Machine à laver La présente invention a pour objet une machine à laver comprenant une enveloppe creuse dont la face interne présente plusieurs saillies, dans laquelle est logé un organe impul- seur creux, monté pour tourner sur un axe ver tical, cet organe impulseur entourant les articles à laver et présentant des ouvertures pour la cir culation du liquide de lavage,
cet organe impul- seur présentant en outre plusieurs saillies péri phériques destinées à coopérer avec les saillies de l'enveloppe pour assurer la circulation du liquide de lavage à travers les ouvertures de l'organe impulseur, lors de la rotation de ce dernier, qui est caractérisée en ce que l'organe impulseur présente, en plan, une section exté rieure de forme générale polygonale, lesdites saillies périphériques étant constituées par des angles de sa paroi latérale.
On a constaté que le choix d'une section polygonale pour l'organe impulseur permettait de réaliser lesdites saillies périphériques de fa çon particulièrement simple et efficace, les angles de l'organe remplissant directement cette fonction sans qu'il soit nécessaire de prévoir des déflecteurs rapportés sur sa face extérieure comme dans certaines machines connues à im- pulseur circulaire.
Dans une forme d'exécution, l'organe im- pulseur peut avoir en plan la forme d'un poly gone régulier convexe, un hexagone par exem- ple, les ouvertures pour la circulation du liquide de lavage n'étant prévues que dans son fond. Cette conformation de l'organe impulseur as sure une action plus prolongée et plus progres sive des saillies de l'organe impulseur sur l'eau située entre sa paroi latérale et l'enveloppe que cela ne serait le cas pour des déflecteurs rap portés sur un panier cylindrique perforé.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'inven tion.
La fig. 1 représente, en perspective, une machine à laver destinée à un usage domestique pour le lavage du linge et d'autres articles ana logues. La fig. 2 représente, à plus grande échelle et en coupe transversale, la machine de la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 sont, respectivement, des coupes axiales suivant 3-3 et 4-4 de la fig. 2. Les fig. 5 et 6 sont, respectivement, des coupes transversales suivant 5-5 et 6-6 de la fig. 4.
La fig. 7 représente, en élévation avec coupe partielle suivant 7-7 de la fig. 2, cette même machine.
Les fig. 8 et 9 sont, respectivement, des coupes suivant 8-8 et 9-9 de la fig. 7. La fia. 10 représente, en plan et en coupe partielle (à plus grande échelle), un détail de la même machine.
La fia. 11 est une coupe suivant l1-11 de la fia. 10.
La fia. 12 représente, en coupe, une partie de l'organe impulseur, établi suivant une variante.
On voit, sur les fia. 2 à 4, que la machine comprend un corps parallélépipédique 15, en tôle, de section transversale approximativement carrée. Ce corps, ouvert à son extrémité supé rieure, est muni, à mi-hauteur, d'une cloison transversale 16 qui le subdivise en une partie supérieure 17 et un compartiment inférieur 18 dans lequel est logé le mécanisme d'actionne- ment de la machine.
Dans la partie supérieure 17, est logée une enveloppe creuse 20 qui comporte une paroi verticale cylindrique 21 et un fond 22 qui pré sente une ouverture centrale.
Le diamètre extérieur de l'enveloppe 20 est égal à la dimension intérieure du corps 15, et cette enveloppe est fixée au milieu des côtés de ce corps. Aux mêmes endroits, l'enveloppe comporte des déflecteurs intérieurs 25 qui s'étendent sur toute la hauteur de l'enveloppe 20, selon des génératrices de cette dernière, et qui font saillie sur la face interne de celle-ci.
L'ouverture centrale du fond 22 est fermée par une pièce circulaire 26 logée dans une ouverture correspondante de la cloison 16 et qui présente un palier pour l'extrémité supé rieure d'un arbre vertical creux 27 disposé axialement par rapport à l'enveloppe 20.
