CH337959A - Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène et compteur fabriqué par ce procédé - Google Patents

Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène et compteur fabriqué par ce procédé

Info

Publication number
CH337959A
CH337959A CH337959DA CH337959A CH 337959 A CH337959 A CH 337959A CH 337959D A CH337959D A CH 337959DA CH 337959 A CH337959 A CH 337959A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
halogen
meter
sub
electrolytic polishing
geiger
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Barthaire Andre
Benoit Andre
Jacquet Pierre
Original Assignee
Commissariat Energie Atomique
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Commissariat Energie Atomique filed Critical Commissariat Energie Atomique
Publication of CH337959A publication Critical patent/CH337959A/fr

Links

Classifications

    • HELECTRICITY
    • H01ELECTRIC ELEMENTS
    • H01JELECTRIC DISCHARGE TUBES OR DISCHARGE LAMPS
    • H01J47/00Tubes for determining the presence, intensity, density or energy of radiation or particles
    • H01J47/08Geiger-Müller counter tubes

Landscapes

  • Electrolytic Production Of Metals (AREA)

Description


  Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène  et compteur fabriqué par ce procédé    L'invention est relative à un procédé de fabrica  tion de compteurs Geiger-Müller à halogène et aux  compteurs fabriqués par ce procédé.  



  Il est connu que, dans les tubes électroniques  contenant au moins une vapeur et/ou un gaz, les  phénomènes d'adsorption par les surfaces     métalli-          ques    qu'ils comportent jouent souvent un rôle     n &      faste, tendant à modifier leurs propriétés.

   En parti  culier, dans le cas des compteurs tels que susvisés,  pour lesquels on note la grande activité     chimique    des  vapeurs utilisées et plus encore celle des atomes et  des ions formés dans la décharge, ces derniers ont  tendance à être adsorbés par les électrodes ou autres  surfaces métalliques, de sorte que, compte tenu de  la faible quantité     desdits    gaz ou vapeurs en présence  dans les tubes, cette adsorption se traduit par une       modification    des caractéristiques des tubes au cours  de leur temps de stockage et de fonctionnement.  



  L'invention a pour but de remédier à cet incon  vénient par des moyens plus efficaces et plus simples  que jusqu'à présent, assurant ainsi une parfaite re  productibilité dans une fabrication en série.  



  L'invention a pour objet un procédé de     fabrica-          tion    de compteurs Geiger-Müller à halogène compre  nant au moins une pièce     métallique    avec au     moins     une partie de sa surface en contact avec ledit halo  gène, caractérisé par le fait que, pour rendre au  moins ladite partie de surface résistante à la corro  sion en présence dudit halogène et en même temps  non adsorbante de cet halogène, on soumet ladite  partie de surface à un traitement de     polissage    élec  trolytique avant assemblage du compteur, et par le    fait qu'on assemble ensuite ladite pièce     métallique     ainsi traitée avec les autres constituants du comp  teur.

   Cet assemblage peut se faire de la manière       connue.     



  L'invention concerne également le compteur  Geiger-Müller à halogène fabriqué par le procédé  susvisé.  



  L'invention est décrite ci-après avec référence  au dessin annexé dans lequel  Les     fig.    1 et 2 représentent     deux    types de comp  teurs Geiger-Müller à halogène établis     conformément     à     l'invention.     



  La     fig.    3 représente une cuve pour le traitement  de certaines des surfaces des compteurs, conformé  ment à l'invention.  



  Les     fig.    4 et 5 sont des diagrammes     illustrant     l'évolution dans le temps de la tension de     seuil    de  compteurs Geiger-Müller à halogène dont les catho  des, respectivement en acier     inoxydable        extra-doux     et en acier inoxydable au molybdène et au titane,  ont ou non subi le traitement propre à l'invention.  



  La     fig.    6 est un diagramme illustrant l'évolution  dans le temps de la tension de seuil d'un compteur  Geiger-Müller à halogène dans plusieurs cas corres  pondant respectivement à des compteurs     établis    se  lon des méthodes connues et à des compteurs établis       conformément    à l'invention, cette évolution étant  directement fonction de l'adsorption de l'halogène.  



