Machine pour fabriquer des cous L'invention a pour objet une machine pour fabriquer des clous, comprenant un coulisseau entêteur animé d'un mouvement de va-et-vient horizontal sous la commande d'un arbre à ma nivelle, une paire de couteaux articulés l'un à l'autre et disposés respectivement au-dessus et au-dessous dudit coulisseau entêteur suivant un axe perpendiculaire à la direction de mouve ment dudit coulisseau, machine comprenant, en outre, un mécanisme de liaison à bascule fixé entre des bras porte-couteaux et le cou- lisseau entêteur.
La machine suivant la présente invention est caractérisée en ce que ledit mécanisme com porte des moyens à basculement brusque arti culés audit coulisseau entêteur et aux bras sup portant lesdits couteaux, chacun des bras porte- couteaux présentant des parties articulées placées au-dessus et au-dessous dudit coulis- seau entêteur et lesdits bras étant articulés entre eux et au bâti, sur lequel le coulisseau est monté, à l'aide desdites parties articulées afin que lesdits bras puissent pivoter autour d'un axe commun qui est perpendiculaire au coulis- seau.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de la machine objet de l'invention.
La fig. 1 montre, en perspective, l'ensemble de la machine constituant ladite forme d'exécu tion.
La fig. 2 montre, en coupe verticale axiale et à plus grande échelle, cette même machine. La fig. 3 montre, en perspective et vue par le bras, une partie de la machine, le capot su périeur et certains autres organes étant enlevés. La fig. 4 montre, en vue de côté depuis la droite de la machine, le dispositif d'entraîne ment du mécanisme d'alimentation.
La fig. 4n montre, à plus grande échelle et en plan, un rouleau redresseur pour rectifier l'ouvrage pénétrant dans la machine.
La fig. <I>4b</I> montre, en coupe suivant 4b-4b de la fig. 4c, une partie du mécanisme d'ali mentation.
La fig. 4c montre, en élévation et en dé tail, le dispositif d'entraînement articulé du mé canisme d'alimentation.
La fig. 5 montre, en élévation depuis la gauche de la machine, le mécanisme d7alimen- tation pour faire avancer le fil dans la ma chine.
La fig. 5a montre, en perspective, une par tie du mécanisme d'alimentation avec les orga nes d'agrippage pour l'ouvrage à leur position reculée. La fi-. 5b montre, semblablement, le même dispositif avec ses organes à leurs positions avancées.
La fig. 5c montre, en perspective, la partie du mécanisme susdit et le fonctionnement du dispositif de sûreté dans le cas où il se produit un coincement dans la machine.
Les fi-. 6 et 6a montrent, respectivement en élévation et en coupe horizontale suivant 6n-6a de la fi-. 6, le support des matrices avec les matrices d'agrippage et leurs détails de montage.
La fig. 7 montre, en plan (parties en coupe), un arbre transversal faisant partie du mécanisme d'alimentation.
La fig. 8 montre, en plan, les couteaux et les liaisons à bascule établies entre les porte- couteaux et le coulisseau entêteur quand celui- ci est à sa position morte reculée.
La fig. 9 montre, semblablement à la fig. 8, le coulisseau entêteur ayant avancé complète ment alors que les couteaux sont écartés de leur position active.
La fig. 10 montre, en plan (parties en coupe), le dispositif d'arrêt agissant comme sûreté.
La fig. <B>11</B> montre, en élévation (parties en coupe), le mode de montage d'un couteau sur son porte-couteau.
Les fig. 12 et 13 montrent, respectivement en plan et en coupe suivant 13-13 de la fig. 12, le capot supérieur portant les pivots des porte- couteaux.
La fig. 14 montre, en perspective et en vue depuis la gauche de la machine, le disposi tif protecteur pour recevoir les copeaux ainsi qu'une partie de l'éjecteur des clous.
La fig. 15 montre, en perspective et vu de puis la droite, le même dispositif protecteur et le même éjecteur.
Les fig. 16 et 17 montrent, respectivement en élévation (parties en coupe) et en plan, l'éjecteur des clous et la commande de celui-ci. Si l'on se reporte à la fig. 1, on voit en 5 le bâti de la machine qui est monté sur un socle 6 et qui comporte, du côté gauche, un couloir débiteur 7 aboutissant au-dessus d'un trans porteur incliné 8 pour les clous. L'alimentation en fil se fait à partir d'une bobine 9 qui, de préférence, est fixée sur un support 10 qui dé bite le fil 11 en fonction de la tension avec laquelle la machine agit sur ce fil 11. Le sup port 10 de la bobine, qui débite le fil, ainsi que le transporteur 8 pour les clous fabriqués, ne constituent pas des parties essentielles de la machine représentée et ne sont donc pas dé crits en détail.
Une boîte de commande 12, comportant des interrupteurs pour la mise en marche et l'arrêt de la machine, est montée sur celle-ci à un endroit aisément accessible par l'opérateur. La machine est entraînée, de pré férence, par un moteur électrique ou analogue (non représenté) qui est relié, par une cour roie ou autrement, à un volant 13 fixé à gau che de la machine. Le dispositif d'alimenta tion pour faire avancer le fil d'une manière in termittente est désigné, dans son ensemble, par 14 et, comme les spécialistes s'en rendent aisé ment compte, comporte un coulisseau entêteur qui est entraîné par une manivelle, ce coulis- seau servant à former une tête à l'extrémité libre du fil engagé dans la machine.
Le fil avance ensuite en étant entraîné par le dispo sitif d'alimentation jusqu'à être amené en ali- P <B>a</B> ement avec des couteaux qui coopèrent entre eux et qui servent à tronçonner le fil pendant qu'ils forment la pointe du clou par suite du tronçonnage. Le découpage se fait à une dis tance suffisante du porte-matrices pour qu'une partie suffisante du fil fasse saillie sur ce porte- matrices afin que la tête du clou suivant puisse être formée par le coulisseau entêteur.
