Machine à souder par résistance à rapprochement et étincelage L'invention concerne une machine à souder par résistance à rapprochement et étincelage.
En principe une opération de soudure à rap prochement et étincelage s'effectue en montant les pièces à souder sur des plateaux mobiles l'un par rapport à l'autre, en y faisant passer un courant électrique, en rapprochant les pièces l'une de l'autre pour faire jaillir des étincelles entre elles et, une fois que ces étincelles ont jailli pendant un temps suffisant pour en chauffer les extrémités et leur faire prendre l'état plastique, à pousser ces extrémités l'une contre l'autre en exerçant un effort considéra ble. Cette dernière opération est dite refoulement ou rapprochement.
Dans les machines les plus simples, le mouve ment relatif des pièces pendant l'étincelage et la durée de l'étincelage sont commandés par l'opérateur, qui s'efforce ainsi d'effectuer un chauffage à la tem pérature la plus élevée possible en aussi peu de temps que possible. Ce procédé est évidemment sujet à erreurs de la part de l'opérateur et on n'obtient pas toujours des soudures parfaites.
Diverses machines automatiques à souder par résistance à rapprochement et étincelage sont con nues et l'une d'elles comprend un plateau mobile qui reçoit un mouvement de va-et-vient sous l'action d'un liquide sous pression agissant sur un piston et la direction dans laquelle la pression s'exerce sur le piston est réglée par un dispositif à soupapes sous la commande de deux solénoïdes à courant continu qui reçoivent respectivement du courant lorsque la tension entre les faces à souder devient supérieure et inférieure à une valeur déterminée, de façon à provoquer par le piston les mouvements respectifs en arrière et en avant du plateau mobile.
Cette ma chine comporte un retard dans le fonctionnement du relais commandant le courant d'étincelage à cause de son inertie, un retard dû au passage du flux dans les solénoïdes à courant continu et un retard dû à l'établissement de la pression qui s'exerce sur le piston, de sorte que les mouvements du plateau sont en retard par rapport aux variations de la ten sion et que le courant passant dans les pièces varie entre des limites étendues.
Dans une autre machine connue, l'étincelage s'effectue entièrement sous une commande électro magnétique automatique et l'action magnétique exercée par le courant qui passe dans les pièces et dans les conducteurs qui l'y font arriver sert directe ment à écarter les pièces l'une de l'autre, à l'encontre d'un effort de rappel constant. On obtient par ce dispositif une réponse rapide et par suite le courant d'étincelage reste à une valeur sensiblement cons tante, mais la valeur des forces électromagnétiques engendrées est de nature à ne permettre à la machine de fonctionner d'une manière efficace qu'avec un pla teau très mobile et un courant de forte intensité.
Les plateaux mobiles de ces machines doivent donc être légers et, dans certaines applications de soudure à rapprochement et étincelage dans lesquelles la pres sion de serrage doit être forte, il est difficile, sinon impossible, de construire des plateaux suffisamment robustes pour retenir les pièces d'une manière effi cace, à l'encontre de la forte pression de refoulement qui doit être exercée pour terminer la soudure.
Le but de l'invention est de fournir une machine à souder par résistance à rapprochement et étince lage, dans laquelle les mouvements relatifs des pièces à souder pendant l'étincelage sont commandés auto matiquement en fonction des variations du courant ou de la tension existant pendant l'étincelage et dans laquelle la valeur des forces provoquant ce mouvement relatif n'est pas limitée par la valeur du courant ou de la tension précitée.
