Dispositif assurant l'arrêt d'un métier à tisser. La. présente invention a. pour objet un dispositif assurant l'arrêt d'un métier à tisser à un moment -donné de chaque .cycle de tis sage chaque fois qu'à un moment précis, un élément, se déplaçant.
le long d'un chemin disposé entre les fils de chaîne, pendant l'in troduction de la trame entre ces fils, ne passe pas à un point donné de son chemin au cours de son déplacement entre les boîtes à navette, caractérisé en ce qu'il comprend des organes coopérants, dont l'un comprend ledit élément, ces organes étant agencés de façon à engen drer une tension induite lorsqu'une navette passe audit point donné, un dispositif destiné à amorcer l'arrêt de métier audit moment donné et un dispositif électrique coopérant avec ce dernier dispositif et disposé pour em pêcher celui-ci d'arrêter le métier, pour au tant que ladite tension soit engendrée audit moment. précis.
Un sait que de tels dispositifs permettent d'arrêter un métier si la navette, lorsqu'elle est lancée, n'atteint pas, à un moment donné, clans le cycle du métier, un point donné situé le long du battant, en raison de ce qu'elle ne se déplace pas correctement.
Les battants des métiers sont ordinaire nient pourvus d'une tige protectrice à. laquelle sont fixés des sabres occupant normalement une position voulue pour venir en contact avec des butoirs, dont un au moins est relié au mécanisme d'arrêt du métier. La tige pro tectrice comporte des doigts qui attaquent les arrête-navettes et si la. navette marche cor- rectement, elle pénètre dans une boîte de na vette en temps voulu pour faire basculer la tige protectrice et abaisser les sabres avant que ceux-ci puissent venir en contact avec les butoirs.
Lorsque la navette n'entre pas en temps voulu dans la bôîte @de navette, les sabres demeurent dans la position d'arrêt et frappent les butoirs pour assurer l'arrêt du métier. Les mécanismes de ce genre arrêtent le battant très brusquement et sont susceptibles de briser une partie quelconque du métier. L'arrêt du métier est forcément. brusque, en raison du court délai de temps qui s'écoule entre l'arrivée correcte en boîte de la navette et le moment, dans le cycle du métier; où une navette casserait la chaine.
Le dispositif objet de l'invention est un dispositif au moyen duquel la course conve nable de la navette peut être déterminée avant que celle-ci atteigne la boîte de navette, ce qui laisse ainsi plus de temps pour arrêter le métier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention et des variantes de cette forme d'exécution.
La fig.1 est une élévation de face d'un métier muni d'une forme d'exécution préférée de l'objet de l'invention.
La fig.2 est. une élévation latérale d'un détail, à plus grande échelle, en regardant dans le sens de la flèche 2 de la fig.1, le cou- verele d'un interrupteur commandé par le métier étant enlevé.
La fig.3 est une coupe verticale, à une échelle réduite, suivant la. ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig.4 est une élévation de face d'une navette utilisée dans cette forme d'exé cution.
La fi-. 5 est une vue en plan de la navette qui est représentée à la fig. 4.
La fig. 6 est une coupe verticale transver sale, à plus grande échelle, suivant la ligne 6-6 de la fig. 4.
La fig.7 est une vue schématique mon trant un circuit électrique que l'on emploie dans la forme .d'exécution préférée de l'objet de l'invention.
La. fig. 8 est une vue d'un circuit analogue à celui de la fig. 7, qui est utilisé avec la pre mière variante de cette forme d'exécution.
La fig. 9 est une élévation latérale d'une partie d'un métier montrant. un mécanisme à levier et un solénoïde employés dans ladite première variante.
La fig. 10 est une coupe horizontale sui vant la ligne 10-10 de la fig.9, montrant certaines parties dans leur position de repos.
La fig. 11 est une vue analogue à la f'ig.10, mais montrant ces parties dans la position qu'elles occupent lorsque la navette fonc tionne correctement.
