Compteur d'eau pourvu d'un dispositif de protection contre le gel.
La présente invention, due à M. Lo,us
Beuneux, se rapporte à un compteur d'eau pourvu d'un dispositif de protection contre le gel.
Comme dispositif de protection contre le gel on a déjà employé des boulons ou goupilles de cisaillement, des pièces d'écrasement ou de rupture (fond d'un compteur se rompant ou verre des compteurs humides).
Les fig. 1 et 3 représentent de tels dispositifs connus.
Dans la fig. 1, 1 représente le corps d'un compteur avec ses tubulures 2 et 3 d'entrée et de sortie, 4 est le mécanisme mesureur, 5 est le fond du compteur. Le mécanisme mesureur est solidement tenu par sa base 6 qui est serrée entre le eorps 1 et le fond 5.
La protection est assurée par une pièce de rupture ronde e 7 en matière facilement cassable.
Cette pièce de rupture 7 est maintenue sur une ouverture du fond 5 par l'intermédiaire de la pièce de maintien 8 et des vis 9.
La fig. 3 montre le fond 5 d'un compteur avec une partie plus faible 12 comportant une amorce de rupture 13, une membrane 10 souple et imperméable réalisant un isolement thermique du fond.
Ces dispositifs eonols sont concus dans le but de protéger les mécanismes intérieurs contre le gel, et présentent les inconvénients suivants: le phénomène de gel étant relatie ment lent, il s'ensuit que, lorsque la pièce de rupture commence à céder, la moindre fuite fait baisser immédiatement la pression résultant de la congélation et qu'il n'y a pas de rupture ou écrasement suffisant pour permettre lme évacuation convenable de l'eau ; le gel eontinuant son effet, la glace obstrue la fuite jusqu'à ce qu'une nouvelle augmentation de pression occasionne une nouvelle rupture ou un nouvel écrasement de la pièce et de la glace qui s'est accolée à celle-ci.
Il se produit ainsi des déplacements irréguliers de la glace qui entraînent pins ou moins les pièces intérieures du eompteur, provoquant leur rupture ou déformation.
Ces inconvénients sont évités dans le compteur d'eau selon l'invention, qui se caractérise en ce que le dispositif de protection contre le gel, situé à la partie inférieure du compteur, comprend, à partir de l'intérieur, une membrane souple imperméable, une cloison formant pièee de rupture et une rondelle rigide disposée entre les deux.
Les fig. 2, 4, 5 et 6 du dessin représentent, à titre d'esemple et en coupe partielle, quelques formes d'exécution du dispositif faisant l'objet de : la présente invention.
Dans la fig. 2, on voit une rondelle 7, constituant la pièce de rupture, laquelle est doublée d'une membrane souple et imperméable 10 qui a. pour but de réaliser un isolement thermique et de s'opposer à toute fuite quand il y a fissure de la rondelle 7 au début du gel. Une rondelle rigide Il est intercalez pour faciliter la rupture de la rondelle 7.
La rondelle 7 placée à la partie inférieure du compteur a pour but de protéger le mécanisme de mesure du compteur, mécanisme de mesure qui est particulièrement sensible à la gelée. Pratiquement, la gelée commence par les tubulures, l'eau contenue dans le corps du compteur ne s 'évacue pas au commencement de la gelée par ces tubulures, mais eontinue à geler, rompant les pièces du mécanisme de mesure, qui sont en matière plastique; le placement de la pièce de rupture et de la membrane à la partie inférieure, à proximité du mécanisme de mesure, présente donc un avantage très appréeiable, permettant l'évacuation immédiate de l'eau non encore congelée, mais en voie de congélation dans le corps du eompteur.
Dans la fig. 4, la protection est réalisée de la même façon que dans la fig. 2, mais une cuve 15 munie d'une vis de vidange 16 est dis-posée sous la rondelle de rupture 7.
La fig. 5 montre un mode de fixation de la pièce de rupture et du réservoir 15 par un écrou raccord 18 unique.