Conformément à l'invention, la machine à souder par résistance à rapprochement et étincelage, com porte deux plateaux mobiles l'un par rapport à l'autre et, sur chacun de ces plateaux, des dispositifs de ser rage pour y fixer deux pièces à souder de façon que la distance entre ces pièces varie lors du mouvement relatif des plateaux, et un dispositif faisant arriver un courant électrique dans les plateaux, de façon à former un circuit électrique de soudure assurant le passage du courant entre les pièces,
et est caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif à liquide sous pression agencé de manière à provoquer le mouve ment relatif des plateaux, un dispositif à soupapes agencé de manière à régler la direction et la valeur de la poussée effective exercée sur les plateaux par ce dispositif à liquide sous pression, et un dispositif agencé de manière à régler la position desdites sou papes et comprenant des organes engendrant deux forces antagonistes s'exerçant simultanément sur les soupapes, de sorte que la résultante de ces forces détermine la position des soupapes,
une au moins de ces forces variant en fonction de la valeur instanta- née du courant ou de la tension existant pendant l'étincelage, de façon que ladite force résultante varie également en fonction de cette valeur instantanée.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exem ple, .quelques formes d'exécution de l'invention. La fig. 1 est une vue en élévation de face sché matique d'une machine à souder par résistance à rapprochement et étincelage, vue sur laquelle les cir cuits électriques sont supprimés ; la fig. 2 est un schéma du circuit électrique de la machine de la fig. 1 ;
la fig. 3 est une vue correspondant à la fig. 1, mais dans laquelle la majeure partie de la machine à souder a été supprimée et qui représente une autre forme de construction du circuit hydraulique; la fig. 4 est une vue semblable à la fig. 3 et représente une troisième forme de construction de ce circuit hydraulique ; la fig. 5 est un schéma du circuit électrique de la machine de la fig. 4 et la fig. 6 est une coupe verticale d'une variante de la soupape faisant partie de la machine de la fig. 1.
Le bâti de la machine à souder par résistance à rapprochement et étincelage de la fig. 1 est désigné par 10 et supporte un plateau fixe 11 et un plateau mobile 12 qui peut coulisser en se rapprochant et s'éloignant du plateau fixe, et les deux plateaux com portent des dispositifs de serrage respectifs 13 et 14 des pièces 15 et 16 qui doivent être soudées l'une à l'autre. Un transformateur de soudure 17 est con necté entre les deux plateaux et en particulier avec le plateau mobile 12 par un conducteur souple 18.
Le plateau mobile 12 est accouplé à un piston 19 dans un cylindre 21 fixé sur le bâti 10 et mobile dans les deux sens sous l'effet de la pression exercée par un liquide sur les faces opposées du piston. Le dispositif hydraulique comporte un réservoir de liquide 22, une pompe 23 entraînée par un moteur électrique 24 et aspirant le liquide dans le réservoir 22, une soupape cylindrique 25 commandant la com munication, avec la pompe ou avec le réservoir,
de l'extrémité du cylindre 21 dans laquelle la pression a pour effet de rapprocher le plateau mobile du pla teau fixe, une soupape de décompression 26 montée entre l'autre extrémité du cylindre 21 et le réservoir 22, et un multiplicateur de pression 27 qui établit dans l'extrémité du cylindre 21, dans laquelle la pression est normalement commandée par la soupape cylindrique 25,
une pression sensiblement plus forte que celle qui peut être exercée par la pompe. Cette autre extrémité du cylindre 21 communique aussi di rectement avec la pompe 23 par un tuyau 28 d'où part une dérivation 29 aboutissant à la lumière d'ad mission sous pression de la soupape cylindrique 25. Un tuyau 31 fait communiquer la soupape cylindrique 25 avec le réservoir 22 et un autre tuyau 32 la fait communiquer avec une rainure annulaire 33 entourant le cylindre hydraulique 34 du multiplicateur de pres sion 27.
Le cylindre hydraulique 34 communique di rectement par un tuyau 35 avec l'extrémité du cylindre 21 dans laquelle la pression hydraulique a pour effet de rapprocher le plateau mobile 12 du plateau fixe 11 et le piston 36 du multiplicateur de pression occupe, lorsque celui-ci ne fonctionne pas (fig. 1), une position dans laquelle la rainure annulaire 33 communique directement avec le cylindre 34, mais recouvre cete rainure lorsque la pression pneumati que s'exerçant sur le piston 37 du multiplicateur pro voque son mouvement,
de façon à interrompre la communication entre le cylindre hydraulique 34 et la soupape cylindrique et à exercer dans le cylindre 21 une pression hydraulique plus forte qui dépend des surfaces relatives des pistons 36 et 37 et de la pression de l'air exercée sur le piston 37.
La soupape cylindrique 25 de la fig. 1 est action née directement, mais il doit être bien entendu que dans la pratique on préfère la remplacer par une soupape à tiroir cylindrique pilote, telle qu'elle est décrite avec la fig. 6 à l'appui.
