Dispositif pour le contrôle de la vitesse moyenne d'une voiture
La présente invention a pour objet un dispositif pour le contrôle de la vitesse moyenne d'une voiture équipée d'un compteur de vitesse, permettant au conducteur ou autre observateur de déterminer à un moment quelconque si la voiture se maintient bien à la moyenne déterminée à l'avance. Ce dispositif comprend une montre à laquelle sont associées deux aiguilles supplémentaires dont l'une sert à afficher la moyenne à maintenir et dont l'autre suit l'aiguille des minutes de la montre tant que l'allure de la voiture se conforme bien à la moyenne ainsi affichée. Suivant une forme d'exécution préférée, cette aiguille peut être entraînée par la commande du compteur de vitesse par l'intermédiaire d'un embrayage à rapport de transmission variable, par exemple un disque entraîné à friction en un point variable de son rayon.
Dans ce cas, des commandes appropriées permettent d'une part de débrayer cet embrayage à rapport de transmission variable, et d'autre part, de régler le rapport de transmission assuré par celui-ci en amenant la première aiguille sur l'orientation correspondant à la moyenne désirée, une autre commande permettant alors d'amener au début d'un voyage la deuxième aiguille entraîné née par l'embrayage au droit de l'aiguille des minutes, I'embrayage assurant ensuite l'entraînement de la deuxième aiguille par le dispositif d'entraînement du compteur de vitesse.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un dispositif conforme à l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective extérieure de cette forme d'exécution et de ses organes qui la relient à un dispositif d'entraînement du compteur indicateur de vitesse habituel.
Les fig. 2 et 3 sont des vues en élévation latérale de son mécanisme intérieur vu respectivement du côté gauche et du côté droit de la fig. 1 après enlèvement de son boîtier.
Les fig. 4 et 5 sont des vues en plan respectivement par-dessus et par dessous du même mécanisme.
La fig. 6 est une vue de profil d'une broche destinée à entraîner ce mécanisme et montée derrière le compteur indicateur de vitesse pour permettre l'entraînement dudit mécanisme en dérivation sur le câble aboutissant à cet indicateur de vitesse.
La forme d'exécution représentée comprend une montre (fig. 1) sur le cadran 1 de laquelle sont montées deux aiguilles supplémentaires 2 et 3. L'aiguille 3 sert à indiquer la vitesse moyenne que l'on désire respecter, suivant une convention d'échelle quelconque. Cette échelle est avantageusement prévue à raison de 2 km par minute de telle sorte que la vitesse est celle correspondant au chiffre des heures multiplié par 10. On peut prévoir une division des minutes en deux, de telle façon que chaque intervalle représente un kilomètre. Dans le cas représenté où l'aiguille 3 est amenée au droit du chiffre 4, cela veut dire que la vitesse moyenne à respecter est de 40 km à l'heure.
L'autre aiguille supplémentaire 2 est destinée à être entraînée de telle manière que, si la vitesse moyenne est effectivement respectée, cette aiguille suit exactement l'aiguille des minutes 4 comme représenté. Tout retard ou toute avance de la voiture sur la moyenne prévue se traduit par une avance ou un retard de l'aiguille 2 par rapport à l'aiguille des minutes 4. Le conducteur sera ainsi immédiatement avisé qu'il doit accélérer ou ralentir la marche de la voiture pour ramener la moyenne à la valeur choisie. L'aiguille 2 est commandée directement par une transmission à vitesse variable comprenant un disque 16 portant coaxialement cette aiguille de contrôle 2 et entraîné par une roue 14. Celle-ci est mue par le dispositif d'entraînement de l'indicateur de vitesse habituel comme il sera expliqué ci-après.
Elle est également susceptible d'être entraînée par un bouton 5 faisant saillie à l'avant du boîtier B dans lequel est montée la montre (fig. 1), cette commande auxiliaire par le bouton 5 servant à amener au départ l'aiguille de contrôle 2 au droit de l'aiguille des minutes 4.
