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Appareil pour le contrôle du temps de stationnement d'un véhicule La présente invention a pour objet un appareil pour la perception de taxes de stationnement et le contrôle du temps de stationnement de véhicules routiers dans les rues, parcs ou emplacements -réservés.
Cet appareil est remarquable notamment en ce qu'il comporte à l'intérieur d'un boîtier scellé, inviolable: un organe d'arrêt susceptible d'être gelacé manuellement depuis l'extérieur du boîtier entre deux positions active et inactive correspondant respectivement à l'interdiction et à l'autorisation de stationner, un mouvement d'horlogerie combiné avec ledit organe d'arrêt de telle manière que ce mouvement soit automatiquement arrêté lorsque ledit organe est en position active et libre de mesurer le temps lorsque cet organe est en position inactive d'autorisation; une aiguille totalisatrice dont les indications peuvent être lues de l'extérieur et entraînée par ce mouvement d'horlogerie pour totaliser les temps des périodes successives de stationnement;
un dispositif de verrouillage combiné avec cette aiguille totalisatrice pour verrouiller ledit organe d'arrêt en position active d'interdiction lorsqu'un total déterminé a été atteint par l'aiguille et un dispositif optique pour indiquer à chaque instant l'état de marche ou d'arrêt du mouvement d'horlogerie.
L'appareil est prévu pour être mis à la disposition des usagers contre paiement d'une somme correspondant à un droit de stationnement d'une durée globale déterminée qui est par exemple de 50 heures et constitue ce qui a été appelé ci-dessus le total déterminé . L'usager dispose ainsi d'une sorte de provision utilisable par fractions de durée quelconque, dans la limite du temps total, de la même manière qu'on utilise la provision d'un compte bancaire, au moyen de chèques. Au début de chaque stationnement l'usager amène l'organe d'arrêt en position inactive d'autorisation, ce qui provoque le déblocage du mouvement d'horlogerie et la mesure du temps de stationnement.
A la fin ce celui-ci, l'usager ramène l'organe mobile en position d'interdiction ce qui neutralise le mouvement d'horlogerie jusqu'au prochain stationnement. Lorsque le temps total pour lequel l'appareil a été réglé est atteint l'appareil est automatiquement verrouillé en position d'interdiction.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: La fig. 1 est une vue de . face d'une forme d'exécution de l'appareil suivant l'invention, dans la position indiquant l'interdiction de stationnement, au moment de sa livraison à l'utilisateur.
La fig. 2 est une vue analogue, l'appareil étant, après un certain temps d'utilisation,
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dans la position indiquant l'autorisation de stationnement.
La fig. 3 est une coupe parallèle à la face antérieure du boîtier représentant une partie du mouvement d'horlogerie, l'organe d'arrêt en position active d'interdiction et le mécanisme de déclenchement.
La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, l'organe d'arrêt étant en position inactive d'autorisation.
La fig. 5 est une vue analogue à la fig. 4, le levier du mécanisme de déclenchement étant en position de pénalisation.
La fig. 6 est une vue analogue à la fig. 3 après verrouillage de l'organe d'arrêt en position d'interdiction.
La fig. 7 est une vue en élévation latérale partielle, le boîtier étant coupé diamétralement. La fig. 8 est une vue en perspective du mécanisme de verrouillage.
Les fig. 9 et 10 sont des vues analogues aux fig. 3 et 5, respectivement, d'une seconde forme d'exécution de l'appareil comportant un mouvement d'horlogerie à vitesse variable.
Les fig. 11 et 12 sont des vues schématiques du mécanisme d'échappement correspondant aux deux positions possibles de l'ancre.
La fig. 13 est une vue de face d'une variante de la forme d'exécution des fig. 9 et 10.
Les fig. 14, 15 et 16 sont des vues analogues aux fi-. 3 , 4 et 5, respectivement, de la forme d'exécution de l'appareil représentée aux fig. 9 et 10.
La fig. 17 est une vue latérale partielle et schématique du boîtier de l'appareil montrant le mécanisme de verrouillage en position inactive.