La soupape cylindrique 25, fig. 1, comporte un corps de soupape 38 percé d'un trou dans lequel coulisse un élément 39 à deux pistons espacés 41, 42 et poussé par deux ressorts dans une position cen trale pour laquelle les pistons 41 et 42 recouvrent les lumières communiquant avec les tuyaux respectifs 29 et 31, tandis que le tuyau 32 débouche dans l'es pace annulaire compris entre les pistons. On voit donc qu'un mouvement de faible amplitude de l'élé ment de soupape 39 dans un sens fait communiquer le côté droit du cylindre 21 avec la pompe et un mouvement de faible amplitude dans l'autre sens le fait communiquer avec le réservoir.
Deux solénoïdes 43 et 44 agissent respectivement sur des armatures 45 et 46 situées aux extrémités opposées de l'élément 39 et leurs connexions sont décrites plus loin avec la fig. 2 à l'appui. Une électrovalve pneumatique 47 règle l'arrivée d'air comprimé d'une source non représentée dans le multiplicateur 27 et son solénoïde est désigné par 48. Un interrupteur de commande est désigné par 49 et d'autres interrupteurs 51, 52 actionnés par des cames 53, 54 portées par une barre 55 mobile avec le plateau mobile 12 commandent d'autres opéra tions de la machine décrites à propos du schéma du circuit électrique.
Le contacteur de fermeture du circuit d'alimen tation du transformateur de soudure 17 est désigné par 56 et l'enroulement du solénoïde qui le fait fonc tionner par 57. Un enroulement 58 entourant le con ducteur de connexion du transformateur de soudure 17 avec le plateau fixe 11 reçoit un courant induit proportionnel à celui qui passe dans le circuit de sou dure et la tension entre les pièces à souder passe dans une prise de tension 59.
En se reportant au schéma du circuit électrique de la fig. 2, on voit que l'enroulement du solénoïde 43 est alimenté par la prise de tension par l'intermé diaire d'un transformateur 61 qui élève la tension et d'un dispositif redresseur 62. Une résistance varia ble 63 en série avec l'enroulement du solénoïde 43 permet de régler le courant passant dans cet enroule ment 43 sous l'effet d'une tension d'entrée donnée de la prise de tension 59.
L'enroulement du solénoïde 44 est connecté à la sortie d'un autre dispositif redresseur 64, une résistance variable 65 est montée en série avec lui et l'entrée du dispositif redresseur est connectée soit à la prise de courant constituée par l'enroulement 58, soit à l'enroulement secondaire d'un transformateur réducteur 66, dont le primaire est connecté à une source de courant alternatif séparée, par des contacts 67, 68 incorporés dans l'interrupteur de commande 49. Un autre contact 69 de l'interrupteur 49 règle l'arrivée du courant du transformateur 66 dans l'en roulement 57 du contacteur 56 et dans le solénoïde de commande 48 du multiplicateur 27 par l'intermé diaire des interrupteurs 51 et 52 dont il a déjà été question.
La machine décrite avec les fig. 1 et 2 à l'appui fonctionne de la manière suivante. Si on suppose que la machine ne fonctionne pas, l'interrupteur de commande 49 occupe une position dans laquelle le contact 69 est ouvert et les contacts 67 et 68 connectent l'enroulement du solénoïde 44 au transformateur 66. Si, donc, le transformateur 66 reçoit du courant, ce courant passe dans l'enroule ment du solénoïde 44 et l'élément 39 de la soupape cylindrique 25 se déplace de gauche à droite, fig. 1, en faisant communiquer l'extrémité du côté droit du cylindre 21 avec le réservoir 22. Si la pompe 23 est en marche, elle refoule le liquide dans l'extrémité du côté gauche du cylindre 21 en faisant venir le piston de gauche à droite et en éloignant ainsi le plateau 12 du plateau 11.
On pose alors les pièces 15, 16 sur les plateaux 11, 12, on les fixe par des dispositifs de serrage 13, 14 et on actionne l'interrupteur de commande 49 pour fermer le contact 69 et connecter l'enroulement du solénoïde 44 à la prise de courant 58. L'interrup teur 52 se ferme et l'interrupteur 51 s'ouvre, de sorte que le courant passe dans l'enroulement 57 du con tacteur 56 et ne passe pas dans l'enroulement du solénoïde 48 de la soupape 47 commandant l'ali mentation du multiplicateur. Une différence de poten tiel s'établit ainsi entre les pièces 15, 16 et est reprise par la prise de tension 59, en faisant ainsi passer le courant dans l'enroulement du solénoïde 43, tandis que, comme le courant ne passe pas encore entre les pièces, il ne passe pas non plus dans l'enroulement du solénoïde 44.