Le boîtier porte également à sa partie avant un bouton 6 qui sert à régler la distance entre l'axe du disque 16 et le point de contact entre celui-ci et la roue 14 pour fixer ainsi à volonté le rapport de démultiplication entre la commande assurée par l'indicateur de vitesse et l'entraînement de l'aiguille de contrôle 2 d'après la position de l'aiguille 3 affichant la vitesse moyenne désirée, cette position correspondant au rapport de transmission déterminé par la position du point de contact entre la roue 14 et le disque 16.
Un troisième bouton 7 porté par le boîtier
B sert à débrayer momentanément l'embrayage formé par le disque 16 et la roue 14, préalablement à la mise en marche du dispositif.
On va maintenant décrire avec plus de détail le mécanisme permettant les différentes commandes définies ci-dessus.
Le bouton 5 destiné à la commande manuelle de l'aiguille de contrôle par l'intermédiaire de l'embrayage 14-16 est monté à l'extrémité d'une tige 8 entraînant une vis sans fin 9 portant au-delà d'un dispositif à entraînement dans un sens de direction une roue 10 (fig. 4) servant, parallèlement au bouton 5, à l'entraînement de la roue 14. La vis sans fin 9 engrène avec une roue tangente 11 montée sur un axe 12 perpendiculaire à la tige 8. Cet arbre 12 entraîne en permanence un manchon 13 coulissant sur lui et solidaire axialement de la roue à friction 14 qui est ainsi susceptible de subir un mouvement radial par rapport au disque 16 formant l'embrayage avec ladite roue 14 et monté sur un axe 17 traversant coaxialement la montre pour porter l'aiguille de contrôle 2.
Celle-ci se trouve ainsi commandée par l'intermédiaire de l'embrayage, soit avant le voyage, par le bouton 5, soit normalement en cours de voyage par la roue 10 et par le dispositif d'entraînement de l'indicateur de vitesse. Pour permettre le débrayage de l'embrayage constitué par les éléments 14 et 16, l'axe 17 portant le disque 16 est monté à coulissement à l'intérieur d'un tube 18. Un ressort 19 maintient normalement le disque 16 en contact avec la périphérie de la roue 14, les extrémités de ce ressort 19 étant fixées sur une platine P solidaire du boîtier de la montre.
L'axe 17 se termine par un petit manchon creux 20 dans lequel coulisse, comme représenté en fig. 3, un ergot 21 fixé sur une courte bielle 22 articulée par son extrémité 23 sur un support fixe S tandis que son autre extrémité est articulée sur une tige 24 commandée directement par le bouton 7. On voit donc qu'il suffit de tirer sur ce bouton pour déplacer
I'ergot 21 qui entraîne l'axe 17 et par suite le disque 16 à l'encontre de l'action exercée par le ressort 19.
La roue 14 coulissant avec le manchon
13 sur l'arbre transversal 12, est solidaire angulairement, de l'arbre 12 par l'intermédiaire d'une tige 15 s'étendant le long de l'arbre 12 en servant de guide au manchon.
La commande de la position radiale de la roue 14 entraînée en permanence par l'arbre 12 en prise longitudinale avec le manchon 13 est assurée par une biellette 25 dont une extrémité est montée entre la roue 14 et le manchon 13, l'autre extrémité de cette biellette 25 étant fixée à l'extrémité d'une cré- maillère 26 montée à coulissement sur une tige 27 (fig. 4 et 5). Cette crémaillère engrène avec une roue tangente 28 montée sur une tige 29 susceptible d'entraîner l'aiguille 3 par des engrenages non représentés ; la crémaillère 26, qui commande ainsi à la fois la position de l'aiguille 3 et la position radiale de la roue 14, est également en prise avec une deuxième roue tangente 30 montée sur un axe 31 1 portant à son extrémité avant le bouton de manoeuvre 6.
Ainsi, ce bouton de manoeuvre 6 peut, par l'intermédiaire de la crémaillère 26 et des roues tangentes 28 et 30 qui lui sont associées, entraîner simultanément l'aiguille 3 et la roue 14 pour leur faire prendre des positions correspondantes respectivement sur le cadran de la montre et le long du rayon du disque d'embrayage 16.