La fig. 12 est une coupe verticale suivant la ligne 12-12 de la fig. 9.
La fig.13 est une vue de dessus, à plus grande échelle, d'une partie du battant et d'une bobine, en regardant dans le sens de la flèche 13 à la fig.1.
La fig.14 est une coupe verticale suivant la ligne 14-14 de la fig.13, et la. fig.15 est une vue schématique d'un battant de métier, montrant la seconde va riante dans laquelle il n'est employé qu'une seule bobine montée sur ce battant.
Le bâti 15 du métier de la fig.1 est pourvu d'un battant 16 qui va et vient pendant que le métier marche. Ce métier comporte un arbre supérieur 17 pourvu de roues dentées 18 qui s'engrènent avec des roues dentées 19 montées sur l'arbre inférieur 20. Le battant est. pourvu, à droite et à gauche respective ment, de portées R et. L de boîtes de navette qui se déplacent par rapport au battant, sous l'action d'un mécanisme connu qui n'a pas été représenté, mais qui est actionné par un mécanisme principal désigné par K.
Des fouets de droite et de gauche, 21 et 22, res- pectiv ement, sont actionnés par une came 23. Des manchons 24 et. 25, coulissant sur l'arbre inférieur, mais tournant avec lui sont pourvu de rouleaux 26 et 27, respectivement. Les manchons en question sont reliés à. des leviers 28 reliés, à leur tour, par une bielle 29; une tige de mise en position 30, actionnée par le mécanisme K, fait mouvoir les manchons dans le sens de la longueur de l'arbre 20, de ma nière que, seul, un des rouleaux 26 ou 27 puisse en une fois venir en contact avec une des cames 23.
Pendant le fonctionnement du métier, les fouets sont animés de mouvements déterminés par les positions des manchons 24 et 25. Le métier qui est représenté sur la fig.1 est du type piek-piek employant trois navettes Si, S2, S.#. Toutes les fois qu'un fouet fonc tionne, il lancera une des navettes depuis la portée de boîte de navette qui lui est. associée, en travers du battant 16, vers l'autre porté de boîte de navette.
Le pas de la chaîne du métier occupera généralement un espace tel que celui qui est. indiqué en 1V à la, fig. 1.
Le métier est actionné par un moteur U comportant un pignon 31 engrenant avec une roue dentée 32 calée sur l'arbre supérieur 17. Lorsque le moteur marche, le métier fonc tionnera et lorsque ce moteur sera arrêté, comme on le décrira plus particulièrement ci- après, le métier le sera également.
Pour assurer la surveillance du métier, il. est prévu des organes au moyen desquels la navette fournit un signal électrique lorsqu'elle arrive à un point donné de la. longueur du battant, situé entre les boîtes de navette R et L. Lorsque la navette se déplace correctement, le signal sera donné à temps pour empêcher le métier de s'arrêter; mais, si la navette se déplace trop lentement, le signal sera. donné trop tard pour éviter l'arrêt du métier. Toutes les navettes sont pourvues d'organes qui permettent de fournir l'indication désirée, aussi la. description d'une seule d'entre elles suffira-t-elle.
Comme on le voit à la fig. 4, où est repré sentée la. navette Si, celle-ci comporte un com partiment à bobine 35 renfermant un porte- trame ou canette 36. Le corps de la navette est. établi en une matière non magnétique, telle que du bois, et comporte des parois an térieure et postérieure 37 et 38, ainsi qu'un fond 39. Sur le dessous de la. navette est montée une plaque métallique allongée 40 qui s'étend dans le sens de la. longueur de la na vette. Cette plaque est disposée au-dessous de la bobine 36 et à proximité de la surface infé rieure de la navette, mais à une légère dis tance au-dessus de celle-ci, comme représenté en 41 (fi-. 6).