La fig. 18 est une vue analogue à la fig. 16 après le verrouillage du mouvement d'horlogerie. Suivant la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 8 l'appareil comporte un boîtier cylindrique 1 en forme de cuvette dans lequel sont fixées des platines 2, 3, 4 reliées au fond du boîtier et entre elles par des piliers 5 (fig. 7) délimitant des compartiments destinés à recevoir les mécanismes et organes de l'appareil. Un verre 6 est fixé en avant de la platine 4, au moyen d'une lunette 7 posée sur le boîtier. Comme l'ouverture de l'appareil est interdite à l'usager, cette lunette 7 est sertie ou rendue inviolable par un moyen équivalent.
Entre le verre 6 et la platine 4 est montée sur un axe central 8 une aiguille 9 susceptible de se déplacer sur une graduation horaire tracée sur la périphérie de la platine 4. La graduation s'étend sur un arc un peu inférieur à 360 , dont l'origine correspond, dans l'exemple représenté, à la division 50 et l'extrémité à la division 0 . La platine 4, qui forme cadran, comporte des fenêtres 10, Il dont le but sera précisé plus loin.
Dans l'espace compris entre les platines 3, 4 est disposé un organe mobile d'arrêt, constitué par un secteur 12 monté oscillant sur l'axe 8 grâce à un pignon 13 (fig. 3) fixé en son centre et engrenant avec un secteur denté 14 entraînant un autre pignon 15 pourvu d'un ergot 16. Le secteur 12 est mobile entre deux positions, l'une active représentée à la fig. 3 et l'autre inactive représentée à la fig. 4. Il est sollicité vers la position active par un ressort 17 fixé à l'une de ses extrémités au secteur denté 14, et à l'autre extrémité à la platine 4. En vue de son déplacement vers la position inactive, à l'encontre du ressort 17, le secteur oscillant 12 est combiné avec un dispositif de manoeuvre.
Ce dispositif comprend (fig. 3 à 7) un doigt 18 porté par le secteur 12 et coopérant avec le bec 19 d'un cliquet 20 sollicité dans le sens de l'encliquetage par un ressort 21 et articulé sur le maneton 22 d'une manivelle 23. L'extrémité libre 20a du cliquet 20 est en forme de crochet.
La manivelle 23 est solidaire en rotation d'un arbre 24, monté à frottement dans des ouvertures formant portées ménagées sur les platines 2, 3 et le fond du boîtier 1. Une manette 25 (fig. 1, 2, 7) est montée rigidement
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sur l'une des extrémités de cet arbre, cette extrémité faisant saillie à l'extérieur du boîtier, pour assurer la man#uvre manuelle du secteur oscillant. Un élément élastique 26, en saillie sur la platine 3, est adapté pour s'engager dans l'un ou l'autre de deux crans 27, 28 (fig. 8) ménagés sur la manivelle 23, de manière à définir les positions extrêmes de la manette 25.
Lorsque la manette est dans la position correspondant aux fig. 1 et 3, le ressort 17 maintient le secteur oscillant 12 en position active. Lorsque la manette est amenée par basculement dans la position de la fig. 2, le cliquet déplace le secteur oscillant autour de l'axe 8 jusqu'à la position inactive de la fig. 4.
Dans sa position active (fig. 3) le secteur 12 a pour rôle d'arrêter un mouvement d'horlogerie dont on a représenté quelques éléments, notamment le barillet 29, l'axe de remontage 30 et un rouage 31 (fig. 7).
La coopération entre le secteur oscillant 12 et le mouvement d'horlogerie est assurée d'une part par l'ergot 16 entraîné à partir du secteur oscillant par l'intermédiaire des éléments 13, 14, 15, d'autre part par le rouage 31 du mouvement d'horlogerie, dans des conditions telles que lorsque le secteur oscillant est dans la position active de la fig. 3, l'ergot d'arrêt 16 est engagé entre deux dents du rouage 31 et bloque le mouvement d'horlogerie.
Le mouvement d'horlogerie dont la marche est ainsi commandée par le secteur oscillant 12 est destiné à entraîner, dans le sens normal, l'aiguille 9 qui est fixée sur l'axe 8 et qui constitue en combinaison avec la graduation un totalisateur de temps de stationnement.
Dans le compartiment défini par les platines 3 et 4 est également disposé un dispositif de verrouillage destiné à bloquer le secteur oscillant 12 dans la position active d'arrêt. Ce dispositif comprend un disque 32 fixé en son centre sur l'axe 8 de l'aiguille (fig. 5 à 8); dans ce disque est ménagée une encoche 33 destinée à recevoir une saillie 34 prévue sur un levier de verrouillage 35 monté pivotant sur l'arbre 24 et appliqué au contact du disque par un ressort 36.