       Comme    dit plus haut, les molécules, les atomes  et les ions d'halogène, chimiquement très actifs, ont      tendance à être adsorbés par les électrodes ou autres       surfaces        métalliques.        Comme    la quantité de ces ha  logènes, dans chaque tube, peut être très faible (pour       indication        1/1o    à quelques     1/1o    de mm de mercure), et       comme,    d'autre part, lesdites surfaces ont une am  pleur notable (de l'ordre d'un ou plusieurs déci  mètres carrés), cette adsorption est importante et en  traîne des modifications notables dans le temps, des  caractéristiques des tubes,

   lesquelles sont étroitement       liées    aux proportions respectives des gaz en présence.  A titre d'exemple, on a représenté, sur la     fig.    6, la  courbe Cl     illustrant,    pour des tubes à halogène à  électrodes fer - chrome non munies de moyens spé  ciaux pour s'opposer à ladite adsorption, la chute  de la tension du seuil de comptage en fonction du  temps. Cette courbe     comporte    une chute     importante     pendant les     dix        premiers    jours, ce qui correspond  à une adsorption à peu près totale de l'halogène,  c'est-à-dire à la     mise    hors d'usage du compteur.  



  On a déjà proposé, pour     diminuer    l'adsorption  des halogènes, de soumettre les surfaces     métalliques     à un nettoyage     chimique    suivi d'un traitement de  passivation à l'acide nitrique. Ce remède étant notoi  rement insuffisant, on a été conduit à le compléter  lorsque les compteurs sont sur le banc de pompage  par un traitement préalable des électrodes dans la va  peur     d'halogène        utilisé,    par exemple dans la vapeur  de brome, ce traitement ayant pour but de faire ad  sorber par lesdites électrodes une certaine dose d'ha  logène,

   de     sorte    que l'adsorption subséquente de  l'halogène contenu en très faible quantité dans le  tube après montage ne soit pas à craindre.  



  Mais ce traitement de     bromuration,    dont l'effi  cacité dépend, en     particulier,    de l'histoire du métal  depuis son élaboration, peut être relativement long,  par exemple d'une dizaine d'heures, et il se révèle  souvent inégal, ce qui rend     difficile    la construction  en série.     Il    immobilise le banc de pompage pendant  un temps assez long, et soumet celui-ci à l'action  prolongée et très corrosive du brome.

   Par     ailleurs,     le brome ne se trouve, par ce traitement, que fai  blement lié à la surface métallique, ce qui     pourrait     expliquer l'instabilité de la tension de seuil relevée  sur des tubes ainsi fabriqués, dans lesquels la pres  sion partielle de l'halogène s'est trouvée modifiée.  



  De toute façon, on a constaté que, sur de tels  tubes, la tension de seuil continuait à évoluer long  temps après la fabrication.  



  A titre de comparaison avec la courbe Cl     (fig.    6),  les courbes     C2    et     Cs    illustrent la chute de la tension  de seuil pour deux compteurs d'une même série pen  dant les trente premiers jours, les électrodes de ces  deux compteurs étant     passivées        mais    non     bromurées,     et la courbe C4 est relative à un tube à électrodes       passivées    et     bromurées.    Ladite tension continue en  suite à s'abaisser lentement en cours d'usage (sou  vent de l'ordre de 50 ou 60 volts par année).  



  On a constaté que, en opérant conformément à  l'invention, l'on pouvait réaliser des tubes stables,  avec une chute de tension de seuil initiale très faible.    Pour exécuter l'invention, on utilise d'ordinaire  les bains connus dans ce genre de technique, étant  entendu que l'on pourra  - soit, tout au moins pour certains bains de  polissage, se contenter du polissage, la prati  que montrant que cette seule opération peut  suffire à s'opposer à toute adsorption ulté  rieure de l'halogène au cours de la vie du  tube ;  - soit recourir successivement à un polissage  anodique, puis à une action chimique de pas  sivation.  



  Le premier cas - celui pour lequel le polissage  suffit à lui seul - paraît être, en particulier, celui  pour lequel on utilise les bains de polissage du type       phosphosulfurique    ou     phosphosulfochromique.     