Cette plaque, qui est maintenue en position par collage, par adaptation join- tiv e ou de toute autre manière convenable, est. placée de préférence au milieu de la. longueur de la navette, comme cela est indiqué à la fig.5 et est. établie en une matière suscep tible d'être aimantée et est magnétiquement conductrice. A cet effet., la plaque peut être en un métal ferreux, tel que de l'acier doux ou du fer. Telle qu'elle est représentée ici, la plaque sera normalement désaimantée, mais elle pourrait, aussi être aimantée. Il n'a été représenté qu'une seule plaque 40, placée au milieu de la. navette, mais il pourrait aussi y en avoir plusieurs.
Le battant, comporte un fléau 42 qui peut être en bois et à la partie supérieure duquel est fixée une plaque 43 (voir fig.13 et 14). Sur le battant sont montés, entre les portées <I>R et L,</I> deux pièces d'induction El et E2, de préférence sous la chaîne, bien que cela ne soit pas obligatoire. Ces deux pièces sont sem blables l'une à l'autre et sont établies comme représenté sur les fig.13 et 14, dans lesquelles la pièce E2 est représentée en détail. Les pièces El et E2 sont de préférence, à égale distance des boîtes de navette correspon dantes, La pièce E2 comporte un aimant. perma nent 44 ayant deux pôles 45 et 46 et une bo bine de fil métallique 47 qui est enroulée au tour de l'aimant.
L'aimant. 44 est. fixé à un support 48 établi en une matière non magné tique, telle qu'une matière plastique, ses pôles étant légèrement au-dessous du dessus 49 de la plaque 43 (fig. 14). La plaque 43 présente une fente 50 dans laquelle s'adapte la partie supérieure 51 du support 48. La surface supé rieure 52 de la pièce 48 est de préférence à l'alignement de la surface supérieure de la plaque 43, de manière à donner au battant une surface supérieure sensiblement continue. La fente 50 est suffisamment grande pour qu'aucune partie de la plaque 43 ne soit à proximité des pôles de l'aimant, voir 6g.13, et, par conséquent, si cette plaque était en acier, elle ne serait pas suffisamment près de l'aimant pour offrir une voie aux lignes de force magnétiques des pôles.
Le support 48 est fixé en 53 au fléau du battant. La dis tance de centre à centre, entre les pôles 45 et 46, est sensiblement égale à la longueur de la plaque 40, bien que cela ne soit pas indispen sable. Les pôles 45 et 46 sont également à une certaine distance du peigne 54 dont les dents sont habituellement en tôle d'acier plate.
Les bobines des deux pièces El et E2 peuvent être connectées comme représenté schématiquement à la. fig. 7, un des côtés de chacune des bobines étant relié à un fil 55, l'autre côté étant relié à un seul redresseur d'ondes. Comme le montre la fig. 7, des redres seurs 56 et 57 sont prévus pour les bobines E1 et E2, respectivement. Ces redresseurs sont disposés de telle manière qu'ils ne permettent qu'à du courant électrique ayant un de deux sens déterminés de passer de ces bobines à un fil 58 qui est connecté aux deux redresseurs.
Comme le montre la. fig. 7, le circuit élec trique utilisé dans cette forme d'exécution comprend un tube électronique 60 compor tant une plaque 61, une cathode 62 et une grille de commande 63. Cette dernière est reliée au fil 58 par l'intermédiaire d'une résis tance protectrice RI. Le fil 55 est relié à un fil 65, mis à la terre en 66, et un petit, condensateur Cl ainsi qu'une seconde résistance R2 sont montés en parallèle entre les fils 58 et 65, du côté de la résistance RI opposé au tube 60. L'un des côtés d'une résistance R3, de préférence va riable, est relié au fil 65, tandis que le côté opposé est. relié à la cathode 62 par le fil 67.
Un fil 68 relie le fil 67 à l'un des côtés d'une résistance R.t dont l'autre côté est relié, par le fil 69, au secondaire 70 du transformateur T. Ce secondaire fournit du courant alternatif à une tension relativement élevée; il est relié au fil 65 et tend normalement à faire passer du courant électrique par le tube 60. La résis tance R.l est considérablement plus grande que la résistance R3 et la cathode est. main tenue à une tension légèrement au-dessus de celle de la terre.
