Métier à tisser assurant la fabrication du tissu dans un plan vertical. L'invention a pour objet un métier à. tisser assurant la fabrication du tissu dans un plan vertical et dans lequel la trame est in troduite par passage de la navette sur un peigne horizontal entre les deux nappes di visées de la chaîne placée verticalement, le lancement de la navette s'effectuant à partir de platines fixes.
Un tel métier pourra être du type de ceux plus spécialement adaptés à. la disposi tion en groupes côte à côte et dos à dos sur un bâti commun, ainsi que cela a été décrit. dans le brevet suisse 1 283715.
Le métier à tisser faisant l'objet de l'in vention est. caractérisé en ce que l'arbre mo teur, l'arbre à demi-vitesse et certains autres organes de commande de ses principaux mou vements sont logés à l'intérieur d'un carter étanche, dans lequel s'effectue lui graissage à pression d'huile, et qui constitue un ensem- ble facile à mettre en place et à fixer sur l'ossature du métier.
1.e dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du métier à tisser faisant l'objet de l'invention.
Fig. 1 est. une vite en élévation de profil de la partie supérieure du métier, montrant certains organes de commande principaux des différents mouvements, groupés à l'intérieur d'un carter à parois étanches.
Fig. 2, 3 et 4 sont des vues, respective ment en élévation de face, de profil et en plan par-dessus, du carter à parois étanches. Fig. 5 est une vue de profil et fig. 6 une vue en plan montrant la disposition de plu sieurs carters d'un groupe de métiers oppo sés.
Fig. 7 est une vue schématique montrant le mouvement spécial du peigne horizontal. Fig. 8 montre une came permettant de réaliser ce mouvement pour le peigne.
Fig. 9 est une vue d'un dispositif de lan cement de la navette, dont fi-. 10 est une vue en plan.
Fi-. 11 et 12 sont. des vues schématiques; en coupe, relatives à un dispositif de chan gement de navette.
Fig. 13 est une vue d'un mécanisme d'éjec tion de la navette épuisée.
Fi-,. 141 est une vue en élévation de côté d'un mécanisme d'arrêt du métier lorsque la navette n'entre pas dans sa boîte, correcte ment an moment voulu.
Fig. 7.5 est. une vue de face d'un tableau pour le contrôle de la marche du métier. Ainsi que représenté en fig. l., 1 et l' sont les nappes divisées de la chaîne verticale formant la foule, ? sont. les lames du métier, 3 est le peine, ?- représente un templet, .) est. le tissu fabriqué, 6 un rouleau d'appel et 7 vin rouleau enrouleur dudit tissu.
Un carter renfermant les principaux organes mobiles, et dont les parois sont étan- clles, est constitué (fig. 2, 3 et 4) par un cadre 8 en cornières soudées, et par des tra verses 9 destinées à porter les paliers des arbres du métier, et s'appuyant sur le fond du cadre par l'intermédiaire de supports 10 profilés en forme de trapèzes. Le cadre ainsi constitué est fermé par des parois étanches <B>11</B> sur les six faces du parallélépipède ainsi constitué. La paroi du fond comporte une dé pression ou poche 11a destinée à recueillir l'huile qui est reprise par une pompe huile 12.
Dans ce carter, les traverses 9 portent. les paliers d'un arbre moteur 13. et d'un arbre à cames à demi-vitesse 14.
Deux montants 1:,, soudés par leur base sur le carter dont. ils font partie intégrante, servent de support à des axes 16 autour des quels pivotent les épées 17 du peigne 3.
Fixées sur la paroi supérieure, formant couvercle, du carter, sont disposées des glis sières (non représentées) dans lesquelles se meuvent des coulisseaux 18 de commande des lames 2. Ces eoulisseaux sont. actionnés, par l'intermédiaire d'une bielle 19, par un levier 20, monté à pivotement en 21 et portant un ,let 22 coopérant avec une came 23 calée sur l'arbre 1.4 à demi-vitesse.
L'épée 17 porte une projection inférieure 17cc agencée de manière à constituer une glis sière dans laquelle est engagé un bras ?4 por tant un galet ?5 coopérant avec une came ?6 calée sur l'arbre 13.