  Le deuxième cas est notamment celui pour lequel  on utilise pour le polissage un bain à base d'acide  perchlorique et d'acide acétique. La passivation sub  séquente peut alors être obtenue par un autre trai  tement anodique, ou par tout autre procédé, notam  ment à l'acide     nitrique.     



  En procédant ainsi qu'il vient d'être dit, on peut  établir des compteurs qui présentent de nombreux  avantages par     rapport    à ceux obtenus par les procé  dés usuels, avantages tels que les suivants.  



  En évitant la     bromuration,    on évite une perte de  temps considérable. Le banc de pompage reste uti  lisable très longtemps, les quantités de brome intro  duites étant faibles et ne séjournant qu'un temps  minimum; de plus, la quantité de brome dans le  compteur peut être     précisément    connue et contrôlée.  



  La pratique montre que les tubes ainsi établis  sont stables dès l'origine et pendant toute leur vie.  La tension de seuil atteint, dès les premiers jours,  une valeur stable définitive (courbe C5), de     sorte    que  les tubes, dès la sortie du banc, sont immédiatement  utilisables.  



  Ce qui précède reste vrai, quelle que soit la na  ture ou l'état de surface du métal utilisé: c'est ainsi       qu'un        alliage        de        fer        comportant        au        moins        15        %        de     chrome s'est révélé convenir dans tous les cas, quel  les que soient son origine et son histoire métallur  gique. Cette absence de précaution spéciale en ce  qui concerne le métal à utiliser réduit considérable  ment le prix de revient.  



  Les tubes ou compteurs obtenus conformément  à l'invention, utilisés en courant fort (par exemple  50     [.A)    ou shuntés par une capacité parasite (condi  tions les plus défavorables), gardent leurs caractéris  tiques, même avec la quantité de brome minimum  nécessaire à leur fonctionnement.  



  Il est en outre possible, grâce à l'invention, de  construire sans     difficultés    de petits compteurs, pour  lesquels les risques d'adsorption étaient les plus  grands.  



  On a     encore    constaté que les caractéristiques des  compteurs étaient améliorées dès l'origine, par le  traitement susvisé, les paliers étant plus longs et les      pentes plus faibles, ce qui, vraisemblablement, est dû  au fait que le poli électrolytique débarrasse la sur  face du métal de toutes aspérités, inclusions ou im  puretés     susceptibles    de perturber le     fonctionnement     (par exemple en dégazant lentement en cours  d'usage).  



       Enfin,    les compteurs obtenus conformément à  l'invention présentent un meilleur coefficient de tem  pérature pour le seuil de comptage (0v1 par degré  centigrade entre - 600 C et     -I-    l20  C) et la plage  de température de     fonctionnement    se trouve étendue  (- 700 C à     -I-    1000 C ou davantage). Le fonction  nement du compteur en courant fort reste stable dans  la plage de température précédemment     indiquée.     



  On va dans ce qui suit donner quelques précisions  complémentaires sur divers modes de réalisation de  l'invention.  



  Sur les     fig.    1 et 2, on a représenté deux types  de compteurs Geiger-Müller à halogène établis con  formément à l'invention.  



  Le premier     (fig.    1) est du type en verre, à ca  thode interne. On constitue avantageusement l'enve  loppe 1 d'un tel compteur en verre     marque      Pyrex  ,  son fil anode 2 en tungstène, et sa cathode 3 en une  feuille     mince    de métal marque       Dilver    O   (alliage       fer-chrome    à 25 '0 /o de chrome) roulée et traitée par  le polissage susvisé.  



  Le second     (fig.    2) est du type métallique, où la  cathode est un tube 4, notamment en       Dilver    O      ,     bouché à ses extrémités par des soudures 5 de verre  ordinaire. On peut constituer le fil anode 6 d'un tel  compteur, comportant une goutte de verre 7, à son  extrémité intérieure au tube, pour     diminuer    les effets  de pointe,     également    en       Dilver    O  . Un avantage  de ce type     d'appareil--est    que l'on     n'y        effëctue-le=po=     lissage susvisé que sur la face interne de la cathode.

