Procédé pour la préparation de N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-peptides
La synthèse des peptides procède par con-acide identique ou différent, selon le schéma densation de la fonction acide d'un a-amino-réactionnel : acide sur le groupement-NH2 d'un a-amino
EMI1.1
H., <SEP> + <SEP> HNH-CH-COOH- <SEP> HgO <SEP> + <SEP> HgN-CH-CO-NH-CH-COOH
<tb> <SEP> R <SEP> R'R <SEP> R'
<tb> <SEP> A <SEP> B <SEP> Peptides
<tb> <SEP> R= <SEP> R'ou <SEP> différent <SEP> de <SEP> R'
<tb>
Le caractère amphotère des amino-acides rend cette réaction directe pratiquement impossible. Il faut, d'une part, libérer le carboxyle de l'amino-acide A en bloquant partiellement ou intégralement sa fonction amine et, d'autre part, supprimer l'acidité de l'amino- acide B par blocage de sa fonction acide.
Pour faciliter la condensation, l'amino-acide A, dont on a protégé la fonction amine, est généralement employé à l'état de chlorure ou d'azide, l'acidité de l'amino-acide B étant neutralisée par transformation en ester ou en amide ou hydrazide simple ou substitué. Bien entendu, les protections des fonctions-NH2 de A et -CO2H de B doivent être de nature telle que la régénération de ces fonctions à l'état libre ne provoque pas la destruction simultanée de la liaison peptidique-CO-NH-, que l'on vient de créer.
Les procédés les plus employés au laboratoire pour le blocage du groupe NH2 sont : 1.-La benzyloxy-carbonylation (fixation du
radical C6H5CH20CO-) et ses variantes (phénoxy-thiocarbonylation, éthoxy-car-
bonylation, etc.) qui présentent l'incon-
vénient que les réactifs doivent généra
lement être préparés extemporanément
et obligent à manipuler le phosgène.
2.-La phtalylation (fixation du radical
EMI1.2
comportant l'inconvénient que la régénération de la fonction NH2 nécessite 1'emploi d'hydrazine ou de phényl- hydrazine, réactifs assez coûteux.
3.-L'amidification (fixation d'un radical
R"-CO-ou R"'-SO2-) par l'emploi de
différents chlorures ou anhydrides d'aci
des ou d'acides eux-mêmes. Cette mé
thode est d'application assez restreinte, la
régénération de la fonction amine ne se
faisant pas par hydrogénolyse comme
pour 1, ni par l'emploi d'un réactif ne
touchant pas à la liaison peptidique
comme pour 2, mais par saponification.
Elle est donc fonction de la stabilité re
lative du peptide, qui doit résister à la
saponification, et de l'instabilité relative
du groupement amidifiant. Les meilleurs
résultats sont généralement obtenus par
formylation.
Quant au blocage du groupe COOH de Famine-acide B, les procédés les plus employés sont : 1.-L'estérification (formation de 1'ester mé
thylique, éthylique ou benzylique, ce
dernier permettant la régénération de la
fonction acide du peptide par hydro génolyse).
2.-L'amidification (formation d'amides, d'ani
lides, etc., faciles à saponifier).
3.-La formation d'hydrazides susceptibles
d'être scindés par des méthodes parti
culières.
Aucune des méthodes employées pour le blocage des fonctions-NH2 ou-COOH n'est absolument générale. Elles peuvent toutes échouer dans certains cas.
La présente invention vise à remédier aux insuffisances des procédés actuels de synthèse des peptides.
Elle a pour objet un procédé de préparation des N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-peptides, desquels on peut ensuite régénérer les peptides libres correspondants.
Le procédé suivant l'invention consiste à faire réagir le chlorhydrate d'un chlorure d'amino-acide mono-ou dibenzylé à l'azote, sur un amino-acide ou un peptide dont le groupe carboxyle est protégé. Le groupe carboxyle peut être protégé par une fonction ester, amide, anilide, etc.
On peut isoler et purifier le chlorhydrate du produit de la condensation grace à sa solubilité dans le chloroforme. Par libération du carboxyle, on peut obtenir le N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-peptide que l'on peut transformer, par hydrogénolyse, en peptide libre.
Les réactions chimiques qui sont à la base de ce procédé peuvent 8tre représentées, dans le cas de la préparation du peptide de formule I ci-dessous, par le schéma suivant :
EMI2.1
EMI3.1
Dans ces formules : Y = H ou-CH2-C6H5
R = H, un radical alcoyle, aryle ou hétérocyclique.
