Installation pour le traitement en continu d'une matière textile en bande L'invention concerne une installation pour le traitement en continu, au moyen d'un fluide, d'une matière textile en bande.
L'invention concerne une installation qui est ca ractérisée par le fait qu'elle comprend une enceinte destinée à contenir le fluide de traitement et compor tant un tambour rotatif dont la paroi cylindrique est perméable au fluide de traitement, des moyens pour entraîner le tambour en rotation, des cloisons étan ches disposées à l'intérieur dudit tambour, en con tact avec les deux génératrices de celui-ci qui déter minent l'arc d'enroulement de la bande de matière sur le tambour, lesdites cloisons et la partie de sur face cylindrique du tambour qui s'étend le long dudit arc délimitant une chambre fermée, et des moyens pour assurer une dépression dans ladite chambre, de telle façon que le tambour serve, à la fois,
d'organe d'entraînement et de support de la matière pour son traitement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'installation faisant l'ob jet de l'invention.
La fig. 1 représente schématiquement, en coupe verticale, une première forme d'exécution pour le vaporisage de tissu.
La fig. 2 représente également en coupe verti cale, une autre forme d'exécution de l'installation. La fig. 3 est une coupe transversale d'un tam bour d'entraînement et de support du tissu utilisable dans les installations des fig. 1 et 2, ladite coupe étant faite suivant la ligne III-III de la fig. 4, et la fig. 4 est une coupe axiale correspondante faite suivant la ligne IV-IV de la fig. 3.
Dans l'installation de vaporisage de la fig. 1, la partie inférieure d'une chambre 15 est destinée à contenir de l'eau amenée par une conduite 14, et est munie de moyens qui permettent de faire bouillir cette eau, par exemple un serpentin 16 immergé dans l'eau et alimenté en vapeur sous pression. L'une des parois verticales de la chambre 15 est munie in térieurement de moyens qui permettent de projeter de la vapeur, de préférence sur toute la hauteur de cette paroi. Dans l'exemple représenté, ces moyens sont constitués par des tuyaux verticaux 17 alimentés en vapeur saturée et présentant des perforations orientées vers l'intérieur de la chambre.
La partie inférieure de la chambre et le voisinage de la paroi verticale précitée constituent, ensemble, une première zone destinée à l'exécution de la phase d'amorçage du traitement d'imprégnation du tissu en vapeur naissante.
La paroi verticale de la chambre 15, opposée à celle qui est munie de tuyaux de vapeur 17, pré sente à sa partie inférieure une ouverture 23 par laquelle entre et sort le tissu.
Le tissu à traiter se trouve plié en accordéon dans un chariot 26, passe sur un système d'embar- rage 27 et un dispositif de réglage de tension 28, puis sur un rouleau de détour 29, avant d'entrer dans la chambre dans laquelle il est appelé par un tambour d'appel 31 disposé à la partie supérieure de la première zone de traitement. Un rouleau de détour 32 est placé entre les deux parties de la première zone de traitement. Le tambour d'appel 31 est d'un type spécial, décrit plus loin, et il sert, en même temps, de support pour le traitement à coeur du tissu.
La deuxième zone destinée à l'exécution de la phase complémentaire du traitement est constituée par le reste de la chambre ; elle renferme un disposi tif qui permet de suspendre le tissu en plis successifs et qui peut être de tout type classique convenable. Dans l'installation représentée, ce dispositif com porte une nappe de baguettes 21 qui passe sur qua- tre tambours 22 et qui est animée d'un mouvement d'avance intermittent sous l'action d'une came 40 entraînée par un moteur 20, de telle façon que les baguettes soient immobiles pendant la formation de chaque pli du tissu et ne se déplacent qu'au moment où un nouveau pli s'amorce à l'entrée. Le tissu est donc supporté par les baguettes lors de son passage dans la partie horizontale supérieure de son parcours dans la chambre.
A la sortie du tambour 31, la formation en plis du tissu est provoquée par l'enfoncement d'une ba guette 41 supportée, à chacune de ses extrémités, par un levier 42 articulé sur un axe horizontal 44 et soumis à l'action d'une came 43. Le mouvement de cette came est synchronisé avec celui de la came 40 de telle façon que, dès que la nappe de baguettes 21 s'est déplacée d'une largeur de pli, la baguette 41 tombe sur le tissu et provoque l'amorçage d'un nou veau pli.
A la fin de son traitement dans la deuxième zone, le tissu passe sur deux rouleaux de détour 33, 34, sort par l'ouverture 23, passe sur des rouleaux fous 35, 36, sur un rouleau 37, puis entre les rouleaux 38 d'un dispositif de pliage d'un type classique. Le tissu traité s'accumule ensuite en accordéon dans un cha riot 39.
Le tambour spécial 31 est représenté aux fig. 3 et 4 ; sa paroi cylindrique 102 est perméable à l'air et fermée par deux fonds étanches 103, montés d'une façon amovible. La paroi cylindrique 102 du tam bour est constituée par une tôle perforée ou par une toile métallique. Les fonds 103 du tambour touril- lonnent sur un arbre tubulaire fixe 104 monté sur deux supports 105.
Des moyens pour entraîner le tambour en rota tion sont constitués par une commande par chaîne 106 avec une roue à chaîne 107 solidaire de l'un des fonds du tambour.