    A titre d'indications, on signale que des compteurs  de ce type ont donné satisfaction avec, pour dimen  sions de la cathode, une longueur de 40 mm et un  diamètre     intérieur    de 5,4 mm seulement et, pour       composition    de mélange gazeux, du néon, de l'argon  et du brome sous des pressions respectivement de       250    à     400        mm        de        mercure,        de        0,1    à 1     %        de        la     pression totale,

   et de     4/1o    à     8/1o    de mm de mercure.  



  Sur la     fig.    3, on a représenté une cuve pour le  polissage de certaines au moins des surfaces métalli  ques comportées par des compteurs Geiger-Müller  à halogène.  



  Avant de faire subir auxdites     surfaces    le traite  ment de     polissage    en question, on     peut    avantageuse  ment commencer par les décaper, si elles. sont très  oxydées, au moyen notamment d'une solution       aqueuse        d'acide        nitrique        (10'%)        et        de        fluorure        de     sodium (2 à 3 0/0). Un tel bain a pour propriété de  détacher l'oxyde du métal sans attaquer     ce    dernier.  



  A leur sortie de ce bain, on brosse et l'on     rince     les surfaces     décapées    qui sont alors prêtes au polis  sage.    On a considéré plus haut deux cas de polissage,  l'un dans un     bain        autopassivant,    l'autre suivi d'une  passivation complémentaire.  



  Dans le premier cas - pour lequel le polissage  suffit à lui seul - on constitue, par exemple, l'élec  trolyte 8 de polissage     (fig.    3) par un bain d'acide       phosphorique    et d'acide     chromique    (250 g par     litre).     



  On plonge dans ce bain la     surface    à polir, no  tamment une cathode 9     (fig.    3), et on la relie au  pôle positif d'une     source    de ,tension     continue,    d'en  viron 12 volts.

   On relie le pôle     négatif    de     cette     même source à la cathode de     polissage,    que     l'on          constitue,    soit par une simple tige     conductrice    10,  intérieure et concentrique à la cathode 9 à polir,  dans le cas où le polissage de la face interne de  celle-ci suffit (cas de la     fig.    2), soit par l'ensemble  de ladite tige 10 et d'un     cylindre    conducteur 11 ex  térieur et     concentrique    à la cathode 9 à polir, dans  le cas où le polissage est exécuté sur les deux faces  de celle-ci (cas de la     fig.    1).  



  On     supporte    avantageusement la cathode à polir  par une pièce isolante 12 montée sur la susdite tige  10 centrale.  



  Et l'on dispose la cuve 13 contenant l'électro  lyte 8 de     polissage    dans une cuve plus grande 14  contenant de l'eau à la température     désirée        afin    de  régler à une valeur convenable la     température    du  bain d'électrolyse. Ainsi, dans le cas envisagé, cette  dernière est comprise entre 700 et 950 C.  



  Pour des cathodes 9 de diamètre 16 mm et de  longueur 125 mm, par exemple, le temps de     ce     polissage est de l'ordre de 1 à 2 minutes.  



  A leur sortie du bain, on     rince    les     surfaces    polies,  au jet d'eau,     uis    dans l'eau     -distillée,        enfin    dans un       -soivanti(ffié#nge        éther-âicool        ôtrméthylal,    par exem  ple). Puis on les sèche à l'air chaud et on les stocke  à l'abri de la poussière en attendant leur montage.  



  Dans le     second    cas de polissage - celui qui doit  être suivi d'un traitement complémentaire de passi  vation - on     utilise    comme     électrolyte    8, par exem  ple, la solution dite   bain de Jacquet      ,    comprenant       95        '%        d'acide        acétique        et    5     %        d'acide        perchlorique,     qui a l'avantage de pouvoir polir toutes les solutions  fer-chrome, quelles que soient leurs teneurs en  chrome,

   et de     permettre    souvent l'utilisation de fai  bles densités de     courant.     



  On     utilise    le même appareil que celui décrit pour  le premier cas de polissage.  



