Mécanisme pour régler le mouvement de déroulement des ensouples dans les métiers à tisser les rubans. . L'objet de la présente invention est un mécanisme pour régler le mouvement de dé roulement des ensouples dans les métiers à tisser les rufians.
Le dessin annexé représente schématique ment et à titre d'exemple une forme d'exé cution du mécanisme appliqué à un métier vertical.
La fig. 1 représente une élévation de côté du mécanisme, partie en coupe verticale; La fig. 2 est une vue partielle en éléva tion par l'arrière; La fig. 3 est une vue en plan du méca nisme, quelques parties étant supprimées ; Les fig. 4 et b sont des variantes de détail.
On a supposé que le métier auquel est appliqué le mécanisme est un métier pour fabriquer des rubans à dessins, et plus par ticulièrement des rubans qui présentent des raies alternantes de taffetas et de satin. Pour fabriquer des rubans de ce genre, on a be soin de deux chaînes pour chaque ruban, une chaîne taffetas et une chaîne satin.
L'embu- vage de ces chaînes est différent, c'est-à-dire le taffetas s'emboît davantage que le satin, de sorte qu'on a besoin pour 100 in de ru ban 103 ou 104 m de chaîne satin et<B>110</B> m de chaîne taffetas. C'est à cause de cet em- buvage différent qu'on a disposé de la ma nière connue deux groupes de chaînes a et a' (fig. 1 à 3), dont les chaînes a, par exem ple les chaînes taffetas,
sont ourdies l'une à côté de l'autre sur l'ensouple b et les chaî nes a', c'est-à-dire les chaînes satin, de la même manière sur l'ensouple b'. Le nombre des chaînes de chaque groupe correspond au nombre des rubans à fabriquer simultanément dans le métier. Toutes les chaînes a, l'une à côté de l'autre, passent d'abord sur la ba guette usuelle e et puis chaque chaîne a est guidée séparément sur une poulie libre c à laquelle est attaché, par l'intermédiaire d'une corde 2c' un poids d' destiné à tendre la chaîne correspondante.
Toutes les cordes u' passent sur une baguette e1. Des poulies c, les chaînes a sont guidées sur une baguette e2 et de celle-ci chaque chaîne a passe à une remisse correspondante f (fig. 1).. y indique le battant du métier. Les chaînes a passent d'abord sur une baguette e3, puis chacune séparément sur une poulie libre c' à laquelle est suspendu un poids d pour tendre la chaine, alors sur- deux baguettes el et e' et de là aux remisses correspondantes.
Chaque- ensouple b respectivement b' est munie à l'une de ses extrémités d'un disque la portant des goujons i disposés concentri- quement sur le disque h: A la portée de chaque disque h et de ses goujons i se trou vent les crochets<B><I>j',</I></B> j 2 d'une fourche k, respectivement<B>le',</B> l'un desdits crochets de chaque fourche s'appuyant contre un goujon du disque correspondant, si les fourches se trouvent dans leur position de repos en arrê tant ainsi le déroulement de l'ensouple res pective, déroulement qui s'opère dans le sens de la flèche indiquée à la fig. 1 et qui est sollicité par les poids d, respective ment d'.
Chaque fourche est reliée à un levier t pivoté en t1 par une corde u2, respective ment u3. Le levier t porte un galet t2 qui s'appuie contre une came s fixée sur un ar bre rotatif s' du métier. En contact avec les poulies c et passée tout au long devant celles-ci, se trouve une tige l susceptible d'un mouvement transversal dans le bâti du métier.
Avec cette tige est relié un levier coudé ni,<I>n,</I> qui de son côté est relié avec un levier q par une bielle o; le levier q est destiné à actionner un ergot p qui dans sa position de travail, indiquée en pointillé dans la fig. 1, bloque la fourche k, dans la posi tion de repos de celle-ci.
L'enroulement des tissus, l'ensouple b étant bloquée par le crochet j2 de la four <I>che k,</I> soulève un peu les poids<I>d'</I> et déplace les poulies c et avec elles la tige l dans une direction indiquée par la flèche c2 ; ce dépla cement fait tourner l'ergot p par l'intermé diaire des organes m, <I>n, o</I> et q de manière que la fourche k soit débloquée. Par l'action de la carne s et du levier t et contre l'ac tion d'un contre poids v la fourche commence à basculer.