La plaque 61 est connectée par un fil 71. à un relais 72 (normalement privé de cou rant) commandant un interrupteur 73 qui comporte une lame 74 et un contact fixe 75. Le relais 72 est également relié au fil 69 et est monté en parallèle avec un condensateur électrique C2 relativement grand. L'interrup teur 73 est relié, par des fils 76 et 77, à un bloc iIC qui contrôle le moteur 11; ce bloc n'a pas été représenté en détail, mais est indique; schématiquement sur la fig.7.
Une came rotative 80 présente une partie de faible diamètre 81 et une partie saillante 82 servant à actionner la laine 83 d'un inter rupteur 84 comportant un contact fixe 85. La lame 83 est. reliée au fil 76, tandis que le contact. 85 est relié au fil 77, de sorte que les interrupteurs 73 et 84 sont disposés en paral lèle. L'un ou l'autre de ces interrupteurs doit. être fermé pour permettre au contrôleur lIIC de mainten_r le moteur 11 en marche. La came 80 et l'interrupteur 84 constituent. un dispo sitif de commande du métier qui tend nor malement à arrêter le métier à chaque passe, au moment où la navette doit être au-dessus de l'une ou l'autre des pièces de commande El ou E2, suivant le sens de la course.
La came 80 et l'interrupteur 84 peuvent être disposés comme représenté à la fig. 2; l'arbre 17, qui se meut continuellement et régulièrement pendant le fonctionnement, du moteur, porte un pignon 86 autour duquel passe une chaîne 87. Cette chaîne passe égale ment autour d'un second pignon 88 fixé sur un arbre 89 (fig. 3), auquel. est fixée la came 80. Les pignons 86 et 88 ont les mêmes dimen sions, de sorte que la came 80 tourne à. la même vitesse que l'arbre supérieur 17.
L'arbre 89 (voir fi--. 3) tourne dans deux coussinets 90, disposés\ l'un dans le prolonge ment de l'autre et enfoncés dans la. partie 91 d'une pièce de réglage 9\?. Une vis de serrage 93 maintient, la. pièce 92 dans fine position angulaire fixe par rapport à un support 94 fixé au bâti du métier.
Un disque 95, en ma tière isolante, est fixé à. l'intérieur de la partie agrandie 96 de la pièce 9? et supporte une plaque de contact arquée 97 (fig.2) main tenue contre le disque 95 dans une position angulaire déterminée, au moyen de vis 98 passant à travers des trous 99 ménagés dans la plaque 97 et se vissant dans ce disque. he contact 85, dont il a été parlé précédemment, est porté par la plaque 9 7 et la lame 83 est également montée sur le disque 95. Le fil 100 relie le contact 85 au fil 77 et le fil 101 relie la lame 85 au fil 76.
Comme on l'a. déjà. dit, une vis de serrage 93 permet de régler la position angulaire de l'interrupteur 84 par rapport à. la came 80, de facon à faire varier le temps où se produit l'ouverture de l'interrupteur par rapport. an cycle du métier. La. construction représentée à droite de la fig. 2 et à la fig. 3 n'est. donnée qu'à titre d'exemple d'un interrupteur ré glable circulairement dont. le moment d'ou verture peut être réglé par rapport au cycle, du métier.
Pendant le fonctionnement. du métier, l'interrupteur 84 sera. fermé pendant la ma jeure partie de chaque cycle d'une passe du métier, mais sera ouvert par la partie haute 8.'3 de la came, lorsque la plaque de métal de la navette en marche passera sur l'une ou l'autre des pièces inductrices El et E2, sui vant le sens du mouvement. de la navette.
L'ouverture de l'interrupteur 84 obligerait normalement le contrôleur 31C à arrêter le moteur JI; mais, si l'interrupteur 73 est fermé à ce moment, le contrôleur lIC restera à l'état, normal et le moteur continuera à mar cher et à actionner le métier. D'autre part, si l'interrupteur 73 n'est pas fermé à ce moment, <B>le</B> contrôleur JIC arrêtera le moteur.
