).
Pour per mettre le déplacement du cliquet 225 quand ce mouvement se produit, le piston :a02 est évidé comme représenté en 504 et, comme 1, cliquet 225 se déplace pour se loger dans cet évidement 504 à chaque course motrice du piston 502, il vient en contact avec l'extré mité inférieure de l'évidement 504 lors de la course retour et, en conséquence, il est déplacé en arrière pour assurer le retour chi couteau mobile 202 de la cisaille 200 de la position d'insertion à. la position de formation (le l'agrafe.
Comme mentionné ci-dessus, le mouvement de va-et-vient du piston 502 est commandé par le mécanisme excentrique 501 monté sur l'arbre moteur 104 et le piston 502 est fixé, à son extrémité supérieure, à une crosse 50.i présentant un logement transversal 507 cons titué entre la. crosse proprement dite et un plateau supérieur 506. Ledit. logement trans versal 507 constitue une glissière pour le ma- neton du mécanisme excentrique 501. Les dé tails de la. disposition du mécanisme excen trique 501 sont représentés dans les fi--. 28 à 32.
Ce mécanisme excentrique 501 comprend un corps 508 fixé sur l'arbre moteur 10.1 et tournant en rapport avec la commande cy cli que des opérations de formation et d'insertion des agrafes.
Une cheville excentrique 509 est maintenue dans le corps 508 par une rondelle 510 fixée sur l'extrémité arrière de la ehe- v ille 509 par une vis<B>511</B> et par urne bride circulaire de plus grande dimension 57.2, for- ruant un tout avec ladite cheville. La cheville excentrique :509 constitue un maneton 513 qui coopère avec un coulisseau 51-1 maintenu sur ledit. maneton par une rondelle<B>515</B> et une clavette 516, comme représenté, et destiné à coulisser dans le lo;
-ement transversal 507 constitué dans la erosse 505. La rotation da corps 508 avec l'arbre moteur 104 provoque ainsi le mouvement clé va-et-vient du piston 502 d'insertion de l'agrafe.
Le fonctionnement du piston 502 pour chasser l'agrafe formée par la cisaille 200 a. été décrit ci-dessus et il faut noter que la longueur de la course de va-et-vient du pis ton 502 détermine la profondeur à laquelle l'agrafe est chassée dans les pièces en travail dans la machine.
C'est dire qu'une course plus longue sera nécessaire pour faire pénétrer l'agrafe que pour la faire juste affleurer et que différentes longueurs de course seront nécessaires pour différents degrés de pénétration.
Afin de rendre réglable le rayon de mani velle du mécanisme excentrique 501 pour per mettre de modifier la course du piston 50'? qui détermine la profondeur de pénétration, la partie de la cheville 509 constituant le ma- netons 513 est excentrée par rapport à la partie de ladite cheville coopérant avec le corps 508 et, de ce fait, la rotation de ladite cheville par rapport. audit corps a pour effet de modifier la course du piston 502.
La bride 512 mentionnée précédemment, solidaire de la cheville excentrique 509, est destinée à. ce ré glage et les positions désirées de l a cheville excentrique 509 sont fixées par une série d'ouvertures annulaires 517 ménagées dans la bride 512. La cheville excentrique 509 est blo quée dans la position voulue par l'engagement dans l'ouverture 517 correspondante d'une cheville de blocage 518 montée dans le corps :aOF@.
La cheville de blocage 518 comportant un épaulement 519 est logée clans un trou 520 présentant une portée de plus grand diamètre dans laquelle -Lin ressort 521 est logé et dis posé entre l'épaulement 519 et. le fond clé la portée susdite, ledit ressort agissant sur la. cheville 518 de manière à. la maintenir en prise avec l'une des ouvertures 517 ménagées dans la bride<B>512.</B> .