L'élément 39 de la soupape cylin drique 25 vient ainsi de droite à gauche de façon à faire communiquer l'extrémité du côté droit du cylin dre 21 avec la pompe 23 et à interrompre sa com munication avec le réservoir 22 de sorte que la pres sion qui s'exerce dans cette extrémité du cylindre fait venir le piston de droite à gauche, en surmontant la pression dans l'extrémité du .côté gauche qui s'exerce sur une surface plus petite du piston.
Le plateau mobile 12 se rapproche ainsi du plateau fixe 11 jusqu'à ce que les pièces à souder se touchent et que l'étincelage commence, tandis que le passage du courant qui en résulte dans l'enroulement du solé noïde 44 a pour effet d'exercer un effort ayant ten dance à faire revenir l'élément 39 de la soupape cylindrique de gauche à droite et qu'en même temps la tension dans l'intervalle entre les pièces a tendance à diminuer en faisant diminuer le courant qui passe dans l'enroulement du solénoïde 43. Les pièces se consument en laissant subsister entre elles un espace dans lequel se maintient un arc de sorte qu'elles con tinuent à se consumer et à se rapprocher l'une de l'autre au fur et à mesure que le métal se consume.
Lorsque les pièces sont séparées par un intervalle déterminé l'élément 39 de la soupape cylindrique a tendance à venir dans une position neutre dans la quelle l'extrémité du côté droit du cylindre ne com munique ni avec la pompe 23 ni avec le réservoir 22 et en réglant d'une manière appropriée les résistances variables 63 et 65 on peut faire correspondre cette distance à la distance d'étincelage la plus avanta geuse, tandis qu'une faible variation de la relation entre la tension et le courant provoque le mouve ment du plateau 12 dans un sens ou dans l'autre.
Pendant que les pièces se consument, le plateau 12 avance progressivement jusqu'à ce que la came 54 de la barre 55 ouvre l'interrupteur 52 de façon à ouvrir le contacteur 56 et à couper le courant d'étincelage tandis que la came 53 ferme à peu près simultanément l'interrupteur 51 en faisant passer le courant dans le solénoïde 48 qui ouvre la soupape 47 en faisant ainsi arriver l'air comprimé sur le pis ton 37 du dispositif multiplicateur 27.
La tige de poussée 36 du multiplicateur passe ainsi sur la rai nure 33 et interrompt la communication entre l'extré- mité du côté droit du cylindre 21 et la soupape cylindrique 25, puis elle refoule le liquide à haute pression dans cette extrémité du cylindre 21 de façon à pousser rapidement et énergiquement les pièces l'une contre l'autre et à les souder ainsi.
La sou pape de décompression 26 est réglée de façon à s'ouvrir à une pression qui n'est pas sensiblement plus forte que celle à laquelle le liquide est refoulé par la pompe et à permettre au liquide de s'échapper à peu près librement lorsqu'elle est ouverte, de sorte que le liquide de l'extrémité du côté gauche du cylin dre 21 n'oppose qu'une faible résistance à la course de rapprochement.
Si on le désire, une soupape s'ouvrant en même temps que la soupape 47 peut mettre en dérivation la soupape de décompression 26 en supprimant ainsi toute résistance appréciable au mouvement du piston 19 pendant la course de rapprochement, du fait du liquide déplacé hors de l'extrémité du côté gauche du cylindre 21.
On démonte ensuite les pièces soudées de la machine et on fait revenir l'interrupteur de com mande 49 dans sa position initiale de sorte que les plateaux 11, 12 s'écartent et sont ainsi prêts à rece voir deux autres pièces à souder.
Dans la forme d'exécution de l'invention repré sentée sur la fig. 3, le cylindre 21, le dispositif d'ali mentation en liquide sous pression 22, 23, 24 et le multiplicateur de pression du liquide 27 correspon dent aux éléments de la fig. 1, mais la soupape cylin drique 25 de la fig. 1 est remplacée par une soupape cylindrique 71 qui règle la pression du liquide dans les deux extrémités du cylindre 21.
Le circuit électri que est identique à celui de la fig. 2 et comporte les enroulements des solénoïdes 43 et 44 qui font fonc tionner la soupape cylindrique 71.