R'= H, un radical alcoyle, aryle ou hétérocyclique identique ou non à R, pouvant, en
outre être hydroxylé.
R"= alcoyle ou-CHf-C6H5.
n = 0 ou un multiple de 1, compris entre 1 et 8.
n'= 0 ou un multiple de 1, compris entre 1 et 8, identique ou non à n.
Si le chlorhydrate d'ester d'amino-acide choisi (III) est celui de 1'ester benzylique (R"=CH2C6H5), une seule et unique hydrogénolyse permet de passer de 1'ester du
N-benzyl-ou N, N-di-benzyl-peptide (IV, R"=CH2CGH5) au peptide(V).
Par rapport aux méthodes décrites dans la littérature, le procédé selon l'invention présente les avantages suivants : 1.-Les chlorhydrates des chlorures de
N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-amino-aci
des (II) sont facilement accessibles et se
prêtent généralement à une purification
facile par recristallisation.
2.-L'emploi sous forme d'un chlorure d'un
dérivé N-benzylé ou N, N-dibenzylé con
duit, par réactions successives, à des
peptides eux-mêmes benzylés à l'azote et dont les propriétés marquantes sont les suivantes :
a) L'azote benzylé conserve à l'égard
des acides une certaine basicité qui
autorise la formation de sels, tels
que les chlorhydrates.
b) L'aptitude à former des sels et
surtout des chlorhydrates détermine
un avantage supplémentaire de so
lubilité. Ainsi, dans les exemples
indiqués ci-après, on remarquera
la solubilité dans le chloroforme des
différents chlorhydrates des esters
de N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-pep
tides.
D'une façon générale, la so
lubilité en solvant organique ap
porte dans cette série un grand
avantage pour la purification.
c) Egalement du fait que l'azote
benzylé n'offre nullement les carac
tères d'un amide, mais d'une amine,
on note que la fonction amine ne
peut être rendue libre autrement que
par hydrogénation ;
tandis que les
autres réactifs de blocage du NH2
cèdent à l'action des alcalis ou des
acides, les dérivés N-benzylés de
meurent stables en présence de ces
réactifs.
d) Il résulte de l'avantage indiqué en
c) que l'on peut envisager, au cours
de la synthèse d'un peptide, selon
le but poursuivi, le maintien de
certaines fonctions NH2 sous forme
d'amides hydrolysables par les aci
des ou les alcalis, tandis que d'au-
tres restent bloquées pendant les
mêmes réactions et ne seront libé
rées que par hydrogénolyse.
e) Enfin, le fait de pouvoir passer des
N-benzyl-ou N, N-dibenzyl-pepti-
des (I) aux peptides (V)
par hydro
génolyse évite tout danger de racé-
misation dans le cas où le N-benzyl-
ou N, N-dibenzyl-peptide est opti
quement actif.
Les chlorhydrates des chlorures d'aminoacides N-benzylés ou NJN-dibenzylés utilisés pour exécuter la présente invention, n'ont pas été décrits jusqu'ici et leur emploi n'est pas mentionné. On peut les obtenir le plus com modément à partir des amino-acides N-benzylés ou N, N-dibenzylés par action du pentachlorure de phosphore en milieu benzénique, mais on peut également utiliser, à la place de ce réactif seul, son mélange avec le chlorure d'acétyle ou l'oxychlorure de phosphore ou encore le chlorure de thionyle, le trichlorure de phosphore, etc.
Quant aux chlorhydrates des esters d'aminoacides, on peut les préparer par les méthodes classiques décrites dans la littérature, comme, par exemple, l'estérification en présence d'acide chlorhydrique gazeux, de chlorure de thionyle ou de chlorure d'acétyle.
La condensation des deux corps de départ se fait avantageusement en solvant organique neutre miscible à 1'eau, par exemple le dioxane, et en présence de soude pour libérer 1'ester de son chlorhydrate. Il est indiqué de neutraliser l'acide chlorhydrique formé par la réaction elle-même, au fur et à mesure de sa formation, par addition de nouvelles quantités de soude ou en utilisant un excès d'aminoester ou encore une base tertiaire. On peut finalement extraire du mélange réactionnel le chlorhydrate de 1'ester du N-benzyl-ou N, N- dibenzyl-peptide au moyen d'un solvant tel que le chloroforme ou d'autres solvants chlorés.
