Dispositif destiné à, assurei# la synchronisation des projections cinéniato-rapliiques avec la musique, le chant, etc. Cette invention a pour objet un disposi tif destiné à assurer la synchronisation des projections cinématographiques avec la musi que, le chant, etc.
Dans les dispositifs connus <B>(le</B> ce genre, on a tenté de réaliser la syn chronisation au moyen de dispositifs qui agissent sur le moteur actionnant l'appareil cinématographique. En raison de l'inertie des pièces tournantes du moteur, il se produit toujours un décalage entre le moment où le nouveau régime de vitesse cherché est obtenu et le moment oii le dispositif est entré en action, de sorte qu'il n'est pas possible de réaliser une synchronisation satisfaisante.
Le dispositif selon l'invention permet d'éviter ces inconvénients: il réalise la syn chronisation par commande à distance du cinématographe sans faire intervenir le mo teur qui tourne constamment à son régime normal ; on évite donc ainsi les perturbations dues à l'inertie des pièces tournantes du moteur et on obtient, en outre, les variations de régime de vitesse d'une façon presque instantanée.
Or cette condition est essentielle pour permettre de conduire le filin en har monie avec la musique ou le chant en corri geant les perturbations dues soit aux varia- tous (le courant, aux variations de résistance du filin, aux irrégularités du mouvement dans la prise des vues, aux variations voulues ou accidentelles de marche de l'orchestre.
Suivant ce dispositif, on interpose entre le moteur et l'un des organes transmettant le mouvement du moteur au cinématographe, une transmission susceptible de donner une vitesse de réception qui varie automatique ment en raison inverse de la résistance mé canique à.
vaincre, le moteur tournant toujours à sa vitesse de régime, et on soumet un des organes actionnés par cette transmission à l'action d'un frein susceptible d'être com mandé à volonté pour permettre d'augmenter ou de diminuer le couple résistant de l'appa reil et de diminuer ou d'augmenter par suite la vitesse de fonctionnement de l'appareil, la vitesse du moteur étant toujours la vitesse de régime. La transmission employée peut être du type décrit dans le Brevet suisse n 93372 pour ,,Dispositif de transmission centrifuge".
-une forme de réalisation de l'objet de l'invention a été représentée schématiquement, à titre d'exemple, sur le dessin annexé, qui montre Fig. 1 une élévation d'un cinématographe muni d'un dispositif selon l'invention, dans lequel le freinage est réalisé par un frein électromagnétique agissant sur le disque de l'obturateur rotatif de l'appareil ; Fig. 2 une élévation latérale correspondant à la fig. 1 ; Fig. 3 et 4 des variantes du dispositif de freinage.
Le moteur électrique a au lieu d'action ner directement le mouvement de l'appareil cinématographique, est relié à ce mouvement par l'intermédiaireed'urie transmission centri fuge b analogue à celle décrite dans le Brevet suisse n 93372.
Sur l'arbre récepteur c de cette trans mission est calée une poulie d qui actionne au moyen d'une courroie e la poulie f de l'arbre portant le disque obturateur g du cinématographe. Ce disque, en tôle découpée de façon convenable, porte sur son pourtour une partie non échancrée g1 qui tourne entre les pôles 1t. d'un électro-aimant, dans lequel on peut faire passer un courant plus ou moins intense au moyen d'un rhéostat i con tinu, situé à distance.
Le disque, cri tournant dans le champ de l'aimant rencontre une résistance à son mouvement d'autant plus grande que le cou rant est plus fort, c'est-à-dire qu'il subit un freinage plus ou moins énergique suivant l'intensité du courant réglée à distance par le rhéostat i.
Ce rhéostat est placé de façon à permet tre à une personne entendant la partie mu sicale de conduire la marche du film en accord avec la musique. En principe, ce rhéostat sera à proximité du chef d'orchestre. Il peut être pourvu d'un limbe sur lequel peuvent être inscrites toutes les indications utiles, par exemple les indications du métro- nome qui sont inscrites aussi sur la portée. Il peut en outre avoir un zéro dont la posi tion peut être réglée, à volonté, au moment de l'emploi de l'appareil. Ce dernier réglage permet de compenser les causes d'erreur les plus fortes a priori, il ne laisse subsister que les causes secondaires de façon à réduire au minimum les manoeuvres du rhéostat.
Le frein électromagnétique peut être rem placé par tout autre approprié, par exemple, par un frein à sabot j, frottant sur la péri phérie du disque obturateur (fig. 3<B>)</B> ou sur toute autre partie tournante. Le frein à. sabot peut être actionné à distance au moyen d'un solénoïde j 1 agissant sur un noyau de fer doux j= rappelé par un ressort J' et fixé a, l'extrémité du levier du frein.
Le frein peut être constitué également par un moulinet k, monté sur l'arbre de l'obturateur par exemple et pourvu d'ailes 7c1 qui peuvent s'effacer plus ou moins. Les ailes sont déplacées par des biellettes k' reliées à une tige k3 terminée par un noyau de fer doux k4 soumis à l'ac tion d'un solénoïde 7e5. Plus le noyau k'1 est attiré par le solénoïde, moins les ailes offrent de résistance au mouvement de rotation du moulinet et moins le freinage est énergique.