La soupape cylindrique 71 comporte un corps de soupape 72 percé d'un trou dans lequel coulisse un élément de soupape 73 comportant à ses extrémités des armatures 74, 75 .qui coopèrent avec les enrou lements respectifs 43 et 44 des solénoïdes.
L'élément de soupape 73 comporte trois pistons espacés suivant l'axe 76, 77, 78, la largeur du piston central 77 étant juste suffisante pour recouvrir, dans la position intermédiaire de l'élément de soupape, une rainure périphérique 79 du corps de soupape 72 qui communique par un tuyau 81 avec la pompe 23. Des rainures périphériques 82 et 83 du corps de sou pape, une de chaque côté de la rainure 79, débou chent dans les espaces situés entre le piston 77 et les pistons respectifs 76 et 78.
La rainure 82 com munique avec l'extrémité du côté gauche du cylindre 21 et la rainure 83, par l'intermédiaire du multipli cateur de pression 27, avec l'extrémité du côté droit du cylindre 21. Deux autres rainures 84 et 85 du corps de soupape, situées dans une position dans laquelle elles sont juste recouvertes par les pistons 76 et 78, communiquent par des tuyaux respectifs 86 et 87 avec le réservoir 22, le tuyau 86 compor tant une dérivation 88 qui part d'une soupape de décompression 89 correspondant à la soupape de décompression 26 de la fig. 1.
Une autre soupape de décompression 91 faisant communiquer le tuyau 81 avec le réservoir permet au liquide refoulé par la pompe 23 de revenir dans le réservoir lorsque la rainure 79 est fermée.
Il est facile de voir que lorsque l'élément de soupape 73 se déplace de gauche à droite à partir de sa position intermédiaire de la fig. 3, l'extrémité du côté gauche du cylindre 21 communique avec la pompe 23 et son extrémité du côté droit avec le réservoir 22, tandis que ces communications se ren versent lorsque cet élément de soupape se déplace en sens inverse à partir de sa position intermédiaire.
Un mouvement quelconque de l'élément de soupape 73 fait ainsi varier en sens inverses les pressions des deux extrémités du cylindre et le dispositif fonctionne de la même manière que celui de la fig. 1, sauf que, pour une pression de régime donnée de la pompe, la variation des pressions relatives qui s'exercent sur les deux faces du piston est plus forte, de sorte que le dispositif est plus sensible.
Un des enroulements des solénoïdes 43 ou 44 de l'un ou l'autre des dispositifs décrits ci-dessus pourrait être connecté à une source de tension cons tante au lieu d'être connecté à une prise de tension ou de courant du circuit d'étincelage. Par exemple, au lieu de connecter l'enroulement du solénoïde 43 à la prise de tension 59, on pourrait le connecter à une source de tension constante.
Dans la forme d'exécution des fig. 4 et 5, le cylindre 21, le dispositif d'alimentation en liquide 22, 23, 24 et le multiplicateur de pression 27 cor respondent aux éléments des fig. 1 et 3 et une sou pape de décompression 26 correspondant aussi à celle de la fig. 1 permet au liquide de s'échapper de l'extrémité du côté gauche du cylindre 21 pendant la course de rapprochement.
La soupape cylindrique 92 comporte un corps de soupape 93 percé d'un trou dans lequel peut coulisser un élément de soupape 94 qui comporte deux pistons espacés 95 et 96 dont l'intervalle qui les sépare est choisi de façon que, dans une première position de repos de l'élément de soupape, deux rainures périphériques 97 et 98 du corps de soupape soient ouvertes toutes deux dans cet intervalle et qu'un mouvement de l'élément de soupape vers la droite commence à recouvrir la rai nure 97. La rainure 97 communique par un tuyau 99 avec l'extrémité du côté gauche du cylindre 21 et avec la pompe 23 et communique aussi, par l'inter médiaire de la soupape de décompression 26, avec le réservoir 22.
La rainure 98 communique par un tuyau 101 avec le multiplicateur de pression du liquide 27, qui, lui-même, communique avec l'extré mité du côté droit du cylindre 21, ainsi qu'il a déjà été décrit avec les fig. 1 et 3 à l'appui, et communi que aussi avec le réservoir 22 par l'intermédiaire d'une soupape de dosage réglable 102. L'élément de soupape 94 est poussé de droite à gauche, dans une position dans laquelle les deux rainures 97 et 98 sont découvertes, par un ressort 103 et porte une armature 104 coopérant avec un enroulement de solénoïde 105 qui, lorsque le courant y passe, attire l'élément de soupape de gauche à droite.