Après l'avoir purifié, on peut le saponifier par les alcalis pour obtenir le N-benzyl-ou N, N- dibenzyl-peptide.
Il est à remarquer que, si le chlorhydrate de 1'ester d'amino-acide, sur lequel on fait réagir le chlorhydrate du chlorure d'un aminoacide N-benzylé ou N, N-dibenzylé, est celui d'un hydroxy-amino-acide, le chlorhydrate du chlorure réagit préférentiellement sur la fonction NH de l'hydroxy-amino-ester. On obtient ainsi 1'ester du N-benzyl-'ou N, N-di- benzyl-N'-peptide, dont l'hydroxyle est resté libre. Par saponification, on engendre le Nbenzyl-ou N, N-dibenzyl-N'-peptide correspondant, comme précédemment.
Les N-benzyl-a-amino-acides servant de matières premières pour l'obtention des chlorhydrates de chlorures de N-benzyl-amino- acides peuvent être préparés par les voies généralement connues.
Quant aux amino-acides N, N-dibenzylés racémiques ou optiquement actifs, ils sont préparés d'ordinaire par action du chlorure de benzyle sur l'amino-acide ou ses esters. Si l'on a utilisé un ester, on saponifie ensuite.
Les points de fusion indiqués dans les exemples qui suivent sont des points de fusion instantanée, déterminés sur bloc Maquenne.
Exemple 1 Preparation de la N, N-dibenzyl-glycyl-glycine
EMI5.1
a) Préparation préalable du chlorhydrate du chlorure de NN-dibenzyl-glycyle
EMI5.2
Pour l'obtention de ce corps, non décrit jusqu'ici, on prépare d'abord la N, N-dibenzylglycine que l'on transforme ensuite en chlorhydrate du chlorure d'acide par action du pentachlorure de phosphore.
On dissout 25 g de potasse caustique en pastilles dans 75 cm3 d'eau et ajoute 10 g de glycine et 75 cm3 d'éthanol. On porte à l'ébul- lition et ajoute en 10 minutes, de manière à maintenir le reflux sans chauffer, 33 cm3, soit environ 36 g (théorie 34 g), de chlorure de benzyle. L'introduction terminée, on fait bouillir encore 30 minutes, distille environ 30 à 40 cm3 de solvant et ajoute lentement au reflux 10 cm3 d'acide acétique, amorce, laisse cristalliser, filtre sur biichner et lave à l'eau.
Le produit brut humide est empâté 2 fois à l'éther pour le débarrasser du chlorure de benzyle en excès, puis on le filtre sur biichner et le sèche. On obtient ainsi 29 g, soit un rendement de 85 /o. Pour la préparation du chlorure d'acide, on recristallise le produit par dissolution dans le minimum d'acide acétique chaud et ajoute de 1'eau chaude jusqu'à apparition d'un trouble. Après refroidissement, filtration et séchage, on obtient la N, N-dibenzyl- glycine pure avec un rendement de 90 /o,
F. 2000 C. Le produit est blanc, peu soluble en éthanol aqueux, très peu soluble en éthanol et insoluble dans l'eau.
Le produit donne un chlorhydrate, très peu soluble dans 1'eau froide, que l'on recristallise dans l'eau. Gros prismes hydratés perdant 1'eau de cristallisation sur le bloc pour fondre à 2000 C. Le chlorhydrate est soluble dans le méthanol.
Pour transformer la N, N-dibenzyl-glycine en chlorure d'acide, on met en suspension, sous agitation vive, 40 g de dibenzyl-glycine dans 80 cm3 de benzène anhydre et amène à 00 C à l'aide d'un mélange glace-méthanol.
On ajoute rapidement, de manière à atteindre en deux minutes une température d'environ + 35 () C, et sans la dépasser, 34 g de pentachlorure de phosphore pulvérisé (théorie 32, 2 g). Il y a dissolution et aussitôt le chlorhydrate du chlorure de N, N-dibenzylglycyle cristallise. On refroidit à + 200 C et poursuit l'agitation à cette température, puis on refroidit à + 10 C, essore, lave plusieurs fois au benzène et sèche rapidement à 500 C, puis sur potasse en exsiccateur. Poids 43 g (89 O/o de la théorie).
Le produit, blanc ou légèrement jaunâtre, peut être utilisé directement pour la réaction avec un amino-acide. I1 est stable et se conserve bien en flacons bouchés à l'émeri.
