Installation pour la transmission simultanée sur une même ligne de messages télégraphiques et téléphoniques. . Depuis longtemps on transmet, en pratique, simultanément sur' la même ligne des mes sages téléphoniques et télégraphiques. Cepen dant les circuits téléphoniques, utilisés pour ces services, possèdent en général relative ment peu de bobines de charge, et de plus l'usage effectif de ce genre de transmission est resté limité aux cas dans lesquels le service télégraphique a lieu avec retour par la terre.
Dans un service combiné de transmission, l'action des courants télégraphiques sur les courants téléphoniques peut amener des per turbations dans le service, vu la grande in tensité des premiers par rapport aux seconds. En effet l'intensité des courants téléphoniques est de l'ordre d'un milliampère, tandis que l'intensité des courants télégraphiques, qui varie suivant le genre d'installation, est dans la pratique actuelle toujours d'un ordre beaucoup supérieur à celui des courants téléphoniques et peut même être dans cer tains cas de l'ordre de quatre-vingt milliam pères.
Aussi on < trouvé que la superposition des courants tél_graphiques de cette ampli- tude sur les lignes téléphoniques à grand rendement, comprenant plusieurs bobines de charge, ainsi que des amplificateurs du genre actuellement en usage, a pour résultat d'a mener des perturbations dans le service téléphonique, de telle manière que ce dernier service est rendu impropre à tout but com mercial. Même en plusieurs cas le courant téléphonique devient absolument inutilisable. Ceci se présente particulièrement sur les circuits formés d'un câble très long, dans lequel le nombre total de bobines de charge est important, et dans lequel l'amplification à fournir est considérable.
L'effet perturbateur s'exerçant sur les courants téléphoniques provient en premier lieu de l'action des courants télégraphiques relativement grands- sur la perméabilité des noyaux en fer des bobines de charge, ce qui apporte un très grand changement dans leur résistance apparente par rapport aux cou rants téléphoniques. De plus les ondes har moniques supérieures des impulsions télé graphiques, amplifiées par les appareils à grande puissance actuellement en usage, influencent le circuit téléphonique si ces ondes ne sont pas maintenues à unie amplitude très petite.
Dans le but de surmonter ces difficultés, dans l'installation formant l'objet de la présente invention, on ramène l'ampli tude des courants télégraphiques au même ordre de grandeur que les courants téléphoni ques ou même à un ordre moindre, et on utilise un circuit métallique complet pour les signaux télégraphiques.
En effet, la réduc tion de l'amplitude des courants télégraphi ques lie peut pas à elle seule résoudre le problème envisagé, à cause du mélange des courants terrestres avec les petits courants télégraphiques, les installations à retour de courant par la terre étant aussi désavanta geuses au point de vue des perturbations inductives se produisant entre deux circuits voisins, et cela particulièrement dans le cas des câbles, qui comprennent régulièrement plusieurs lignes à deux conducteurs.
En conformité à ce qui précède, la pré sente invention se rapporte à une installa tion pour la transmission simultanée, sur une même ligne, de -messages télégraphiques et téléphoniques, cette ligne étant pourvue de bobines de charge convenablement espacées afin de faciliter la propagation des courants téléphoniques. Des dispositifs associés à la ligne permettent d'une part l'envoi et la réception de courants téléphoniques, et d'autre part l'envoi et la réception de courants télé graphiques.
Suivant l'invention, ces deux genres de courants, téléphonique et télégra phique, empruntent le même circuit métalli que fermé, et l'amplitude des courants télé graphiques transmis, est au plus du même ordre de grandeur que celui de l'amplitude des courants téléphoniques.
L'invention est plus facilement comprise par la description suivante basée sur le dessin ci-joint, montrant schématiquement une forme d'exécution de la présente invention donnée à titre d'exemple.
L'emploi de cette invention permet de perfectionner la signalisation télégraphique elle-même. Dans les cas où des circuits télé graphiques avec retour par la terre, à fortes intensités de courant, ont été associés avec des circuits téléphoniques, les dispositifs télégraphiques ont nécessairement été choisis de manière à supprimer pratiquement les composantes à hautes fréquences des impul sions télégraphiques, afin d'éviter le mélange avec les communications téléphoniques. Cela signifie que le courant télégraphique ne peut atteindre sa valeur de service que d'une manière relativement lente, et il s'ensuit que la vitesse de signalisation est nécessairement limité.