La rotation du volant 13 est transmise à une manivelle portée par un arbre monté trans versalement dans la machine et à l'extrémité arrière de celle-ci et, comme montré en coupe sur la fig. 2, l'arbre comporte une manivelle à excentrique 15 dont la bielle 16 transmet le mouvement au coulisseau entêteur désigné, dans son ensemble, par 17. Le coulisseau 17 est dirigé, pendant son mouvement alternatif, par des appuis 18 et 19 fixés à l'avant du cou- lisseau et au-dessus et au-dessous de celui-ci. Les appuis 18 et 19 sont montés respective ment sur un capot amovible 20 et sur une tra verse 21 du bâti.
Pour obtenir un fonctionne ment précis du coulisseau entêteur, des appuis écartés 22 sont fixés à l'extrémité arrière du coulisseau et agissent sur un prolongement 23, plus large, du coulisseau, ce prolongement s'étendant jusqu'au-dessus de la manivelle. Un axe 24, placé transversalement par rapport au coulisseau entêteur, relie la bielle 16 à celui-ci. De préférence, on donne aux appuis supérieur 18 et inférieur 19 les dimensions et emplace ments montrés, en coupe, sur la fig. 13, alors que les appuis écartés ont des formes similaires, comme montré en 22a sur la fig. 3.
Comme visible sur la fig. 3, les appuis 22a sont écartés l'un de l'autre sur toute la largeur, à peu près, de la machine, de sorte que le coulisseau fait un mouvement alternatif exact. Le marteau 17a, porté par le coulisseau entêteur 17, est monté sur celui-ci de manière à pouvoir être réglé longitudinalement et à cet effet il présente un trou 196 dans lequel est logé un coin 197 prenant appui, à une extré mité, sur une vis de réglage 198 et, à son autre extrémité, sur une vis de réglage 199 de sorte que le desserrage d'une des vis et le serrage de l'autre provoquent le déplacement du coin <B>197</B> dans le trou 196, transversalement par rapport au coulisseau (fig. 9).
Une tige 200 (fig. 8) est logée dans un alésage axial du cou- lisseau et sa face arrière 201 est inclinée en concordance avec la face adjacente du coin <B>197.</B> L'autre extrémité de la tige 200 comporte une encoche taraudée 202 pour recevoir un outil qui sert à retirer la tige 200. La partie avant 204 de la tige 200 est taraudée en 205 à son extrémité avant pour recevoir un outil qui permet de retirer cette partie avant 204. Les parties alignées 17a, 204 et 200 du marteau sont logées dans un manchon 207 qui est main tenu dans l'alésage axial du coulisseau par une vis de serrage 208.
Pour empêcher que le bâti s'allonge par la pression exercée par le coulisseau pendant la formation de la tête, une entretoise 25 est fixée longitudinalement à la partie supérieure de la machine au-dessus du capot amovible 20. L'en tretoise est soumise à une tension préalable par le serrage d'un écrou 26 et on obtient un en semble analogue à une boîte rigide qui a un poids minimum alors que les parties mobiles de la machine sont bien agencées et aisément accessibles.
Des bras 27 et 28, porteurs des couteaux pour cisailler et former les pointes des clous, comportent respectivement des oreilles 29, 30 et 31, 32 écartées verticalement. Les oreilles ont une forme telle qu'elles puissent se recou vrir dans le plan vertical médian du coulisseau entêteur et dans cette position de recouvre ment elles sont articulées l'une à l'autre par des axes 33 et 34.
L'axe 33 est retenu dans le capot 20 et l'axe 34 est maintenu dans la tra verse 21 du bâti sous le coulisseau entêteur. On voit sur les fig. 2 et 3 que les oreilles 29 et 30 du bras porte-couteau 27 de gauche sont écartées l'une de l'autre sur une distance ver ticale plus grande que les oreilles 31 et 32 du bras porte-couteau 28 de droite de sorte que les oreilles 29 et 30 entourent et recou vrent les oreilles correspondantes 31 et 32. Le montage des deux bras 27 et 28 sur les axes verticaux et alignés 33 et 34 l'un au-dessus et l'autre au-dessous du coulisseau permet de se servir d'un mécanisme de commande pour ces bras par lequel on évite toute déviation sous charge qui affecterait, d'une manière nuisible, la précision et la vitesse de la fabrication.
Le mouvement des bras porte-couteaux, pendant le fonctionnement de la machine, est obtenu à l'aide du coulisseau entêteur et par l'intermédiaire d'un dispositif basculeur. On voit plus spécialement sur les fig. 3 et 9 que le bras de droite 28 comporte, à son extrémité libre, un axe vertical 35 auquel est articulée une biellette basculante 36 qui, à son tour, est reliée par un axe d'articulation 37 à une biellette bas culante 38. L'autre extrémité de la biellette 38 est articulée à un axe vertical 40 au bâti.
Une troisième biellette basculante 41 est articulée, à une extrémité, au point de liaison entre les biellettes 36 et 38 et à son autre extrémité, par un axe vertical 42, au coulisseau entêteur. A cet égard, il est à noter que le bras 28 est dé coupé pour former un passage horizontal pour les biellettes basculantes 36 et 41 qui fonc tionnent en traversant ce bras 28. Le bras de gauche 27 comporte, d'une manière similaire, des biellettes basculantes 43, 44 et 45 reliées au moyen d'un axe 46 au bras 27, au bâti par un axe 47 et au coulisseau par un axe 48. L'axe vertical 40 du bras de droite 28 est tou- rillonné, à son extrémité inférieure, dans la crapaudine 49 pratiquée dans le bâti comme bien visible sur la fia. 13.