Ce composé n'est pas encore décrit. b) Condensation du chlorhydrate du chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle avec le chlorhydrate
de l'ester éthylique de glycine
On prépare un mélange, agité et glacé, de 150, 5 cm3 de soude 2 N et 210 cm3 de dioxane. On y introduit, à 00 C, 42 g de chlorhydrate d'ester éthylique de glycine (la quantité théorique est de 38 g pour deux molécules, dont l'une sert à neutraliser l'acide chlorhydrique formé). A cette solution, on ajoute en 10 minutes, par fractions et en maintenant la température entre 0 et + 4"C, 25 g de chlorhydrate de chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle préparé selon le mode opératoire décrit cidessus.
Le milieu réactionnel est alors presque neutre. On introduit à nouveau 17 g de chlorure d'acide en maintenant le PH à 7-8 par addition de 56 cm3 (1 molécule) de soude 2 N au fur et à mesure de l'introduction. La quantité de chlorure introduite est donc au total de 42 g. On obtient finalement une solution laiteuse neutre qu'on agite encore 15 minutes.
On chasse la majeure partie du dioxane sous vide au bain-marie à 500 C. Le résidu de cette distillation est extrait trois fois avec 200 cm3 de chloroforme chaque fois. Il se forme un insoluble constitué par de la N, N-dibenzyl- glycine provenant de l'hydrolyse d'une partie du chlorure d'acide. Par filtration, on en récupère 5 g, soit 15 O/o de N, N-dibenzyl-glycine. La solution chloroformique est agitée deux fois avec 25 cm3 d'acide chlorhydrique 5 N, séchée sur sulfate de sodium et concentrée à sec sous vide. On obtient une huile légèrement jaune que l'on additionne de 100 cm3 d'éther en grattant. On laisse cristalliser, filtre sur biichner, rince et sèche.
Le chlorhydrate de 1'ester éthylique de N, N-di- benzyl-glycyl-glycine ainsi obtenu. pèse 34 g, soit un rendement de 68 < '/o (83 /o en. tenant compte de la dibenzyl-glycine récupérée). Ce produit se présente sous forme d'aiguilles incolores, F. 160-161 C, solubles en eau, alcool et chloroforme ; insolubles en éther et benzène.
Pour saponifier le chlorhydrate de 1'ester éthylique de dibenzyl-glycyl-glycine en dibenzyl-glycyl-glycine, on en dissout 40 g dans 72 cm3 (théorie : 60 cm3) de potasse méthanolique à 20 /0. I1 se produit aussitôt un préci- pité de chlorure de potassium. On porte 5 minutes au reflux, ajoute à la solution chaude 144 cm3 d'eau et obtient une solution limpide tiède qu'on acidifie d'un coup par 36 cm3 d'acide acétique. Dans ces conditions, la solution reste limpide et le produit cristallise, bien formé, par refroidissement lent. On glace ensuite, essore, lave à 1'eau glacée et sèche.
On obtient 30 g, soit un rendement de 90 < '/o, de produit F. 138-1400 C, soluble dans l'alcool aqueux et l'acide acétique ; insoluble dans 1'eau, le chloroforme et le benzène. Ce composé n'est pas encore décrit dans la littérature.
Analyse Ca8H2003N2
Calculé : C 69, 18 o/o H6, 45"/o N8, 97 < Vo
Trouvé : C 68, 6 /0 H 6, 4 /0 N 9 /0
Exemple 2
Préparation de la N-benzyl-DL-alanyl-glycine
EMI6.1
a) Préparation préalable du chlorhydrate du chlorure de N-benzyl-DL-alanyle
Pour l'obtention-de ce corps, non décrit jusqu'ici, on prépare d'abord la N-benzyl-DLalanine, soit par hydrogénation et saponification de la base de Schiff obtenue par condensation du benzaldéhyde avec 1'ester éthylique de l'alanine, soit par réaction de la benzylamine avec l'acide a-bromo-propionique, comme dé- crit ci-après,
et transforme ensuite le dérivé monobenzylé de l'amino-acide en chlorhydrate du chlorure d'acide par action du pentachlorure de phosphore.
