CH94859A - Installation cinématographique pour la prise de vues et la projection de celles-ci. - Google Patents

Installation cinématographique pour la prise de vues et la projection de celles-ci.

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CH94859A
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Societe Anonyme Des Tele Belin
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Telegraphes Edouard Belin Sa D
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    • G03PHOTOGRAPHY; CINEMATOGRAPHY; ANALOGOUS TECHNIQUES USING WAVES OTHER THAN OPTICAL WAVES; ELECTROGRAPHY; HOLOGRAPHY
    • G03BAPPARATUS OR ARRANGEMENTS FOR TAKING PHOTOGRAPHS OR FOR PROJECTING OR VIEWING THEM; APPARATUS OR ARRANGEMENTS EMPLOYING ANALOGOUS TECHNIQUES USING WAVES OTHER THAN OPTICAL WAVES; ACCESSORIES THEREFOR
    • G03B41/00Special techniques not covered by groups G03B31/00 - G03B39/00; Apparatus therefor
    • G03B41/02Special techniques not covered by groups G03B31/00 - G03B39/00; Apparatus therefor using non-intermittently running film
    • G03B41/04Special techniques not covered by groups G03B31/00 - G03B39/00; Apparatus therefor using non-intermittently running film with optical compensator
    • G03B41/08Special techniques not covered by groups G03B31/00 - G03B39/00; Apparatus therefor using non-intermittently running film with optical compensator with rotating transmitting member

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  • Projection Apparatus (AREA)

Description


  Installation cinématographique pour la prise de vues et la projection.<B>de</B> celles-ci.    Si l'on désigne sous le terme général de       "cinématographe"    tout appareil -susceptible  d'enregistrer photographiquement le mouve  ment des     objefs    mobiles et de reconstituer ce  mouvement sur un écran de projection en uti  lisant, pour la synthèse, la série des épreuves  faites à l'analyse,, on peut dire que, jusqu'ici,  tous les cinématographes ont été basés sur les  principes généraux de la chronophotographie.  



  Ces principes mêmes entraînent des vices  fondamentaux:  1  Le mouvement est nécessairement dis  eontinu et l'impression sur le spectateur est.  saccadée par suite des manques entre deux  épreuves.  



  2  La vitesse à la projection est nettement  supérieure à celle du mouvement réel.  



  3  La longueur de la pellicule s'accroît  considérablement si on veut diminuer cet effet  désastreux.  



  4  Le temps de pose de chaque image est  très limité et rend impossible l'obtention des       monochroin    es.  



  <B>5'</B> La luminosité à la projection diminue  du fait des extinctions.         G     La fatigue physique est obligatoire par  -suite du     papillottement    dû aux obturations  successives.    L'objet de la présente invention est une  installation supprimant tous les inconvénients  qui viennent d'être cités; cette installation est  caractérisée en ce qu'elle présente deux objec  tifs entre lesquels sont placés des dispositifs       déviateurs    des rayons lumineux, rangés sui  vant une ellipse dont chacun desdits objectifs  occupe un foyer.  



  Le dessin ci-annexé représente, à titre  d'exemple, une forme d'exécution de     l'objef     de l'invention.    Les     fig.    1 et 2 servent à l'explication  schématique de cette forme;  La     fig.    3 montre schématiquement cette  forme d'exécution;  Les     fig.    4 et 5 se rapportent à des détails  de     fonctionnement    de celle-ci.  



       Expliquons    d'abord, en .référence à la       fig.    1, le principe sur lequel- est     basée    la     fourme     d'exécution-     reprësentée.         Soit une surface cylindrique A transpa  rente contre laquelle s'appuie une pellicule P  portant une succession d'images diapositives  et rappelant les pellicules cinématographiques  ordinaires et soit une source lumineuse puis  sante     .S    munie d'un condensateur C et d'un  objectif formant un rectangle éclairé de la  dimension d'une épreuve élémentaire.  