L'extrémité supé rieure de cet axe 40 est tourillonnée dans le capot 20 et dans une crapaudine 50. Des cra paudines similaires sont usinées, en 51 et 52, pour l'axe 49 du côté gauche du bâti, respec tivement dans le bâti et dans le capot.
L'agencement décrit plus haut pour les liai sons basculantes entre le coulisseau entêteur et les bras porte-couteaux est tel que, lorsque le coulisseau recule à sa position arrière maxi mum, les biellettes basculantes 43, 44 et 36, 38 sont amenées à leurs positions mortes. Lors que le coulisseau occupe sa position avant ma ximum (comme montré sur la fig. 9), les mêmes biellettes sont amenées à leurs positions incli nées les unes par rapport aux autres, de sorte que les bras porte-couteaux sont écartés de leurs positions actives montrées sur la fig. 8.
Le montage des bras porte-couteaux, pour per mettre leur pivotement autour des pivots au- dessus et en dessous du coulisseau entêteur, procure à ces bras un support rigide et le dis positif à basculement brusque ou à genouil lère améliore les mouvements avec accélération et avec décélération, ce qui contribue à l'obten tion d'une vitesse totale élevée pour le fonc tionnement de la machine. La décélération des bras 27 et 28, quand les couteaux se rejoignent, est particulièrement importante et, dans la ma chine en question, elle procure un fonctionne ment pour lequel les couteaux ne viennent pas se heurter ou ne s'abîment pas si la machine fonctionne à vide et qu'aucun ouvrage ne se trouve entre les couteaux.
On peut ainsi régler exactement les positions des couteaux l'une par rapport à l'autre, de sorte qu'ils forment une pointe bien nette au bout de chaque clou. Ce réglage précis peut être conservé pendant de longues périodes de fonctionnement. Ceci pa raît résulter, tout au moins en partie, du fait que le capot 20 forme avec le bâti un ensemble rigide, analogue à une boîte (fig. 12 et 13) qui supporte, par les axes 40 et 47, environ 80 % des efforts au cours du tronçonnage.
On a constaté que la commande des bras porte-cou teaux, dans les machines utilisées jusqu'ici, pour rapprocher ces bras l'un de l'autre par des cames ou des excentriques, notamment par un arbre à manivelle, est la cause de certaines limitations pour ces machines connues, ces limitations affectant, d'une manière préjudi ciable, la vitesse maximum pour le fonction nement de la machine. L'entraînement du bras porte-couteaux, dans la machine représentée, est tel qu'environ 20 % seulement des efforts de tronçonnage sont supportés par le coulisseau entêteur principal et par l'arbre à manivelle principal de la machine, ces efforts étant sup portés pendant la course de recul du coulis- seau.
L'extrémité libre et extérieure de chacun des bras porte-couteau comprend un prolon gement intégral qui porte un butoir destiné à venir en contact avec la face latérale d'un porte-matrices 77. Le bras gauche 27 est muni du butoir 53 et celui de droite 28 du butoir 54. Dans le butoir 53 est pratiqué un trou ta raudé 55 dans lequel est logée une vis de ré glage 56 destinée à prendre appui sur un tam pon 57 en acier dur. La position du bras de droite 28 est réglée, d'une manière similaire, par rapport à la face latérale du porte-matrices par une vis de réglage 58 et un tampon 59 en acier dur.
Les tampons 57 et 59 limitent posi tivement le mouvement de rapprochement des couteaux jusqu'à leur position de tronçonnage et les plaques latérales massives 60 et 61 du porte-matrices 77 absorbent les chocs et em pêchent que ces chocs soient transmis, par l'intermédiaire des couteaux, au fil à tronçon ner.
Pour détacher un clou du fil et pour for mer, en même temps, la pointe de ce clou, on monte sur chaque bras 27 ou 28 un couteau 65, les détails du montage étant visibles sur la fig. <B>11.</B> La face du couteau 65, qui se trouve du côté de la matrice entêteuse, est plane et est inclinée vers cette matrice. Les faces supé rieure et inférieure des couteaux sont obliques ou inclinées à partir de la face susdite de sorte que le couteau a la forme d'un coin. La face inférieure et oblique du couteau repose sur un bloc 66 en forme de coin et sa face supérieure et oblique est maintenue par un coin coulis sant 67. Le couteau 65 peut être réglé latérale ment par rapport au bras correspondant 27 ou 28 par une vis de réglage 68 avec écrou de blocage 69.
Le coin coulissant 67 bute contre un bouchon fileté 70 qui est serré contre le coin par une vis à tête creuse 71. L'extrémité apparente du bouchon 70 comprend ûne tête polygonale 70n pour faire avancer et reculer le bouchon dans le trou taraudé pratiqué dans le bras 27 ou 28. Ces trois modes de réglage, décrits ci-dessus pour le couteau 65, permet tent d'ajuster celui-ci verticalement et hori zontalement par rapport au bras qui le sup porte et de le bloquer fermement à sa posi tion ajustée. Les spécialistes se rendent compte que l'arête tranchante du couteau 65 comporte une encoche avec bord chanfreiné d'après la forme que l'on désire donner à la pointe du clou. Le couteau, montré pour cet exemple, permet d'obtenir une pointe prismatique à qua tre faces.
Pour serrer l'ouvrage fortement contre le porte-matrices 77 pendant que la formation-de la tête du clou a lieu et pendant le tronçon nage, on a recours à des matrices d'agrippage 73 et 74 qui sont montées sur la face latérale du porte-matrices. La matrice supérieure 73 est fixée sur ce dernier alors que la matrice in férieure 74 peut se déplacer verticalement entre des limites rapprochées. La face avant de cha que matrice est plus étroite que sa face arrière (comme bien visible sur les fig. 6 et 6a) de sorte que les coins dépassants 75 et 76 peuvent être utilisés pour bloquer la matrice fixe 73 dans le porte-matrices 77.