Sur l'arbre fixe sont montés deux déflecteurs 111 en forme de secteurs de cercle de rayon sensiblement égal à celui de la surface cylindrique intérieure du tambour et dont l'arc a une longueur sensiblement égale à celle de l'arc d'enroulement du tissu sur le tambour. La tranche de ces déflecteurs est garnie d'une bande d'étanchéité 112 en matière souple et élastique, par exemple en caoutchouc, destinée à frotter contre le tambour.
L'arbre 104 porte aussi deux cloisons radiales 113 qui aboutissent sensiblement aux génératrices du tambour le long desquelles le tissu arrive en con tact avec le tambour et s'en sépare, c'est-à-dire les génératrices qui définissent l'arc d'enroulement du tissu sur le tambour. Les bords des cloisons 113 voi sins desdites génératrices sont également garnis d'une bande d'étanchéité 114.
Les déflecteurs 111 et les cloisons radiales 113 déterminent donc, à l'intérieur du tambour, une chambre d'emplacement invariable dans l'espace et qui se trouve toujours dans le fond de la boucle de tissu enroulé sur le tambour. La partie de l'arbre tu- bulaire 104, contiguë à cette chambre, présente des perforations 115, tandis qu'une conduite 116 permet de mettre l'intérieur de cet arbre, et, par conséquent, la chambre en question, en communication avec une machine à vide quelconque, de façon que la pression qui règne dans la chambre soit inférieure à la pres sion atmosphérique.
Dans ces conditions, le tissu se trouve appliqué fortement par la pression atmosphérique, uniquement contre la partie de la surface cylindrique du tambour qui correspond à l'arc d'enroulement du tissu sur le dit tambour. Le mouvement de rotation du tambour assure donc un entraînement efficace du tissu pen dant que la vapeur aspirée dans le tambour traverse notamment le tissu qu'elle traite à coeur.
De plus, les déflecteurs 111 sont mobiles axiale- ment sur l'arbre 104 qui les porte. On peut les rap procher ou les éloigner l'un de l'autre au moyen d'une tige rotative de commande 117 montée coaxia- lement à l'intérieur de l'arbre 104 et munie d'un volant 118 de commande manuelle. La tige 117 pré sente deux parties 121, 122, filetées à des pas con traires et respectivement en prise avec deux écrous 123, 124, solidaires des déflecteurs 111.
En faisant tourner le volant 118 dans un sens, on rapproche les deux déflecteurs, et l'on diminue ainsi la largeur utile du tambour, tandis qu'en le faisant tourner dans l'autre sens, on les éloigne l'un de l'autre, et l'on augmente par conséquent ladite largeur utile. On peut ainsi adapter rationellement les dimensions de la chambre de dépression à la largeur de la matière en bande à traiter.
Les bords radiaux des déflecteurs en arc de cer cle peuvent glisser contre les cloisons 113, de sorte que celles-ci peuvent rester en place et n'ont pas besoin d'être remplacées par d'autres de longueur dif férente, lorsqu'on a besoin de modifier la largeur utile du tambour.
Les perforations 115 de l'arbre central se trou vent au voisinage du milieu de la longueur de celui- ci, de façon à demeurer à l'intérieur de la chambre de dépression, même lorsque celle-ci est de courte longueur axiale. On peut aussi, comme représenté, munir les déflecteurs<B>111</B> de pattes 125 en contact avec l'arbre et disposées de façon à recouvrir des perforations, au fur et à mesure qu'on rapproche les déflecteurs du milieu de l'arbre.
Une brosse rotative 126 en contact avec la sur face cylindrique extérieure du tambour, entre les deux brins de tissu, maintient le tambour en état de propreté, et, notamment, élimine les peluches de tissu susceptibles de diminuer la perméabilité du tambour et, par conséquent, de diminuer l'adhérence et la force d'entraînement du tissu.
En résumé, dans la chambre 15 (fig. 1) le tissu se trouve donc d'abord en contact avec la vapeur naissante de la première zone 16-17, en une nappe tendue ; il est imprégné à coeur sur le tambour 31, puis le traitement se poursuit et s'achève sur le tissu en plis suspendus dans la deuxième zone de traite- ment, sous l'action de la vapeur en provenance de la première zone.
Par un réglage judicieux de la valeur de la dé pression dans le tambour rotatif, on peut donner à la phase d'amorçage, les caractéristiques désirées.
Dans une forme d'exécution simplifiée, le tissu ne passe pas à plat au-dessus de la nappe inférieure d'eau bouillante et n'est pas soumis à l'action de jets de vapeur naissante avant de passer sur le tambour rotatif 31, de sorte que la phase d'amorçage se pro duit uniquement sur ledit tambour.
La forme d'exécution représentée sur la fig. 2 ne diffère de celle de la fig. 1 que par le fait que le tissu 4, dans la deuxième zone de traitement, ne chemine plus en plis suspendus, mais passe successi vement autour de roulettes supérieures 45 et de rou lettes inférieures 46. Le fonctionnement de cette installation est le même que celui de l'installation décrite plus haut en se référant à la fig. 1.
On pourrait prévoir des cloisons radiales orienta bles autour de l'axe de l'arbre central du tambour rotatif dans les cas où la longueur de l'arc d'enrou lement de la bande sur le tambour serait appelée à être modifiée.