On dissout 10 g d'acide a-bromo-propioni- que dans 40 cm3 d'éther anhydre. On ajoute, en refroidissant, de manière à rester à 300 C, 25 g de benzylamine. On laisse ensuite 4 heures à 300 C. La solution se sépare en deux couches, puis se prend en masse. On filtre le précipité sur biichner, lave à l'alcool absolu froid et recristallise le produit brut (mélange de N-benzyl-DL-alanine et de bromhydrate de benzylamine), pesant 15, 5 g dans 150 cm3 d'alcool à 750 C. On obtient un premier jet de 8, 5 g, soit un rendement de 72 /o.
Par évaporation à sec des eaux-mères et reprise à l'alcool à 750 C, on obtient un deuxième jet d'environ 1 g, ce qui porte le rendement total à 80 /0. La N-benzyl-DLalanine ainsi obtenue fond vers 2500 C, sans netteté. Elle se présente en amas d'aiguilles très fines, incolores, solubles dans 1'eau et les solvants aqueux chauds ; très peu solubles dans l'alcool, insolubles dans l'éther, le benzène et le chloroforme.
Pour obtenir le chlorhydrate du chlorure d'acide, on agite, à la température ordinaire, 5 g de N-benzyl-alanine pulvérisée, séchée, avec 10 cm3 de benzène. La pâte obtenue est additionnée de 5, 75 g (quantité théorique) de pentachlorure de phosphore pulvérisé. La réaction se déclenche et la température monte à 500 C. On observe une dissolution dans le liquide jaune et aussitôt après le chlorhydrate du chlorure de N-benzyl-DL-alanyle cristallise.
On agite encore 30 minutes pour compléter la cristallisation, filtre sur verre fritte et lave à plusieurs reprises au benzène. On sèche rapidement à l'air à 600 C, puis en exsiccateur sur potasse. On obtient ainsi 5 g, soit un rendement de 78 /o. Ce composé est nouveau et n'a pas encore été décrit dans la littérature. b) Condensation du chlorhydrate du chlorure de N-benzyl-DL-alanyle avec le chlorhydrate
de l'ester éthylique de glycine
4, 8 g de chlorhydrate d'ester éthylique de glycine sont introduits à 00 C dans 16, 8 cm3 de soude 2N à 00C. L'ester-base libéré est additionné de 32 cm3 de dioxane. On ajoute, par fractions, en 20 minutes, entre 0 et + 50 C ? 4 g de chlorhydrate du chlorure de N-benzyl
DL-alanyle.
On obtient une solution pratiquement neutre d'où l'on chasse le dioxane sous pression réduite. La phase aqueuse est extraite plusieurs fois au chloroforme. La solution chloroformique est agitée avec deux fois 5 cm3 d'acide chlorhydrique 5 N. On sèche au sulfate de sodium, distille le chloroforme et reprend le résidu huileux par de l'éther anhydre.
Par grattage, on obtient un produit amorphe pulvérulent, qu'on sèche. Poids net : 3, 1 g, soit un rendement de 60 /o.
On dissout 3 g de cet ester brut dans 12 cm3 de potasse méthanolique à 20 /0. On porte 10 minutes au reflux, ajoute 20 cm3 d'eau pour dissoudre le chlorure de potassium formé, chasse le méthanol et acidifie à l'acide acétique. On essore et lave avec un peu d'eau glacée. Le produit brut peut être recristallisé dans l'eau. On obtient 1, 6 g (soit un rendement de 70 /0) de N-benzyl-DL-alanyl-glycine, F. 234-235o C, qui se présente en aiguilles incolores solubles dans l'acide acétique et les solvants aqueux ; peu solubles dans l'alcool et 1'eau ; insolubles dans le chloroforme, le benzène et l'éther. Ce composé est nouveau.
Exemple 3
Préparation de la N-benzyl-DL-tryptophyl-glycine
EMI7.1
a) Préparation préalable du chlorhydrate du chlorure de N-benzyl-DL-tryptophyle
On dissout partiellement 20 g de chlorhydrate d'ester méthylique du DL-tryptophane dans 40 cm3 d'eau. On ajoute 50 cm3 de chloroforme et 50 cm3 d'éther et refroidit h-50. C.
En agitant, on introduit 10 cm3 de lessive de soude glacée, relargue avec du carbonate de potassium, décante et extrait à nouveau avec deux fois 40 cm3 de chloroforme. La solution, séchée sur sulfate de sodium, est concentrée à sec sous vide au bain-marie à 500 C. On obtient 17 g d'huile (ester libre), soit un rendement quantitatif.