  On peut admettre qu'à l'aide de prismes  ou de miroirs tournants, la lumière de cette  source vient balayer la pellicule P en éclai  rant l'une après l'autre les images élémen  taires en même temps que se déplace, sur  l'autre face de la pellicule, un diaphragme D  dont l'ouverture rectangulaire d a, elle-même  aussi, la dimension d'une épreuve élémen  taire. Soit enfin un objectif de très petit angle  de champ mais très lumineux se trouvant en  0, de telle manière que l'axe du cylindre     .A.     coupe l'axe optique au point nodal d'émer  gence. Cet objectif forme sur une surface cy  lindrique A' l'image de la pellicule P, et,  comme les diapositives élémentaires sont  éclairées l'une après l'autre, les images se  feront en A', l'une après l'autre également.

    Si le rayon du cylindre est égal à deux fois la  distance focale principale de l'objectif, les  images auront la même grandeur que les dia  positives.  



  On peut, en brisant par une surface réflé  chissante     1I1,    le faisceau émergent, renvoyer  dans une direction convenablement choisie les  images qui devraient régulièrement se former  en A'. Considérons un tel miroir<B>M'</B> ren  voyant en<I>A"</I> l'image<I>A'</I> et faisons le même  raisonnement et une construction analogue  pour la, deuxième image que nous     rappellerons     <I>B".</I>     Mais,    au lieu d'amener<I>B"</I> à côté de<I>A",</I>  faisons-la coïncider avec cette dernière. Il  suffit pour cela de donner au miroir     M=    une  orientation un peu différente de celle du mi  roir Ml. Continuons ainsi pour chaque image  et voyons quelle doit être la position clés mi  roirs.

   Pour cela, considérons seulement le cen  tre de chaque image.  



  Pour que     touteF    les images se superposent  également, il faut et il     suffit    que la somme  des longueurs du rayon incident et du    rayon réfléchi soit constante, c'est-à-dire que  <B>ON'.</B>     -I-        M,-à-   <I>-</I>     OA".     



  Or,<I>0 et A"</I> sont deux points fixes. Les  centres des miroirs doivent donc se trouver  sur une même ellipse ayant 0 et A" pour  foyers.  



  Si l'on vient, dans un tel système, à pla  cer en A" un écran blanc ou un verre dépoli  et si l'on fait tourner l'objectif 0 en le diri  geant successivement vers toutes les diaposi  tives en même temps découvertes par le dia  phragme et éclairées par le prisme tournant,  un observateur voit une seule image     conti-          nuellement    éclairée et rigoureusement im  mobile, car, au fur et à mesure que le dia  phragme découvre une des diapositives élé  mentaires, il cache la partie correspondante  de l'épreuve précédente.

   Si les photographies  placées en A ont été prises l'une après l'autre  et si le sujet comportait, à . ce moment, des  objets mobiles tels, par exemple, que des per  sonnages en mouvement, l'observateur cons  tate en A":  1  Que les objets immobiles gardent cette  propriété à la projection.  



  2  Que les personnages' se déplacent  comme dans la réalité.  



  Si donc, le régime de projection est con  forme au régime de prise de vues, la photo  graphie est animée et il apparaît que:  1  Puisque les mouvements combinés de la  lumière, du diaphragme et de l'objectif sont  continus, la projection est permanente.  



  2  Cette permanence supprime les man  <I>ques.</I> Le mouvement, rigoureusement con  tinu est la     reproduction        intégrale   <I>de la réalité.</I>  



  3  L'absence clé toute obturation supprime  <I>totalement</I> le scintillement ou     papillotteinent.     4  La continuité de la projection évite tout  effort physiologique.<B>Il</B><I>n'y a plus</I>     aucune     <I>raison de faire</I>     appel   <I>à. 7a</I>     persistance   <I>réti-</I>  <I>nienne.</I>  



  5  Et, pour les mêmes raisons, la. nécessité  d'une projection accélérée donnant une im  pression comique au spectateur disparaît ipso  facto.      Cependant, la vue animée A" est petite et  il ne saurait en être autrement puisque l'ob  jectif 0 de très petit angle est suffisamment  éloigné de     -4    pour explorer un nombre appré  ciable d'épreuves en     un    faible déplacement  angulaire. .  



  On pourrait recevoir A" sur un verre  douci et,     considérant    l'image réelle ainsi vi  sible comme un nouvel objet lumineux, la re  prendre par un objectif à un très court foyer  donnant, sur l'écran définitif, une projection  très agrandie.  