En admettant que la navette ait été lancée depuis une des boîtes disposées en R, par le mécanisme lance-navette, à l'extrémité de droite du métier, et se meuve vers la gauche, elle passera d'abord sur la pièce d'induction E1, alors que l'interrupteur 84 est encore fermé et le potentiel électrique développé aux bornes de la pièce d'induction El chargera la grille 63 de telle faon que du courant pourra passer par le tube 60 et le relais 72 sera actionné, comme décrit ci-après, et fermera l'interrupteur 73; mais ceci n'aura aucun effet, en raison clé ce que l'interrupteur 84 sera fermé à ce moment.
Au cours de sa course, la navette passera sur la seconde pièce inductrice E#, et engendrera un cycle unique de courant alternatif dans la bobine. On remarquera que le mécanisme lance-navette ou chasse-navette fournit l'énergie nécessaire pour engendrer le potentiel électrique ou im pulsion dans les pièces inductrices El et E2.
Le redresseur 57 bloquera l'alternance néga tive de ce cycle, mais permettra à l'alternance positive d'agir sur la grille 63, par l'intermé diaire de la résistance RI, et, en même temps, chargera le petit condensateur @Cl. Aussitôt que la navette aura franchi la pièce E2, le condensateur Cl commencera à se décharger à travers la résistance R2, et, en ce faisant, maintiendra la grille 63 à un état positif par rapport à. la cathode 62. La grille sera main tenue à ce potentiel assez longtemps pour que du courant puisse passer par le tube électro nique 60, de sorte que le secondaire 70 sera à. même, non seulement d'exciter le relais 72.
mais aussi de charger le condensateur C.., qui est plus grand que le condensateur Cl. Lorsque le potentiel de la plaque 61 passe du positif au négatif, le condensateur C#> se dé- diarf-),era par le relais 72 et, de cette manière, ce dernier pourra être maintenu excité pen- dant une période correspondant à la période d'ouverture de l'interrupteur 84. Si la na vette se déplace normalement, le relais 72 fermera l'interrupteur 73 pendant que l'inter rupteur 84 est ouvert; il n'y aura pas de changement au contrôleur 31C et le métier continuera. de fonctionner.
Si la navette est en retard et ne passe sur la pièce inductrice E2 qu'après que l'inter rupteur 84 a été ouvert, les deux interrup teurs 73 et 84 seront alors ouverts momen tanément et le circuit passant par les fils 76 et 77 sera ouvert et le contrôleur<I>MC</I> déter minera. l'arrêt du moteur JI. Cet arrêt peut s'effectuer à l'aide de l'un quelconque des dispositifs que l'on trouve, à cet. effet, dans le commerce. Ce moteur<I>JI</I> est alors de préfé rence un moteur triphasé connecté en triangle et un courant continu peut être envoyé dans un ou deux clés enroulements de ce moteur, afin d'exercer une action de freinage rapide.
Le contrôleur JIC comportera alors un appa reil électrique agencé pour brancher le moteur à courant alternatif JI sur une source de cou rant continu.
Au retour de la navette vers la droite (fig.1), les conditions seront les mêmes que celles qui ont déjà été décrites, sauf que le potentiel électrique de contrôle sera engendré dans la pièce d'induction El. Si la navette est. arrivée à temps, le relais 72 fermera à temps l'interrupteur 73, comme précédemment, et. le métier continuera de fonctionner.
Le réglage de l'interrupteur 84 par rap port à la came 80 permettra de faire varier légèrement le moment de l'ouverture de F'interrupteur 84 sous l'action de la partie haute ou pointe 82 de la came par rapport au cycle du métier, de manière à pouvoir effec tuer des réglages qui compenseront les diffé rentes vitesses de navette pour lesquelles le chasse-navette peut être réglé.
