Dispositif récepteur sélectif de commande à distance. La présente invention a pour objet un dispositif récepteur sélectif de commande à distance au moyen d'un courant à fréquence musicale superposé sur les réseaux de distri- butioi) d'énergie et modulé à un rythme par ticulier.
Ce dispositif se compose essentielle ment d'un relais à résonance mécanique à lame vibrante et d'au moins un relais de com mande accordé mécaniquement sur une des fréquences de modulation. Ce dispositif est caractérisé en ce que la lame vibrante, accor dée sur une fréquence légèrement plus faible que la fréquence musicale, est reliée mécani quement par une transmission à liaison in complète à une deuxième lame, dont, la pé- riode propre est.
grande vis-à-vis de celle de la lame vibrante, (le façon (lue l'action de cette lame provoque sur le relais de commande < les impulsions motrices aii rythme (le la mo- dulation.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution d'un dispositif conforme à l'invention.
ha fin. 1 représente schématiquement. Lui dispositif dans lequel la lame vibrante du re lais ii. résonance mécanique établit, ù. la fré quence du rythme de modulation, un contact sur la lame à grande période propre, grâce auquel des impulsions sont envoyées dans un circuit contenant au moins un relais de com mande dont l'organe mobile est accordé méca niquement au rythme de modulation, (le façon à faire entrer en résonance ledit organe mo bile.
La fig. 2 représente un dispositif fonction nant suivant le même principe que celui de la fig. 1, auquel. est adjoint un servomoteur de manoeuvre.
La fig. 3 est une forme d'exécution de ce servomoteur coopérant avec le relais de com-, mande à balancier.
La fig. 4 représente un dispositif dans le quel la lame vibrante envoie à la fréquence du rythme de modulation des impulsions mé- eaniques sur la lame à grande période propre , qui est. solidaire d'au moins un ressort spiral monté sur l'axe du balancier circulaire d'un relais de commande, la période propre de ce balancier étant accordée au rythme de modu lation, de façon à le faire entrer en résonance.
Sur la fig. 1, À et. B représentent. les deux bornes d'un réseau à fréquence industrielle, dans lequel on peut superposer un courant. à fréquence musicale modulé à un rythme par ticulier. Entre ces bornes sont branchés en ; parallèle deux circuits. Le premier circuit comprend l'enroulement BR" d'un relais à ré sonance en série avec un. condensateur C, et. constituant un circuit à résonance accordé sur la fréquence musicale d'émission.
Le, deuxième circuit comprend la bobine BR4 d'un relais de commande à balancier RR4, la lame vibrante LZ', du relais à résonance accordé mécaniquement. sur la. fréquence mu- sicale d'émission et une seconde lame L dont la période propre est grande vis-à-vis de la période de vibration de la lame LV3. Celle-ci possède, à son extrémité libre, un contact IR3 qui est normalement fermé par la lame L.
Lorsqu'il n'y a pas, dans le réseau, d'émis sion à fréquence musicale correspondant à la résonance électrique et mécanique du relais BR3 et de sa lame vibrante LV3, celle-ci reste immobile sur son contact 1R3 et un léger cou rant à fréquence industrielle parcourt la bo bine<I>BR,</I> du relais RR, qui provoque lune attraction permanente extrêmement faible du balancier.
Lorsque dans le réseau est émis un cou rant à fréquence musicale correspondant à la résonance électrique et mécanique du relais BR3 et modulé à un rythme correspondant à la fréquence propre .du balancier du relais RR" la lama LV3 vibre et ses vibrations pro- voquent .des ruptures de contaçt :avec la lame L, qui sont rythmées suivant la fréquence de modulation.
De ce fait, le courant qui par court la bobine BR4 est interrompu et rétabli pendant un très court instant à la cadence de modulation, de -sorte que le balancier du re lais de commande RR4 reçoit une succession d'impulsions électromagnétiques correspon dant à sa fréquence propre. Il démarre libre ment et prend -une amplitude de plus en plus grande qui liû permet d'exécuter sa com mande.
Bien entendu, l'intervalle séparant deux émissions successives de courant à, fré- quente musicale modulé doit être supérieur au temps nécessaire ail relais BR,, pour exécuter sa. commande.
La lame vibrante LV3 est, de préférence, accordée sur une fréquence légèrement plus faible .que la fréquence musicale -d'émission pour la raison suivante:
Lorsque la lame LV3 se -let à vibrer, elle exerce des chocs brefs sur la lame I, qui, en raison -de sa grande période propre vis-à-vis de la. période de vibration de LV3, ne peut suivre les mouvements alternatifs très rapides de cette dernière.
Ces chocs se produisant en fin de -course tendent à réduire la période propre de LV3 et l'expérience montre que cette influence n'est pas négligeable; mais si la lame LV3 est réglée initialement pour pré senter -une période propre un peu plus grande que celle du courant d'émission, les chocs con tribuent à parfaire l'accord de résonance et, par suite, à stabiliser les vibrations de la lame LV3.
La fig. 2, dans laquelle les mêmes réfé rences ont la même signification que celles de la fig. 1, diffère de cette dernière par l'ad jonction d'un servomoteur SJ1, commandant la man#uvr e de fermeture et d'ouverture d'un interrupteur IT. La résistance r_ est montée en parallèle avec les deux circuits dont, l'un contient le relais à résonance (enroulement. BR3 et condensateur C) et l'autre comprend la bobine BR, du relais de commande RR" la lame L,
la lame vibrante LV3, le con tact. 1R3.