L'extrémité libre de ce levier forme une patte 37 qui fait saillie, à travers une fenêtre 38, sur la platine 3, de manière à soulever le cliquet 20, lorsque la saillie 34 est engagée dans l'encoche 33, et à déplacer le bec 19 hors de sa position d'engagement avec le doigt 18; le secteur oscillant est alors libéré et amené sous l'action du ressort 17 dans sa position inactive. Entre la saillie 34 et l'articulation sur l'arbre 24 du levier de verrouillage est également formée une patte 39 qui fait saillie sur la platine 3 à travers une fenêtre 40, dans un but qui apparaîtra dans la suite.
Pour indiquer si le secteur oscillant 12 est en position de stationnement autorisé ou interdit et si, corrélativement, le mouvement d'horlogerie est à l'état de marche ou d'arrêt, le secteur 12 porte les mentions interdit et autorisé qui apparaissent dans la fenêtre 10 de la platine 4 suivant que le secteur est dans la position active des fig. 1, 3 et 6 ou dans la position inactive des fig. 2, 4 et 5. Bien entendu ces mentions peuvent être complétées ou remplacées par l'application de couleurs appropriées.
. Dans un même but de signalisation optique un disque 41 est fixé sur un axe 42 du mouvement d'horlogerie et porte des secteurs de couleurs différentes apparaissant dans la fenêtre 11 du cadran; la rotation de ce disque crée lorsque le mouvement d'horlogerie est actif un effet lumineux qui peut être perçu à distance.
L'appareil représenté aux fig. 1 à 7 comporte enfin un mécanisme de déclenchement combiné avec le mouvement d'horlogerie et adapté pour actionner un bras de signalisation, susceptible d'apparaître dans la fenêtre 10 du cadran à l'expiration d'un délai déterminé depuis le commencement d'une période de stationnement, ce délai qui est, par exemple, d'une heure étant fixé par les autorités en vue de limiter le stationnement.
Le mécanisme de déclenchement comprend un levier 43 monté pivotant sur l'arbre 24, qui porte la manivelle 23, et susceptible d'occuper deux positions. L'une de ces positions, position de pénalisation, est représentée à la fig. 5 et correspond à la présence d'un bras de signalisation 44 dans la fenêtre 10; l'autre position (fig. 3, 4, 6) correspond à l'effacement de cet
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élément.
Ce levier, qui est sollicité vers sa position de pénalisation par un ressort 45, coopère d'une part, au moyen d'un doigt 46 fixé sur lui et traversant en 47 la platine 3, avec une roue 48 montée à frottement dur sur l'axe 30 du mouvement d'horlogerie et d'autre part, avec la manivelle 23 solidaire de la manette de manoeu- vre 25, dans des conditions telles que dans la position d'arrêt de la manette 25 le levier de déclenchement 43 est bloqué en position de non-pénalisation par l'engagement du doigt 46 entre deux dents de la roue 48 et que, pour la position de marche .de la manette, il est amené en position de pénalisation sous l'effet du dégagement du doigt 46 hors de la roue 48, et de l'action du ressort 45,
à la suite d'une rotation de cette roue d'une amplitude déterminée qui correspond à l'expiration dudit délai. La coopération du levier 43 avec la manivelle 23 est réalisée grâce à une échancrure 49 prévue sur le levier, dans laquelle le maneton 22 peut venir s'engager pour basculer le levier de déclenchement et imposer, grâce au doigt 46, un déplacement angulaire à la roue 48, à la suite duquel le levier 43 est bloqué en position de non-pénalisation.
Le bras de signalisation 44 est monté pivotant sur la face arrière du cadran autour d'un axe 50 et sollicité dans une position effacée représentée aux fig. 3, 4 et 6 par un ressort 51 dont l'une des extrémités est fixée par un ergot 52 s'étendant de part et d'autre du bras 44. La combinaison du mécanisme de déclenchement avec le bras de signalisation 44 est obtenue au moyen d'un bec 53 formé à l'extrémité du levier de déclenchement 43 et qui, lorsque ce dernier bascule vers sa position de pénalisation, vient en prise avec l'ergot 52 et entraîne le bras 44 dans une position représentée aux fig. 2 et 5, pour laquelle le bras apparaît à travers la fenêtre 10 du cadran.