L'enroulement du solénoïde 105 (fig. 5) est con necté à la sortie d'un dispositif redresseur 106 et une résistance variable 107 est connectée en série avec l'enroulement 105. Le dispositif redresseur reçoit du courant alternatif soit d'une prise de courant 108 correspondant à la prise 58 décrite ci-dessus, soit d'une source séparée de tension constante par l'inter médiaire d'un transformateur 109. Le transformateur 109 transmet aussi le courant dans un enroulement de contacteur 57 et dans un solénoïde 48 comman dant le multiplicateur de pression 27, ainsi qu'il est décrit avec la fig. 2 à l'appui, et est commandé par des contacts 67, 68, 69 de la même manière.
La succession des opérations de formation d'une soudure correspond à celle des formes de réalisation décrites précédemment, mais la soupape cylindrique 92 fonctionne d'une manière légèrement différente. Lorsque le contacteur 56 est ouvert et que le courant passe dans le circuit du transformateur 109, le cou rant passe dans l'enroulement du solénoïde 105 en provenance de la source de tension constante de façon à faire venir l'élément de soupape 94 de gau che à droite, en isolant ainsi de la pompe l'extrémité du côté droit du cylindre et permettant à la pression hydraulique qui s'exerce sur l'extrémité du côté gau che du piston d'écarter les plateaux l'un de l'autre.
Après avoir posé les pièces à souder, on ferme le contacteur 56, et l'enroulement du solénoïde 105 est connecté à la prise de courant 108. Lorsque les piè ces à souder sont séparées par un grand intervalle, le courant ne passe pas dans l'enroulement du solé noïde 105 et le ressort 103 pousse l'élément de sou pape 94 de façon à faire communiquer les rainures 97 et 98 entre elles. Le liquide passe alors à travers la soupape cylindrique 92 ; une certaine quantité de ce liquide arrive dans l'extrémité du côté droit du cylindre 21 et le reste revient dans le réservoir 22 en passant par la soupape de dosage 102. Celle-ci est réglée de préférence de façon que, lorsque la sou pape cylindrique 92 est complètement ouverte, la moitié à peu près du liquide refoulé par la pompe revient dans le réservoir.
Le liquide arrivant dans l'extrémité du côté droit du cylindre 21 a pour effet de rapprocher le plateau mobile 12 du plateau fixe 11 jusqu'à ce que les piè ces à souder se touchent et que le courant passe entre elles. Ce courant fait passer dans l'enroulement du solénoïde 105 un courant qui fait venir l'élément de soupape 94 de gauche à droite en faisant dimi nuer le débit du liquide arrivant dans l'extrémité du côté droit du cylindre 21 et dans la soupape de do sage et par suite la vitesse du mouvement du piston 19.
Lorsque l'élément de soupape 94 arrive dans une position dans laquelle le débit du liquide qui y passe est réduit de moitié, la totalité du liquide revient dans le réservoir en passant par la soupape de dosage 102 et le mouvement du plateau 12 s'ar- rête. Si l'élément de soupape 94 avance un peu plus loin -de gauche à droite, de façon à faire diminuer encore le débit du liquide refoulé par la pompe, le liquide peut aussi revenir de l'extrémité du côté droit du cylindre 21 dans le réservoir en passant par la soupape de dosage 102, de sorte que la pression dans l'extrémité du côté gauche du cylindre renverse le sens du mouvement du plateau 12.
Ce mouvement en sens inverse fait diminuer le courant d'étincelage en faisant ainsi diminuer l'attraction exercée par l'en roulement du solénoïde 105 sur l'élément de soupape 94 et la poussée du ressort 103 a tendance à provo quer le mouvement de cet élément vers la gauche en faisant augmenter le débit du liquide qui y passe et tendant de nouveau à provoquer le mouvement du plateau 12 en avant.
En réglant avec soin la relation entre 1a poussée du ressort 103 et le rapport entre le courant de l'enroulement du solénoïde 105 et le courant d'étin- celage, en même temps que le débit dans la soupape de dosage 102, on a la certitude que le cycle décrit ci-dessus peut être maintenu dans des conditions de permanence satisfaisantes et que les pièces à souder sont maintenues à la distance optimum d'étincelage. Lorsque l'étincelage s'est poursuivi pendant une durée suffisante pour consumer la quantité de métal néces saire, le courant d'étincelage se coupe et le multipli cateur de pression entre en action de la manière décrite ci-dessus.