Cet arbre 27 est relié au fond 28 d'un organe impulseur creux 29 dont la forme, en plan, est hexagonale, de sorte que la paroi latérale 30 de cet organe impulseur comporte six faces périphériques semblables 31 formant entre elles des angles verticaux 32 dont les som mets sont parallèles à l'axe de rotation vertical de l'organe impulseur 29. Cet organe impulseur est ouvert à sa partie supérieure et son ouver ture est délimitée par le bord supérieur de sa paroi latérale mince.
Le diamètre extérieur de l'organe impul- seur, mesuré entre les sommets de deux angles diagonalement opposés, n'est que légèrement inférieur à la distance qui sépare deux déflec teurs 25 diamétralement opposés (fia. 2), de sorte que les sommets des angles 32 de l'organe impulseur, qui constituent des saillies périphé riques réparties autour de sa périphérie, coopè rent avec les déflecteurs pour produire la cir culation voulue du liquide de lavage à l'intérieur de l'enveloppe 20, dans l'espace annulaire 33 prévu entre la paroi latérale de l'organe impul- seur et la paroi 21 de l'enveloppe (fia. 2).
La paroi latérale 30 de l'organe impulseur ne comporte aucune ouverture, tandis que six ouvertures 34 sont ménagées dans le fond de l'organe impulseur à proximité de chacun des sommets des six angles 32 de cet organe (fia. 2).
Un arbre d'entraînement 35 qui peut tour ner dans l'arbre creux 27 traverse le fond de l'organe impulseur par une bague d'étanchéité 36. Cet arbre 35 pénètre sur une certaine hau teur dans l'organe impulseur creux 29 et com porte, à son extrémité supérieure, un dispositif d'accouplement 37 (fia. 3) par le moyen duquel il entraîne un récipient 38 logé dans l'organe impulseur 29 et destiné à recevoir le linge ou les autres articles à laver.
Le récipient 38 est de forme générale cylin drique et son extrémité supérieure est ouverte. Il comporte un fond 39 et un manchon central 41 qui entoure la partie supérieure de l'arbre 35 par lequel il est entraîné.
L'extrémité inférieure 40 du manchon 41 est cylindrique et d'un diamètre nettement supé rieur à celui de l'arbre 35 et la partie restante du manchon est légèrement conique jusqu'à son extrémité supérieure qui est fixée à l'arbre 35 par le dispositif d'accouplement 37. Ce disposi tif, représenté à la fia. 3, comprend une butée axiale 85 montée dans un manchon 85' soli daire du récipient et qui repose sur l'extrémité de l'axe 35 par une surface sphérique et quatre billes, telles que celles représentées en 35', logées à moitié dans l'arbre et à moitié dans le manchon, qui assurent l'entraînement du récipient.
Du fait de la suspension à rotule ainsi réalisée, le récipient 38 peut légèrement osciller sur l'arbre de sorte que le centre de gravité d'une charge inégalement répartie coïn cide à peu près avec l'axe de rotation afin de réduire les vibrations dues à la charge excentrée du récipient 38. Ce mouvement d'oscillation du récipient est limité et amorti par une rondelle 42, en caoutchouc ou matière analogue, inter calée entre la partie cylindrique inférieure 40 du manchon 41 et l'arbre creux 35 qui le tra verse.
La paroi cylindrique et le fond du récipient 38 sont percés d'un grand nombre de trous 43 qui permettent la libre circulation du liquide de lavage autour et à travers des articles à laver logés dans le récipient. Les trous, percés dans le fond, facilitent l'évacuation des saletés et de la mousse, tandis que les trous de la paroi laté rale servent avant tout au passage du liquide au cours de l'essorage.
Le récipient 38 comporte deux nervures verticales 44, diamétralement opposées, qui servent à imprimer un mouvement irrégulier au linge et au liquide de lavage pendant le lavage.