  Hais une telle disposition aurait l'incon  vénient d'absorber énormément de lumière et  il est préférable, comme on le fait, en somme,  clans le microscope composé, de reprendre. par  l'objectif de projection o, non pas l'image  <I>réelle visible,</I> mais l'image<I>réelle aérienne</I> for  mée par 0. .  



  La projection apparaît alors éclatante à  condition toutefois que les lentilles de l'objec  tif soient assez grandes pour réfracter tout le  faisceau lumineux qui les rencontre.  



  Cela posé, l'installation cinématographique  représentée comprendra un appareil enregis  treur pour la prise de vues et un appareil de  projection.  



  Avec l'appareil enregistreur pour la prise  des vues     (fig.    1 sans les parties désignées par  C     S    et P), on prendra des vues -d'un objet  éclairé quelconque V.  



  Ceci se produit en créant par l'objectif 0  une image réelle A" qui est envoyée en A par  l'objectif 0 après avoir été réfléchie par les  miroirs<I>Ml</I>     MZ        M3    disposés suivant l'ellipse  susmentionnée. Chaque miroir     fournit    une  image; il se produit donc autant d'images  qu'il y a de ,miroirs. Le film à impressionner  P est disposé suivant le cylindre déjà indi  qué.  



  Au début de l'opération, le diaphragme  étant à l'une des extrémités de la surface cy  lindrique A occupée par la pellicule et l'objec  tif 0 étant orienté vers cette même place, une  première image s'imprime rigoureusement  nette. L'objectif tourne dès lors autour de son  point nodal d'émergence en même temps que  le diaphragme D explore la pellicule P. Les    images correspondant à chaque miroir vien  nent successivement s'imprimer sur la pelli  cule en se juxtaposant.  



  Les objets immobiles occupent sur chaque  épreuve des positions semblables et les ob  jets mobiles occupent l'espace qu'ils ont par  couru pendant le temps où chaque région s'est  trouvée découverte.  



  A tout instant,<I>sans en excepter un seul,</I>  chaque objet imprime son image et la super  position<I>simultanée</I> de toutes les épreuves élé  mentaires donnerait ici, non plus des images   discontinues des objets mobiles, mais     aine     image continue-, semblable à celle que produi  rait un mobile se déplaçant devant une plaque  fixe.     L'essentiel        e:s6    que le temps de pose soit  assez court pour que sur chaque épreuve élé  mentaire les tracés restent nets. En photo  graphie ordinaire instantanée la<I>netteté</I> d'un  objet mobile n'est qu'une approximation.  Théoriquement, l'objet est toujours déformé.  



  Après que la portion de cylindre dont la  longueur d'arc est égale au produit de la lon  gueur d'une épreuve par le nombre des mi  roirs a été explorée par     l'objectif,.un    disposi  tif convenable remplace     cette    portion de bande  par une autre, le diaphragme et l'objectif re  viennent à .leur point de départ et tout re  commence.  



  Pour éviter l'interruption, si courte     soit-          elle,    qui serait nécessaire pour ce retour à  l'origine du diaphragme et des miroirs, on  peut concevoir, d'une part, une bande sans  fin portant des ouvertures équidistantes for  mant diaphragme, et, d'autre part, un objec  tif     multiple    formé de plusieurs tubes dis  posés régulièrement et symétriquement autour  d'un même axe de rotation. Dans le cas, par  exemple, d'un angle d'exploration de 60 de  grés,     l'objectif    serait formé de six tubes for  mant entre eux des angles de 60 degrés et  portant chacun l'une des deux lentilles d'un  même système symétrique.  



  L'appareil reproducteur de projection     (fig.          l)    se compose:  1  d'une source lumineuse puissante S;  2  d'un dispositif réflecteur tournant,  prismes ou miroirs p;      d'une surface cylindrique     transparente          _@    en verre, par exemple, d'un arc de 60 de  grés environ;  4  d'un objectif tournant 0 à plusieurs  tubes symétriques, analogues à celui de l'ap  pareil enregistreur;  5  d'un jeu de miroirs placés sur un cylin  dre elliptique M;  G  d'un deuxième objectif de court foyer o.  C'est contre la surface cylindrique de verre  A que s'appuie la, pellicule positive P formée  par la série des     épreuves    à. projeter.  