L'organe de commande du seivo-moteur S111, est constitué essentiellement par un mo teur rotatif synchrone autodémarreur ou par un petit moteur synchrone d'une construction trèssimplifiée (représentéschématiqi ementsiir la fig.2). Le moteur rotatif du servomoteur SJT, est alimenté en permanence par la ten sion -à fréquence industrielle du réseau. Le courant qui le parcourt étant très faible ne présente pas d'inconvénient.
Pour bien comprendre le fonctionnement. du dispositif, on se référera également à la. fig. 3 qui représente une fouine d'exécution du servomoteur SJI, coopérant avec le relais de commande à balancier. Dans cette figure, les mêmes références correspondent aux mêmes organes des figures précédentes.
Sur cette figure,. CL', représente un cli quet déplacé constamment d'un mouvement alternatif par la rotation permanente du mo teur du servomoteur S114 dont l'arbre est représenté en 01!'l. Ce cliquet, à chacun de ses déplacements, vient appuyer sur la roue à ro chet RR_. Sur cette roue, deux creux de dents, diamétralement opposés, ont été bouchés (ou n'ont pas été taillés) et, par suite,
le cliquet patine sans faire tourner la roue RR_ lorsque celle-ci occupe la position de la fig. 3. Le ba lancier .du relais pendulaire RR, est muni d'un cliquet<I>CL,</I> et quand il est ait repos, l'extrémité de ce cliquet se trouve entre deux dents comme l'indique la fig. 3. Le noyau plongeur Y11I du balancier est en fer doux ou en tôle feuilletée.
Ainsi que cela a déjà été indiqué, il reçoit une faible force d'attrac tion FA qui ne le déplace pas sensiblement, puisque la bobine BR, est constamment alimen tée en l'absence de toute vibration de la lame LV,. La roue à rochet RR r porte deux gou pilles Gl et G_ diamétralement opposées. Ces goupilles coopèrent avec une came en étoile Ce qui présente six dents dans l'exemple repré senté. Le ressorts appuie sur la came Ce, de sorte que celle-ci tourne de 1;\, de tour par rotation brusque.
La. came (\t, solidaire de la came Ce, provoque l'ouverture ou la ferme ture brusque des lames de l'interrupteur à commander IT.
Le fonctionnement du dispositif représenté dans les fig. 2 et 3 est le suivant: Lorsque dans le réseau est émis un cou rant à fréquence musicale correspondant à la résonance électrique et mécanique du relais BRa et modulée à un rythme correspondant à la fréquence propre du balancier du relais RR" la lame LV., entre en vibrations ryth mées et le courant qui parcourt la bobine<I>BR,</I> est interrompu et rétabli pendant. Lin très court instant. à la cadence de modulation. L'attraction électromagnétique FA est. donc interrompue et, rétablie à cette cadence.
Le balancier du relais RR, démarre librement et prend une amplitude de plus en pliLs grande. La durée de L'émission est, prévue pour que le cliquet<I>CL,</I> fasse tourner la roue à rochet RR., d'au moins une dent.
On remarquera qu'il faut pour cela -une force motrice très faible tant que les goupilles G, et G_ n'atteignent pas la came en étoile <B>C,;</B> par suite, la sélectivité du relais RR, est très bonne, l'amortissement étant très faible. La partie non dentée de la roue à rochet RR. étant franchie sous l'influence du relais pen dulaire, le servomoteur SDl, continue à agir lentement sur la roue à rochet, poilr compléter la rotation (le 1/.., tour.
A la fin de cette course, la lame Ct manoeuv re l'interrupteur IT. La force dont on dispose est alors trèa ()-rancie, car le couple moteur disponible est très important, grâce à la grande démultipli cation qui existe entre le moteur et l'arbre 0-IL On peut ainsi faire tourner la came en étoile C,. avec une parfaite sûreté.
Après la. manoeuvre de l'interrupteur IT, la roue RR_ s'arrête, car, à ce moment, le cli- quet CL', vient à nouveau appuyer sur une partie non dentée de la roue RR.. Le dispo sitif est alors prêt, à fonctionner clé nouveau pour l'émission suivante.
Suivant un < autre exemple d'exécution re présenté sur la fi-. 4, L1',; représente la lame vibrante d'un relais à résonance électroméca- nique R, comprenant un enroulement. BR,, en série avec un condensateur (non représenté) et un aimant permanent _l;. L'ensemble en roulement BR, - condensateur est branché aux bornes d'un réseau à fréquence industrielle dans lequel on peut superposer un courant à fréquence musicale modulé à Lui rythme par ticulier.
Dans l'exemple d'exécution repré senté sur la. fi-. 4, la lame LV, est. encastrée à ses deux extrémités et sa, tension mécanique est. réglable par la vis V, afin que sa période propre soit très voisine de celle du courant à fréquence musicale.
Sur la lame LV., appuie une autre lame LV7 d'une période propre beaucoup phis grande. A l'extrémité de la lame LV; est fixée l'extrémité du ressort spi ral sp, monté sur l'axe du balancier circu- i Taire d'un relais de commande RR. La pé riode propre du balancier du relais RR, est réglée par construction au rythme de la mo dulation .de la fréquence musicale.
Sous, l'influence du courant à fréquence ; musicale modulé de commande, la lame LV; se soulève d'une hauteur constante à, la ca dence de modulation (car, en raison de sa pé riode propre relativement élevée, elle ne peut. suivre les vibrations très rapides de L-',; et sa course est limitée par -une butée V'). Par suite, l'extrémité du spiral est déplacée à la cadence de modulation et le balancier RR, re çoit une impulsion constante de période cor respondant à la modulation. La condition de, résonance étant remplie, il prend une très grande amplitude et peut opérer la commande (par fermeture d'in contact ou tout autre moyen connu).
La lame LV7 peut permettre d'actionner plusieurs balanciers placés à côté les Luis des antres.