L'extrémité supérieure ouverte du corps 15 est munie intérieurement d'une couronne de renforcement 45 constituée par une cornière annulaire dont une aile, disposée verticalement, est solidaire d'une couronne évasée 46 desti née à éviter les éclaboussures et dont le bord inférieur est orienté vers le bas et placé à une courte distance du bord supérieur du réci pient 3 8.
Le mécanisme d'entraînement de la ma chine comprend un moteur électrique 47 dont l'arbre est relié, par une courroie, à un arbre 48 disposé verticalement dans le compartiment 18, sur un côté de l'axe vertical du corps 15.
L'arbre 48 est relié par une courroie 49 à une poulie 50 calée sur l'arbre creux 27, de telle sorte que l'organe impulseur 29 est entraîné continuellement à une vitesse appro priée, par exemple à 120 t/min., quand le moteur 47 fonctionne.
L'extrémité inférieure de l'arbre 48 porte un pignon 51 (fig. 6) engrenant avec une roue dentée 52 montée sur l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 53 logé dans un support 54. Cette roue dentée 52 porte un maneton 55 par l'intermédiaire duquel une bielle 56 imprime à un bras 57 un mouvement oscillant. Ce bras 57 (fig. 11) est pivoté sur un axe vertical 58 porté par un support 59 fixé à la partie infé- rieure du corps 15.
Sur la face inférieure du bras oscillant 57 sont fixées deux plaques d'entraînement super posées 60, 61, reliées l'une à l'autre et au bras 57 par des boulons 62 portant, entre les deux plaques, des manchons de butée 63.
Entre les plaques 60, 61 est disposé un pignon à chaîne 64, comportant deux ouver tures en arc de cercle 65 dans chacune des quelles est logée une paire de ressorts de compression 66 dont une extrémité prend appui sur une face d'extrémité 67 de l'ouverture et qui portent, par leurs extrémités se faisant face, sur le manchon de butée 63 correspondant qui peut se déplacer le long de l'ouverture 65.
De cette manière, suivant le sens dans lequel la bielle 56 fait tourner le bras 57, le mouve ment est transmis au pignon 64 par l'un ou l'autre des deux ressorts antagonistes 66 logés dans chacune des ouvertures, ce qui assure une accélération et une décélération progressive du pignon 64 lors de chacun de ces mouvements alternés.
Le pignon 64 entraîne, par l'intermé diaire d'une chaine 68 (fig. 7) un élément d'en trée 69 d'un embrayage qui tourne fou sur l'arbre 35 d'entraînement du récipient. Au- dessus de cet élément 69 se trouve un manchon 70 qui comporte des clabots d'entraînement in férieurs et supérieurs 71, 72 et qui peut se déplacer en coulissant axialement le long de l'arbre 35 dont il est rendu solidaire soit par une clavette longue, soit par des cannelures, etc.
Le manchon 70 peut être amené à occuper trois positions le long de l'arbre 35, soit une position intermédiaire neutre (fi-. 7), une posi tion supérieure et une position inférieure ou de lavage pour laquelle il engrène avec l'élément 69 pour transmettre un mouvement oscillant au récipient 38.
La transmission décrite est établie pour qu'au cours du lavage, le récipient 38 exécute trente oscillations complètes par minute, d'une amplitude de 225 environ.
Dans la position supérieure du manchon 70, les clabots 72 de sa face supérieure engrènent avec les clabots 73 d'une poulie 74 qui com mande l'essorage, ces clabots 73 étant montés sur la face inférieure de cette poulie 74 qui est montée folle sur l'extrémité inférieure de l'ar bre 35 et qui est entraînée continuellement, par une courroie 75,à partir de l'arbre 48. Lorsque le manchon 70 occupe cette position supérieure, l'arbre 35 et le récipient 38 sont ainsi entraînés de façon continue à une vitesse relativement élevée, de l'ordre de 800 à 900 t/min., afin de produire l'essorage centrifuge du linge.