Cette position du bras 44 est définie par une butée 54 de fin de course montée sur la platine 4.
Le fonctionnement et le mode d'emploi de l'appareil des fig. 1 à 8 sont les suivants L'usager reçoit, contre paiement, un appareil dans l'état ci-après: = le ressort du mouvement d'horlogerie est remonté, - l'aiguille 9 indique sur le cadran le temps correspondant à la somme qui a été versée, soit 50 heures dans l'exemple représenté, - la manette 25 est dans la position de la fig. 1, ce qui veut dire que le mouvement d'horlogerie est à l'arrêt, que la mention interdit est visible dans la fenêtre 10 et que le doigt 46 du levier de déclenchement est bloqué par la roue 48.
Au moins pendant le temps de stationnement dans un emplacement soumis à règlemen- tation l'appareil est placé à l'intérieur du véhicule dans une position où il peut être vu de l'extérieur. Au commencement d'une période de stationnement l'usager met la manette 25 dans la position représentée à la fig. 2.
La manivelle 23 subit un déplacement angulaire du fait de la rotation de l'arbre 24; le cliquet 20 est déplacé vers le haut et son bec 19 entraîne le doigt 18 porté par le secteur oscillant 12 qui tourne d'un certain angle et vient en position inactive, ce qui a pour effet, d'une part de faire apparaître le mot autorisé dans la fenêtre 10 et d'autre part de débloquer le mouvement d'horlogerie grâce au retrait de l'ergot 16 hors du rouage 31. Le cliquet 20 est maintenu en position sous l'action du ressort 21 et du crochet 20a en prise avec la patte 37 du levier 35. L'aiguille totalisatrice est entraînée et enregistre la durée du stationnement, tandis que le disque 41 qui tourne derrière la fenêtre 11 permet de se rendre compte que l'appareil fonctionne.
La roue 48 entrainée par le mouvement d'horlogerie agit de son côté sur le doigt 46 et par conséquent sur le levier de déclenchement 43 qui subit un déplacement angulaire lent et continu.
Si le temps de stationnement excède la limite fixée à l'avance pour la durée du stationnement normal (une heure dans l'exemple choisi), la roue 48 libère, au moment où la limite est atteinte, le doigt 46 du levier de déclenchement qui sous l'action du res-
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sort 45 bascule vers sa position de pénalisation (fig. 5) et accroche l'ergot 52 du bras de signalisation 44, qui est ainsi amené derrière la fenêtre 10, dans une position visible de l'extérieur (fig. 2). L'apparition du signal 44 indique que le véhicule est en situation irrégulière et peut déterminer les agents de contrôle à infliger une amende au conducteur.
Aussi longtemps que la manette 25 est maintenue dans la position correspondant à la marche du mouvement d'horlogerie et ce, que la limite de stationnement normal ait ou non été franchie, l'aiguille 9 continue à enregistrer le temps passé, à condition qu'elle n'ait pas atteint la division 0 de la graduation.
A la fin du stationnement, la manoeuvre de la manette 25 dans le sens de l'arrêt détermine le retour de l'indication interdit , l'arrêt du mouvement d'horlogerie le rappel du levier de déclenchement dans sa position initiale (fig. 3) et, éventuellement, l'effacement du bras de signalisation 44.
Lorsque l'aiguille atteint la division 0 de la graduation l'encoche 33 du disque 32 du mécanisme de verrouillage se présente devant la saillie 34 du levier 35 qui, entraîné vers le haut sous l'action de son ressort 36, soulève le cli- quet 20 et dégage le bec 19 hors de sa position de retenue du secteur oscillant 12; ce dernier bascule dans sa position active d'arrêt et bloque définitivement le mouvement d'horlogerie, le doigt 18 ne pouvant plus être accroché par le cliquet 20.
Bien entendu l'usager peut échanger son appareil avant que le verrouillage du mouvement d'horlogerie se produise, ce qui lui évite de s'exposer à des pénalités. Le temps de stationnement non utilisé lui est, dans ce cas, remboursé.
Que les droits de stationnement soient ou non épuisés, l'appareil remis au service de distribution doit être partiellement démonté pour être remis en état de service.