  La tension continue d'électrolyse est ici de 25 à  30 volts, la température du bain d'électrolyse, réglée  par celle de l'eau dans la cuve 14, de 250 C au  maximum, et le temps     d'immersion,    pour les catho  des analogues à celles visées plus haut, de l'ordre  de 2 à 3 minutes.  



  On rince et l'on sèche les cathodes polies de la  façon précédemment décrite, puis on les plonge du  rant quelques heures dans un bain d'acide nitrique       fumant,    pour obtenir leur passivation.           Enfin,    on a essayé le traitement de polissage  propre à l'invention sur des métaux autres que des  ferrochromes.  



  Et l'on a constaté que des résultats remarquables  étaient obtenus avec,     notamment,    les aciers inoxy  dables.  



  Ceci est un avantage très intéressant de l'inven  tion car, jusqu'à     ce    jour, les alliages fer-chrome  étaient presque uniquement utilisés dans les comp  teurs du genre en question, du fait qu'ils possèdent,  après les traitements connus, les propriétés     anti-          adsorbantes    les     meilleures.    Mais il sont plus diffi  ciles à     obtenir,    à usiner, etc., que les aciers inoxy  dables.  



  On va     donner    ci-après, à titre d'exemples, les  résultats d'essais pour éprouver les qualités     anti-          adsorbantes    vis-à-vis des halogènes, et notamment  du brome, de divers métaux soumis ou non, tel que  précisé ci-après, au polissage.  



  On a     effectué    tous ces essais avec des compteurs  à enveloppe de verre et cathode     interne    de diamètre  20 mm et de longueur 125 mm, l'atmosphère inté  rieure aux compteurs étant un mélange de néon,       d'argon    et de brome sous les pressions respectives       de        40        mm        de        mercure,        de    1     %        de        la        pression        totale,

       et de     4/1o    à     5/1o    de mm de mercure.  



  Dans chacun des exemples     ci-après    indiqués, la  chute de tension du seuil de comptage envisagée  dans les premiers cas (ceux pour lesquels le métal a  été nettoyé     chimiquement,    mais non     passivé)    corres  pond à une disparition quasi totale du brome par  adsorption.  



  Les seuils de comptage initiaux ne sont pas les  mêmes, mais     varient    avec le métal envisagé et le  traitement qu'on lui a fait subir, de 390 à 460 volts,  a     mven    .  



  général supérieurs d'une     trentaine    de volts à ceux       correspondant    aux susdits   premiers cas      .     



  On a représenté sur la     fig.    4 un diagramme illus  trant les variations du seuil de comptage en volts en  fonction du temps en jours, pour un compteur  Geiger-Müller à halogène dont la cathode est en       acier    inoxydable extra-doux     18/s    (carbone inférieur  à 0,07), et a été respectivement nettoyée chimique  ment, mais non     passivée    (courbe Ai) ;     nettoyée    chi  miquement et     passivée    à l'acide nitrique     (courbe     (A), et polie dans un bain électrolytique     autopassi-          vant        phosphochromique,    conformément à l'invention  (courbe As).

    



  On y voit que les chutes de tension dudit seuil  sont, au bout de six jours, respectivement de 95, 35  et 12 volts environ, et que, dans les deux premiers  cas, ces chutes se poursuivent dans le temps alors  qu'elles sont pratiquement terminées dans le troi  sième cas.  



  Sur la     fig.    5, on a illustré des variations analo  gues, la cathode     utilisée    étant alors un acier inoxy  dable     18/s    au molybdène et titane (chrome: 17 à       20        %    ;     nickel:    8 à     10    ;     molybdène    : 2 à 4     ;titane     0,3 à 0,4 ; carbone : inférieur à 0,1 et fer : le reste)    et ayant été respectivement nettoyée chimiquement  mais non     passivée    (courbe     Bi)    ;

   et polie dans un bain  électrolytique     autopassivant        phosphochromique,    con  formément à l'invention (courbe     B2).     



  On y voit que la chute de tension du seuil de  comptage, au bout de 50 jours, est de l'ordre de  140     volts    dans le premier cas, et est quasi nulle dans  le second.  