Pour vidanger l'enveloppe 20 entre le lavage et l'essorage, on utilise une pompe 76 entraînée en permanence par le moteur de la machine et dont le conduit d'aspiration est relié, par un tuyau d'admission principal 77 (fig. 6), à un tuyau d'aspiration 78 qui communique, par un robinet 79, avec un orifice de vidange 80 ménagé dans la base de l'enveloppe 20. Ce robinet 79 est relié, par une tringle 81,à un bouton de commande 82 placé à la partie supé rieure de la machine.
Le conduit de refoulement de la pompe 76 est relié à un tuyau souple d'évacuation 83 qui est monté à proximité d'un des angles du corps 15 et se prolonge jusqu'au-dessus de la couronne 45 pour constituer un embout de vidange 84 qui, pendant le lavage, peut reposer sur la face supérieure de la couronne 45 (fig. 4).
Pendant le lavage, le robinet 79 est fermé. On l'ouvre à la fin de cette opération en diri geant l'embout de vidange 84 par exemple vers un évier, pour évacuer le liquide contenu dans l'enveloppe 20, par son ouverture de vi dange 80.
Pour pouvoir évacuer tout excédent de liquide ou de mousse qui pourrait se trouver à la partie supérieure de l'enveloppe 20 à peu près complètement remplie, l'arbre d'entraîne ment 35 du récipient est percé d'un canal axial qui débouche dans la partie supérieure du récipient 38 à travers le bouchon 85. A son extrémité inférieure, l'arbre 35 (fig. 4 et 7) communique avec un tuyau de trop-plein 86 relié au tube d'aspiration 78, de sorte que tout excédent de liquide ou de mousse qui se trouverait à un niveau supérieur à celui du sommet du bouchon 85 peut s'écouler vers le bas par l'arbre creux 35.
La machine à laver peut également être utilisée pour la préparation d'aliments, par exemple pour mélanger des ingrédients ou pré parer par exemple des légumes. A cet effet, on place une cuve amovible dans le récipient 38 afin qu'elle puisse être entraînée par l'extrémité supérieure du bouchon fileté 85, auquel on donne avantageusement une forme autre que circulaire afin qu'il puisse constituer un organe d'accouplement à emboîtage.
Dans ce cas, il est nécessaire que l'arbre 35 qui entraîne le récipient 38 fasse tourner celui-ci dans un seul sens à une vitesse du même ordre de grandeur que celle de l'organe impulseur 29, c'est-à-dire sensiblement infé rieure à la vitesse nécessaire pour assurer l'es sorage centrifuge. A cette fin, l'arbre 35 porte un organe d'embrayage 86 avec lequel peut être amené en prise un organe d'embrayage correspondant 87 monté sur l'arbre 27, sur lequel il peut coulisser mais non tourner. Lors que ces deux organes 86 et 87 sont en prise, l'arbre 35 et, par conséquent, la cuve de mé lange montée sur cet arbre sont entraînés à la vitesse de l'organe impulseur, par exemple à 120 t/min.
Les manchons d'embrayage 70 et 87 sont agencés de manière à pouvoir être commandés par un élément de commande commun. A cet effet, ces manchons sont pourvus de fourchettes de commande 88 et 89 (fig. 9) qui sont pivo tées en 90 sur un support unique.
L'extrémité libre de la fourchette 88 du manchon 70 est articulée à l'extrémité inférieure d'une biel- lette 91 dont l'extrémité supérieure est reliée à une came 92 montée sur un arbre horizontal 93 relié par un couple d'engrenages coniques 94 (fig. 8) à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 95 dont l'extrémité supérieure dépasse de la couronne de renforcement 45 et porte un bouton sélecteur unique 96. Cette came 92 présente quatre encoches périphériques, régulièrement réparties, dont trois, désignées par 97, 98 et 99, constituent des encoches d'encliquetage, tandis que la quatrième, 100, constitue une partie basse de la came (fig. 7).
Les encoches de la came sont destinées à coopérer avec un doigt d'encliquetage 101 porté par la fourchette 89 qui commande le manchon 87. Ce doigt est situé à proximité de l'extrémité libre de cette fourchette qui est soumise à la traction d'un ressort 102 qui maintient le doigt contre la came 92.