Après l'enlèvement de la lunette 7 et du verre 6 un déplacement d'une amplitude convenable du secteur oscillant 12 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre (fig. 6) amène le doigt 18 au contact de la patte 39 du levier de verrouillage 35 et déplace ce dernier dans une position qui libère le disque 32 et permet d'effectuer le remontage du ressort, le secteur oscillant 12 ayant découvert au cours de son mouvement antérieur l'axe 30 du barillet 29.
Une fois l'aiguille ramenée devant la division 50 sous l'effet du mouvement de remontage il est possible de réarmer le cliquet grâce à la coopération du crochet 20a avec la patte 37; la remise en place du verre 6 et d'une lunette 7 complète la préparation de l'appareil en vue d'un nouveau service.
On a représenté aux fig 9 à 18 deux variantes de l'appareil suivant l'invention qui sont adaptées non seulement pour indiquer, au moyen d'un signal, lorsque la durée d'un stationnement élémentaire dépasse une limite déterminée, que le conducteur est en état d'infraction, mais encore pour appliquer automatiquement une surtaxe proportionnelle au temps de stationnement pénalisé, cette surtaxe s'ajoutant à la taxe normale de stationnement. Ce résultat est atteint grâce à un dispositif de totalisation différentielle.
Suivant la première de ces variantes représentée aux fig. 9 à 12, il est prévu dans le mouvement d'horlogerie un dispositif d'échappement à vitesse variable permettant d'augmenter la vitesse angulaire de l'aiguille totalisatrice 9. Ce dispositif comprend essentiellement, montées sur un arbre 55 entraîné par le barillet, par l'intermédiaire -de rouages non représentés, deux roues d'échappement de même diamètre 56 et 57, la roue 57 constituant une roue d'échappement usuelle à 15 dents tandis que la roue 56 est une roue d'échappement de pénalisation qui porte des dents dont le nombre est inférieur à 15 et qui coïncident chacune axiale- ment avec une dent de la roue 57. Dans l'exemple représenté la roue 56 est à 3 dents.
L'ancre usuelle 58 qui reçoit par ses chevilles 59, 60 les impulsions de la roue d'échappement 56 ou 57 et les transmet au balancier-spiral 61, est montée sur un axe 62 qui traverse les platines 2 et 3 dans lesquelles il peut coulisser en entraînant l'ancre; la longueur de cet axe 62 est supérieure à l'écartement des deux platines
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et ses extrémités 63, en saillie sur la platine 3, sont soumises l'une dans un sens à l'action d'un ressort 64 de faible puissance et l'autre dans l'autre sens qui correspond à la flèche, à l'action d'une came de commande 65 appliquée à son contact au moyen d'un ressort 66 (fig. 9).
Cette came est formée à l'une des extrémités libres d'un levier 67 monté pivotant sur la platine 3 et dont l'autre extrémité coopère avec une saillie 68 formée sur le levier 43 du mécanisme de déclenchement dans des conditions telles que les chevilles 59, 60 de l'ancre, en réponse à l'action de la came 65, coopèrent avec les roues 56 et 57 ou uniquement avec la roue 56, suivant que le levier de déclenchement 43 est ou non en position de pénalisation (fig. 9 et 10) respectivement.
Au cours du stationnement normal (fig. 9 et 11) le levier de déclenchement 43, qui est en position de non-pénalisation, maintient donc l'ancre 58 en coopération avec la roue 57 à 15 dents, ce qui correspond à l'échappement normal; l'aiguille 9 indique alors le temps réellement passé. Il y a lieu de noter que les chevilles 59 et 60 sont périodiquement, à raison d'une oscillation sur cinq, en contact à la fois avec une dent de la roue 57 et une dent de la roue 56 mais la présence de cette dernière ne crée aucune perturbation, la coïncidence des dents correspondantes étant parfaite.
Dès que la limite de stationnement normal est atteinte le levier de déclenchement est mis dans sa position de pénalisation qui fait apparaître le bras de signalisation 44 dans la fenêtre 10 du cadran. Simultanément sous l'action des éléments 68, 67, 65 les chevilles glissent parallèlement à l'arbre d'échappement dans le sens de la flèche et cessant d'agir sur la roue 57 à 15 dents ne restent en prise qu'avec la roue 56 à trois dents; les angles d'impulsion et de repos ne sont pas changés et seul l'angle de chute est modifié; il est augmenté d'une valeur correspondant à l'angle des dents supprimées.