Le réglage de la position du bras 2-1 est. obtenu par déplacement dudit bras dans la glissière 17a, au moyen d'écrous 27 et 2T disposés de part et d'autre d'une portée 28 ménagée dans l'épée 17, le bras ?4 étant bloqué en position de réglage au moyen d'écrous 29 vissés sur des goujons filetés, prévus sur le fond de la. glissière 17a, et en gagés dans des coulisses du bras 24.
La commande de l'arbre à demi-vitesse 1-1 par l'arbre moteur 13 est réalisée par des engrenages 30 et 31 dans le rapport 1: ?. La commande de la pompe à huile est. assurée par des engrenages d'angle 32, 33; l'arbre 34 de la pompe, ainsi que\ la pompe elle-même 1.2, sont noyés dans l'huile du carter.
Ainsi se trouvent groupés, en un seul et même ensemble placé dans un carter étanche à l'intérieur duquel s'effectue une circulation d'huile sous pression, les organes de com mande des différents mouvements du métier.
La construction du métier est simplifiée, le démontage de l'ensemble mécanique est rendu plus rapide, l'entretien et la réparation sont. facilités. Dans un espace 35 disposé en dehors du carter (voir fig. -1) sont disposés mi embrayage, un frein, \ainsi qu'un méca nisme d'arrêt du métier en cas d'arrivée dé fectueuse de la navette dans une boîte, ces organes étant. ainsi en dehors de la circulation d'huile.
Les fi-. 5 et 6 se rapportent à une ma chine de tissage formée par un groupe de mé tiers à tisser individuels tels que celui des fig. 1. à 1-, à fonctionnement autonome, placés côte à côte et dos à dos.
L'ossature de cette machine de tissage est constituée par l'assemblage de cadres 36 avec des bâtis mitoyens 37. Sur chacun des cadres 36, formant plateaux. assemblé à deux bâtis 37 consécutifs, sont posés et fixés les carters 38 et. 38' de deux métiers individuels opposés.
Ainsi que représenté en fiâ. 1, le peigne 3 est fixé par serrage entre deux cornières 17b disposées à l'extrémité de l'épée 17. Son mou vement est établi suivant une loi telle (fig. 7) que la navette 39 lancée dîme platine 40, passe sur le peigne se trouvant. alors en une position 3V située au-dessous de la position n.oyenne 3 correspondant au plan commun des faces supérieures de la platine de départ 40 et de la.
platine d'arrivée -11. L e peigne remonte ensuite, durant le trajet de la navette 39 à travers la foule, de manière à occuper une position supérieure 3" avant l'arrivée de la navette à la platine -11, de sorte que la navette arrive sur ladite platine 41, se trou vant alors en contrebas par rapport au pei gne.
Le peigne poursuit son mouvement ascen- dant jusqu'en 3"' (fig. 1<B>)</B> pour effectuer le serrage de la duite contre la. fa@ure du tissu.
Ce mouvement est déterminé par la came 26, calée sur l'arbre 13 et contre laquelle est appliqué le galet. 25 disposé à l'extrémité du bras 24.
La came 26 (fi-. 8), animée par l'arbre 13 d'un mouvement de rotation continu dans le sens de la flèche, comporte une partie cir culaire a-h correspondant à l'arrêt momen tané du peigne, en position 3', au-dessous du niveau de la platine 40, le point. a' corres pondant à l'arrivée de la navette sur le pei gne.
La portion h-c est celle réalisant la mon tée lente du peigne, jusqu'en 3". pendant que la navette traverse la foule, puis la portion c-d assure l'arrêt du peigne en position 3", le point c' correspondant au moment où la navette quitte le peigne pour arriver sur la platine -11. La portion d-e réalise la montée brusque du peigne, celle e-f le serrage pro gressif de la duite par le peigne montant jus qu'en 3"' (fig. 1), puis f-a réalise la des cente rapide du peigne.
Le mouvement du peigne au-dessous, puis au-dessus du plan (les platines pendant la traversée de la navette supprime l'obligation d'usinages et de réglage précis pour faire coïncider le plan du peigne avec le plan des platines pendant la traversée de la navette.
La navette 39, de forme trapézoïdale, est guidée latéralement sur tout son parcours par deux parois de contrôle 43 et 41 solidaires du peigne, et garnies de panne.
Le mécanisme de chasse de la navette est représenté aux fil;. 9 et. 10 pour ce qui con cerne la partie correspondant à la platine de droite -11, l'autre partie, relative à la platine de gauche, étant constituée de la même ma nière et. disposée symétriquement.