  Devant cette pellicule peut se déplacer  une bande sans fin rigoureusement opaque D  et percée seulement de place en place, à  l'écartement convenable, d'une ouverture rec  tangulaire d ayant les dimensions exactes  d'une épreuve élémentaire.  



  Le dispositif optique réflecteur tournant  p, le diaphragme D et l'objectif 0 sont soli  daires d'une même commande mécanique as  surant la parfaite simultanéité de leurs mou  vements. .  



       Enfin,    tout comme dans l'enregistreur,- un  dispositif mécanique convenable chasse la pel  licule qui vient d'être projetée en tirant à sa  place celle qui doit l'être un peu plus tard et,       par    ce mouvement de proche en proche, la  longueur de la pellicule correspondant à celle  de l'arc est complètement renouvelée lorsque  le diaphragme ayant exploré la dernière  épreuve, la,     fenêire    suivante commence l'ex  ploration d'une nouvelle série d'épreuves.  



  On voit, par exemple, sur la     fig.    2, la pel  licule P tendue entre deux tambours<I>T T';</I>  devant et contre elle se déplace le diaphragme  <I>D.</I> Pendant ce déplacement:, le tambour<I>T</I>  tourne, la pellicule     .e    déroule formant une  boucle, dont la longueur sera celle de l'arc  quand la fenêtre du diaphragme aura fini sa  course. A ce moment, le diaphragme pré  sente une autre fenêtre et brusquement le  tambour T' enroule la pellicule tendant la  boucle devant le diaphragme à la place de  l'arc qui vient de disparaître.  



  Si, par exemple, la longueur d'arc est de  60 centimètres, et si chaque épreuve a 2 cm  de base, le temps d'exploration de la fenêtre,    pour le régime de 15 épreuves à la seconde,  sera de deux secondes exactement.  



  Pendant ce temps, relativement très long,  la fonction mécanique précédente est très fa  cilement réalisable.  



  <I>Application des</I>     riaêryaes        principes   <I>et des</I>       mêmes   <I>dispositifs</I>     ia   <I>la projection des vues</I>  <I>animées en</I>     couleurs.     



  Il découle du raisonnement et du simple  examen de la     fig.    1 que le même appareil peut,  tel quel, en somme, réaliser la     cinématogra-          phie    en couleurs.  



  Considérons, d'abord, l'appareil enregis  treur et remplaçons la surface cylindrique  transparente blanche -4 par une surface de  même forme constituée par des verres colorés  ayant chacun la dimension d'une image élé  mentaire. Choisissons ces verres suivant l'un  des deux ternaires et adoptons, par exemple,  le ternaire:     rouge-orangé,    vert, bleu-violet.  



  Plaçons ces verres toujours dans le même  ordre; par exemple, rouge-orangé, vert;     bleu-          violet,        rouge-orangé;-vert,    etc.  



  Modifions enfin l'ouverture de la fenêtre  exploratrice et donnons-lui la dimension, non  plus d'une seule image élémentaire, mais de  trois images.  



  Si la pellicule sensible employée est: pan  chromatique, tout d'abord trois images élé  mentaires impressionneront en même temps la  pellicule, mais, en raison des filtres coloré,  les négatifs ainsi formés seront incomplets et  interpréteront l'un les radiations bleues, l'au  tre les radiations rouges, le troisième enfin  les radiations jaunes.  



  En faisant le même raisonnement que pour  la photographie noire, on comprend que le  déplacement continu de la fenêtre aura pour  conséquence d'imprimer, sans interruption,       l'ima;7e    des radiations bleues, sans interrup  tion également celles des radiations rouges et  celles des radiations jaunes.  



  La vitesse de la fenêtre devra être triplée  et la même longueur de pellicule servira pen  dant un temps trois fois plus court.  



  Il convient ici de noter un point de la plus  haute importance. En cinématographie ordi-      noire, tous les essais faits jusqu'à ce jour pour  la trichromie ont été rendus très difficiles par  l'insuffisance des temps de pose.  



  Avec la disposition nouvelle, ce temps de .  pose est fortement augmenté pour les deux  raisons suivantes:  1  Tout le temps consacré     â    l'obturation  désormais     inutile    est ajouté à celui de la pose  normale.  