En réduisant l'intensité du courant télégraphique ainsi qu'il est mentionné ci- dessus, les composantes à hautes fréquences des impulsions télégraphiques diminuent en proportion, et il est alors possible d'utiliser des ondes de courant télégraphique atteignant leur valeur de service plus vite qu'avec l'an cienne méthode. L'on obtient donc ainsi une plus grande vitesse de fonctionnement sans que des mélanges dans la conversation télé phonique ne s'ensuivent.
Le fait que l'on utilise pour le courant télégraphique le même circuit métallique fermé que pour le courant téléphonique, avec les mêmes bobines de charge, constitue aussi un avantage, puisque pour les vitesses maxima de signalisation ces bobines de charge jouent le même rôle que dans le cas des communications téléphoniques et lie sont donc nullement nuisibles.
Suivant la figure, un circuit téléphonique ordinaire 1 comprend des bobines de charge 2 et des amplificateurs 3. Chacune des extré mités de ce circuit aboutit à un poste télé phonique, 4 ou 4' pouvant recevoir et envoyer des messages téléphoniques, et à un appareil télégraphique 5 ou 5', pouvant recevoir et envoyer des signaux télégrapbiques. Les appareils téléphoniques envisagés sont d'un type bien connu, et il est donc inutile d'en donner une description détaillée ici. Dans les appareils télégraphiques, 6 représente le relais récepteur et 7 la clé d'envoi. Chacun de ces appareils est en pratique relié de la manière ordinaire avec les relais usuels non montrés aux dessins.
Au point de liaison de la ligne téléphoni que et de la ligne télégraphique, la première de celles-ci est pourvue de capacités en série 8 et d'une inductance en parallèle 9, tandis que la seconde est pourvue d'inductances en série 10 et d'une capacité en parallèle<B>Il.</B> De cette manière, les impulsions téléphoni ques ne peuvent pas passer â travers l'en- branchement conduisant aux appareils télé graphiques, et réciproquement, les courants télégraphiques ne peuvent pas être dérivés sur l'embranchement conduisant aux appa reils téléphoniques.
Les éléments de cet ensemble, placés dans l'embranchement télégraphique, sont consti tués de manière à permettre le passage de courants des fréquences qui correspondent à la vitesse accrue de la signalisation télégra phique, permise par l'arrangement décrit ici sans qu'il en résulte des mélanges avec les communications téléphoniques. Les enroule ments du relais 6 sont répartis entre les côtés opposés du circuit, et sont connectés entre la ligne 1 et la ligne artificielle N.
L'appareil envoyeur 7 est connecté aux côtés opposés de la ligne par les points milieux des enroulements du relais 6, de sorte que les impulsions provenant de cet appareil n'ont aucun effet sur le relais récepteur puisqu'elles sont également divisées, et tra versent les deux moitiés de chaque enroule ment suivant des directions opposées. Le groupe montré en 12 et formé d'inductances en série et de capacités en parallèle, sert à réduire la valeur des composantes de hautes fréquences des impulsions télégraphiques.
Aucune valeur définie des éléments cons tituant le dispositif de suppression pour les composantes à hautes fréquences ne peut être donnée, puisque les valeurs de ces élé ments dépendent des constantes de temps du circuit particulier avec lequel ils sont associés. Cependant ils seront en général proportionnés de manière à permettre des changements plus rapides dans le courant télégraphique que ceux permis dans la pra tique actuelle, puisque le courant télégraphique, relativement très petit, peut être toléré jus qu'à retenir une plus grande proportion de ses composantes variant rapidement, sans mélange avec le circuit téléphonique.
L'on voit donc que la présente- invention permet d'améliorer à la fois la transmission télégraphique et la transmission téléphonique dans une transmission combinée, c'est-à-dire qu'elle supprime les imperfections que le. courant télégraphique introduit actuellement dans la transmission téléphonique, èt en même temps augmente la vitesse de la transmission télégraphique tout en assurant un service convenable.