Un taquet 45 est solidaire d'une sangle de chasse 46 formant bande sans fin autour de cieux poulies 47 et 48. La poulie 48 est calée sur le même axe 49 qu'une poulie 50 entourée par une sangle 51, ou sangle d'armement, qui, après avoir \contourné un galet, de renvoi 53, est fixée par l'une de ses extrémités à un levier d'armement 53, monté à pivotement en 51 (fig. 1) et actionné par une came<B>55</B> agis sant sur un galet 56 porté par ledit levier.
A l'autre extrémité de la sangle<B>51</B> est fixé un ressort de tension 57 attaché, d'autre part, à une autre portion de sangle, 51a, qui, après avoir contourné un galet de renvoi 58, est fixée à un levier 59 monté à. pivotement en. 54 et actionné par came 61. et galet 6?. Entre un point d'articulation fixe 63 et un autre point d'articulation 6-1 situé sur la poulie 50 est montée une genouillère 65 cons tituée par deux leviers articulés l'un sur l'au tre en 66.
Le fonctionnement. de ce mécanisme de chasse est. le suivant: Le levier d'armement 53 monte et lève la sangle d'armement 51 qui fait tourner la. pou lie 50 d'un demi-tour, ce qui a pour effet de ramener l'extrémité du ressort 57 de<B>67'</B> en 67. La genouillère 65 se trouve ainsi en posi tion d'appui, représentée en traits pleins.
A ce moment, le levier de tension 59 monte et, par la sangle 51a., tend le ressort 57.
Un levier de déclic (non représenté) vient alors basculer la genouillère 65 au-delà de sa position d'appui, ce qui permet au ressort 5 7 de se détendre, son extrémité 6 7 venant en 67', tandis que la genouillère occupe la posi tion 65'.
La poulie 50 pivote brusquement d'un demi-tour: la poulie 48, calée sur le même aie, entraîne la sangle de chasse 16 portant le taquet 45 qui lance la navette 39.
De la sorte, on obtient le silence chi lan cement de la navette et une plus grande sécu rité de fonctionnement pour le passage de celle-ci à travers la foule, sans nécessiter d'usi nages ni de réglages précis.
En ce qui concerne le changement de na- -ette (fig. 11, 1\? et. 13), il s'effectue pendant un tour et demi de l'arbre moteur du métier, temps suffisamment ion; pour éviter toute brutalité du mouvement..
Sur la platine 41 est disposé un magasin 68 dont, la partie inférieure constitue boîte à navette. Au-dessus, le magasin sert de loge ment à deux navettes de réserve, dont les positions sont indiquées en 391 et 392. Le toit 69 de la boîte à navette est monté à pivo tement. autour d'un axe 70, de manière à pouvoir dégager le dessus de la boîte en ve nant occuper une position 69'. D'autre part, des doigts 71, traversant la paroi du magasin 68, ainsi que la tôle de guidage 7? de la na vette 393 venant du convoyeur, peuvent rete- nir la navette 392 pour l'empêcher de descen dre avant le moment opportun.
On a représenté en fi-. 12, en 390, la na vette dont la canette est épuisée,et qui est en cours d'éjection, celle représentée en 39 dans la même figure étant. celle qui vient d'être mise en place dans la. boîte.
Pour l'éjection de la navette épuisée, '_e dispositif comporte une tôle de déviation 73 montée à picotement autour d'un axe verti cal 74 lfig. l3) et. qui vient se placer, au moment opportun, en biais sur la platine 41, dans la position représentée en traits pleins cil fig. 13.
Sur cette tôle 73 est filée à articu lation autour d'une charnière 75 un verrou 76 pouvant s'engager, par sa tête 76a et sous l'effet de son poids, dans un cran 77 prévu dans une pièce fixe 78.
Le fonctionnement. est le suivant Un tâteur de trame, ou un casse-trame, < < @-ant constaté l'épuisement de la trame de la navette qui vient de quitter la. boîte (fig. 11), < < commandé le changement de navette; le toit mobile de la boîte est amené en position G9'. La navette de réserve, qui était en 391, commence à descendre dans la boîte à, navette.