De préférence, on donne à la matrice mobile 74 la même forme qu'à la matrice 73 et on la guide, pendant ses mouvements verticaux, entre les coins 75 et 76. Cette matrice 74 est sollicitée normalement vers la limite inférieure de son mouvement par une tige 78, sollicitée par un ressort et suppor tée à proximité du bord inférieur du porte-ma- trices 77. Celui-ci est soutenu par un coin 79 qui peut être réglé transversalement par rap port à une face inclinée 80 du bâti 5 derrière le porte-matrices. Un manchon fileté 81, avec une tête hexagonale 82, est vissé dans la plaque 60 qui se trouve à gauche du porte-matrices. Une vis 83, à tête creuse, traverse le manchon 81 et est vissée dans le coin 79 qui soutient le porte-matrices 77.
On voit sur les fig. 6a et 10 qu'en déplaçant le coin 79 transversalement par rapport au porte-matrices 77 à l'aide des moyens de réglage 82 et 83 l'ensemble du porte-matrices peut être avancé ou reculé sur le bâti et par rapport au coulisseau entêteur. Les matrices d'agrippage 73 et 74 comportent des encoches pour former le trou 73a; le porte- matrices 77 est perforé en 77n et le coin 79 est percé en 79a pour permettre au fil d'avancer dans la machine.
Le porte-matrices 77 est serré contre le bâti 5 par des boulons 210 et 211 fixés longi tudinalement et traversant le bâti immédiate ment au-dessus et au-dessous du porte-matri- ces. La tête du boulon 210 a la forme d'un' coin qui repose sur la face supérieure du porte- matrices afin que celui-ci soit maintenu en place quand l'écrou 210a est serré. A la partie inférieure du porte-matrices, la tête du boulon 211 a, de préférence, la forme d'un crochet qui est engagé dans une gorge pratiquée dans le bord inférieur du porte-matrices 77 afin que celui-ci soit serré fortement contre le bâti, par l'intermédiaire du coin 79, quand l'écrou 211 a est serré en même temps que l'écrou 210a.
Il est évident que le réglage des écrous 210a et 211a est accompagné d'un réglage transversal correspondant du coin 79, de sorte que la position de l'ensemble du porte-matrices 77 peut être réglée vers l'avant ou vers l'arrière de la machine.
Pour actionner la matrice d'agrippage mo bile 74, on articule un levier 84 autour d'un axe 85 fixé au bâti de la machine directement au-dessous du coulisseau entêteur. Le levier 84 est sollicité normalement dans le sens direct par rapport à la fig. 2 par un puissant ressort à boudin 86 et par un galet 87 fixé à l'extrémité arrière du levier pour venir en prise avec une came 88 fixée sur l'arbre à manivelle. L'extré mité avant du levier 84 porte un ergot fileté et réglable 89 dont l'extrémité supérieure, en forme de cuvette, sert de logement à une tige 90 dont le bout supérieur arrondi soutient un doigt coulissant 91 sur lequel repose l'extré mité inférieure de la matrice d'agrippage mo bile 74.
Le profil de la came 88 est, de préfé rence. tel que l'ouvrage soit agrippé fermement entre les matrices 73 et 74 quand la tête 92 est formée sur le clou, comme visible sur la fig. 9 et que l'ouvrage soit également serré fortement entre ces matrices quand le clou 93 est détaché du fil comme montré sur la fi-. 10. Quand le coulisseau entêteur recule et s'écarte du porte-matrices, après le façonnage de la tête, la came 88 libère la matrice d'agrippage 74 de sorte que l'ouvrage peut avancer sous la commande du mécanisme d'alimentation sans que l'ouvrage soit retenu par les matrices. Celles-ci peuvent être réglées verticalement à l'aide d'une- vis 94 et d'un écrou de blocage 96 qui sont supportés par l'extrémité avant du levier 84.
De préférence, on fait avancer l'ouvrage d'une manière intermittente dans la machine à l'aide d'un mécanisme d'alimentation par en traînement qui comprend un chariot entraîneur dont l'ensemble est désigné par 100 sur la fig. 5. Ce chariot agrippe l'ouvrage et fait avancer celui-ci à travers le porte-matrices sur une lon gueur prédéterminée après quoi il retourne pour agripper à nouveau l'ouvrage en vue de le faire avancer. L'axe de l'ouvrage, formé par un fil que l'on fait avancer dans la machine, est désigné par 101 sur la fig. 5, alors que le fil est désigné par 102 sur les fig. 5a, 5b et 5c. Le chariot 100 est animé d'un mouvement de va-et-vient dans le dispositif d'alimentation 14 qui comporte un fond 14a et une paroi supé rieure 14b.
Le chariot comporte des galets 103 et 104 qui prennent appui sur la paroi supé rieure du dispositif. Une barre 106 est articu lée en 105 au chariot et porte une mâchoire en acier dur 107 propre à agir sur la face infé- rieure du fil à entraîner. Une mâchoire 108, en acier dur, est logée dans le chariot propre ment dit immédiatement au-dessus de la mâ choire 107. La barre articulée 106 glisse, pen dant le mouvement alternatif du chariot, sur un galet 109 qui traverse une fente 110, prati quée dans le fond 14a.
Le galet 109 est mobile verticalement et exerce ainsi une pression d'agrippage sur les mâchoires 107 et<B>108.</B> Le galet 109 peut tour ner librement autour d'un axe monté sur le bras 111 d'un levier coudé 112. Ce dernier est sollicité dans le sens indirect autour de son pivot 113 par un ressort 114 exerçant une traction sur une tige 115 articulée en 116 à l'extrémité inférieure du levier coudé. Pour in terrompre, d'une manière intermittente, l'effet de serrage exercé par les mâchoires 107-108 sur l'ouvrage, on a recours à une came 117 qui appuie sur un galet 118 monté sur le bras inférieur du levier coudé 112.
