Moule. La présente invention a pour objet un moule pour la fabrication d'éléments de four niture d'imprimerie, obtenus par coulées suc cessives.
.Selon un procédé connu, la cavité de cou lée du moule ne représente qu'une fraction. <I>(le</I> la longueur totale de l'élément désiré et, < luand des coulées successives sont, faites clans le moule, l'élément est éloigné par inter- niittenee du passage d'entrée du métal, de sorte que le métal qui arrive tond l'extrémité (le la pièce coulée précédente et s'y soude pour former l'élément complet. Cet. élément peut être coupé aux longueurs requises.
D'une autre manière, un dispositif de coupe ou de séparation peut être disposé à. proxi mité du passage de sortie du moule et peut être actionné en tout. point déterminé, pour séparer la longueur désirée de l'élément, au moyen d'un engrenage commandé soit par l'extrémité avant. de l'élément coulé, soit par nn dispositif horaire ou un compteur agencé (le Tacon à actionner le dispositif de coupe après un nombre déterminé de coulées suc- eessives.
Dans tous les cas où un dispositif de coupe ou de séparation est utilisé sur la ma chine à couler et est actionné comme décrit ci-dessus, les éléments obtenus peuvent avoir toutes les longueurs désirées avec exactitude, mais ces procédés ne sont utiles que pour la fabrication d'éléments ne dépassant pas une dimension de douze points, car pour des élé ments d'une dimension supérieure le dispo- sitif de coupe ne peut agir efficacement dans le temps normalement disponible, et son em ploi entraîne une réduction notable de la vi tesse de production.
Des éléments d'une dimension supérieure à. douze points peuvent être obtenus dans un nombre limité de longueurs définies par le procédé de coulées successives, en déplaçant l'élément dans le moule par intermittence du rant. un nombre déterminé de coulées, sur une certaine distance relativement au pas sage d'entrée du métal, de manière à assurer la fusion de la partie précédente et, après la coulée finale, en éloignant l'élément d'une plus grande distance du passage d'entrée du métal, de manière que le métal qui arrive vienne en contact avec l'extrémité solide de la partie coulée précédente, mais n'entraîne pas sa fusion, et constitue ainsi la première partie d'un nouvel élément.
, Par cette méthode de fabrication d'élé inents au moyen d'un nombre déterminé de coulées produisant la fusion de la partie pré cédente, suivies d'une coulée ne produisant pas cette fusion, et au moyen d'un méca nisme horaire ou d'un compteur déterminant. la longueur de l'élément, il est possible d'ob tenir des éléments d'un nombre limité de longueurs. Mais les longueurs possibles ne couvrent pas tout le champ désiré car, afin d'obtenir les meilleurs résultats, les longueurs de chaque coulée (entraînant ou non la fu sion) pour des éléments de toutes les dimen- sions doivent rester respectivement pra tiquement constantes.
Le moule suivant l'invention a pour but de fournir des éléments formés par un cer tain nombre de coulées fusionnantes suivies d'une coulée non fusionnante , et permet la. fabrication d'éléments de toute longueur dé sirée, obtenus avec le fini voulu. long -Lieur est. caractérisé en ce qu'il comprend une paroi dont.
la position est réglable, cette paroi étant disposée à, l'extrémité de dé charge d'une cavité de coulée et étant des tinée à faire varier la longueur de cette ca vité, un dispositif susceptible de se déplacer suivant un mouvement alternatif intermit tent et destiné à déplacer la pièce coulée le long du moule dans une position déterminée relativement au passage d'entrée du métal dans le moule, et un mécanisme capable d'agir sur le dispositif susdit pour donner à. ce dernier un mouvement plus étendu, dans le but de placer l'extrémité de la pièce coulée clans une autre position déterminée relative ment audit passage d'entrée.
On peut obtenir ainsi des éléments ayant des longueurs désirées et précises en réglant la paroi arrière du moule de manière que la longueur minimum d'un élément. corresponde à. une coulée fusionnante plus une coulée non fusionnante, et que la longueur maximum d'un élément corresponde à un nombre déter miné de coulées fusionnantes plus une coulée non fusionnante.
En pratique, on a trouvé que la. longueur maximum d'une coulée fusionnante est de 6 cicéros et la longueur minimum de 3 cicéros. Au moyen de ce réglage de la paroi arrière du moule, on peut obtenir des éléments d'un nombre pratiquement infini de longueurs, ces longueurs pouvant différer les unes des autres de la moitié d'un cicéro. Pour une coulée non fusionnante, une quantité supplé mentaire de 5 cicéros est satisfaisante.