La seconde navette de réserve 39 est retenue par les doigts 71. L'ouverture du toit 69 a provoqué le pivotement de la tôle de dévia tion 73 qui, de la position de marche normale représentée en pointillée en 73, est venue se placer en biais, en 73', en pivotant. autour de l'axe 74. Le verrou 76, solidaire de la tôle de déviation, et qui se trouvait en<B>76',</B> est venu en même temps se bloquer dans le cran 77.
.. La navette de réserve étant descendue dans la boîte en 39, le toit 69 se referme (fi-. 12); les doigts 71 reculent et permettent la chute de la navette 39= en position 391 de première réserve. 3 ce moment, la navette <B>390</B> épuisée revient. de la boîte opposée, est. déviée par la. tôle 73 et dirigée sur le eonvoçeur d'évacua tion des navettes vides. Au passage, elle sou lève le verrou 76, qu'elle débloque, ce qui per met à la. tôle de déviation 73 de revenir en position de marche normale.
L'arrêt brusque du métier dans le cas oû la navette n'entre pas ou entre en retard, dans la boîte, est effectué par Lin mécanisme remarquable en ce que la butée mobile usuelle coopère avec un butoir solidaire de l'arbre moteur, ce qui évite tons chocs sur des orga nes intermédiaires.
Sur l'arbre moteur l3 est elaveté un man chon 79 lflg. 14-) comportant un méplat 79a sur lequel est fixé le butoir 80 formé d'un ssemblabe de lames de ressort.
L'arrivée de la. navette dans l'une ou l'au tre boîte commande, par l'intermédiaire de languettes de freinage, une trin-lerie 82 de faon à effacer une butée<B>81</B> avant qu'elle ne soit frappée par un bec du butoir 80. Lors du changement de navette, ladite tringlerie est actionnée de la même manière par le pas sage de la. navette éjectée 390 sous le ver rou<B>76.</B>
Lorsque le mouvement d'effacement de la butée 81 n'a. pas eu lieu, celle-ci, restée en po sition 81', revoit le choc du butoir 80, choc dont l'effet sur l'arbre 13 est atténué, d'une part, par l'élasticité du butoir 80 et, d'autre part, par un ressort 83 contrôlant le mouve- ment de recul de la lutée S1. Celle-ci est, en effet, montée sur un support coulissant 8-1 dont l'extrémité, repliée en forme d'équerre 84a., commande lui levier de détente 85 action nant le débrayage;
à l'intérieur du support 81 est disposé le ressort S3 s'appliquant con tre une butée fixe 86-, 8 7 sont des guides dans lesquels coulissent. les extrémités du sup port 84.
Le contrôle de la marche du métier est grandement facilité par le fait que des moyens de contrôle visuels, groupés en un tableau, permettent de suivre le fonctionnement du déroulement de la chaîne. et. de l'enroulement du tissu, d'être renseigné sur la tension de la chaîne, de même que sur le graissage sous pression. D'autres appareils tels, notamment, que compteurs de duites permettant de sur veiller la production, peuvent être disposés sur le même tableau de centralisation.
Ce tableau 88 (fig. 15) comporte suie fe nêtre 89 dans laquelle apparaît lui rochet 90, à. eliquet .91, du mouvement. du dérouleur de chaîne, ainsi qu'une fenêtre 92 dans laquelle apparaissent de façon similaire, un rochet 93 à cliquet 94, du mouvement d'enroulement du tissu. Dans une fenêtre allongée 95 se déplace, devant une graduation, un index 96 indiquant à chaque instant, la tension de la chaîne,<B>la</B> position dudit index étant fonction de la ten sion du ressort du dérouleur de chaîne.
Sur le même tableau 88 est disposé un manomètre 97 indiquant la pression de l'huile dans le circuit de graissage, ainsi que des compteurs de duites 981, 982 et 983 affectés chacun à une équipe. Un volant 99 sert au réglage de la tension de la chaîne et un autre volant, 100, sert. au réglage du ressort. de pression de languette 42 (fig. 9) sur la navette.
Il est à noter que des lamelles casse-chaîne 101-102 (fig. 1) sont disposées obliquement suivant. un angle aigu, de 35 environ, avec la verticale, ce qui permet. d'éviter toute dé viation des fils de chaîne. Ces lamelles coopè rent, de la façon connue, avec des barres den tées et crémaillères qui sont, dans ce cas, dis posées obliquement. .