Sur la fig. 6, on voit une rondelle de rupture 19 obtenue par moulage d'une matière plastique ou céramique dans une couronne 20 en métal. La membrane imperméable et la rondelle rigide n'ont pas été représentées.
Le fonctionnement des dispositifs de pro tection des fig. 2 et 4 à 6 est le suivant:
Quand le compteur gèle, l'eau contenue dans les tubulures gèle la première du fait du petit volume qu'elle occupe par rapport aux masses métalliques qui l'entourent.
A partir de ce moment, la pression monte dans le compteur par suite de l'augmentation de volume due à la congélation de l'eau, la pièce de rupture 7 cède quand la pression est suffisante.
A la fig. 2, la membrane souple et imperméable 10 a pour but d'éviter les fuites au début de la rupture de la rondelle de rupture, de façon à obtenir une eassure complète de celle-ci; en même temps, elle agit comme isolant thermique dans le cas d'une rondelle de
rupture métallique; la petite rondelle de dé
foncement li a pour but de faciliter la rupturc de la pièce de rupture 7.
Le fonctionnement du dispositif suivant la
fig. 4 est le même que celui du dispositif de
la fig. 2, mais l'eau évacuée au moment du gel
est recueillie dans une cuve 15. Au dégel, le
compteur peut doue fonctionner immédiate
ment sans risque d'inondation; toutefois, après
chaque gel, il faut vérifier en dévissant la vis
: 16 si la pièce de rupture est rompue et, dans
l'affirmative, la remplacer immédiatement;
sans quoi le compteur ne serait plus protégé
contre le gel suivant.
Les formes d'exécution décrites ci-dessus
sont susceptibles des modifications suivantes :
1" On peut prévoir un fond ajouré tenant
solidement au corps du compteur, le méca
nisme intérieair étant solidement tenu entre le
corps et le fond ajouré du compteur ou fixé
à l'une de ces deux pièces, de façon qu'il ne
se produise auexm déplacement relatif des
différents organes au moment du gel.
20 On peut prévoir un fond comportant
une zone de rupture, le fond et la pièee de
rupture ne faisant qu'un bloc.
30 On peut prévoir une cuve de trop-plein.
4" La pièce de rupture peut être en ma
tière isolante, matière plastique, céramique,
etc. Elle peut même être constituée en deux
matériaux différents assemblés par exemple
par moulage ou par soudure.
I1 est entendu que, dans tous ces cas, les
dispositifs de protection comprennent une
membrane souple, une pièce de rupture et
une rondelle rigide.
La membrane souple peut être en caout-
chouc ou en toute autre matière équivalente
souple et imperméable à l'eau, sa forme peut
être adaptée à celle de la pièce de rupture et
de son support, que ces deux pièces soient soli
daires ou au contraire réunies en une pièce
unique.
La rondelle rigide placée entre la mein-
brane souple et la pièce de rupture peut être
métallique ou an une autre matière à.résisc
tance suffisante. Cette pièce peut être main tenue en place par exemple par collage, embrèvement, etc.
La a cuve de trop-plein peut être fixée sur la pièce ajourée par exemple au moyen de vis; son trou de vidange peut être soit ouvert, soit fermé par une vis ou un petit robinet ou être raccordé à un petit tuyau permettant l'évacuation dans un caniveau de vidange.
Elle peut être munie d'un second dispositif de sécurité pour le cas où l'on n'aurait pas remplacé la pièce de rupture après un gel.
Les formes d'exécution décrites assurent la protection de l'enveloppe du compteur et de toutes les pièces du mécanisme intérieur, la remise en état du compteur, après un gel, se bornant au remplacement de pièces simples et bon marché n'intéressant pas le mécanisme proprement dit.
Un des avantages du dispositif selon la fig. 4 est de permettre d'évitertoute inondation consécutive au dégel et de permettre le fonctionnement immédiat du compteur après un premier gel, le remplacement de la pièce de rupture pouvant être fait ultérieurement.