Les éléments du type envisagé peuvent être noyautés sur deux côtés au moyen de noyaux constitués par les parois latérales du moule ou fixés rigidement sur ces parois. Ces noyaux peuvent être montés d'une manière réglable -sur les parois latérales du moule, de faon à pouvoir être déplacés selon le réglage de la paroi arrière. De même, les couvercles fixes usuels qui ferment le moule à sa partie supérieure et déterminent la di mension verticale de la cavité de coulée peu vent être remplacés par des couvereles réglables auxquels on donne la position vou lue selon le réglage de la paroi arrière.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution du moule objet de l'invention ainsi que des mé canismes annexes.
La fig. 1 est une vue eir plan (le la pre mière forme d'exécution.
La fig. 2 en est une vue latérale.
La fig. 3 est une coupe lon'-itudinale selon la ligne 3-3 de la ïig. 1.
La fig. 4 est une coupe tra-izsversale selon la. ligne 4--1 de la fi-.<B>1.</B>
La fig. 5 en est une vue en perspective. La fig. 6 en est une coupe longitudinale, le moule portant. des mécanismes de réglage.
La fig. î est. une coupe transversale clé la seconde forme d'exécution, représentée à plus petite échelle que les figures précédentes.
La. fig. 8 est une vue en plan d'un méea- nisme pour déterminer le nombre voulu de coulées fusionnantes et une coulée non fu- sionnante pour chaque élément. complet.
La, fig. 9 est une vue latérale d'un comp teur utilisé avec le mécanisme représenté î'î la fig. 8.
Dans la première forme d'exécution, le moule comprend une base d et deux blocs latéraux opposés<B>Al</B> et -1". Ce dernier est fixé à. un prolongement latéral < 15 de la base par des boulons _16. Une cavité de coulée du moule est formée par les faces rapprochées des blocs latéraux _1i, _1'. La partie supé rieure du moule est constituée par un cou vercle amovible .17 maintenu en place par deux pinces réglables as, _1\i. Une extrémité appelée de décharge du moule est fermée pendant la coulée par l'extrémité arrière de l'élément.
coulé précédemment ou, quand les opé rations commencent, par une pièce non repré- sentée insérée temporairement pour fermer cette extrémité du moule. Dans les moules connus, cette extrémité de décharge est for- uiée par des parties des blocs latéraux .1l,
.12. Ile métal fondu est introduit dans la ca vité de coulée du moule par une ouverture a ménagée dans la base A du moule et par deux fentes jumelles al et 0 prévues dans une pièce mobile A10 montée à glissement dans une rainure de la base A et présentant un poussoir :
111 actionné par une pièce .112 formant, came et logée dans la pièce .110. Une lame B assurant l'éjection de la pièce coulée est montée de façon à. être sus- (-ept.ible de se mouvoir alternativement dans la cavité de coulée, et passe à travers une ouverture ménagée dans la paroi terminale fixe du moule. Cette lame est couplée à une barre de commande B?.
Un ressort de couplage (non représenté peut. être prévu entre la lame B et son mé canisme (le commande pour éviter une rup ture ou une autre détérioration, et l'ensemble est agencé de manière à permettre des courses différentes de la lame B, dans le cas d'iule coulée fusionnante ou non fusionnante.
L'étendue du mouvement en avant de la lame B pour une coulée fusionnante est. dé terminée par un arrêt. amovible B1 (fig. 1). :près que le nombre désiré de coulées a été tait pour constituer un élément de longueur voulue, cet. arrêt B1 est retiré.
Le retrait temporaire de l'arrêt B1 est. commandé par un compteur ou un dispositif boraine (voir fig. 8 et 9).
Un verrou B1=, commandé par ressort, pi vote dans un logement près de l'arrêt. B1 et présente un nez B13 qui, lorsque l'arrêt B1 a été temporairement retiré, s'engage dans uiie encoche B14 prévue dans l'arrêt B1 et maintient ce dernier en position de retrait pour permettre à la lame B de se déplacer de la distance supplémentaire nécessaire en vue d'une coulée non fusionnante.
Quand la lame B a effectué ce mouvement, l'extrémité < le la barre de commande B3, en avançant, s'engage avec le verrou et permet. à l'arrêt B1 de retourner en position normale sous l'action d'un ressort B15 quand la lame B a été déplacée en arrière.