On fait tourner la came 117 par les moyens décrits ci-après et on fait comporter à cette came des bossages et des creux tels que, lorsque le chariot 100 avance pour entraîner le fil, le ressort 114 in tervienne pour agripper l'ouvrage et pour faire avancer ainsi le fil dans la machine. De même, les bossages de la came 117 font cesser la pres sion du ressort et, par conséquent, l'effet de serrage sur l'ouvrage quand le chariot 100 re cule le long de celui-ci.
La commande pour l'avancement de l'ou vrage est constituée, de préférence, comme montré sur la fig. 4. Elle comprend une chaîne 120, entraînée par un pignon 121 monté sur l'arbre à manivelle à droite de la machine. Un pignon 122 est entraîné par la chaîne 120 et est monté sur un arbre transversal 123 dépas sant à gauche de la machine pour entraîner la came 117. Le pignon 122 fait non seulement tourner l'arbre de la came 117 mais porte, sur sa face externe (comme bien visible sur les fig. 4b et 4c), une commande articulée qui fait osciller l'arbre 124 du mécanisme d'alimenta tion par entraînement.
En ce qui concerne la commande pour le mécanisme d'entraînement, il est à noter qu'après la formation de la tête d'un clou, les matrices d'agrippage doivent être desserrées afin que l'ouvrage puisse avancer sur toute la longueur d'un clou, plus la longueur nécessaire pour la formation de la tête suivante, avant que le coulisseau entêteur n'atteigne sa position re culée au maximum et avant que le clou soit découpé de l'ouvrage. Pour coordonner cet avancement avec les autres opérations à effec tuer, il est désirable que l'avancement se fasse pendant que l'arbre à manivelle tourne d'en viron 100 .
Comme un mouvement de 180 de l'arbre à manivelle est nécessaire pour la formation de la tête et un mouvement de 180 pour le recul du coulisseau entêteur, l'avance ment est obtenu par la commande articulée telle que montrée, pendant que l'arbre à mani velle tourne d'environ 100 . La partie restante de la rotation de cet arbre, c'est-à-dire environ 260 , est utilisée pour le retour du chariot d'en traînement. Par conséquent, l'alimentation par entraînement est caractérisée par une avance rapide et un retour lent.
Pour obtenir le mouvement d'avancement voulu, un bras 125 est calé sur l'arbre oscillant 124 et ce bras est relié, par une biellette 126, à un bras coudé<B>127</B> qui est monté librement sur un bouton de manivelle 128 porté par le pignon 122. Le mouvement du bras 127 est commandé par une biellette 129 articulée, en 130, au bâti et en 131 au bras 127. La biel- lette <B>129</B> est terminée, à son extrémité libre, par une fourche (fig. 4b) qui chevauche le bras <B>127</B> à l'endroit où se trouve le pivot 131. Quand le bouton de manivelle 128 tourne, le pivot<I>127a</I> du bras 127 suit un trajet elliptique déformé comme montré en traits interrompus sur la fig. 4c en 132.
La partie supérieure du trajet est parcourue pour une rotation de l'ar bre à manivelle d'environ 100 et elle provo que une oscillation du bras 125 dans le sens indirect. La partie restante du trajet elliptique déformé correspondant à environ 260 du mou vement de l'arbre à manivelle et provoque un déplacement du bras 125 dans le sens indirect, ce qui correspond à un recul du mécanisme d'alimentation par entraînement.
On voit sur les fig. 5, 5a et 5c que sur l'extrémité de gauche de l'arbre oscillant 124 est calé un secteur denté 133 orienté vers le bas et traversant une fente pratiquée dans la paroi supérieure 14b du dispositif d'alimen tation 14. Ce secteur engrène avec une cré maillère 134 montée sur le chariot 100.
Pour chaque tour de l'arbre à manivelle, la chaîne 120 commande un cycle d'oscillation complet du mécanisme d'alimentation, ce cycle étant caractérisé par une avance rapide vers le porte- matrices et un retour lent, le chariot se dépla çant librement par rapport à l'ouvrage pendant son retour alors qu'il agrippe l'ouvrage pen dant son mouvement d'avancement. On voit sur la fig. 4b que la position du bouton de manivelle 128 peut être réglée par rapport au pignon 122 à l'aide d'une vis 135 afin que des clous, ayant des longueurs différentes, puissent être fabriqués par la modification de la course du bouton 128.
A cet effet, on pratique dans le pignon 122 un guide rectangulaire 136 pour servir de logement à un bloc 137 avec un trou taraudé. Le guide est recouvert d'une plaque 138 de sorte que le bloc 137 est maintenu dans une position normale à la face cylindrique du pignon 122 et peut être déplacé vers l'intérieur et vers l'extérieur le long d'un rayon du pignon à l'aide de la vis de réglage 135.
Dans le cas où l'ouvrage est coincé entre les matrices d'agrippage ou dans le cas où- un effort excessif s'oppose à l'avance de l'ouvrage dans le porte-matrices, la machine est arrê tée immédiatement. Les moyens pour obtenir cet arrêt sont bien visibles sur les fig. 10 et 5c. Le bâti, qui est en alignement avec le mé canisme d'alimentation, comporte un alésage 140 dans lequel peut coulisser une douille de guidage 141 pour l'ouvrage. Dans l'alésage 140 est logé un ressort 142 qui prend appui sur un épaulement annulaire de l'extérieur de la douille 141, de sorte que celle-ci est sollicitée, dans le sens axial de l'alésage, suivant une direction opposée à celle suivant laquelle l'ou vrage avance dans la douille.
