Dispositif central à pression pour commander, d'une part, l'envoi d'air et, d'autre part, l'envoi d'un liquide de lubrification et de refroidissement à des tuyères de vaporisation La présente invention a pour objet un dispositif central à pression pour commander, d'une part, l'en voi d'air et, d'autre part, l'envoi d'un liquide de lu brification et de refroidissement à des tuyères de vaporisation.
On a cherché à obtenir un dispositif central de commande qui permette de préparer un jet ou un brouillard d'une composition réfrigérante-lubrifiante et de le transmettre aux points d'utilisation, disposés à distance de la source de lubrifiant.
On a cherché également à obtenir un nouveau dispositif de formation de brouillard qui convienne à la grande variété de réfrigérants connus à base d'eau et à des huiles de diverses viscosités et qui permette une application proche ou éloignée d'un brouillard formé d'un réfrigérant et d'un lubrifiant.
Le dispositif faisant l'objet de l'invention est ca ractérisé en ce qu'il comprend un réservoir d'air, un réservoir de liquide, un ensemble de conduites alimentant en air sous pression le réservoir d'air et ensuite le réservoir de liquide, et conduisant égale ment l'air et le liquide sous pression depuis les sor ties desdits réservoirs jusqu'auxdites tuyères.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention et montre également une application de ce dis positif.
La fig. 1 est une vue en plan de cette forme d'exécution.
La fig. 2 en est une vue en élévation, partielle ment en coupe.
La fig. 3 est une vue en élévation prise depuis la droite de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe selon 4-4 de la fig. 1. La fig. 5 est une coupe selon 5-5 de la fig. 1. La fig. 6 est une coupe selon 6-6 de la fig. 1. La fig. 7 est un schéma de cette forme d'exé cution.
La fig. 8 est une vue d'un organe que comprend cette forme d'exécution.
La fig. 9 montre, schématiquement, ladite appli cation.
Le dispositif représenté comprend un corps prin cipal A qui porte un séparateur B destiné à nettoyer l'air et à le débarrasser de son humidité et un réser voir de liquide C. Le séparateur B et le réservoir C comprennent chacun un bouchon de vidange D ou E, respectivement. Le dispositif comprend encore une entrée d'air F, une sortie d'air G, une sortie de liquide H et un trou LL destiné à laisser passer des conducteurs électriques.
Un plateau 220 (fig. 1) est maintenu en place par des vis 221 et permet l'accès à une boîte de bor nes permettant la connexion des conducteurs insérés à travers le trou LL.
Ce trou LL est fileté pour permettre de fixer les raccords nécessaires à la sécurité de l'installation (fig. 4 et 1).
Le corps A porte un manomètre J et un organe de réglage S d'un régulateur de pression K compre nant une soupape à diaphragme et ressort visible à la fig. 6.
Le dispositif comprend aussi une soupape de commande L (fig. 6) qui est actionnée par des moy ens électriques. Un bouchon M permet de remplir le réservoir C de liquide, de l'huile, par exemple. Un filtre à air N sépare l'humidité et autres matières indésirables transportées par l'air qui s'écoule depuis l'entrée F. Le liquide passe également par un filtre P disposé à la partie inférieure d'une pièce cen- trale Q.
La fig. 7 montre schématiquement ce dispositif. De l'air comprimé s'écoule par l'entrée F dans le séparateur B où il est filtré ,par le filtre N.
Le bouchon D permet le retrait de l'eau recueillie qui a été séparée de l'air dans le séparateur B. L'air propre s'écoule alors à travers un conduit R jusqu'au régulateur de pression K. Il s'écoule en suite au-delà du manomètre J et de la soupape L à solénoïde. Le régulateur de pression K comprend (fig. 6) l'organe de réglage S, un ressort T et un diaphragme U, agissant sur le clapet d'une soupape V réglant l'écoulement réel.
La soupape L comprend un solénoïde W et une armature X (fig. 5).
Depuis la soupape L (fig. 7), l'écoulement se fait par une conduite Y (voir aussi fig. 4) dans la partie supérieure du réservoir C de liquide. Dans ce réservoir, le liquide doit être forcé à travers le filtre P vers la sortie H, tandis que l'air passe à travers la sortie G.
Le bouchon E permet de retirer toute matière indésirable quia pu être recueillie.