Bien entendu le dispositif de la fig. 4 pourrait être modifié de façon à faire passer le courant dans le solénoïde 105 par une prise de tension au lieu d'une prise de courant, et le solénoïde agirait alors sur l'élément de soupape dans l'autre sens et la pous sée du ressort s'opposant à l'action du solénoïde s'exercerait aussi en sens inverse. De plus le ressort 103 du dispositif de la fig. 4 ou du dispositif renversé décrit ci-dessus pourrait être remplacé par un solé noïde dans lequel passe un courant provenant d'une source à tension constante.
La fig. 6 représente une variante de la soupape cylindrique convenant à la machine de la fig. 1 et dans laquelle un élément de soupape principal 111 correspondant à l'élément 39 de la soupape cylin drique 25 est commandé par une soupape pilote 112 sur laquelle agissent les solénoïdes 43 et 44. L'élé ment de soupape principal 111 comporte deux pis tons espacés suivant l'axe 113, 114, qui, dans la position intermédiaire de cet élément, recouvrent juste deux rainures annulaires respectives 115 et 116 du corps de soupape et les isolent de l'intervalle central qui sépare les pistons et ferment ainsi une rainure annulaire centrale 117.
La soupape pilote comporte un autre élément de soupape 118 coulissant dans un trou du corps de soupape et comportant deux pistons espacés suivant l'axe 119 et 121, et le trou dans lequel ils coulissent comporte trois rainures périphériques 122, 123 et 124 et des portions de plus grand diamètre 125 et 126 à ses extrémités. La rainure 115 du trou de la soupape principale communique avec la pompe et avec la rainure centrale<B>123</B> du trou de la soupape pilote, la rainure 116 du trou de la soupape princi pale communique avec le réservoir,
et la troisième rainure 117 de ce trou communique par l'intermé diaire du multiplicateur de pression avec l'extrémité du côté droit du cylindre 21. Les rainures 122 et 124 du trou de la soupape pilote communiquent res pectivement avec les chambres 127 et 128 des extré mités du trou de la soupape principale dans lesquel les le liquide fait aller et venir l'élément de soupape principal. Les extrémités de plus grand diamètre 125 et 126 du trou de la soupape pilote communiquent avec le réservoir. Les deux éléments de soupape sont poussés par des ressorts dans leur position intermé diaire.
Lorsque l'élément de la soupape pilote<B>118</B> ne subit pas l'action des solénoïdes 43 et 44, il occupe une position dans laquelle il interrompt la communi cation entre les rainures 122 et 124, d'une part, et la pompe et le réservoir, d'autre part, de sorte que l'élément de soupape principal reste immobile. Le mouvement de l'élément de la soupape pilote 118 dans un sens ou dans l'autre a pour effet de faire communiquer une des chambres 127 ou 128 avec la pompe et l'autre avec le réservoir, de sorte que l'élément de soupape principal 111 reçoit un mouve ment correspondant aux variations des courants rela tifs passant dans les deux solénoïdes.
L'élément de soupape principal 111 de la sou pape cylindrique commandé par la soupape pilote pourrait être modifié de façon à correspondre à celui des fig. 3 ou 4 et la soupape pilote pourrait être commandée par un solénoïde unique fonctionnant en opposition avec un ressort, ainsi qu'il est décrit à propos de la fig. 4.
On voit que, dans la machine décrite, on établit et maintient les conditions de résistance les plus avan tageuses entre les faces des pièces à souder, on ob tient la quantité de chaleur maximum correspondant à l'intensité du courant d'alimentation et on peut choisir une intensité de courant plus faible que celle qui serait nécessaire par ailleurs.
Le servomécanisme décrit ci-dessus simplifie les problèmes de construction de la machine car il n'oblige pas à prendre des mesures pour assurer la liberté du mouvement du plateau mobile et permet de réaliser un réglage automatique à réponse très rapide dans les opérations de soudure de petites piè ces dans lesquelles l'intensité du courant qui y passe n'est pas suffisante pour provoquer le mouvement du plateau par action électromagnétique directe. Un tel dispositif de commande automatique peut aussi être utilisé dans une machine à souder de grosses pièces dans la pratique.