On reprend 15 g de cet ester huileux par 30 cm3 de-benzène. On ajoute 7, 5 g de benzaldéhyde (quantité théorique) ; on tiédit et la réaction démarre. On note un trouble dû à 1'eau formée. On distille le benzène en partie à la pression ordinaire, de manière à clarifier la masse réactionnelle et-parfaire la réaction.
On observe bientôt une prise en masse rapide.
On refroidit, essore et lave deux fois à l'éther par empâtage. On obtient ainsi 17, 25 g, soit un rendement de 85 /o par rapport au chlorhydrate d'ester méthylique du DL-tryptophane. Le produit est utilisé tel quel pour la réduction. Recristallisé dans l'acétate d'éthyle, il fond à 132-1330 C.
On dissout 17 g de la base de Schiff cidessus dans 170 cm3 de méthanol chaud. On refroidit à 250 C et ajoute 3, 5 g de noir végé- tal palladié préparé à partir de 17 cm3 d'une solution à 2 ouzo de chlorure de palladium. On hydrogène ; en 40 minutes, les 1300 cm3 théoriques sont fixés et l'hydrogénation s'arrête. On essore, lave le noir au méthanol et concentre le filtrat à sec sous vide. On obtient ainsi environ 16 g d'huile (ester méthylique du
N-benzyl-DL-tryptophane).
Cette huile est reprise par 16 cm3 de potasse méthanolique à 20 I/o et 5 cm3 d'eau. On b) Condensation du chlorhydrate du chlorur
hydrate de l'ester éthylique de la glycine
Pour faire réagir le chlorhydrate du chlorure de N-benzyl-DL-tryptophyle sur 1'ester éthylique de la glycine, on ajoute d'abord à
porte au reflux pendant 20 minutes, chasse en
partie le méthanol, puis ajoute 25 cm3 d'eau.
La solution jaune obtenue est acidifiée par
l'acide acétique. Le précipité est essoré, lavé
à 1'eau et séché. On obtient ainsi 14 g de N
benzyl-DL-tryptophane (rendement 72 ouzo par
rapport au chlorhydrate de 1'ester méthylique
du DL-tryptophane).
Recristallisé dans l'acide acétique aqueux,
il fond à 2500 C. Il se présente en aiguilles
légèrement jaunâtres, peu solubles dans les sol
vants aqueux ; très peu solubles dans 1'eau et
l'alcool ; insolubles dans le chloroforme, le
benzène et l'éther. Ce composé est nouveau et
non décrit dans la littérature.
Analyse : C18Ht802N2
Calculé : C 73, 44 O/o H 6, 16 O/o N 9, 52 O/o
Trouvé : C 73, 4 /o H 6, 2 /o N 9, 5 /o
Pour le transformer en chlorhydrate du
chlorure d'acide, on met 10 g en suspension
dans un mélange de 40 cm3 de chloroforme et
de 60 cm3 de benzène, à la température am
biante (18-200 C). On ajoute d'un coup 8 g
(théorie : 7 g) de pentachlorure de phosphore
pulvérisé. La masse se dissout partiellement
tandis que la température monte à 30-35O C
en 4 minutes. En continuant l'agitation, un
trouble apparaît et un précipité cristallin rose
se dépose de la solution brune.
On maintient
30 minutes sous agitation, glace, essore, lave
plusieurs fois au benzène, sèche rapidement à
l'air et tamise pour séparer quelques boules
gommeuses. On obtient ainsi 8, 8 g de chlor
hydrate de chlorure brut prêt à être employé
pour la condensation avec 1'ester d'un amino
acide. Ce chlorure d'acide n'a pas encore été
décrit dans la littérature. e de N-benzyl-DL-tryptophyle avec le chlor-
6 g de chlorhydrate de cet ester 21 cm3 de
soude 2 N, en maintenant la température à
50 C, puis on additionne le mélange de 40 cm3 de dioxane, de façon que la température intérieure soit entre 0 et + 5 C.
Cette température est maintenue pendant toute la durée d'introduction (vingt minutes) des 5 g du chlorhydrate de chlorure de N-benzyl-tryp- tophyle, sous vive agitation. La réaction terminée, on obtient une solution en deux phases.
On décante le dioxane relargué par les sels minéraux et extrait la phase aqueuse au chloroforme (2 fois 50 cm3). On réunit les extraits chloroformiques au dioxane, sèche sur sulfate de sodium et évapore les solvants sous vide.