  Les essais effectués avec d'autres aciers inoxy  dables, et dans les mêmes conditions que celles illus  trées par la     fig.    5, ont     donné    les résultats suivants  - acier inoxydable 18/s au molybdène     extra-          doux:    au bout de six jours, on note, dans  le premier cas, une chute de 80 volts, qui se  poursuit ensuite, et, dans le second cas, une  chute de l'ordre de 5 à 10 volts suivie de sta  bilisation ;  - acier inoxydable     18/s    au titane: au bout de       six    jours, on note, dans le premier cas, une  chute de 100 volts suivie de stabilisation et,  dans le second cas, une chute de 20 volts en  viron qui se poursuit et atteint environ 40  volts au bout de 250 jours ;

    - acier inoxydable     intachable    (chrome : 20     0/0    ;  nickel : 2,5 ; cuivre : 1,5 ; carbone: inférieur  à 0,1, et fer: le reste) : on note une chute  de 100 volts au bout de six jours, dans le  premier cas, suivie d'une chute assez faible  dans la suite et, dans le second cas, une  chute sensiblement proportionnelle au temps  atteignant 70 volts au bout de 150 jours,  délai au-delà duquel on obtient sensiblement  la stabilisation. Cet exemple indique que la  prés<U>ence d</U>u cuivre ne semble pas     conseil%     -     cnne    façon g     rame.     



  Avec une cathode en ferro-nickel marque       Pla-          tinite          (nickel:        50        0/0,        et        fer:

          50        %),        métal        se        sou-          dant    au verre ordinaire, et toujours     dans    les mêmes  conditions d'essais que ceux illustrés sur la     fig.    5,  on obtient une chute de     tension    du seuil de l'ordre  de 100 volts,     dans    le     premier    cas, au bout de 25  jours, et de 60 volts, dans le second cas, au bout  du même temps (avec un seuil de départ abaissé dans       ce    cas     exceptionnellement    à 350 volts).  



  Les mesures n'ont encore été faites que sur un  temps de 60 jours, pour ce dernier exemple, de  même que pour les suivants, alors que les temps en  visagés pour les autres exemples étaient de 250  jours.  



  On peut citer encore les essais effectués sur le  nickel et le     molybdène     Pour le nickel nettoyé chimiquement, mais non       passivé,    le seuil semble se stabiliser au bout de 30  jours après une chute de 50 volts, alors que pour  le nickel nettoyé chimiquement, puis     passivé    à l'acide  nitrique     fumant,    la chute, de l'ordre déjà de 40 volts  au bout de 60 jours, ne semble pas encore terminée,  et que, pour le même métal poli     électrolytiquement         dans     un:    bain     phosphochromique,    le seuil semble se  stabiliser au bout de 40 jours après une chute de  10 volts seulement.  



  Pour le molybdène, nettoyé chimiquement, mais  non     passivé,    la chute est de l'ordre de<B>105</B> volts au  bout de 20 jours, alors qu'elle est de 85 volts au  bout de 40 jours pour le molybdène poli     électrolyti-          quement    dans un bain d'acide sulfurique, mais non       passivé,    et que, pour le même métal, poli de la même  façon, puis     passivé    avec de l'acide nitrique     fumant,     le seuil subit une chute d'une vingtaine de volts seu  lement.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication de compteurs Geiger- Müller à halogène comprenant au moins une pièce métallique avec au moins une partie de sa surface en contact avec ledit halogène, caractérisé par le fait que, pour rendre au moins ladite partie de sur face résistante à la corrosion en présence dudit halo gène et en même temps non adsorbante de cet halo gène,
    on soumet ladite partie de surface à un-trai- tement de polissage électrolytique avant assemblage du compteur, et par le fait qu'on assemble ensuite ladite pièce métallique ainsi traitée avec les autres constituants du compteur. IL Compteur Geiger-Müller à halogène fabriqué par le procédé selon la revendication I. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que l'on réalise le polissage électrolytique dans un bain comprenant de l'acide phosphorique et de l'acide sulfurique et/ou de l'acide chromique, ce bain assurant également une passivation. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que l'on réalise le polissage électrolytique dans un bain comprenant de l'acide acétique et de l'acide perchlorique, notamment dans les proportions respectives de 95 % et de 5 %,
    ce polissage électro- lytique étant suivi par un traitement de passivation. 3. Procédé selon la sous-revendication 2, carac térisé par le fait que le traitement de passivation a lieu par immersion dans l'acide nitrique pendant plusieurs heures. 4. Procédé selon la sous-revendication 2, carac térisé par le fait que le traitement de passivation a lieu par traitement anodique. 5.
    Compteur selon la revendication II, carac térisé par le fait qu'il comporte une enveloppe en verre et, à l'intérieur de celle-ci, une pièce métal lique cylindrique constituant cathode, ladite pièce ayant été traitée sur ses deux faces par polissage électrolytique. 6. Compteur selon la revendication II, carac térisé par le fait qu'il comprend une pièce métallique cylindrique constituant cathode, dont la surface ex terne formant la paroi externe du compteur est en contact avec l'atmosphère et dont seule la surface interne a été traitée par polissage électrolytique. 7.
    Compteur selon la revendication II et les sous-revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que ladite pièce métallique est en acier allié. 8. Compteur selon la sous-revendication 7, ca ractérisé par le fait que l'acier allié contient au moins un métal compris dans le groupe du nickel et du chrome. 9.
    Compteur selon la sous-revendication 8, ca ractérisé par le fait que l'acier allié est un acier inoxydable contenant environ 8 % de nickel et envi- ron 18 % de chrome.
CH337959D 1954-06-01 1955-05-27 Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène et compteur fabriqué par ce procédé CH337959A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR337959X 1954-06-01