Quand l'arrêt B1 a été retiré, la lame B se déplace d'une plus grande distance, déter minée par un arrêt réglable B2, de manière à déplacer l'extrémité de l'élément coulé d'une nouvelle distance plus éloignée des fentes al, r,2, de sorte que le métal constituant la pre mière portion d'un élément nouveau atteint l'extrémité solide de la partie coulée précé dente, mais ne produit pas sa fusion et ne se soude pas à elle.
L'étendue du mouvement en arrière de la lame B est déterminée par un coin réglable B7, dont la position relative ment à une graduation b est. réglée par des boutons Bs, Ba (voir fig. 6).
Le moule tel qu'il est décrit. jusqu'ici est d'un type bien connu.
Comme on l'a vu, l'extrémité de décharge de la cavité de coulée d'un tel moule est for mée par les deux blocs latéraux Al, A2, et ainsi la paroi arrière n'est pas réglable et la longueur de la pièce coulée dans l'espace compris entre la paroi terminale et l'extrémité de la portion précédemment coulée est pra tiquement constante. La longueur totale d'un élément ne peut en conséquence varier que d'une ou plusieurs coulées (par exemple de 5 cicéros) ou dans de très faibles limites. Ainsi, pour obtenir des résultats satisfai sants, la lame B doit quitter l'extrémité de la portion précédente proche du passage d'en trée du métal (ligne X de la fig. 3) pour une coulée fusionnante et pour une coulée non fusionnante.
L'extrémité de l'élément doit être laissée à une plus grande distance relativement au passage d'entrée du métal (ligne Y de la fig. 3).
Dans le présent moule, une paroi termi nale réglable C est insérée à l'extrémité de décharge du moule entre les faces voisines des blocs latéraux 41, A2 qui sont fixés par des boulons As, A4. En réglant la position de la paroi C relativement au passage d'entrée du métal, on peut faire varier la longueur de la cavité de coulée à volonté, sans contrarier la position de l'extrémité de l'élément coulé pré cédemment relativement à ce passage d'en- trée, et obtenir un élément. terminé de la lon gueur précise désirée, cette longueur pouvant. être comprise dans des limites différant de la moitié d'un cicéro.
La paroi (' présente une ouverture pour le passage de la lame B. Une tige C'l, fixée à la paroi C. s'appuie sur la face supérieure de la. partie arrière de la lame B. Une saillie C2 de la tige C est agencée pour glisser dans -Lin évidement D-l ménagé à la partie inférieure d'une pièce d'espacement. D. Les extrémités de cet évidement, en s'engageant avec les extrémités de la saillie C=, déterminent les positions extrêmes de la paroi<B>C</B>.
Cette der nière est bloquée dans toute position de régla--e par un boulon CI qui passe dans une entrée ménagée dans la tige Cl, et le serrage d'un écrou sur ce boulon fait due la tête de ce dernier vient pincer la tige Cl contre une paroi du moule.
La pièce D est maintenue en place entre les blocs latéraux Al, tel? par des boulons Dl, D2. La tige Cl présente un épaulement C3 susceptible de s'engager avec un épaulement B1o sur le bord supérieur de la lame B, cette dernière étant tout d'abord placée, comme décrit.
plus loin, dans la posi tion correspondant à la longueur voulue pour une coulée fusionnante, les pièces C et Cl étant, ainsi maintenues en position par en gagement des épaulements (\- et BE).
\ Pour régler le moule en vue clé la fabri cation d'un élément JI (voir fig. 6) d'une longueur donnée, le coin B7 est. d'abord mis en position pour déterminer la longueur de chaque coulée fusionnante. La. lame B est alors déplacée pour venir en contact avec le coin, puis la paroi terminale C et la tige Cl sont placées de manière que l'épaulement C 3 sur la face inférieure de la tige C s'engage avec l'épaulement. B10 de la lame B, après quoi la paroi C" et la tige Cl sont verrouillées. Dans cette position de réglage, la face de la paroi C et l'extrémité avant de la. laine B sont alignées.
La. Ion'ueur d'une coulée fu- sionnante est égale à la. distance comprise entre la paroi (\ et la ligne X (voir fig. '). Après avoir déterminé la longueur désirée des coulées, le nombre clé ces coulées est alors fixé, et. le dispositif horaire pour l'arrêt Bi, agissant. sur la lame B, est mis en place.
