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Machine automatique à nettoyer les pièces d'horlogerie et similaires L'objet de la présente invention est une machine automatique à nettoyer les pièces d'horlogerie et similaires, comportant au moins un panier porte- pièces destiné à plonger dans au moins une cuve contenant un liquide et à en ressortir après avoir tourné dans le liquide et au-dessus du liquide pour essorer les pièces qu'il contient.
Les machines connues dé ce type, dans lesquelles les cuves peuvent être disposées linéairement ou en cercle, travaillent automatiquement selon le cycle de travail suivant Le panier chargé de pièces à nettoyer est fixé à un porte-panier généralement solidaire d'un moteur électrique, de préférence à vitesse variable, supporté au-dessus d'une cuve. Dans un premier temps le panier descend dans le liquide de la cuve, de préférence sans tourner, pour éviter les projections de liquide lors de l'immersion. Dans un deuxième temps, le panier immergé tourne en effectuant, de préférence, de légers battements qui aident au lavage.
Ce deuxième temps est un temps utile dont la durée peut être, de préférence, réglée à volonté, par exemple entre 30 secondes et plusieurs minutes. A la fin du lavage, le panier cesse de tourner ou tourne plus lentement. Dans un troisième temps, le panier remonte, sans sortir de la cuve, jusqu'au-dessus du niveau liquide. Dans un quatrième temps, le panier se remet à tourner, de préférence à une vitesse supérieure à la précédente, pour essorer les, pièces. Enfin, dans un cinquième temps, le couple moteur assurant la rotation du panier étant coupé, le panier remonte encore de façon à sortir entièrement de la cuve et est transféré au-dessus de la cuve suivante et tout le cycle recommence.
Dans certaines machines ce sont les cuves qui s'élèvent et s'abaissent au lieu des paniers et les cuves qui se déplacent pour venir successivement à l'aplomb d'un panier susceptible d'être animé d'un mouvement de rotation.
Dans. la plupart des machines de ce genre connues jusqu'à ce jour, les divers mouvements décrits ci-dessus sont commandés mécaniquement par une ou plusieurs cames. Or le cycle décrit doit être de durée relativement brève pour les temps. 1, 3 et 5 (mouvements de hausse et baisse) et passage d'une cuve à l'autre, qui sont des temps morts ou improductifs (quelques secondes généralement pour augmenter le rendement de la machine), tandis que les temps utiles 2 et 4 (lavage et essorage) ont une durée beaucoup plus longue.
Si l'arbre de commande du mécanisme qui détermine le cycle de travail est animé d'un mouvement de rotation uniforme, les. cames de commande des mouvements de hausse et baisse du panier et de transfert du panier d'une cuve à l'autre ne travaillent que sur une toute petite fraction d'une rotation de cet arbre ;
il en résulte qu'avec un arbre tournant lentement, par exemple d'un tour en 1 à 2 minutes environ, on doit provoquer des mouvements linéaires relativement rapides du panier et on obtient inévitablement des amplifications de mouvements et de vitesses considérables, donnant lieu à des forces et à des couples inacceptables, voire même à des. irréversibilités susceptibles de bloquer la machine au moindre frottement supplémentaire.
Pendant les temps de lavage et d'essorage, il est possible de provoquer l'arrêt du mécanisme commandant le cycle, par des dispositifs entièrement mécaniques, mais ceci non sans complications notables.
La présente invention vise à remédier aux inconvénients susmentionnés. Elle a pour objet une machine automatique à nettoyer les pièces d'horlogerie et similaires, comprenant au moins un panier porte-
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pièces agencé pour plonger dans au moins une cuve contenant un liquide et pour en ressortir après avoir tourné dans le liquide pour nettoyer les pièces qu'il contient et au-dessus du liquide pour les, essorer,
caractérisée en ce que le mécanisme de commande des mouvements de descente et de remontée dudit panier est arrêté automatiquement pendant les temps de lavage et/ou d'essorage par au moins un contac- teur électrique connecté à un commutateur à temps de durée réglable qui remet en outre ledit mécanisme en marche après ces opérations de lavage et d'essorage.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, et schématiquement, une forme d'exécution de la machine objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue partielle en élévation avec parties en coupe.
La fig. 2 est une vue en plan correspondant à la fig. 1, et la fig. 3 est un schéma du circuit électrique de commande.
La machine représentée comprend un socle 1 supportant un bâti composé de colonnes 2, d'un plateau porte-cuves 3, et d'un manchon métallique central 4. Dans le bâti 2 sont disposées en cercle autour du manchon 4 plusieurs cuves cylindriques ouvertes 5. Le manchon 4 est fermé à sa partie supérieure par un flasque tubulaire 6 dans lequel est pivotée sur des roulements non représentés une pièce tubulaire 7 supportant un plateau 8 formant la tête tournante de la machine. Au plateau 8 est suspendu par deux paires de tiges 9 un couvercle 10 muni, entre les tiges 9, d'une ouverture circulaire un peu plus petite que le diamètre intérieur de la cuve sous-jacente 5.
Le plateau 8 supporte un châssis 11 dans lequel est montée coulissante une crémaillère 12 en prise avec un pignon 13 calé sur un arbre 14 pivoté dans le châssis 11 et sur lequel est aussi calée une roue à chaîne 15. La roue à chaîne 15 entraîne une chaîne 16 à l'une des extrémités de laquelle est suspendu un contrepoids 17 logé librement à l'intérieur du manchon 4 ; à l'autre extrémité de la chaîne 16 est suspendu un moteur M2 dont l'arbre vertical 18 porte à son extrémité libre un panier porte-pièces 19. Le moteur M2 porte sur sa face supérieure un disque 20.