Par conséquent, le bouton sélecteur 96 et la came qui lui est associée peuvent occuper quatre positions déterminées, parmi lesquelles il y a une position neutre, représentée sur la fig. 7, dans laquelle l'encoche 97 reçoit le doigt d'encliquetage 101. Le manchon 87, qui commande l'entraînement de la cuve de mé lange, est alors débrayé, de même que l'organe d'embrayage 70, de sorte qu'aucun mouvement n'est transmis au récipient 38, l'organe impul- seur 29 tournant seul.
Lorsque l'opérateur tourne le bouton de commande 96 de manière à faire effectuer à la came un déplacement angulaire de 90 , dans le sens des aiguilles d'une montre, en regardant la fig. 7, l'encoche 98 est amenée sous le doigt d'encliquetage 101 et, simultanément, la biel- lette 91 est tirée vers le haut, ce qui amène le manchon 70 en prise avec l'organe 69 et fait ainsi osciller le récipient 38.
Si l'on désire effectuer l'essorage des arti cles contenus dans le récipient 38, on actionne le bouton 96 de manière à faire effectuer à la came 92 un mouvement angulaire de 180 à partir de la position précédente pour que l'en coche 99 soit amenée sous le doigt d'enclique tage 101. On obtient ainsi un déplacement de la biellette 91 et de la fourchette 88 de la commande d'embrayage qui amène le manchon 70 en prise avec l'organe correspondant 73 entraîné à grande vitesse en rotation continue.
Les deux positions actives de la fourchette 88 sont indiquées par des axes sur la fig. 7, l'organe impulseur 29 restant actionné, pour ces deux positions, aussi bien pendant l'opéra tion de lavage que durant l'essorage.
Pour chacune des trois positions de la came 92 indiquées ci-dessus, l'extrémité libre de la fourchette 89 de la commande d'em brayage reste dans la position horizontale représentée sur la fig. 7 pour laquelle les cla- bots des organes d'embrayage 86 et 87 restent débrayés.
Lorsqu'on désire procéder à un mélange ou à toute autre préparation de produits alimen taires, on fait tourner le bouton 96 d'un cran supplémentaire afin que la partie basse 100 de la came soit amenée sous le doigt 101 et, comme la profondeur de cette partie basse est sensiblement plus grande que celle des trois autres encoches de la came, l'extrémité libre de la fourchette 89 peut monter, puisqu'elle est sollicitée par le ressort 102, pour produire l'engagement du manchon 87 sur l'organe 86. Dans cette position, la fourchette 88 est hori zontale et le manchon 70 occupe sa position neutre.
Chacune des quatre encoches ménagées dans la périphérie de la came 92 sert à main tenir celle-ci dans une position dans laquelle elle a été amenée par le bouton sélecteur 96, l'effet d'encliquetage étant assuré par le doigt 101 sollicité par ressort.
L'alimentation du moteur 47 est comman dée par un interrupteur 103. Le moteur 47 peut pivoter autour d'un axe vertical 104 (fig. 5). Un ressort 105 sollicite constamment le moteur dans une direction opposée à celle où se trouve l'arbre 48 afin que la courroie, commandée par le moteur, soit constamment tendue et que le moteur ne soit pas soumis à des vibrations nuisibles.
L'extrémité inférieure de l'arbre 35 est logée dans une crapaudine 106 qui sert égale ment de raccord pour le tuyau de vidange 86.