La fig. 8 montre un raccord de tuyère Z com prenant un raccord AA pour une conduite reliée à la sortie H du liquide et un raccord BB pour une conduite d'air reliée à la sortie G.
Ainsi, l'air et le liquide s'écoulent à travers un élément CC constitué par deux tuyaux coaxiaux vers une tuyère de vapo risation DD qui applique un jet ou un brouillard directement au point désiré, le liquide étant ordinai rement dans le tuyau central et l'air dans le tuyau extérieur. Un organe de réglage EE permet de régler l'écoulement du liquide à travers le raccord AA.
L'entrée d'air F (fig. 4) est formée par une ou verture filetée 20 dans le corps A et susceptible d'être raccordée à une source d'air comprimé. L'air s'écoule depuis l'ouverture 20 dans un dôme 21 et ensuite dans l'intérieur 22 du séparateur B. Ce der nier est formé par un cylindre 23 transparent qui s'ajuste à son extrémité supérieure dans un évide ment étroit 24 du corps A et qui est fermé de ma nière étanche par un joint annulaire 25. La partie inférieure du cylindre 23 est scellée au moyen d'une cuvette 26 dont la bride périphérique 27 reçoit l'ex trémité inférieure 28 du cylindre 23. Un joint 29 assure l'étanchéité.
Une pièce centrale 30 s'étendant selon l'axe du cylindre 23 est percée axialement à son extrémité inférieure en 31 et radialement par des trous 32 qui communiquent avec l'intérieur du séparateur B. La partie inférieure de la pièce cen trale 30 est filetée en 33 pour recevoir un organe fileté 34 du bouchon D. L'organe 34 présente un siège de soupape 35 contre lequel est pressée une pièce 36 d'un bouchon de soupape 38.
L'extrémité inférieure de l'organe 34 est filetée en 37 et reçoit le bouchon 38, présentant un perçage axial 39, et la pièce 36. Quand le bouchon 38 est dévissé, il quitte le siège 35 et permet au liquide qui a été recueilli au fond du séparateur B (de l'eau, par exemple) de s'échapper à travers le perçage 39 du bouchon 38.
La cuvette 26 présente un évidement central 50 qui loge l'extrémité inférieure d'un ressort 51 en cerclant la pièce centrale 30.
Le ressort 51 presse ,par son extrémité supérieure 52 contre une cuvette 53 peu profonde qui soutient l'extrémité inférieure du filtre N constitué par un cy lindre de céramique, de manière que l'air soit obligé de passer à travers le filtre pour quitter le sépa rateur B.
Le filtre N est fermé à son extrémité supérieure par une coupelle inversée 54 qui est montée sur un écrou 55 qui s'engage avec la partie filetée 57 de l'extrémité supérieure de la pièce centrale 30.
La pièce centrale 30 présente un trou radial 58 et un trou central 59 qui forment une partie du con duit R (fig. 6).
La partie filetée supérieure 57 de la pièce 30 est vissée dans un évidement fileté 60 ménagé dans le corps A (fig. 6).
L'air qui s'est écoulé depuis l'entrée F dans l'in térieur du séparateur B et qui a été filtré par le filtre cylindrique N s'écoule ensuite dans un espace annu laire compris entre le filtre N et la pièce centrale 30 et de là dans le trou radial 58 et le trou central 59 pour atteindre une chambre 61 (fig. 6). L'air passe ensuite dans la chambre 61 à travers un trou 62 et au-delà du régulateur de pression K.
Le corps A au-dessus du séparateur B présente une ouverture filetée 75 qui reçoit un écrou creux 76 présentant une partie 77 de diamètre réduit et une chambre intérieure 78. La chambre 78 loge un ressort hélicoïdal 79 qui presse une pièce cylindrique 80 de la soupape V. Si la pièce cylindrique 80 est ,pressée contre le siège de soupape 81, elle réduit l'écoulement d'air depuis la chambre 61 et le trou 62 à travers un passage 82.
Le passage 82 est pratiqué dans un disque 83 qui s'ajuste dans un évidement 84 du corps A. Une chambre 85 est disposée au-dessus du passage 82 et au-dessous du diaphragme U.
Le diaphragme U comprend un plateau de ren fort central 86 contre lequel presse le ressort héli coïdal T disposé dans une chambre 87. La chambre 87 est formée dans une pièce filetée 88 constituant une partie du régulateur de pression K qui se fixe en 89 dans le corps A.