  \3" Le .principe nouveau ne faisant plus  appel à la persistance rétinienne et n'ayant  plus à réduire le     papillottement    puisque  ce dernier n'existe plus, la multiplication  du nombre des épreuves n'est plus nécessaire  et, les temps de pose étant inversement pro  portionnels à la fréquence des impressions, les  conditions deviennent beaucoup plus satisfai  santes.  



  Pour la projection, les dispositions sont  les mêmes et le ternaire employé est de pré  férence celui de bleu, rouge et jaune.  



  Les considérations qui ont été exposées re  lativement au temps de pose     s'appliquent    ici  à -la puissance lumineuse de la projection co  lorée.  



  L'image aérienne photographiée dans la  première opération est vue     naturellement    par  l'objectif, sous trois  < angles différents et il est  évident que si le même objectif sert à la re  constituer dans la deuxième opération, toute.  déformation possible se trouvera supprimée.  



  Mais un autre inconvénient bien plus  grave disparaît de soi-même.  



  Si l'objet photographié par l'objectif  était l'original lui-même, avec toutes ses dif  férences de plan, les épreuves élémentaires se  comporteraient à la projection comme des  épreuves stéréoscopiques et des images ex  trêmes déborderaient à droite et à gauche, de  l'image centrale, sans que le repérage exact  fût jamais possible à cause de la parallaxe.  



  Or, dans les conditions actuelles, l'objet  photographié est une image aérienne plane.  Tous les plans se confondent en un seul et  l'effet parallactique est totalement supprimé,  même si l'objectif employé pour     3a    synthèse  des trois images élémentaires n'a pas les         mômes    constantes que celui ayant servi à  l'analyse.  



  L'appareil de-principe qui vient d'être  schématiquement décrit présenterait, dans sa  réalisation, d'assez grandes difficultés et son  fonctionnement ne serait pas sans nécessiter  la solution de     problèmes    mécaniques et op  tiques délicats. On pourrait, en se basant sur  des     principes    identiques, concevoir un appa  reil ayant les mêmes propriétés, mais     qui    fût  simple et robuste. L'appareil décrit ci-après  paraît répondre à toutes les conditions pra  tiques du problème.    <I>Appareil</I>     pratique        pour   <I>la prise des</I>     vues          (fig.    3).  



  Comme dans le premier dispositif, l'image  aérienne de V fournie par un objectif de  grand diamètre ou une lentille divergente est  photographiée par un second objectif 0 après  réflexion des rayons par trois miroirs M ou  trois prismes de telle manière que trois  images réelles     identiques    se forment simul  tanément au plan focal où se trouve la sur  face sensible P. Le second objectif 0 est toute  fois choisi de longueur focale assez longue et  de correction suffisante pour que les trois  épreuves élémentaires juxtaposées se forment  sur une surface plane.  



  Le tout est réglé de manière que les trois  images élémentaires se juxtaposent exacte  ment et sans intervalle réservé pour un but  quelconque - tel que celui d'une perforation  d'entraînement. L'exactitude de .cette juxta  position est indispensable 0u rendement     t1iéo-          rique    absolu de l'appareil.     Lai    continuité .ne  peut exister qu'à ce prix.  



  Si nous supposons que les images élémen  taires ont; comme dans le cinématographe ha  bituel, 35 mm de base sur 20 de hauteur, nous  poserons que -les trois images seront . juxta  posées par le petit .côté du rectangle et     que     leur ensemble forme ainsi un rectangle hori  zontal de 35 X 3 = 105 mm de base sur  20 mm de hauteur.  



  Ici     lslhjeetf    ordinaire 0, c'est-à-dire formé  d'un,     seulttube,--restë    immobile et le nombre  des     _miroirsi:oii    dès     prismes    est réduit à trois.      Mais, au lieu d'une seule pellicule, il y  en a trois Pl     P'        PJ    qui sont juxtaposées, pa  rallèlement et orientées de manière que leur  axe coïncide avec le petit axe de chaque image       Cfig.    4).  



  La largeur de chaque pellicule est exacte  ment égale à la base d'une seule image élé  mentaire, soit, dans notre cas, 35 mm.  