Lorsqu'il est. fait usage de deux bobines, comme indiqué sur la fig.7, les redresseurs 56 et 57 agiront non seulement pour bloquer les alternances négatives engendrées dans les pièces E1 et E2, mais empêcheront égaiement chaque pièce de se décharger dans l'autre pièce, de telle sorte que tonte l'énergie déve loppée dans chacune des pièces pourra, par conséquent, être utilisée pour la grille et pour le chargement du condensateur Cl.
Dans une première variante de la forme d'exécution que l'on vient de décrire, l'inter rupteur électrique 84 et la came 80 sont sup primés et sont remplacés par un dispositif de commande mécanique qui tend normalement à arrêter le métier en un point donné du cycle du métier, comme il est d'usage dans les dis positifs de protection, mais le mécanisme sera empêché d'arrêter le métier si la navette est arrivée à temps et a engendré un potentiel électrique au point correct dans le cycle du métier.
Dans le dispositif de protection, qui est représenté sur la fig. 9, l'arbre supérieur 17 porte une came 110 munie d'une pointe 111 qui fait basculer périodiquement un levier de commande 112. Ce dernier pivote autour d'un axe 113 fixé sur un montant 114, maintenu dans une position fixe sur le bâti du métier. La partie supérieure du levier 112 porte un bras 115 qui, comme on peut le voir à la fig. 9, effectue un mouvement vers la droite se répé tant périodiquement; ce mouvement se pro duit, dans chaque cycle, au moment où la na vette passe sur la pièce d'induction destinée à commander la grille du tube 60.
Un levier d'arrêt 120, également monté de faon à pouvoir pivoter sur l'axe 113, est relié, à son extrémité supérieure, par une tige 121, an piston 122 d'un cylindre hydraulique 123 relié, d'une manière appropriée, à un frein hydraulique 124 du métier. Sur le levier 120 est monté un axe 125 (fig.10) susceptible de coulisser clans ce levier et se trouvant nor malement sur le chemin du bras de levier 115. Cet axe 125 est relié à un petit levier 126 qui se meut autour d'un pivot 127 fixe par rap port au levier 120. Un solénoïde 128, égale ment monté sur le levier 120, comporte un noyau 129 relié en 130 au levier 126.
Un res sort de compression 131, intercalé entre le solénoïde et le levier 126, tient normalement ce dernier dans la position qui est repré sentée sur la fig.10, l'axe 125 étant dans la position d'arrêt, en avant du bras de levier 115. Lorsque le solénoïde 128 est excité, l'axe 125 est amené hors du chemin du bras de levier 115 qui exécute un mouvement à vide. Si, d'autre part, l'axe 125 est encore sur le chemin du bras de levier 115 lorsque ce der nier effectue son mouvement basculant pério dique, qui se produit à. chaque lancement de navette du métier, il se produit alors, dans le cylindre 123, des pressions hydrauliques, et le métier est arrêté par le frein 124.
La. came 110, le bras de levier 115, l'axe 125, le levier 120 et les pièces que celui-ci actionne, consti tuent un dispositif de commande du métier, tendant à arrêter celui-ci à des intervalles de lancement de navette survenant régulière ment.
Le circuit qui commande le solénoïde 128 est presque le même que celui qui a déjà été décrit en regard de la fig. 7. Ce circuit, repré senté sur la fig. 8, est analogue pour la plus grande partie au circuit représenté sur la fig. 7. Le solénoïde 128 remplace le relais 72 et le condensateur électrique C3, possédant de préférence une capacité un peu plus grande que C2, est en parallèle avec ce solénoïde.
Le fonctionnement de cette variante se comprendra d'après la description qui a déjà été donnée. Le bras de levier 115 basculera au moment où la navette passera. sur les pièces d'induction El ou E:, et, si la navette y est en temps voulu, elle induira un potentiel qui changera les conditions électriques de la grille 63, pour permettre au courant de passer par le tube 60 et le solénoïde 128, en obligeant ce dernier à amener l'axe 125 hors du clic min du bras de levier<B>115,</B> juste avant que ce dernier commence à faire une course efficace. .Ali même moment, le condensateur C3 sera chargé de maintenir le solénoïde 128 clans un état d'excitation et cela pendant un court intervalle de temps après que le tube aura cessé d'être allumé.