Une gorge annu laire 143 est fraisée dans la douille et un doigt pivotant 144 est engagé, par une extrémité, dans cette gorge 143. La partie médiane du doigt 144 est élargie en 145 afin que le doigt puisse osciller ou pivoter dans un trou trans- versai 146 pratiqué dans le bâti. L'autre extré mité du doigt 144 repose sur une tige 147 pla cée longitudinalement dans le bâti et cette tige est en contact avec l'organe de commande 148 d'un interrupteur 149 qui est placé dans un cir cuit à relais commandant le moteur principal de la machine. Quand le circuit à relais est ou vert, par suite du déplacement de l'organe de commande 148 de l'interrupteur, le moteur principal de la machine est arrêté.
La fi-. 5c montre l'effet, sur l'ouvrage 102a, d'un coincement de celui-ci dans le porte-matrices ou entre les matrices d'agrip- page de la machine. Comme l'ouvrage est em pêché d'avancer davantage dans le porte-ma- trices, le mouvement d'avancement du cha riot 100 provoque la courbure ou la déforma tion du fil, comme visible sur la fig. 5c, la boucle ou le pli formé refoule la douille 141 vers l'intérieur de la machine contre l'action du ressort 142.
Ce mouvement de la douille provoque un basculement du doigt 144 et, par conséquent, la manoeuvre de l'interrupteur 149, ce qui arrête la machine. Ce dispositif de sû reté est particulièrement important dans le cas où plusieurs machines sont surveillées par un même opérateur. Normalement il ne nécessite pas l'attention de la part de l'opérateur, excepté quand celui-ci doit renouveler la bobine de fil 9, mais il est désirable d'arrêter la machine dès qu'il se produit un coincement pour em pêcher tout autre avancement de l'ouvrage.
Pendant le fonctionnement normal de la machine, le mécanisme d'alimentation, qui se trouve à gauche de la machine, est protégé par une plaque 150, formant couvercle (fig. 7), maintenue en place par des vis 151 et 152, à tête hexagonale. Un bouton moleté 153, faisant saillie sur la face de gauche du mécanisme, sert à faire tourner une came 154 qui peut prendre appui sur la pointe inférieure 155 du levier coudé 112.
En faisant tourner le bouton 153, la came 154 déplace le levier coudé 112 dans le sens indirect par rapport à la fi-.<B>5,</B> ce qui fait cesser le serrage des mâchoires 107 et<B>108.</B> La came 154 agit comme la came 117 entraî née par le moteur mais elle se distingue de celle-ci par le fait qu'elle est actionnée à la main pour faire agir les mâchoires sur l'ouvrage par serrage, ce qui facilite l'introduction du fil au début d'une bobine.
Pour lubrifier l'ouvrage, quand celui-ci est introduit entre les matrices d'agrippage, on a recours à un réservoir de lubrifiant 215 qui est monté sur le bord supérieur de la plaque et qui est relié, par les passages 213 et 214, au trou 77a pratiqué dans le porte-matrices.
De préférence, on fait comporter à la ma chine des galets redresseurs dont l'ensemble est désigné par 156. Ces galets sont constitués comme à l'ordinaire et sont décalés les uns par rapport aux autres comme montré sur la fig. 4a afin que le fil 102 soit redressé quand il est tiré entre les quatre galets décalés. Les deux galets 157 et 158 placés à droite peuvent tour ner librement autour de pivots montés sur une glissière<B>159</B> qui est déplacée transversalement par rapport au châssis redresseur à l'aide d'un ergot 160 qui, à son tour, est déplacé transver salement par un levier profilé 161 fixé à droite de l'ensemble redresseur 156 (fig. 4c).
Quand le levier<B>161</B> est soulevé jusqu'à la position horizontale, les parties en retrait des faces pro filées 161a (fig. 5) permettent à la glissière 159 de s'écarter transversalement du fil 102 pour faciliter la mise en train du fil d'une nouvelle bobine. Pour faciliter davantage cette mise en train on peut faire intervenir des galets de re tenue 162 et<B>163.</B> Le galet 162 est monté excentriquement, en 164, sur un arbre 165 muni d'une manette qui, en étant manoeuvrée, permet de rapprocher ou d'écarter le galet 162 de l'ouvrage.
Comme les clous peuvent être fabriqués par la machine à une vitesse très élevée, no tamment à une vitesse telle que les clous n'ont pas l'occasion de tomber assez vite, par l'effet de la pesanteur et après avoir été découpés de l'ouvrage, pour éviter le coulisseau entêteur quand celui-ci fait sa course d'avancement sui vante, il est avantageux de faire intervenir des moyens par lesquels les clous découpés sont obligatoirement écartés du trajet suivi par le coulisseau entêteur. Cette éjection permet d'ob tenir que les clous découpés soient ainsi écar tés immédiatement après le tronçonnage.
Pour obtenir ce résultat désirable on a recours au dispositif bien visible sur les fig. 16 et 17 et comportant un levier 166 qui peut tourner au tour d'un pivot 167 porté par le bâti et qui supporte un galet 168 venant en contact avec une came 169 calée sur l'arbre à manivelle. L'extrémité supérieure du levier 166 est arti culée, en 170,à une tige 171, qui est placée longitudinalement par rapport à la machine et qui traverse une console ajourée<B>172</B> montée sur le capot 20. Un collet 173 est fixé sur la tige 171 et un ressort 174 est intercalé entre le collet et la console 172 pour solliciter le le vier 166 dans le sens indirect pour maintenir le galet 168 en contact avec la came<B>169.</B>
Un bras 175 est articulé à l'extrémité avant de la tige 171 et l'extrémité inférieure du bras 175 est fixée à l'extrémité de droite d'un arbre transversal 176. L'autre extrémité de l'arbre 176 se trouve au-dessus du coulisseau entêteur et porte deux bras plats et longitudinaux 177 dont les extrémités externes portent un tube vertical 178 contenant un plongeur 179. Le support du tube<B>178</B> comprend un bloc 300 qui peut pivoter, en 301, aux extrémités exter nes du bras plat 177. Un épaulement 302 est fixé au tube 178 et celui-ci est sollicité vers le bas dans le bloc pivotant 300 par un ressort 181 qui est enroulé autour d'un arbre 303 porté par un bloc 304 fixé en 305 à la con sole transversale qui supporte l'arbre 176.