Pour permettre le retrait clé la cheville de blocage 518 pour effectuer le réglage de la position angulaire de la che ville excentrique 509 en vue de régler la course du piston 502, une fente 522 en forme de L est pratiquée dans le corps .508 et urne cheville 523 est fixée dans la cheville de blo cage 518 à, travers cette fente 522. En consé quence, en déplaeant la cheville 523 vers le bas du jambab:
e du L clé la fente 522, la che ville de blocage 518 peut être retirée clans le corps 508 contre le ressort<B>521</B> et, en déplaé ant la cheville 523 dans la base de la fente 522 en forme de<B>L,</B> la. cheville de blocage 518 peut. être retenue dans cette position et per mettre ainsi le déplacement angulaire de la bride 512 pour régler la cheville excentri que 509.
La position de réglage de la cheville excentrique 509 est indiquée par un index 521 solidaire du corps 508 et qui coopère avec une échelle numérique 525 gravée sur la périphé rie de la bride 51.\?, la valeur de ladite échelle en regard de l'index indiquant la profondeur d'entraînement obtenue pour la position de ladite cheville.
Une fois la cheville excentri que 509 dans la. position de réglage voulue, la cheville 523 est déplacée dans la base de la fente 522 en forme de<B>L</B> pour libérer la. che ville de blocage :51.8, afin que cette dernière s'en;yage dans l'ouverture 517 correspondant. à la position de réglage.
Le mécanisme clé formation et d'insertion des agrafes selon la présente invention com prend, en outre, un mécanisme 600 de support des pièces en travail pour fixer la position de celles-ci dans la machine. Un tel mécanisme de support, dans une machine de cette sorte, doit permettre la mise en position exacte et aisée des pièces en travail dans la machine et doit empêcher le déplacement des pièces en travail pendant les opérations d'insertion de l'agrafe.
Cette dernière condition est remplie en prév ovant clés moyens pour déplacer le support des pièces en travail vers la position que ce support occupe pendant l'opération d'insertion de l'agrafe, de façon que lesdites pièces soient saisies entre leur support et la tête de la machine pendant l'insertion de l'agrafe. Le mécanisme 600 de support des pièces selon la présente invention est disposé pour être actionné de cette manière au moyen d'une seconde came 601 montée pour tourner avec l'arbre moteur 104.
L'action de cette came 601 est transmise au mécanisme 600 de support des pièces au moyen d'une unique liaison, comme décrit en détail ci-dessous.
Le mécanisme de support des pièces en travail représenté par la référence générale 600 dans les fig. 1_ et 2 est représenté plus en détail dans les fig. 33 et 34. Le support des pièces proprement dit comprend -Lune table 602 fixée en son centre sur un support 603 muni d'une tige 604 qui peut coulisser dans une douille 605 portée par un bras 606 et une cheville de position 607 excentrée par rapport à la tige 604 qui peut coulisser dans une ou verture 608 prévue dans le bras 606 et qui sert à empêcher l'entraînement en rotation de la table 602 autour de la tige 604.
Le bras 606 est monté sur une colonne de guidage verticale 609, montée elle-même sur la colonne 102 du bâti 100. Cet assemblage est assuré par un bloc coulissant 610 fixé sur le bras 606 pour assurer un assemblage cou lissant avec la colonne de guidage verticale 609 et permettre ainsi un réglage vertical du mécanisme de support 600. Un mécanisme de commande permettant le réglage vertical com prend une crémaillère 611 disposée sur la co lonne de guidage verticale 609 et un pignon 612 monté rotativement dans le bras 606 et engrenant avec la crémaillère 611. Le pignon 612 est mis en rotation par une manivelle 613 pour lever et abaisser le bras 606 sur la co lonne de guidage verticale 609 pour le réglage vertical du mécanisme de support 600.