Sous le plateau 8 est fixé à une console 21 un moteur Ml muni d'un réducteur de vitesse 22 dont l'arbre vertical conduit 23 porte une manivelle 24 dont le maneton attaque une bielle 25 dont la tête 26 attaque en son milieu la crémaillère 12. Le mane- ton porte un doigt 27 destiné à agir sur son passage, comme représenté en fig. 2 successivement sur des contacts Cl et C, agencés sur le plateau 8.
Le circuit électrique qui alimente les deux moteurs Ml et M2 est représenté dans la fig. 3. Il comprend un interrupteur général I, une résistance R branchée en série dans le circuit d'alimentation du moteur M2 de façon à faire tourner ce moteur porte- panier à deux vitesses différentes pour le lavage et pour l'essorage,
les deux contacts Cl et C2 susmen- tionnés qui commandent sous l'action du doigt 27 de la manivelle 25 l'arrêt et la remise en marche des moteurs Ml et M2 sous le contrôle de deux commutateurs à temps à élément de temps de durée réglable Tl et T2 et de leurs bobines d'impulsion B, et B,>.
Le fonctionnement de la machine décrite est le suivant Dès que l'on ferme l'interrupteur général I, le moteur Ml se met à tourner entraînant l'arbre conduit 23 du réducteur de vitesse 22, la manivelle 24 et la bielle 25 ainsi que la crémaillère 12 (vers la gauche) ; cette dernière fait tourner le pignon 13 et par lui l'arbre 14 et la roue à chaîne 15 dans le sens de la flèche FI. Le moteur porte-panier M2 suspendu à la chaîne 16 descend jusqu'à ce que le panier 19 plonge entièrement dans le liquide détergent ou de rinçage qui remplit le fond de la cuve 5.
A ce moment, la manivelle 24 ayant tourné d'un certain angle, le nez 27 de cette dernière vient fermer en passant le contact Cl; la bobine d'impulsion Bl est excitée et commute le contacteur à temps Tl sur le moteur M2 à travers la résistance R. Ce moteur M2 se met à tourner à sa vitesse minimum pour le lavage des pièces dans le bain. Le moteur Ml n'étant plus alimenté continue cependant à tourner par inertie et le doigt 27 lâche le contact Cl.
Après un temps t1 qui peut être, par exemple, de 30 secondes à 5 minutes, le commutateur à temps Tl rétablit lui-même le contact sur l'alimentation: du moteur Ml qui démarre, tandis que le moteur M2 porte- panier s'arrête.
La manivelle 24 reprend sa rotation, mais la bielle 25 ramène maintenant la crémaillère 12 vers la droite et entraîne la roue 15 senestrorsum (selon la fig. 1). La chaîne 16 fait remonter le moteur M2 dans la position de la fig. 1, le panier 19 étant au- dessus du niveau du liquide, mais toujours dans la cuve 5.
Ml tourne pour cette remontée de M2 jusqu'à ce que le doigt 27 de la manivelle 24 vienne fermer le contact C2 , excitant ainsi la bobine B2 du second commutateur à temps T2 qui commute sur le moteur porte-panier M2, mais cette fois sans la résistance R, pendant que Ml continue à tourner par inertie et coupe le contact C2. M2 tourne à sa vitesse maximum pour essorer les pièces contenues dans le panier.
Après un temps t2 réglé par l'élément de temps du commutateur T2 ce dernier commute de lui-même sur Ml qui tourne jusqu'à ce que la manivelle 24 ait accompli un tour entier. Un interrupteur de fin de course qui peut être aussi l'interrupteur général I provoque l'arrêt de la machine à la fin du cycle.
Dans cette dernière partie de sa rotation, la manivelle 24 peut ramener la crémaillère 12 au bout de sa course vers la droite et entraîner ainsi la roue à chaîne 15 senestrorsum (selon la fig. 1) de façon que la chaîne 16 remonte le moteur M2 et son panier 19 jusqu'au- dessus du couvercle 10.
A la fin de cette dernière partie du tour de la manivelle 24, dans les machines à plusieurs cuves (par exemple à 5 cuves), ladite
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manivelle peut conduire ou déclencher un mécanisme connu, non représenté, qui fait tourner l'ensemble de la tête autour de l'axe du manchon 4, de façon à amener le moteur M2 et son panier 19 à l'aplomb d'une autre cuve de lavage, de rinçage ou de séchage. Dans ce cas l'interrupteur de fin de cycle ne sera actionné qu'à la fin d'un cycle complet comportant autant de tours de la manivelle 24 qu'il y a de cuves.
On comprend qu'avec la disposition décrite l'arbre de commande du mécanisme des temps morts, en l'occurrence l'arbre 23, effectuant un tour complet, non plus pendant toute la durée de cycle, mais seulement pendant le temps beaucoup plus court correspondant aux seuls temps morts, pourra être animé d'une vitesse angulaire instantanée beaucoup plus grande, ce qui évitera les grandes amplifications et permettra de simplifier le mécanisme lui-même et de remplacer les cames usuelles par le système biellemanivelle décrit.
D'autre part la suspension du moteur M2 porte- panier à une chaîne passant sur une roue et portant un contrepoids permet de réduire considérablement les efforts nécessaires pour remonter et descendre ledit moteur et d'utiliser par conséquent un moteur Ml de très faible puissance.
Bien entendu, le contrepoids équilibreur pourrait ne pas être suspendu directement à la chaîne ou autre élément souple auquel est suspendu le moteur, mais il pourrait agir par un couple équilibreur sur l'axe de rotation de la roue ou poulie entraînant ledit organe souple.