Compresseur rotatif. L'invention a pour objet un compresseur rotatif dans lequel l'étanchéité des joints entre le rotor et les parois de la chambre de travail est assurée par de l'huile fournie par un récipient dans lequel cette huile est mise sous pression au moyen d'un gaz.
Dans les compresseurs connus de ce type, la pression subsistant dans le récipient tend à continuer à faire couler l'huile d'étanchéité lorsque le compresseur est arrêté, cette huile tendant alors notamment à remplir la cham bre de travail du compresseur.
Lors de la remise en marche, on doit éva cuer toute cette huile du compresseur, ce qui entraîne l'emploi d'un couple plus grand que la normale et oblige souvent à utiliser un moteur d'une puissance supérieure à celle qui serait nécessaire.
L'invention a pour but d e remédier à cet inconvénient et, à cet effet, le compresseur rotatif qui constitue l'objet de l'invention est caractérisé par une soupape, disposée dans le conduit amenant l'huile du récipient aux endroits du compresseur où elle doit assurer l'étanchéité, et sur ,Laquelle la pression de l'huile arrivant du récipient agit dans le sens de la fermeture, à l'encontre d'une force antagoniste, le tout étant agencé de façon que lorsque le compresseur s'arrête, la force antagoniste diminue, afin que la pression subsistant dans le récipient puisse fermer la soupape et ainsi empêcher le passage de l'huile d'étanchéité vers lesdits endroits du compresseur.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du compresseur selon l'invention ainsi qu'une variante de détail de cette forme.
La fig. 1 est une vue schématique en plan, partiellement en coupe, de cette forme d'exé cution.
La fig. 2 montre la variante de détail.
Le compresseur rotatif d'air ou de gaz représenté à la fig. 1 possède un rotor 1 avec une ou plusieurs ailettes mobiles. L e rotor est monté excentriquement dans une chambre de travail ménagée dans un bâti fixe 2 et est conçu de façon à être commandé par un mo teur, électrique ou autre, au moyen d'un arbre 3 traversant un presse-étoupe 4 du bâti.
Le tourillon 5 du rotor, opposé à l'arbre de commande, s'étend dans un prolongement ô du bâti et tourne dans un palier 7.
Les passages d'entrée et de sortie de l'air 8, 9 du bâti sont taraudés pour recevoir les tuyaux d'entrée et de sortie; des soupapes de retenue sont ajustées dans les conduits d'en trée et de sortie, et un filtre 10 est monté sur le tuyau d'entrée.
Le tuyau d'évacuation 11 conduit à un récipient 12 contenant .de l'air et de l'huile et pénètre dans ce récipient de façon à dé boucher à une faible distance du niveau de l'huile dans le récipient.
Le tuyau de sortie 13 de l'air du réci pient 12 part du haut de ce récipient, de façon à. permettre la meilleure séparation de l'huile et de l'air avant l'évacuation. Un tuyau de sortie 14 pour l'huile est raccordé au fond du récipient 12 et conduit à un ajutage d'entrée 15 vissé dans le bâti du .compresseur. Depuis cette entrée, l'huile d'étanchéité est admise dans les paliers et la chambre de travail du compresseur, en pas-. saut à travers un canal 16.
Une soupape de retenue 21 est disposCe dans le conduit reliant le récipient l'2 ai? ca nal 16, cette soupape étant située à l'intérieur du bâti 2 du compresseur. Cette soupape 21 est solidaire d'un piston 17 coulissant dans -un .alésage -du bâti 2 et sur lequel agit un ressort 18 dont l'action tend à soulever la soupape de son siège. La pression de l'huile d'étanchéité arrivant par l'ajutage 15 agit sur la soupape 21 dans le sens. de la ferme ture. Le canal 16 aboutit à une chambre 19 située à l'extrémité extérieure du tourillon 5 du rotor.
Cette :chambre est reliée à des lu mières (non représentées) servant à lubrifier les paliers de chaque côté du rotor et trans met aussi l'huile servant à assurer l'étanchéité du rotor dans la chambre de travail. Un canal 20 relie l'alésage dans lequel coulisse le piston 17 au passage d'évacuation 9, de façon que la pression régnant à la sortie de la chambre de travail agisse sur l'extrémité du piston 17 opposée à la soupape 21.
Le fonctionnement est le suivant: Supposons que le compresseur soit au re pos et que la soupape 21 soit poussée contre son siège par la pression dans le récipient 12. Lors de la remise en marche du compresseur, la pression dans le passage de ;ortie 9 monte jusqu'à ce que soit. atteinte la pression<U>exigée</U> dans le récipient 12 contenant de l'air et de l'huile.
Cette pression, agissant sur l'extré mité intérieure du piston 17, étant, supérieure à la pression dans le récipient 12 et aidée encore par l'action du ressort 18, pousse le piston 17 vers l'extérieur, ce qui soulève la soupape 21 de son siège et permet à l'huile de passer à travers le canal 16 dans la chambre 19; de là, l'huile passe dans la chambre de travail du compresseur, étant évacuée avec l'air et revenant au récipient 12 aussi long temps que le compresseur est en marche.
(quand le compresseur s'arrête, la soupape d'aspiration (non représenté) et la soupape de refoulement 21. se ferment immédiatement. La faible quantité de gaz, à la. même pression que celle du récipient, qui est emprisonnée dans le passage de sortie revient immédiate ment du côté d'aspiration de la chambre de travail du compresseur.
La pression du gaz agissant sur l'extrémité intérieure du piston 17 est, par conséquent, considérablement ré duite, de sorte que la pression sur l'extrémité extérieure de la soupape, qui est la même que dans le récipient, est bien supérieure à la pression qui agit dans le sens de l'ouverture de la soupape; le piston est donc poussé vers l'intérieur, la soupape 21 se ferme et empêche tout passage de l'huile d'étanchéité dans le canal 16.
Dans la variante de la fis. 2, la soupape de retenue est constituée par une bille 22 qui est soulevée de son siè;@e par le piston 17 lors de la mise en marche du compresseur, l'agencement et le fonctionnement étant sans cela exactement les mêmes que ceux déjà décrits.