Afin de contrebalancer l'action du poids du mécanisme de support 600 lors de son abaissement, un mécanisme de retenue est prévu (voir fia. 33). Ce mécanisme de retenue comprend un organe cylindrique 61.4 qui tourne avec le pignon 612 et qui est, pourvu d'un logement périphérique longitudinal 615 dans lequel est logé un rouleau 616. Ledit organe cylindrique 614 est entouré par un élé ment annulaire 617 recouvrant le logement 615 et le rouleau 616.
Un frein à ruban 618 entoure ledit élément 617 et coopère par une de ses extrémités avec une cheville 619 portée par le bras 606 et munie d'un ressort 620 dis posé entre une bride coulissante 621 et une rondelle 622 prenant appui sur -Lui écrou de réglage 623 permettant de régler la tension du ruban 618 d'une manière appropriée, pour freiner la rotation de l'élément<B>61.7.</B>
Du fait de la forme du logement 615, lors de la rotation du pignon 612 et, par consé quent, de l'organe cylindrique 614 clans le sens correspondant à l'abaissement du mécanisme de support 600, le freinage de l'élément annu laire 617 par le frein à ruban 618 _ oblige le rouleau 616 à se coincer entre ledit élément annulaire et l'organe cylindrique 614 et con tribue ainsi à retenir le mécanisme de support 600. Quand le mécanisme de support 600 est soulevé, le rouleau 616 est, par contre, amené dans la partie profonde du logement 615, de sorte que l'organe cylindrique 614 peut tour ner librement dans l'élément annulaire 617, ce qui rend le mécanisme de retenue inopé rant.
Des moyens sont prévus pour bloquer le bras 606 dans la position voulue sur la colonne de guidage verticale 609 au moyen de seg ments à crémaillère 624. Ces segments à. cré maillère 624 comportent. clés dents décalées par rapport aux dents de la crémaillère 67.1 pour assurer l'engrènement. de ces segments avec la crémaillère en correspondance étroite avec la position choisie pour le bras 606; ces segments sont montés à pivot, aux extrémités d'un levier 625 qui, à son tour, est monté à pivot en son centre sur un bras 626 s'étendant depuis un excentrique 627 monté sur le liras 606 et actionné par une manivelle 628.
La manivelle 628 peut être actionnée manuelle ment pour retirer les segments à crémaillère 624 de la crémaillère 611 et permettre le ré glage vertical du mécanisme de support 600. Quand la manivelle 628 est remise dans sa. position de blocage après que le réglage ver tical est effectué, l'excentrique 627 déplace le bras 626, de sorte que les deux segments à eré- maillère 624 sur le levier 625 se déplacent et viennent, en contact avec la crémaillère 611. Comme les segments à crémaillère 624 sont prévus avec des dents décalées les unes par rapport aux autres, l'un ou l'autre seulement de ces segments peut engrener avec la crémail lère 611.
Le montage à pivot du levier 625 per met cette coopération sélective des segments à crémaillère 624, de sorte que le segment cor respondant à la position réglée du bras 606 engrène avec la crémaillère 611 pour bloquer le mécanisme de support. 600 dans la position choisie.
Le bras 606 porte aussi un dispositif à levier destiné à déplacer le support des pièces en travail. Ce dispositif à levier comprend un bras 629 s'étendant. depuis un axe de pivote ment 630 fixé dans le bras 606. Le bras 629 vient en contact avec l'extrémité inférieure de la tige 604 du support. 603 de la table 602, de sorte qu'il peut être actionné pour élever la tige 604 verticalement dans la douille 605 et, par suite, déplacer la table 602 et toute pièce supportée par celle-ci. Un second bras 631 s'étend vers l'arrière depuis l'axe de pivote ment 630 en liaison avec une tringle 632 qui est. actionnée par la came 601 mentionnée pré cédemment, montée sur l'arbre moteur 104, comme représenté dans les fi-. 35 à 39.