Supposons par exemple que la longueur voulue soit. de 141!, cicéros. L'extrémité du dernier élément coulé se trouve à<B>)</B> cicéro au-delà du passage d'entrée du métal. La pa roi (' est placée alors de façon à. donner une longueur de 4 3/1 cicéros pour une coulée fu sionnante, et. le mécanisme horaire est.
agencé pour libérer la lame B après deux coulées fu- sionnantes. La première coulée aura en con séquence 5 cicéros plus 4 33/_ cicéros donnant une coulée de 9 3/.i cicéros, et la coulée fu sionnante suivante 4 3/j cicéros, ce qui donne au total 141/i cicéros.
Quand la paroi (' a été réglée, le cou vercle @17 qui détermine la hauteur ou qui peut. représenter la dimension totale de l'élé ment. est également réglé de manière qu'une clé ses extrémités soit en contact avec la pa roi C, après quoi le couvercle est mis en place au moyen des pinces<B>As,</B> -la qui sont fixées à leur tour par des boulons _l15, -116, ces derniers passant dans des entrées ménagées dans les pinces et se vissant clans les blocs latéraux (voir fig. 1).
La. lame B et la paroi terminale C sont utilisées pour des éléments de toutes dimen sions, tandis que le couvercle _17 est changé selon les dimensions de l'élément (voir fig. 4 et 7).
Les éléments d'une certaine dimension peuvent être rendus creux, lorsque l'on place des noyaux, dans le but de réduire le poids et la quantité de métal. nécessaire.
Ces noyaux sont constitués par des pièces disposées contre les parois des moules. Jus- da'ici, ces pièces étaient d'un seul tenant avec les blocs latéraux du moule ou fixée rigidement. à ces blocs. On peut employer des pièces réglables E, Ei comme noyaux (fig. 7).
Ces pièces sont placées en contact avec les parois latérales chi moule et sont maintenues par des boulons E2, E3 agencés pour Tisser dans des fentes .120, _l21 inéna- #g#ées ,dans des blocs latéraux @-12", .I23 (fig. 1<B>)</B>.
Quand la paroi C a été réglée, les noyaux sont déplacés le long du moule j- us- qu'à ce qu'ils viennent en contact avec la face de la paroi C, pour former un joint étanche pour le métal en fusion, et sont alors fixés dans la position voulue par ser rage des boulons L''2, <I>ES.</I>
Le dispositif compteur horaire représenté (fig. b et<B>9),</B> servant. à commander l'opéra tion de l'arrêt B1, est d'une construction connue. Une tige F fixée à l'arrêt Bl pré sente à son extrémité libre une fente Fl dans laquelle passe une cheville F2 portée par un iras pivotant F3. Ce bras est Pouplé à une barre d'entraînement F5 qui fait. normale ment un mouvement alternatif constant du rant chaque cycle de fonctionnement de la machine.
La barre F5 tend constamment. à déplacer le bras F3 d'une distance supérieure à une course normale, mais elle est, empêchée de le faire pour chaque coulée fusionnante au moyen d'une butée F6, portée par un levier F7, avec laquelle s'engage une butée Fi-' sur un levier F9, l'excès du mouvement étant ab sorbé par un ressort, de couplage Fs porté par hi barre F5.
Le levier F) est. porté par le bras pivo tant. FO et porte un cliquet. 1,'l0 agencé pour s'engager avec une roue à rochet Pli sur la quelle est monté un arrêt Fl'2. Quand le nom bre voulu de coulées fusionnantes est atteint.
l'arrê1 FI" s'engage avec le levier FT et dé place ce dernier en dehors de la trajectoire du levier F\), ce qui permet au levier FS de se déplacer sur une plus grande distance que la distance normale et à la cheville F2 de déplacer la tige F et clé retirer l'arrêt Bl.
Le cliquet Fl() est dégagé de la roue à rochet Pll qui revient dans sa position ini tiale sous l'action d'un poids F15. Le nom bre de coulées fusionnantes est déterminé par un arrêt. Fls commandé à la main, monté sur un boîtier Fls du dispositif. comp teur à l'extrémité duquel les pièces mention nées ci-dessus sont montées.
(-'et arrêt. F1 , dé termine la position initiale clé l'arrêt Pl2 sur la roue à rochet<B>FI'.</B> Il. est évident qu'on peut utiliser tout antre dispositif que celui décrit pour mettre en place le coin B7. Le dispositif décrit ici est d'une construction connue.