La pièce 88 comprend une partie inférieure 90 circulaire qui pince les bords du diaphragme U dans la position voulue contre un épaulement 91 au fond d'une chambre 92.
La pression du ressort T peut être réglée par l'organe de réglage S. Le ressort T comprend un pla teau d'extrémité 93 qui peut être pressé vers le bas ou libéré au moyen d'une vis 94.
La vis 94 comporte une fente 95 et elle est mon tée à l'intérieur d'un raccord 96. Ce raccord 96 est fermé par une vis 97 (fig. 6). En vissant ou en dévissant le raccord 96 et/ou en retirant la vis 97 pour avoir accès à la fente 95 de la vis 94, on peut régler la tension du ressort T.
Le réglage du ressort T règle la pression dans la chambre 85 du diaphragme et règle ainsi la position de la pièce de soupape 80 de manière que de l'air passe à travers le passage 82. La soupape est nor malement maintenue ouverte par un prolongement 98 s'étendant vers le bas à travers le passage 82 pour venir en contact avec la partie supérieure de la pièce cylindrique 80.
La chambre 85 est en communication directe avec le manomètre J à travers un passage 99.
Le manomètre est disposé dans une chambre 100 et il est facilement accessible en retirant un couvercle 101 maintenu en place par des vis 102 (fig. 1 et 5).
Le manomètre J indique ainsi la pression dans la chambre 85 qui peut être réglée par le réglage du ressort T du diaphragme, par l'intermédiaire du pro longement 98 agissant sur la pièce 80à mouvement alternatif qui vient s'appliquer sur le siège 81, de manière à régler la pression à travers les trous 59 et 62 de la chambre 61.
L'air s'écoule depuis la chambre 85 à travers un trou 120 (fig. 5) vers une chambre périphérique 121 et vers la partie inférieure de la soupape L. Depuis la chambre périphérique 121, l'air passe dans un trou radial 122 ,puis dans un siège de soupape 123, dans une chambre 124, un trou radial 125, un évi dement périphérique 126, un trou 127 et un trou 128 formant une partie du conduit Y. Depuis le trou 128, l'air s'écoule dans un dôme 129 visible à la droite de la fig. 4, au-dessus du réservoir C.
L'ensemble comprenant la soupape est maintenu en place dans le corps A par une bride inférieure <B>130</B> et une bride supérieure 131 à l'aide d'un écrou 138 constituant un moyen de serrage (fig. 5).
La bride inférieure 130 présente un joint 132 et un anneau 133 de section circulaire pour fermer de manière étanche l'évidement 126 et le trou 125. Un anneau 134 de section circulaire est disposé au- dessus du précédent pour fermer les trous 120 et 122 et la chambre 121.
Le solénoïde W agit sur l'armature X pour dé placer une pièce 135 contre l'action d'un ressort 136. Quand la soupape se ferme, elle coupe la source d'air du réservoir C, et quand elle s'ouvre, elle per met à l'air de s'écouler dans le réservoir C.
L'extrémité supérieure de l'armature X présente un filet 137 et porte un capuchon 138 qui main tient l'ensemble du solénoïde en place.
L'armature X est creuse. Un plongeur portant la pièce 135 à son extrémité inférieure peut prendre un mouvement alternatif dans l'armature creuse.
Une butée interne limite le déplacement du plon geur et le ressort 136 tend à maintenir la pièce 135 vers le bas contre le siège 123.
Quand le solénoïde W est excité électriquement, la soupape 135 est maintenue ouverte. L'écrou 138 serre et maintient l'ensemble du so lénoïde en place, comme représenté- à la fig. 5.
Il faut noter que l'ensemble du solénoïde et de la soupape est maintenu dans la partie arrière du corps A de manière étanche au moyen du joint 132, des anneaux 133, 134 de section circulaire et de la bride 131, et que l'air ne peut passer seulement que par le trou 120 vers le trou 127 et dans le dôme 129 au-dessus du réservoir du liquide C.
Le bouchon E dans le réservoir C est de la mê me construction que le bouchon D décrit plus haut. La pièce centrale Q présente un trou central 150 et reçoit du liquide depuis un passage radial 151 après filtration à travers le filtre P.
Le filtre P est maintenu en place par un capu chon 152 et un ressort 153 pressant contre ce ca puchon (fig. 2).