Enfin, la roue 10 commandant la roue 14, indépendamment du bouton 5, engrène avec une autre vis sans fin 32 montée sur un axe 33 portant une roue à vis sans fin 34 en prise avec une vis sans fin 35. Celle-ci sert à la liaison permanente entre le dispositif d'entraînement de l'indicateur de vitesse et la roue 10 qui entraîne la roue 14 de l'embrayage 14-16 par l'intermédiaire de la vis sans fin 9 commandée également par le bouton 5. A cet effet, la vis sans fin 35 est montée sur le même arbre qu'une poulie à gorge 37 entraînée par l'intermédiaire d'un câble sans fin 46 par une autre poulie à gorge 43. Celle-ci est portée entre les flasques 41 et 42 (fig. 6) montés parallèlement l'un par rapport à l'autre à l'arrière du compteur-indicateur de vitesse 38 habituel.
Pour assurer l'entraînement de la transmission partant de la poulie 43 et aboutissant à l'embrayage, on coupe l'extrémité du câble 39 commandant le compteur à l'entrée de ce dernier et on introduit une broche 40 entre cette extrémité et l'entrée du compteur. Cette broche comprend deux éléments reliés coaxialement et dont l'un porte la poulie 43. L'élément mâle 44 de cette broche 40 se monte sur la broche femelle à l'entrée du compteur tandis que l'élément femelle 45 de la broche 40 se fixe sur l'extrémité mâle du câble ou gaine de commande (fig. 6). On voit qu'il suffit d'un déplacement axial de quelques centimètres de cette extrémité -de la gaine pour permettre le montage de la broche 40 portant la poulie 43, de telle sorte qu'aucune transformation n'est nécessaire pour le montage du dispositif décrit sur un tableau de bord d'automobile.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant: supposant que l'on veuille effectuer un parcours donné à une vitesse de 40 km à l'heure par exemple, on tire le bouton 7 pour faire coulisser l'ergot 21 le long du manchon 20 et repousser celui-ci avec le disque 16 à l'encontre de l'action du ressort 19. La roue 14 n'étant plus au contact du disque 16, il est possible d'agir sur le bouton 6 et de le faire tourner pour amener l'aiguille 3 sur un chiffre du cadran 1, 4 en l'occurrence, qui correspond à la vitesse moyenne désirée.
Cette rotation du bouton 6 provoque en même temps un déplacement de la vis sans fin 26 le long de son axe 27 et par suite l'extrémité de cette vis sans fin déplace par l'intermédiaire de la biellette 25 la roue 14 dans un sens radial par rapport au disque 16, par exemple vers le centre de celui-ci si la roue 14 se trouvait à l'origine en regard de la périphérie du disque 16. Le mécanisme est conçu de telle manière que la vitesse d'entraînement du disque 16 sous l'action de la roue 14 corresponde à la vitesse affichée par l'aiguille 3 commandée par le bou ton 6. I1 reste encore à amener l'aiguille 2 au droit de l'aiguille des minutes 4, ce que l'on obtient en manoeuvrant le bouton 5 qui, par l'intermédiaire de la vis sans fin 9 et de la roue tangente 11, fait tourner l'axe 12 et par suite la roue 14.
Etant donné qu'entre temps le bouton 7 a été lâché et que le disque 16 est revenu à sa position normale, la roue 14 en traînée par le bouton 5 fait tourner ledit disque 16 et l'aiguille 2 jusqu'à ce que celle-ci ait atteint la position désirée.
Ces manoeuvres préalables ayant été effectuées, la poulie 43 sera entraînée en rotation lorsque la voiture est en marche et fera tourner la poulie 37, la vis sans fin 35, la roue tangente 34, la vis sans fin 32, la roue 10 et par suite l'aiguille 2 par l'intermédiaire de l'embrayage 14-16. Tant que la vitesse moyenne sera égale à la vitesse affichée, soit 40 km par heure, l'aiguille 2 restera toujours au droit de l'aiguille des minutes 4; si l'aiguille 2 est en avance ou en retard, le conducteur pourra lire en minutes l'avance ou le retard de la voiture par rapport à la moyenne fixée et il pourra, comme indiqué, accélérer ou retarder sa marche pour ramener l'aiguille de contrôle 2 en coïncidence avec l'aiguille des minutes 4, ce qui indiquera le rétablissement de la moyenne.