  L'entraînement par pointes, cames ou hé  lices ou par tout autre dispositif convenable  ne se produit plus à l'aide de trous ménagés  dans des marges blanches réservées sur les  côtés de la pellicule. Ces trous sont dans un  intervalle réservé entre chaque épreuve élé  mentaire de la même bande.  



  Devant ces trois pellicules et suivant une  direction perpendiculaire à, leur axe,     c'est-à-          dire    parallèle à la base des images, se dé  place, d'un mouvement continu, un rideau  sans fin D, flexible et opaque, percé de fenê  tres équidistantes. Chaque fenêtre a exacte  ment la dimension d'une image élémentaire et  l'intervalle entre deux fenêtres successives  <I>d d'</I> est égal à deux fois la grande base de ces  mêmes images     (fig.        5i.     



  Lorsque l'opération commence,     nous    sup  posons la fenêtre d éclairant en totalité là pre  mière épreuve élémentaire il, tandis que deux  images identiques     i-'        i3    se forment sur la par  tie     opaque    de l'obturateur sans fin. La pre  mière pellicule     Pl    s'imprime donc sans qu'il  ait aucune action lumineuse sur les deux  autres     P'        P'''.    Mais, à ce même moment, la  bande obturatrice D se déplace et sur P= s'im  prime la seconde image élémentaire, tandis  que successivement se recouvrent les régions  correspondantes de Pi.

   Quand la deuxième  image     i2    est entièrement découverte, la pre  mière pellicule Pl est -cachée et c'est alors que  se produit son déplacement.  



  Ce déplacement. a, pour se produire, tout  le temps mis par 1a     fenêtre    pour atteindre le  bord extrême de la troisième pellicule     P3.     



  Alors, c'est autour de la deuxième pellicule       P'    de se déplacer, tandis que, l'obturateur com  mençant à     masquer        P3,    la deuxième fenêtre d'  commence à illuminer     Pl    dans la, nouvelle  position. Sur cette pellicule     Pl    une seconde    épreuve, la quatrième de la série, s'imprime  au-dessus de la première il et quand elle est  éclairée en     hlein,_P',    complètement éclipsée,  commence son déplacement.  



  Et ainsi (le, suite jusqu'à la fin de l'opé  ration.  



       Appareil        projecteur        pratique:     La description schématique qui vient d'être       donnée    de l'appareil de prise de vues fait  immédiatement     comprendre    ce qu'est l'appa  reil projecteur     (fig.    3).  



  On y retrouve, naturellement, les trois  prismes ou miroirs     N,    l'objectif 0 placé entre  ces derniers et les diapositives P et, enfin,  l'obturateur à fenêtres D placé devant les  trois pellicules Pl     P'    P', lesquelles sont repré  sentées et entraînées suivant le même régime  qu'à la prise des vues.  



  Seulement, l'objectif à grande ouverture  ou la lentille divergente sont ici remplacés par  l'objectif de projection à court foyer o.  



  Dans cette disposition, les diapositives ne  peuvent plus être éclairées directement par le  projecteur à, cause de l'obturateur sans fin D.  



  Mais il est facile de les éclairer à l'aide  d'un faisceau brisé par un prisme à ré  flexion totale autour duquel l'obturateur D  peut aisément se déplacer d'un mouvement  circulaire uniforme et continu.         Application   <I>des</I>     )racrïaes   <I>dispositifs à la,</I>       ciném.atograplaie   <I>en</I>     couleurs.       On pourrait, pour la cinématographie en  couleurs, répéter, en somme, ce qui a été dit,  plus haut, à propos du dispositif théorique.  



  Toutefois, qu'il s'agisse de la prise des  vues ou de leur projection, l'appareil se pré  sentera de la manière suivante:  1  Neuf épreuves élémentaires sont simul  tanément éclairées, car chacune des trois pel  licules s'impressionne, en même temps, de  trois épreuves identiques placées verticale  ment l'une au-dessus de l'autre, c'est-à-dire en  opposant les grands côtés des rectangles. Mais,  pour cela, l'intime juxtaposition n'est plus né  cessaire et l'on continue à réserver, entre  chaque épreuve, les     espaces        perforLs    indis-      pensables à l'entraînement comme     fig:    4.