L'huile brune résiduelle est reprise par 50 cm3 de chloroforme. On 1'extrait avec 3 fois 2 cm3 d'acide chlorhydrique normal (jusqu'à acidité persistante de la phase aqueuse). A la dernière extraction, le chlorhydrate de 1'ester éthylique de la N-benzyl-tryptophylglycine cristallise. On laisse la cristallisation se terminer, filtre sur verre fritte et lave à l'éther. On obtient 3, 5 g de produit brut, soit un rendement de 60 O/o, pouvant être directement saponifié en N-benzyl-DL-tryptophylglycine.
Dans ce but, on dissout 3 g de chlorhydrate d'ester dans 5 cm8 de potasse méthanolique à 20 /0. On porte 3 minutes au reflux, ajoute 10 cm3 d'eau et acidifie à l'acide acétique. Le précipité est essore et séché après lavage à l'eau. La N-benzyl-DL-tryptophylglycine obtenue pèse 2, 3 g, soit un rendement de 90 bloc
Elle peut être recristallisée dans l'acide acétique aqueux. Elle fond à 198-200 C. Elle est très peu soluble dans 1'eau et l'alcool froid ; insoluble dans le benzène, le chloroforme et l'éther. Ce produit est nouveau.
Exemple 4
Préparation de la N, N-dibenzyl-diglycyl-glycine
EMI9.1
a) Préparation préalable du chlorhydrate de l'ester éthylique de glycyl-glycine
Ce composé se prépare par estérification de la glycyl-glycine, en présence d'acide chlorhydrique.
A partir de 2, 2 g de glycyl-glycine, on obtient 2, 95 g de chlorhydrate d'ester éthylique de glycyl-glycine, soit un rendement de 92 /o. Ce produit, F. 182-183 C, est en aiguilles incolores solubles dans 1'eau et les solvants aqueux ; presque insolubles dans l'alcool froid. b) Condensation du chlorhydrate du chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle avec le chlorhydrate
de l'ester éthylique de glycyl-glycine
A 1, 3 g (2 molécules) de chlorhydrate d'ester éthylique de glycyl-glycine on ajoute, entre 0 et + 5 C, 10 cm3 de dioxane et 6 cm3 de soude N pure.
En maintenant toujours la tem-' pérature entre 0 et + 50 C, on ajoute, par portions, 0, 5 g de chlorhydrate de chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle pulvérisé, préparé selon 1'exemple 1. On ajoute ensuite 0, 5 g du même produit et, peu à peu, 3, 2 cm3 de soude N pour neutraliser l'acide chlorhydrique du chlorhydrate.
La solution limpide et neutre obtenue est distillée sous vide pour chasser le maximum de dioxane. La partie aqueuse résiduelle, de laquelle une huile décante, est extraite avec deux fois 10 cm3 de chloroforme. La solution chloroformique est extraite avec 4 cm3 d'acide chlorhydrique 5 N, séchée au sulfate de sodium et concentrée à sec. L'huile obtenue, additionnée d'éther anhydre, fournit par grattage un produit amorphe pulvérulent très hygroscopique qu'on essore rapidement et sèche en exsiccateur.
On obtient ainsi 1 g, soit un rendement de 70 /0. Le chlorhydrate de 1'ester éthylique de N, N-dibenzyl-diglycyl-glycine ainsi obtenu est dissous dans 1, 5 cm8 de potasse méthanolique à 20 /o. On chauffe 5 minutes au reflux, ajoute 6 cm3 d'eau, acidifie à 1'acide acétique et extrait au chloroforme. La solution séchée et concentrée donne la N, N-dibenzyldiglycyl-glycine sous forme d'une huile pesant 0, 8 g, soit un rendement de 94 /0. Ce produit est nouveau.
Exemple S
Préparation du chlorhydrate de l'ester éthylique de la N'-(N, N-dibenzyl-glycyl)-DL-sérine
EMI10.1
a) Préparation préalable du chlorhydrate du chlorure de NN-dibenzyl-glycyle
Ce composé est préparé comme il a été indiqué dans 1'exemple 1. b) Preparation prealable du chlorhydrate de l'ester ethylique de la DL-serine
On prépare le chlorhydrate de cet ester, décrit dans la littérature, par réaction de l'éthanol avec la DL-sérine, en présence d'acide chlorhydrique gazeux et évapore l'excès d'éthanol sous vide, et recristallise en éther.