Comme l'axe de l'arbre 303 est établi vertica lement au-dessus de l'arbre 176 et se trouve légèrement en avant de celui-ci, le ressort 181 complète, en réalité, un parallélogramme arti culé qui guide l'ensemble formé par le plongeur <B>179</B> et le tube 178. Comme le tube 178 est sollicité vers le bas par le ressort<B>181</B> et comme le plongeur 179, logé dans le tube 178, est sollicité vers le bas par un ressort hélicoïdal <B>180</B> engagé dans le tube, l'éjecteur des clous est capable d'expulser les clous ayant des dimen sions et duretés différentes et qui opposent donc une résistance variable à l'éjection.
Quand le levier 166 oscille sous la commande de la came 169, le tube 178 est soulevé et abaissé par rapport au trajet horizontal suivi par le coulisseau entêteur. Comme visible sur la fig. 16, la came 169 écarte le tube 178 du trajet suivi par le poinçon 17a du coulisseau pendant la formation de la tête. Quand le coulisseau entêteur recule et quand l'ouvrage avance jus qu'à occuper sa position de découpage (fig. 10), le ressort 174 oblige les bras<B>177</B> et le tube 178 qu'ils supportent à abaisser le plon geur 179 jusqu'à ce qu'il vienne en contact avec le clou à découper.
A cette position, le montage du ressort 180 du plongeur est tel que de l'énergie est accumulée dans ledit res sort, de sorte que le plongeur 179 sollicite le clou vers le bas avant que le clou soit découpé. Il en résulte que, dès que le clou est détaché par les couteaux 65, le clou est positivement projeté vers le bas par le plongeur 179 comme une flèche est chassée par un arc. Le dispositif à came et levier est tel que le plongeur 179 re cule dès que le clou s'est écarté du trajet suivi par le coulisseau entêteur et celui-ci peut avan cer pour former la tête du clou suivant.
Pour être certain que des bouts de métal, des copeaux et des battitures, formés au cours de la fabrication des clous, soient empêchés de pénétrer dans les coussinets, paliers et appuis ou entre d'autres parties ajustées et mobiles de la machine, on fait intervenir des moyens qui entourent et protègent ces parties aux endroits où ces particules sont produites. Les fig. 14 et 15 montrent, plus particulièrement, un bouclier fixe 182 placé transversalement par rapport à la machine et recouvrant le capot 20. Un bou clier supplémentaire 183 est relié, par une charnière 184, au côté gauche de la machine à proximité du porte-matrices.
La partie 185 de ce bouclier 183 est recourbée à angle droit par rapport à la partie principale de celui-ci et sa partie supérieure 186, formant couvercle, est articulée au bord supérieur du bouclier 183 de sorte que le bouclier, constitué en plusieurs parties, peut être amené à sa position de fer meture, montrée sur la fig. 1. Quand il est fermé, le bord vertical du bouclier 183 bute, par son rebord 182a, contre le bouclier fixe 182. Le bord horizontal du couvercle 186 s'ap plique contre la face verticale de la plaque 60 du porte-matrices et le bord inférieur du bou clier 183 s'adapte contre le bâti pour empê- cher que des bouts de métal ou des copeaux s'échappent hors de la machine en cet endroit.
On voit sur les fig. 13 et 14 qu'un bouclier pi votant 187 entoure le mécanisme éjecteur des clous et empêche ainsi que des bouts de métal soient expulsés en cet endroit de la machine.
A droite du porte-matrices est établi un bouclier pivotant<B>188</B> avec un couvercle à charnière 189 et une partie latérale et intégrale 190. Le bouclier 188 est monté, par une char nière 191, sur le bâti et peut être fermé pour empêcher l'échappement de bouts métalliques et analogues de ce côté de la machine. Chaque bras porte-couteau porte un écran élastique qui s'étend verticalement le long de la face de ce bras qui est adjacente au porte-matrices. Dans le bras 27 est pratiquée une rainure verticale dans laquelle est logée une plaque élastique 192 dont le bord libre repose sur la face laté rale inclinée<B>193</B> de la plaque 60. Une plaque analogue 194 est montée sur le bras porte-cou teau 28 et prend appui sur la face 195 de la plaque 61.
Les plaques élastiques 192 et 194 s'adaptent à la forme des faces 193 et 195 pendant les mouvements oscillants des bras 27 et 28 en empêchant l'expulsion des bouts mé talliques autour des bras porte-couteaux Pen dant le fonctionnement de la machine. Les hommes de métier se rendent compte des avan tages obtenus quand on empêche que les co peaux et autres bouts de métal puissent s'échapper pour détériorer les paliers, les cous sinets et les coins dans les parties mobiles de la machine.
Il résulte de ce qui précède que lorsque les boucliers 187 et 188 sont fermés, les organes servant au tronçonnage et à la formation des têtes des clous sont entourés de toutes parts excepté vers le bas où se fait la sortie des clous, les copeaux et bouts métalliques étant dirigés vers un couloir de décharge et étant évacués hors de la machine en dessous du niveau où le coulisseau entêteur est animé d'un mouve ment alternatif. Un écran ou analogue peut être placé au bas du couloir de décharge afin que les fins copeaux et bouts métalliques puis sent tomber dans un tiroir 5a (fig. 1) alors que les clous sont déchargés, au-dessus de l'écran, dans le couloir débiteur 7.
