Dispositif de développement pour machine de tirage à sec. La présente invention se rapporte à un dispositif de développement comprenant une chambre de vaporisation, ce dispositif étant destiné à être monté dans une machine de tirage à sec, comprenant un dispositif d'im pression.
La chambre de vaporisation du dispositif de développement considéré en particulier contient des moyens assurant la vaporisation d'un révélateur à l'intérieur de cette chambre. Ce dispositif de développement comprend, en outre, des moyens pour faire avancer une pel licule ou feuille sensibilisée destinée à être développée.
Dans une machine du type considéré, l'ori ginal et la feuille sensible arrivent d'abord dans le dispositif d'impression après qu'ils aient été introduits dans la machine. L'im pression étant terminée, l'original est. séparé de la feuille sensibilisée qui, seule, est entrai- née vers le dispositif de développement.
En passant dans ce dernier, la feuille est exposée au révélateur vaporisé dans la chambre de vaporisation, les vapeurs arrivant sur la feuille sensible en traversant, par exemple, des ouvertures perforées dans une paroi de ladite chambre de développement, la feuille destinée à être développée étant plaquée con tre cette paroi à l'extérieur de la chambre et étant. entraînée par lesdits moyens destinés à la faire avancer en un mouvement continu tout au long de cette paroi. Le temps d'expo sition des feuilles sensibilisées aux vapeurs du révélateur étant bien déterminé, il est nécessaire pour atteindre une vitesse de déve loppement suffisamment élevée de prévoir une chambre de vaporisation allongée, afin que la paroi perforée de cette chambre soit la plus étendue possible.
Dans les machines connues de ce type, on disposait généralement la chambre de vapori sation verticalement et à l'arrière de la ma chine, la paroi perforée de cette chambre étant une paroi latérale.
Cette disposition s'est révélée désavanta geuse du fait qu'elle nécessitait la construc tion de machines de dimensions relativement grandes.
On a également constaté, d'autre part, que les vapeurs les plus humides , c'est-à-dire celles se trouvant dans la partie inférieure de la chambre de vaporisation, étaient celles qui activaient le plus le développement des feuil les sensibilisées.
Le but de l'invention est, par conséquent, de mettre cette constatation à profit tout en permettant la construction de machines d'un format plus réduit.
Le dispositif de développement. pour ma chine de tirage à sec selon l'invention est ca ractérisé en ce que la. paroi inférieure de la dite chambre est perforée de manière à livrer passage au révélateur sous forme de vapeur, lesdits moyens d'avancement de la pellicule obturant lesdites ouvertures perforées dans ladite paroi et appliquant cette pellicule contre ladite paroi, des chicanes étant prévues autour desdites perforations, de manière à éviter que les vapeurs condensées sur la paroi inférieure de la chambre ne traversent, les dites perforations.
I1 est souvent avantageux que la paroi inférieure de la chambre de vaporisation soit légèrement inclinée par rapport à l'horizontale, de manière que le liquide provenant de la condensation des vapeurs du révélateur s'écoule vers la partie la plus basse de ladite chambre, d'où il peut en être évacué.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispo sitif faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une coupe transversale, le dispositif de développement étant monté à la partie supérieure d'une machine de tirage à sec montrée partiellement.
La fig. 2 montre un détail de la fig. 1, à échelle agrandie.
Le dispositif représenté est enfermé dans une enveloppe extérieure 1 de la machine qui s'étend vers le bas plus loin que ne l'indique le dessin, la partie inférieure de cette ma chine, non représentée, comprenant un dis positif d'impression et des moyens pour sépa rer l'original de la feuille sensibilisée.
Le dispositif de développement comprend une cuve ou chambre de vaporisation 4 qui renferme une cuvette de vaporisation 2 appro visionnée en solution aqueuse d'ammoniaque à une vitesse appropriée. L'ammoniaque con tenue dans cette cuvette est vaporisée par l'ap plication de chaleur, par exemple au moyen d'un fil enroulé ou d'une tige de chauffage 3. L'ammoniaque vaporisée remplit tout l'in térieur de la cuve 4 dont la paroi inférieure 11 est perforée. Des organes de chauffage supplémentaires 3' sont prévus pour empêcher une condensation indésirable du révélateur et pour maintenir les vapeurs d'ammoniaque sensiblement à la même température dans tout l'intérieur de la chambre.
Un manchon d'obturation 5 d'un composé en caoutchouc approprié, résistant à l'action des vapeurs d'ammoniaque, est entraîné par un rouleau de commande 6 et est guidé par plusieurs rouleaux de tension ou de guidage 7, 8, 9 et 10. Ce manchon est destiné à main- ; tenir la pellicule sensibilisée en contact avec la paroi inférieure 11 de la chambre ou cuve d'évaporation 4 en l'appliquant contre cette dernière sur l'étendue complète de cette pa roi. Quoique pas d'une nécessité absolue, une courroie articulée 12,à mailles fines, est en traînée par un rouleau 13 et, guidée par plu sieurs autres rouleaux 1.4, 15 et 16 et elle est. destinée à espacer la pellicule sensibilisée de la surface de la cuve et à. faciliter le déplace ment de cette pellicule.