La vitesse angulaire de la roue d'échappement est alors cinq fois plus grande que lors du stationnement normal, ce qui veut dire que l'aiguille tourne sur le cadran à une vitesse également cinq fois plus élevée et que le conducteur subit une pénalisation égale à quatre fois la taxe normale de stationnement.
Les fig. 13 à 18 représentent la seconde variante comportant un dispositif de totalisation différentielle.
Comme on le voit à la fig. 13 l'appareil comporte outre l'aiguille principale 9 analogue à celle des exemples précédents une aiguille auxiliaire 69 montée au centre du cadran. Cette aiguille est portée par un canon central 70 monté coulissant sur l'axe 8 de l'aiguille principale et traversant les platines 4 et 3. Le secteur oscillant 12 est monté sur le canon 70 et est solidaire de ce dernier en translation. Sur le canon est également fixée une roue dentée de pénalisation 71 susceptible d'être mise en prise avec un pignon baladeur 72 entraîné à partir du barillet et monté sur un bras oscillant 73 autour d'un axe 74. Sur la roue dentée 71 agit un cliquet élastique 75 formant frein.
Le bras 73 a une extrémité 76 qui coopère avec une came 77 formée sur le levier de déclenchement 43 et qui est maintenue à son contact par un ressort 78, l'agencement étant tel que lorsque le levier de déclenchement 43 vient en position de pénalisation, le pignon baladeur 72 est mis en prise avec la roue dentée de pénalisation 71, la transmission du mouvement jusqu'à cette roue, et par conséquent jusqu'au canon 70 et à l'aiguille auxiliaire 69, assurant la rotation de cette dernière dans le sens contraire à celui de l'aiguille principale et à une vitesse angulaire plus élevée.
Un doigt 18a est prévu sur la platine 3 pour immobiliser, concurremment avec le ressort 21a, le cliquet 20, dans la position des fig. 15 et 16.
Dans le présent exemple, les deux aiguilles vont donc à la rencontre l'une de l'autre et il est prévu un dispositif de verrouillage arrêtant le mouvement d'horlogerie lorsque cette rencontre a lieu.
Ce dispositif comprend (fig. 17 et 18) d'une part une languette 79 formée sur le canon 70 et appliquée par un ressort 80 au contact d'une collerette 81 fixée sur l'axe 8 au voisinage de l'aiguille principale 9 portée par cet axe et, d'autre part, une encoche 82 ménagée dans la collerette 81.
La languette 79 et l'encoche 82
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sont conjuguées de telle sorte que lorsque les deux aiguilles ont sur le cadran la même position angulaire la languette pénètre dans l'encoche, le ressort 80 amenant alors le canon 70 de la position de la fig. 17 à celle de la fig. 18 par coulissement le long de l'axe 8; du fait de ce coulissement, le doigt 18 du secteur 12 est déplacé parallèlement à l'axe de l'aiguille dans une position où il cesse d'être en prise avec le bec 19 du cliquet 20. Le secteur oscillant 12 est ainsi libéré et rappelé irréversiblernent par le ressort 17 dans sa position active d'arrêt ce qui verrouille le mouvement d'horlogerie.
Comme on le comprend d'après ce qui précède le levier de déclenchement 43 fait engrener le pignon baladeur 72 avec la roue dentée de pénalisation 71, dès que la limite de stationnement normal est atteinte. L'aiguille auxiliaire 69 est de ce fait entraînée à une vitesse conditionnée par le choix des rapports des différents rouages, un tel choix étant fait en fonction de la sévérité de la pénalisation que l'on veut infliger aux usagers; l'aiguille principale 9 tourne simultanément à sa vitesse propre et, ainsi qu'il a déjà été dit, la rencontre des deux aiguilles provoque le verrouillage de l'appareil.
Bien entendu si l'usager n'a jamais stationné au-delà de la limite de stationnement normal la coïncidence des aiguilles et le verrouillage du mouvement d'horlogerie ont lieu sur la division 0 du cadran.
Naturellement l'invention n'est pas limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. C'est ainsi qu'on peut prévoir un agencement permettant de commander le changement de vitesse de marche des fig. 9 à 12 au moyen d'un organe de manaeuvre extérieur au boîtier, cet organe doublant la commande automatique, décrite, ou se substituant à elle, lorsqu'il s'agit, par exemple, d'appliquer sélectivement l'un ou l'autre de deux tarifs de stationnement normal.