La description détaillée de la machine montre qu'une moitié du cycle ou une rotation de l'arbre à manivelle suivant un angle de 180 se produit entre la formation de la tête du clou et le découpage du clou terminé. On obtient ainsi un mouvement du coulisseau, le plus court possible, pour fabriquer un clou ayant une longueur maximum déterminée pour la rai son que le poinçon, qui forme la tête, se trouve à son point mort arrière et est écarté au maxi mum du porte-matrices, quand le clou est déta ché et éjecté.
Le dispositif à basculement brusque, utilisé pour actionner le mécanisme tronçonneur, évite l'usage de cames et de ressorts qui limi tent, d'une manière préjudiciable, la vitesse de fonctionnement totale de la machine. Le dispo sitif en question permet l'usage d'un mécanisme éjecteur de clous plus efficace, ce mécanisme pouvant être actionné par une came tournante à un moment du cycle de la machine où le coulisseau entêteur se trouve à son point mort arrière et où un intervalle maximum existe entre les matrices d'agrippage et le poinçon du coulisseau entêteur. Un autre avantage,
résul tant de la commande par un mécanisme à bas- culement des bras porte-couteaux, réside dans le fait que les couteaux se déplacent avec une amplitude minimum, les bras susdits étant écar tés au maximum au moment où le coulisseau entêteur est à son point mort avant. Le méca nisme à basculement brusque est constitué de manière telle que les couteaux se déplacent à une vitesse relativement lente par rapport à celle du mouvement total des bras qui les sup portent quand ces couteaux viennent en con tact avec l'ouvrage, ce qui diminue les chocs sur l'ouvrage et augmente ainsi leur durée d'usage.
La commande par un mécanisme à basculement brusque des couteaux permet l'usage de butées qui empêchent que les cou teaux dépassent leur position finale voulue et elle évite qu'un couteau vienne buter contre l'autre après que le clou est coupé. On a cons taté que, en actionnant les couteaux de cette manière et en empêchant les chocs en ce qui concerne l'ouvrage et les couteaux, on peut utiliser des couteaux au carbure de tungstène dans une machine fonctionnant à une vitesse élevée.
Le coulisseau entêteur particulier et le mé canisme de commande particulier des couteaux imposent certaines limitations en ce qui con cerne le réglage dans le temps et le fonction nement du dispositif comprenant les matrices d'agrippage. Celles-ci doivent, évidemment, être écartées suffisamment pour qu'elles lais sent passer les ébarbures qui se trouvent sur la face inférieure de la tête du clou avant que la course, par laquelle on obtient l'avancement de l'ouvrage, débute.
La came, qui commande ces matrices, doit se déplacer suivant un angle correspondant à environ 20 % d'un tour com plet de l'arbre à manivelle et si l'on veut obte nir un écartement plus rapide des matrices, un ressort plus puissant est nécessaire pour main tenir le galet en contact avec la came, ce qui affecte la durée d'usage du galet et de son appui. En rapprochant les matrices, l'ouvrage doit être agrippé avant que les couteaux tou chent le fil afin que la pointe du clou découpé ne soit pas désaxée. Pour le dispositif tel que décrit, le levier 84, qui commande l'agrippage, comprime le ressort 86 et la pression de ser rage agit sur le fil de sorte qu'il ne se produit pas un choc important sur le galet 87 et la came.
Il en résulte qu'environ 10 % d'un tour complet de la came sont suffisants pour fer mer les matrices après que le mouvement d'avancement est interrompu et que le tron çonnage débute.
Comme la moitié seulement du cycle de la machine a lieu pendant la formation de la tête du clou et le découpage de celui-ci, il est né cessaire, pendant un demi-tour de l'arbre à manivelle, d'écarter les matrices d'agrippage, de faire avancer le fil sur une longueur convena ble, de former ces matrices et de découper le clou. Pendant ce demi-tour de l'arbre à mani velle, une limitation sévère est imposée au mé canisme d'alimentation à cause de la vitesse à laquelle celui-ci doit fonctionner. L'avance- ment de l'ouvrage a lieu pendant la période qui commence après que les matrices sont écartées suffisamment pour être écartées des ébarbures formées sur la face inférieure de la tête du clou et avant le moment où les matrices agrippent le fil avant le début du tronçonnage.
La fin de l'avancement, sur une longueur correspondant à celle du clou, doit toujours se produire au même point du cycle, en fonction du temps, de la machine car une terminaison prématurée de la course d'avancement, par rap port à la fermeture des matrices d'agrippage, permettrait à l'ouvrage de retourner en arrière avec le chariot d'alimentation. Si la fin du mou vement d'avancement est retardée par rapport à la fermeture des matrices d'agrippage, il se produit un pliage du fil entre le chariot et les matrices.
Dans le mécanisme d'alimentation en question, le fil avance d'une longueur voulue, et ce mécanisme est agencé, par rapport aux matrices d'agrippage, au coulisseau entêteur et au mécanisme découpeur, de manière telle qu'une vitesse de fonctionnement totale, par exemple supérieure à celle pour laquelle on obtient la fabrication de plus de 1000 clous par minute, peut être atteinte. L'avancement de l'ouvrage, pendant une rotation d'environ 100 de l'arbre à manivelle, permet d'écarter les matrices d'agrippage après la formation de la tête, l'avancement du fil sur une longueur voulue, la fermeture des mâchoires et le dé coupage du clou, le tout pendant la moitié d'un tour complet de l'arbre à manivelle.