L'entraînement de la tringle de commande 632 par la came 601 a lieu en vue de soulever le support des pièces en travail pendant. les opérations d'insertion de l'agr aïe pour que les dites pièces soient pressées contre l'extrémité inférieure de la cisaille 200 et maintenues fer mement pendant l'insertion de chacune des agrafes; cet entraînement se fait au moyen d'un levier 633, semblable au levier 413 précé demment décrit, prévu pour la commande du mécanisme 400 d'entraînement du fil par la came 401.
Le levier 633 pivote en 634 dans un bloc 635 monté sur le bâti supérieur 103, et comprend deux plaques 636 et 637 espacées supportant un rouleau 638 qui entre en con tact avec la carne 601; ce levier 633 porte un bloc 639 disposé à cheval sur l'extrémité supé rieure de la tringle 632. La rotation de la came 601 avec l'arbre moteur 104 déplace en conséquence le rouleau 638, fait pivoter le levier 633 sur le bloc 635 et abaisse la tringle de commande 632.
La tringle de commande 632 est. guidée et coulisse dans un manchon 640 monté sur le bâti supérieur 103, comme représenté dans les fi-. 35 et 36. Juste au-dessous du manchon 640, un collier 641, comportant une surface plane 642 coopérant. avec le bâti supérieur 103 polo' empêcher la rotation, est. fixé sur la tringle de commande 632 par mie vis d'arrêt 643 à partir de laquelle s'étend un ressort. 644 jusqu'à im point de fixation (non représenté) sur le bâti supérieur 103 et destiné à rappeler la tringle de commande 632 après l'action de la came 601.
La liaison de la tringle de commande 632 avec le bras 631 s'étendant vers l'arrière dans le dispositif à levier porté par le bras 606 est effectuée au moyen d'une douille 645 montée sur la tringle de commande 632 et comportant une cheville 646 s'assemblant comme un pivot avec le levier 631, avec une rondelle 647 et une goupille 648 (voir fig. 37 et 39). Le mou vement vers le bas de la tringle de commande 632 sous l'action de la came 601 est transmis au bras 631 en vue de déplacer le support des pièces dans la direction de prise desdites pièces; cette transmission a lieu au moyen d'un ressort 649 disposé sur la tringle de com mande 632 entre la douille 645 et un méca nisme de serrage 650.
Le mécanisme de serrage 650 comprend une barre de serrage frontale 651 et une barre de serrage arrière 652 qui sont montées à pi vot grâce à une articulation 653, chacune des barres de serrage 651 et 652 étant évidée dans le milieu de sa longueur pour loger la tringle de commande 632, comme représenté à la fig. 38. La barre de serrage arrière 652 com porte un trou fileté 654 destiné à recevoir une vis 655 s'étendant à travers la barre de ser rage frontale 651 et dont la tête 656 s'appuie sur une rondelle 657 pour rapprocher les barres de serrage 651 et 652 et serrer la tringle de commande 632.
La tête 656 de la vis 655 comporte une manette 658, clé sorte qu'un ser rage suffisant de la vis 655 peut être obtenu pour assurer un serrage efficace de la tringle de commande 632, et une clavette de guidage 659 est montée sur la vis 655 entre les barres de serrage 651 et 652 et s'engage dans une rai nure 660 prévue dans la tringle de commande 632 pour empêcher le mécanisme de serrage 650 de tourner sur la tringle de commande 632. Le mécanisme de serrage 650 peut être ainsi manipulé facilement pour régler la liai son de la tringle de commande 632 avec le bras 631 en rapport avec tout réglage vertical désiré du mécanisme de support 600.
Comme on l'a noté plus haut, la machine pour former et insérer les agrafes selon la pré sente invention est particulièrement adaptée au travail sur bois. De la disposition des di vers éléments décrite ci-dessus résulte une construction solide qui est nécessaire pour les opérations difficiles de cette sorte. Ainsi, le mécanisme de support des pièces utilisé per met l'adaptation facile de la machine à une grande variété de pièces, et le mécanisme de formation et d'insertion des agrafes permet à la machine de fonctionner d'une manière par ticulièrement rapide et efficace.