Le réservoir C est maintenu en place dans l'évi dement 154 de manière étanche à l'aide d'un joint 155 (fig. 4) et du bouchon E qui est vissé sur l'extré mité de la pièce centrale Q.
La pièce centrale Q est vissée en 164 (fig. 4) dans la partie supérieure 165 du dôme 129 et com munique avec un trou 156 relié à la sortie H du liquide.
L'air sous pression passe directement du dôme 129 à travers la sortie filetée G (fig. 4).
Le liquide, qu'il s'agisse d'huile, de lubrifiant ou de réfrigérant, peut être facilement alimenté dans le réservoir C au moyen du bouchon à vis M (fig. 2) qui présente une partie inférieure filetée 157 et qui est maintenu au dispositif par un anneau 158 et une chaîne 159.
Le bouchon de remplissage M presse un joint 160 qui ferme le dôme 129 et empêche toute fuite d'air sous pression. Le liquide peut être placé dans le réservoir C seulement quand la pression d'air est supprimée.
Lors du fonctionnement, le réservoir C contient du liquide jusqu'à la ligne 161, laissant un espace suffisant pour la masse d'air dans le dôme 129.
L'air sous pression s'écoule à travers l'entrée d'air F dans le séparateur B et est filtré par le filtre N.
Il s'écoule ensuite du filtre N à travers les trous 59 et 62 et la chambre 61 (fig. 4 et 6), puis au-delà de la pièce 80 et dans la chambre 85.
La pression dans la chambre 85, réglée par le réglage du ressort T, est mesurée par le mano mètre J.
De la chambre 85 (fig. 6), l'air sous pression s'écoule dans la soupape à solénoïde L à travers les trous 120, 122 et la chambre 121 au-delà du siège de soupape 123 et à travers les passages 124, 125, 126,<B>127</B> et 128 dans le dôme 129 (fig. 4).
L'air comprimé dans le dôme 129 exerce une pression suffisante sur le liquide dans le réservoir C pour le forcer à travers le trou 150 et en dehors par la sortie H en même temps que l'air sous pression peut s'écouler en dehors par la sortie G. Par des conduits séparés (fig. 8 et 9), l'air et le liquide sont alimentés à des raccords de tuyères Z, FF et GG par des raccords HH et JJ.
Les conduites relatives au liquide sont représen tées par un trait fort à la fig. 9, les conduites d'air par un trait double.
Le dispositif décrit est particulièrement approprié pour vaporiser des réfrigérants lors d'opérations de coupe et de meulage, ou pour l'application d'huile à des chaînes, des roues dentées ou d'autres organes à lubrifier. L'organe de réglage EE (fig. 8) permet un réglage précis par pointeau de l'écoulement du liquide au point d'application.
Le dispositif central décrit et représenté aux fig. 1 à 6 comprend donc le séparateur B pour l'air, un dispositif de réduction de la pression d'air constitué par le régulateur de pression K et la soupape à solé noïde L associée au manomètre J.
L'air est filtré dans le séparateur B par le filtre N et le liquide est filtré dans le réservoir C par le filtre P.
Les raccords de tuyères Z, FF et GG sont des soupapes de vaporisation dans lesquelles l'air et le liquide sont brassés pour former le mélange ou le brouillard recherché.
Seul l'écoulement du liquide est commandé par un régulateur ou ,par un organe de réglage tel que EE, tandis que l'écoulement d'air est constant une fois que la pression désirée a été établie par le ré gulateur K.
Le dispositif décrit peut être utilisé avec tous les réfrigérants usuels à base d'eau et avec les huiles de tous types et de toutes viscosités.
On peut utiliser, par exemple, d'une à dix tuyè res de vaporisation avec chaque dispositif de com mande décrit, la seule limitation à l'emploi d'autres tuyères dépendant de la masse d'air comprimé dis ponible.
L'air comprimé est utilisé, de préférence, à une pression de 5,6 à 8,4 kg/cm .
Les conducteurs reliés au solénoïde W peuvent être associés à un élément de commande de la ma chine qui est constamment excité pendant le fonc tionnement. Bien qu'on ait représenté deux conduites tubu laires séparées entre le dispositif décrit et les rac cords de tuyères Z, FF et GG, il est évident qu'on pourrait utiliser deux conduites coaxiales.