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH337959A true CH337959A (fr) 1959-04-30

Family

ID=8891521

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH337959D CH337959A (fr) 1954-06-01 1955-05-27 Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène et compteur fabriqué par ce procédé

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH337959A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
Geiger et al. Activity and stability of electrochemically and thermally treated iridium for the oxygen evolution reaction
EP1031645B1 (fr) Cellule d&#39;electrolyse a electrode bipolaire
CH635133A5 (fr) Procede de placage in situ d&#39;un revetement actif sur les cathodes de cellules d&#39;electrolyse.
EP0352152B1 (fr) Procédé de fabrication d&#39;un scintillateur et scintillateur ainsi obtenu
TWI249766B (en) Wafer cleaning method and equipment
FR2473179A1 (fr) Elements detecteurs de gaz et procedes pour les fabriquer
CH337959A (fr) Procédé de fabrication de compteurs Geiger-Müller à halogène et compteur fabriqué par ce procédé
BE538543A (fr)
FR2576326A1 (fr) Dispositif d&#39;isolement et d&#39;extraction de metaux en solution, par voie electrolytique
FR2892229A1 (fr) Procede de fabrication d&#39;une couche d&#39;accroche metallique
EP1036874A2 (fr) Cellule de blanchiment et de désinfection et application de celle-ci aux machines à laver de linge
CH619492A5 (en) Process for the preparation of a substrate bearing a tin oxide coating
Niessen et al. Reference electrode-induced surface poisoning of thin-film electrodes
CH633905A5 (fr) Procede de fabrication de fils electriques isoles.
JP4213996B2 (ja) 固体電解コンデンサの製造方法
FR2676465A1 (fr) Procede de desargentation par electrolyse.
BE481455A (fr)
JP3687346B2 (ja) Nb3 Al系超電導線およびその製造方法
FR2471426A1 (fr) Procede d&#39;electrodeposition de palladium et bain electrolytique pour la mise en oeuvre de ce procede
JP4690221B2 (ja) 電解コンデンサ用陽極箔の製造方法
FR3060610A1 (fr) Procede electrolytique pour extraire de l&#39;etain et/ou du plomb compris dans un melange conducteur
WO2005097686A1 (fr) Procede et equipement electrochimique d&#39;elimination des ions nitrates et ammonium contenus dans des effluents liquides
BE380804A (fr)
WO2023067163A1 (fr) Procede de production d&#39;hydrogene sous pression par electrolyse de l&#39;eau decouplee
EP0753486A1 (fr) Procédé de traitement par électrolyse d&#39;un effluent liquide contenant des métaux dissous et application au traitement d&#39;effluents contenant du cérium