Lorsqu'on désire laver du linge ou d'autres articles, on place les pièces à laver dans le récipient 38, on remplit l'enveloppe 20 par son ouverture supérieure avec du liquide de lavage jusqu'à un niveau correspondant, par exemple, aux deux tiers de la hauteur totale de l'enve loppe 20, selon la quantité de linge à laver, puis on met en marche le moteur 47, le bouton de commande 96 étant dans la position de lavage, de manière à obtenir la rotation de l'organe impulseur 29 et l'oscillation du réci pient<B>38.</B>
La rotation de l'organe impulseur 29 im prime un mouvement centrifuge à la masse de liquide qu'il contient, de sorte que ce liquide s'échappant par les ouvertures 34 de son fond a tendance à s'accumuler dans l'espace annu laire 33 compris entre cet organe 29 et la paroi latérale 21 de l'enveloppe jusqu'à un niveau supérieur à celui du liquide qui se trouve dans l'organe impulseur 29.
Le liquide contenu dans cet espace annu laire est soumis localement à une certaine pres sion en amont (suivant le sens de rotation de l'organe impulseur) de chacun des déflecteurs 25, au fur et à mesure que les angles 32 de l'organe impulseur hexagonal approchent de ces déflecteurs, ce qui réduit l'épaisseur de cet espace annulaire 33 à cet endroit.
Par conséquent, le liquide est soumis à une certaine pression en amont de chacun des quatre déflecteurs 25 et cette pression, bien que théoriquement intermittente, est en réalité conti nue lorsque l'organe impulseur tourne à la vitesse indiquée plus haut.
La pression ainsi exercée sur le liquide est suffisante pour que le liquide se déverse par dessus le bord supérieur de l'organe impulseur, à l'intérieur du récipient 38 d'où il s'échappe par les trous 43 ménagés dans les parois laté rales, pour passer ensuite par les ouvertures 34 de l'organe impulseur, ce qui assure une circu lation continue du liquide de lavage à travers le récipient 38, grâce à l'effet de la pression pro duite sur le côté amont de chaque déflecteur 25.
En effet, le liquide circule à l'intérieur de l'es pace annulaire aussi bien dans le sens de la rotation de l'organe impulseur, indiqué par une flèche sur la fig. 2, que de bas en haut, par dessus le bord supérieur de cet organe.
On a constaté que le liquide circule aussi bien vers l'intérieur que vers le bas entre le bord supérieur de l'organe impulseur 29 et l'intérieur du récipient 3 8 et que ce courant de liquide de lavage est suffisant pour détermi- ner une action de lavage tout à fait satisfaisante pour la grande majorité des articles ordinaire ment soumis au lavage, même sans la présence du récipient 38. Si le récipient 38 est supprimé, les articles à laver sont directement mis en contact avec l'organe impulseur 29.
Toutefois, en ajoutant le récipient 38 à l'organe impulseur 29 et en le soumettant à un mouvement oscillant pendant le lavage, on im prime aux articles à laver des mouvements très irréguliers et l'irrégularité de ces mouvements est accentuée par la présence des nervures 44 à l'intérieur du récipient 38, de sorte que l'on obtient un effet de lavage particulièrement effi cace par l'usage du récipient 38.
Lorsque l'opération de lavage est terminée, le bouton sélecteur 96 est ramené à sa position neutre et l'embout libre 84 du tuyau souple est dirigé vers un évier. On ouvre le robinet de vidange 79 pour évacuer le liquide de lavage hors de l'enveloppe 20, après quoi l'opérateur place le bouton sélecteur 96 en posi tion d'essorage pour produire la rotation rapide et dans un seul sens du récipient 38.
Pour accroitre le mouvement circulatoire du liquide de lavage produit par l'organe impulseur 29, les parois latérales 30 de cet organe peuvent être ondulées et notamment bosselées, comme montré en 107 sur la fig. 12.
Dans des variantes, la section transversale de l'organe impulseur 29, au lieu d'être hexa gonale, pourrait être pentagonale, carrée ou triangulaire. On pourrait également augmenter le nombre de ses côtés, jusqu'au dodécagone régulier tout au plus, car on a remarqué que si le polygone constitué par l'organe impulseur 29 comporte plus de douze côtés, il ne par vient pas à produire une pression suffisante du liquide de lavage du côté amont de chacun des déflecteurs 25. L'organe impulseur pourrait éga lement présenter des angles rentrants (poylgone concave) ou des faces incurvées (polygone cur viligne).