Si la courroie à mailles 12 n'est pas employée, le manchon 5 main tient alors la pellicule en contact direct avec la surface unie de la paroi 11 de la cuve en l'y appliquant avec une pression suffisante pour maintenir la pellicule à plat contre cette paroi. En outre, ledit manchon obture les ou vertures perforées dans la paroi 11 et main tient les vapeurs d'ammoniaque à l'intérieur de la cuve.
Le canal formé entre les organes de gui dage 17 et 18 se prolonge jusqu'à un point où la pellicule est saisie entre le manchon 5 et soit directement la surface 11 de la cuve, soit la courroie articulée 12, selon que celle-ci est prévue ou non. Pour assurer ce passage de la pellicule, l'élément 18 est incurvé autour du centre du rouleau d'entraînement 6, comme indiqué en 19.
Après que la pellicule ait. été soumise à. l'action des vapeurs d'ammoniaque, elle est. projetée vers le haut par l'action du manchon d'obturation alors que celui-ci passe autour du rouleau de guidage 10 et elle est déchargée dans une cuvette réceptrice 20.
La chambre ou cuve de vaporisation 4 est allongée et elle est disposée sensiblement hori zontalement n'occupant, de ce fait pas beau coup d'espace en hauteur.
Etant donné qu'il n'est pas indispensable de maintenir les vapeurs d'ammoniaque com plètement sèches, il faut néanmoins prévoir des moyens pour ramasser et évacuer tout produit de condensation qui se forme en par ticulier pendant le démarrage de la machine, lorsque toutes les parties sont encore froides, ou lorsque, accidentellement ou autrement, la quantité d'ammoniaque vaporisée est trop grande, ou pour d'autres raisons. L'humidité des vapeurs d'ammoniaque accélère considé rablement le développement.
Du fait que ce sont les vapeurs se trouvant dans la partie la plus basse de la chambre 4 qui sont destinées à entrer en contact avec la pellicule, il est dès lors clair que la vitesse de développement est la plus grande, lorsque c'est la paroi infé rieure de la cuve qui est perforée.
Pour éviter que le liquide de condensation n'atteigne le manchon d'obturation ou la pel licule, le côté inférieur 11 de la cuve est pourvu de chicanes autour desdites perfora tions. La fig. 2 montre un exemple de telles chicanes. Dans cette figure, les perforations 20 ont pu être produites, par exemple, en re foulant la matière de la paroi 11 de telle faon qu'un rebord 21, tourné vers l'intérieur, entoure chaque perforation. Ces rebords 27. définissent un espace 22 entre les perfora tions qui constitue un réservoir dans lequel se rassemble le liquide de condensation formé inévitablement en cours d'usage de la ma chine. Ce liquide s'écoule vers un point infé rieur de la partie la plus basse de la cuve (du côté inférieur droit, fig. 1).
A cet en droit, le fond de la chambre 4 n'est pas per foré, mais un conduit est prévu pour évacuer ledit liquide de condensation.
Ces perforations 20 sont formées aussi près l'une de l'autre que possible et elles sont dis posées de préférence en zigzags, suivant la pratique habituelle.
La fabrication des rebords 21 augmente un peu le prix de la machine, mais d'un autre côté, la paroi perforée de la cuve est plus ré sistante. La fig. 2 montre la pellicule T en contact direct avec la surface de la cuve 11. Si la courroie 12 était employée, elle serait disposée évidemment entre la surface 11 et la pellicule T, de sorte qu'il n'y aurait aucun contact direct entre la pellicule T et le fond 11 de la chambre 4. Le fait que les rebords 21 sont incurvés vers l'intérieur diminue les risques d'écorchement ou d'endommagement de la pellicule T par la surface extérieure de la paroi 11 et il est superflu d'arrondir ou d'aplanir les bords des perforations.
Les rebords 21 font de préférence corps avec la paroi de la cuve, comme représenté et décrit ci-dessus. Toutefois, il peut être avantageux dans certains cas de prévoir ces rebords comme pièces rapportées, en forme de cylindres creux, chassés à force dans des ou vertures pratiquées dans le fond de la cuve. L'inclinaison de la paroi 11 peut être variée dans certaines limites. Elle peut, en effet, être presque horizontale ou être encore plus incli née que celle représentée au dessin.
L'étendue et l'inclinaison de la paroi 11. peuvent être modifiées dans des limites telles que les vapeurs venant en contact avec les pellicules soient toujours celles se trouvant dans la partie inférieure de la cuve et soient, par conséquent, les vapeurs les plus humides dans la cuve. Cette condition assure la vitesse de développement la plus grande possible avec les vapeurs données. Le fait que le matériel est dirigé, sur toute l'étendue de son parcours, dans un sens plutôt horizontal que vertical, comme dans les machines connues, permet un emploi beaucoup plus avantageux de l'espace à l'intérieur de l'enveloppe de l a machine, cette dernière ayant une capacité supérieure à celle des machines connues, tout en étant plus pe tite que ces dernières.