Cette excitation prolon gée a, entre autres, pour but d'empêcher le ressort 131 de pousser l'axe 125 contre le bras de levier 115 et d'éviter ainsi de l'usure. On comprendra évidemment que le rôle essen tiel du circuit électrique aura été rempli, si la navette s'est déplacée normalement, quand l'axe 1\Z5 aura été amené à une position de non-arrêt, comme représenté à la fig.11, et cela juste avant que la partie 111 de la came ait fait basculer le levier 112.
On pourrait. aussi remplacer le solénoïde 7,'38 par un relais analogue au relais 72, et dis poser un interrupteur commandé par ce relais pour fermer un circuit passant par le solé noïde 1.28. Ceci introduirait. un déphasage électrique supplémentaire qui causerait un léger retard entre le moment du passage de la navette sur l'une ou l'autre des pièces E1 et. E., et le moment où l'axe 125 est retiré du chemin du bras clé levier 115; mais la position (le la came 110 peut être réglée clé manière à tenir compte de ce très léger retard. La po sition (le la came 110 sur l'arbre 17 peut être réglée au moyen d'une vis de serrage 130 (6g.12), ce qui fait que le moment où le levier 112 bascule peut être modifié par rap port. au cycle du métier.
Dans une seconde variante de la forme d'exécution décrite en regard des fig.l à 7, une seule pièce d'induction Ep, est placée au milieu du battant. Lorsqu'il est fait usage d'une seule pièce, comme représenté sur la fig.15, l'interrupteur 84 sera réglé par rap port à la came 80, clé manière à s'ouvrir dans le cycle du métier, plus tôt que lorsqu'il est fait- usage de deux pièces. De même, un ré glage de la came 110 sera nécessaire pour faire basculer plus tôt le bras de levier 115.
On verra, d'après cela, que l'unique bobine Es peut être utilisée soit avec la forme d'exé cution préférée de l'objet de l'invention, soit avec la première variante de cette forme d'exécution.
On a constaté que, dans la, forme d'exécu tion et clans les variantes qui viennent d'être décrites, l'impulsion d'arrêt. du métier est produite plus tôt. qu'il n'est possible de le faire avec les systèmes de protection usuels; il en résulte que les parties mobiles du mé tier ont plus de temps pour dissiper leur énergie. Les pièces d'induction<B>El</B> et E2 sont situées à une distance assez grande des boîtes (le navette, en un point adjacent à celles-ci, et le temps qui est nécessaire pour que les navettes puissent aller de ces pièces à leurs boîtes respectives constitue un temps qui est disponible pour arrêter le métier et qui n'exis tait pas avec les dispositifs de protection mé canique usuels.
Les valeurs des diverses parties des cir cuits électriques représentés aux fig.7 et 8 peuvent, varier dans de grandes limites. On donnera toutefois, à titre indicatif, quelques valeurs qui ont été jugées intéressantes dans un cas de réalisation pratique. Les bobines portées par le battant produisaient de 5 à 15 volts; les condensateurs C1 et C2 avaient respectivement 0,25 et 16 microfarads; la résistance Ri avait la valeur de 1,57 mégohms, tandis que la résistance R2 était d'un mégohm. La résistance R3 pouvait varier jusqu'à 100 ohms, tandis que la résistance R.4 était de 10 000 ohms.
Le relais 72 avait une résistance de 3300 ohms et la résistance R,5, qui est une résistance de charge du tube 60, avait une va leur de 4000 ohms. Le secondaire 70 fournis sait une tension de 175 volts. Le moteur<B>111</B> fonctionnait avec du courant alternatif tri phasé et le bloc :11C fournissait du courant continu au moteur pour arrêter le métier.