   De  vant chaque image de cette série verticale est  un des trois filtres colorés, ce qui fait, en rai  son des trois pellicules parallèles, que le rec  tangle formé de neuf images est vu à travers  trois bandes de verre horizontales, constituant  dans un cas, l'un des ternaires et, dans l'au  tre cas, l'autre ternaire.    La fenêtre a une hauteur triple. Si, par  exemple, les images ont 35     X    20. et si les  espaces réservés et perforés ont 35     X    3:  A. Les bandes "de - verre     colorces    ont  105     X    20 mm.  



       13.    La fenêtre a 35 X (20     -+-    3     -@--    20     -i-    3       -f-    20) ou 35     X    66 mm.    2  A la projection, les rayons bleus, les  rayons jaunes et les rayons rouges, avant de  rencontrer les prismes ou les miroirs chargés  de combiner les trois images complètes, ren  contrent d'abord trois autres prismes ou mi  roirs orientés dans des plans perpendiculaires  aux premiers et placés de manière que les  trois groupes d'images monochromes devraient  se confondre en un seul formé de trois images  polychromes, si plus loin, les trois images  polychromes n'étaient ensuite, elles-mêmes,  combinées en une seule.  



  Naturellement, les miroirs des deux grou  pes n'ont pas les mêmes dimensions et, na  turellement aussi, les diapositives sont orien  tées pour que la projection définitive s'ob  tienne sur un plan vertical.  



  Le raisonnement inverse est applicable à  l'appareil de prise de vues pour la polychro  mie.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Installation cinématographique pour la prise de vues et la projection de celles-ci, ca ractérisée en ce qu'elle présente deux objec tifs entre lesquels sont placés des dispositifs déviateurs des rayons lumineux, rangés sui vant une ellipse dont chacun desdits objec tifs occupe un foyer. 80-US-REVENDICATIONS: 1 Installation cinématographique selon la re vendication, caractérisée en ce que lesdits dispositifs sont des miroirs plans. 2.
    Installation cinématographique selon la sous-revendication 1, caractérisée exï ce que les images- diapositives sont éclairées par un faisceau lumineux qui parcourt continûment le film en synchronisme avec un diaphrag me mobile .placé devant ledit film et pré sentant une fenêtre, le faisceau lumineux qui traverse ledit diaphragme étant d'abord en voyé par le premier desdits objectifs qui est mobile et suit le faisceau dans ses déplace ments, sur les miroirs, puis, de là, au se cond objectif, lequel projette toujours au même endroit et sans interruption les dia positives susmentionnées.
    3 Installation cinématographique selon la sous-revendication 2, caractérisée en ce que l'objectif mobile est formé de n objectifs élémentaires et en ce que le diaphragmé présente plusieurs fenêtres, chaque objectif élémentaire et chaque fenêtre travaillant avec un tronçon déterminé du film, tron çon amené en position dé travail à interval les réguliers.
    4 Installation cinématographique selon la sous-revendication 1, caractérisée par n films juxtaposés destinés à se déplacer lon gitudinalement et devant lesquels se meut transversalement un diaphragme présentant des fenêtres séparées par une distance égale <I>à n-1</I> longueurs de vues, le tout de façon que chaque film se déplace pendant le temps qu'il est caché par le diaphragme, l'installation comprenant, en outre, n mî- roirs .disposés suivant une ellipse dont les deux objectifs, immobiles, forment les foyers.
    5 Installation cinématographique selon la sous-revendication 2, caractérisée en ce que, devant le film, est disposé un filtre formé de filtres élémentaires en trois couleurs jux taposées, ce qui permet de prendre ou de projeter des vues en couleurs, la fenêtre du diaphragme ayant 'une longueur correspon dant à celle de trois vues élémentaires:
    6 Installation cinématographique selon la sous-revendication 2, caractérisée par des filtres à trois couleurs juxtaposées placés devant le film et disposés de façon que n images soient en action, le diaphragme com portant, pour chacun des n films, une fenê tre qui offre les dimensions nécessaires pour l'emploi d'un ternaire et chacun des 7a films se déplaçant pendant que les n-1 autres bandes sont en action, l'image correspondant ainsi exactement à la. réalité avec absence totale de parallaxe.
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