La fig. 1 du dessin représente la fourche k justement au moment où le crochet ,j 1 vient hors de contact avec le gôujon il contre lequel il s'est appuyé préa lablement et où par contre le crochet s'engage entre deux goujons pour arrêter l'ensouple au moment où le goujon i4 vient buter contre lui.
Après un demi-tour de la came s, la fourche k est tournée par le con trepoids v dans un sens opposé, de sorte que le crochet j2 vient hors de contact avec le goujon il et que le crochet j1 se réengage entre deux goujons. La fourche opère donc à la facon d'un échappement d'horlogerie, c'est-à-dire elle a pour effet que le mouve ment de déroulement de l'ensouple s'effectue pas à pas, dans le sens de la flèche indiquée dans la fig.1. Pendant ce mouvement de l'ensouple b les chaînes a sont déroulées pas à pas.
Lorsque le déroulement surpasse l'enroulement, les poids dl s'abaissent et les poulies c se rapprochent de la baguette e' de même que la tige l qui sous l'action de ressorts ou de contrepoids non dessinés est maintenue en contact avec les poulies c. Ce mouvement de la tige l a pour effet que les organes na, <I>n, o et</I> q sont tournés de manière que l'ergot i) reprenne sa position de blocage, dans laquelle il bloque la fourche 7c. Le mouvement basculant de la fourche est arrêté et l'ensouple b est bloquée.
Le mouvement de déroulement de l'ensou- ple b' s'opère de la même manière lors de l'actionnement d'une tige x, maintenue en contact avec des poulies c' ; cette tige effectue par l'intermédiaire d'un assemblage de leviers et de bielles ;,cl, < @ , y11 et y2 commandant l'ergot z, le déblocage de la fourche k1 qui est actionnée par la came<I>s</I> et le levier<I>t</I> par l'iritei#médiaire de la corde u3.
D'après la variante représentée en fig. 4, la fourche k est remplacée par un levier pivoté cri k3 et le disque h par une poulie de friction<I>b=</I> solidaire de l'ensouple b. Le levier k2 est relié avec le levier t par la corde u2 et bloqué par l'ergot p1, tarit que celui-ci se trouve dans sa position de travail représenté dans la fig. 4. L'ergot pl est ac tionné de la même manière que les ergots p et z de la fig. 1.
A l'extrémité libre du le vier k est attaché un ressort k4 solidaire d'une bande de freinage b3 passée sur la poulie b - et fixée au bâti du métier. Dans la position de blocage de l'ergot pi, le res sort k4 est tendu et la.
bande b3 est serrée sur la poulie b de manière à bloquer l'en- souple b. Si alors le levier k' est débloqué, il exécute par l'action de la came s et de la corde zc - un mouvement oscillant, ce qui a pour effet que le ressort k4 est tendu et dé tendu alternativement. De là il résulte que le frein b3 est serré et desserré alternative ment et que l'ensouple b peut tourner sous ' l'action des poids d' pas à pas pour dérouler les chaînes jusqu'à ce que l'ergot pi soit re mis dans la position de blocage.
D'après la variante suivant la fig. 5, l'ensouple <I>b</I> est arrêtée par un frein b4 soumis <B>i</B> l'action d'un<B>poids</B> C12.
<B>Î '</B> Ce poids se trouve dans le champ de l'une des extrémités d'un levier k5 pivoté en kl, dont l'autre extrémité est reliée au .levier t (fig. 1) à l'aide de la corde u2. Dans la position de travail repré sentée dans la fig. 5 de l'ergot p2, le poids d est maintenu dans une position qui ne lui permet pas de venir en contact avec le levier k", oscillant continuellement par l'ac tion de la came s sur le levier t et de la corde 10.
Si l'ergot p2 dégage le poids<I>d,</I> celui-ci se trouve juste au-dessus de l'extrémité cor respondante du levier k' et est alternative- in ent élevé et abaissé de façon qu'il desserre et serre alternativement -le frein b4, ce qui permet à l'ensouple un mouvement pas à pas pour dérouler les chaînes jusqu'à ce que l'ergot p' soit remis dans sa position de travail.
Dans l'exemple décrit, on a supposé un métier possédant deux ensouples desquelles se déroulent les chaînes. II est évident que le mécanisme est aussi bien applicable à des métiers qui sont munis d'une seule ensouple ou de plusieurs servant au même but.