(Rendement : 90 /o). c) Condensation du chlorhydrate du chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle avec l'ester éthylique
de la serine
On condense une molécule de chlorhydrate de chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle avec deux molécules d'ester éthylique de serine, la deuxième molécule servant à neutraliser l'acide chlorhydrique libéré au cours de la réaction.
A 10 g de chlorhydrate de 1'ester éthyli- que de DL-sérine refroidis à Oo C, on ajoute, à cette température, 30 cm3 de soude 2 N et, tout en refroidissant par de la glace, on additionne le mélange de 60 cm3 de dioxane. On introduit alors, alternativement, dans la solution maintenue entre 0 et + 5o C, et par fractions, le chlorhydrate du chlorure de N, N-di- benzyl-glycyle (10 g en tout) et de la soude 2 N, de manière à maintenir le pU au bleu du
BTB sans atteindre le virage rouge de la phta léine (p voisin de 8).
Après avoir ajouté en tout 45 cm3 de soude 2 N, on agite dix minutes, puis chasse le dioxane sous vide au bainmarie à 500 C. Après refroidissement, une huile décante. On agite la solution avec 50 cm3 de chloroforme et essore la N, N-dibenzyl-glycine insoluble qui s'est formée en petite quantité. Après décantation de 1'extrait chloroformique, on épuise la solution aqueuse avec 50 cm3 puis 25 cm3 de chloroforme. Les extraits chloroformiques réunis sont agités deux fois avec chaque fois 10 cm3 d'acide chlorhydrique 5 N, ce qui fait passer le produit recherché sous forme de chlorhydrate d'ester du dibenzyl-peptide soluble dans le chloroforme, alors que les autres produits réactionnels présents passent dans la phase aqueuse chlorhydrique.
La solution chloroformique, séchée sur sulfate de magnésium puis concentrée sous vide, donne une huile qu'on additionne de 50 cm3 d'éther. Par trituration, le produit se prend en une masse cristalline. On essore et lave avec un peu d'éther. Après séchage, on obtient 6, 5 g de produit qu'on peut recristalliser, avec un rendement de 90 on par dissolution dans 1, 5 à 2 volumes d'éthanol chaud et addition de 4 à 6 volumes d'éther. Il se présente sous forme de prismes incolores fondant vers 160 C. Ce produit est nouveau.
Analyse : C21H27ON2C1
Calculé :
C 62,0 % H 6,7 % N 6,9 % Cl 8,7 %
Trouvé :
C62, 3''/. H6, 9"/o N6, 90/0 C19, 3f/o
Si l'on veut préparer le produit en n'utilisant qu'une molécule d'ester éthylique de DLsérine, on opère comme précédemment, mais en utilisant 19 g de chlorhydrate de chlorure de N, N-dibenzyl-glycyle, la quantité de soude nécessaire atteignant 55 cm3. On obtient 12 g de chlorhydrate de 1'ester du dibenzyl-peptide, soit un rendement de 50 ouzo par rapport au chlorhydrate du chlorure de N, N-dibenzyl- glycyle.
Préparation du chlorhydrate de la N'- (N, N-dibenzyl-glycyl)-DL-serine
EMI11.1
On porte 10 minutes au reflux 2 g de chlorhydrate de 1'ester éthylique de la N'- (N, N-di benzyl-glycyl)-sérine dans 4 cm3 de potasse méthanolique à 10 /0. On ajoute 10 cm3 d'eau, chasse le méthanol. La solution limpide est acidifiée par 2 cm3 d'acide acétique. L'huile qui précipite est extraite avec 3 fois 5 cm3 de chloroforme. La solution chloroformique séchée au sulfate de magnésium puis concentrée à sec sous vide laisse une huile qu'on reprend par 5 cm3 d'acide chlorhydrique normal chaud.
Par refroidissement lent, le chlorhydrate de la
N'-(N, N-dibenzyl-glycyl)-sérine se sépare en larges feuillets qu'on essore, lave avec un peu d'acide chlorhydrique normal et sèche à 800 C en étuve ventilée. On obtient un premier jet de 1, 35 g, le reste du produit peut être récupéré en partie par relargage au chlorure de sodium de la solution mère chlorhydrique ou par concentration. Le produit présente un point de fusion peu net avec décomposition vers 165 C.
Analyse Cl9H2304N2CI
Calculé :
C 60, 2 O/o H6, 1 /o N7, 4 /0 C1 9, 3 /0
Trouvé :
C 60, 1 /o H 6, 3 % N 7,2 % Cl 10,2 %