Les déflecteurs 25, au lieu d'être disposés verticalement et parallèlement à l'axe de rota tion de l'organe impulseur, pourraient être légè rement inclinés, par exemple de 10 à 20 , par rapport à la verticale, afin que leur extrémité supérieure, dans le sens du déplacement de l'organe impulseur 29, soit disposée en avant par rapport à leur extrémité inférieure.
En outre, pour faciliter le montage, la péri phérie de la paroi latérale 21 de l'enveloppe 20 pourrait être espacée à l'intérieur de la paroi correspondante du corps 15, au lieu d'être en contact avec celle-ci et, dans ce cas, l'enveloppe pourrait être supportée, par exemple, par la couronne de renforcement 45 et par la cloi son 16.
Par ailleurs, au lieu de donner aux deux nervures intérieures du récipient 38 une forme identique, on pourrait donner à l'une d'elles une forme différente de celle de l'autre et l'orienter dans une direction autre que verticale, par exemple horizontalement. De même, ces nervures pourraient être remplacées par des saillies de formes différentes qui dépassent à l'intérieur du récipient 38. Cette asymétrie contribue, en effet, à imprimer au linge ou aux autres articles à laver un mouvement irrégulier favorable au lavage.
Enfin, on peut éventuellement prévoir un élément électrique chauffe-eau placé dans la partie inférieure de l'enveloppe 20 juste au- dessus du fond 22, par exemple au-dessous du fond 28 de l'organe impulseur creux, afin de chauffer le liquide de lavage avant et, éventuel lement, pendant le lavage.
La machine décrite pourrait être utilisée pour laver d'autres objets que du linge, par exemple des ustensiles de ménage comme la vaisselle. Dans ce cas, il y a lieu de prévoir un panier à vaisselle comportant plusieurs compartiments pour les divers ustensiles à laver. Ce panier peut être, par exemple, à mailles lâches et peut être avantageusement logé, d'une manière amovible, dans le récipient 38, sur la partie rotative non circulaire prévue à l'extré mité supérieure du bouchon fileté 85, afin de produire l'entraînement du panier par cette par tie non circulaire. Le panier peut avoir une forme approximativement annulaire, les com partiments étant alors aménagés entre le man chon 41 supportant le récipient et la paroi laté rale du récipient 3 8.
Dans ce cas, les ustensiles sont lavés et essorés de la même façon que dans le cas du linge ou des articles similaires.
Dans d'autres formes d'exécution de la ma chine objet de l'invention, l'organe impulseur, au lieu de présenter la forme d'un prisme droit, pourrait présenter la forme d'un tronc de pyra mide. Il pourrait, bien entendu, être constitué par une pièce moulée, notamment en matière plastique, et sa section intérieure peut différer de sa section polygonale extérieure. Dans une variante de la machine, des moyens permettant d'entraîner l'organe impul- seur à grande vitesse peuvent également être prévus.
De tels moyens seraient particulière ment indiqués pour le cas où les articles à laver seraient placés directement dans l'organe im- pulseur, le récipient 38 étant omis, afin de per mettre l'essorage, l'organe impulseur étant alors de préférence percé d'orifices également dans sa paroi latérale.
La section intérieure de l'enveloppe pourrait être autre que circulaire, polygonale et notam ment carrée, par exemple. Dans ce cas, les côtés de l'enveloppe pourraient être presque tangents au cercle circonscrit à l'organe impulseur de manière que leur partie médiane en saillie joue le rôle des déflecteurs 25 de la forme d'exécu tion décrite.
Dans le cas où l'enveloppe creuse présente une section intérieure circulaire, les déflecteurs 25, au lieu d'être disposés selon des généra trices, comme représenté à la fig. 2, pourraient également être soit inclinés par rapport aux génératrices, soit disposés en hélice.