CH99403A - Cathode émettrice d'électrons et procédé pour sa fabrication. - Google Patents

Cathode émettrice d'électrons et procédé pour sa fabrication.

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    • H01ELECTRIC ELEMENTS
    • H01JELECTRIC DISCHARGE TUBES OR DISCHARGE LAMPS
    • H01J19/00Details of vacuum tubes of the types covered by group H01J21/00
    • H01J19/02Electron-emitting electrodes; Cathodes
    • H01J19/04Thermionic cathodes
    • H01J19/06Thermionic cathodes characterised by the material

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  • Solid Thermionic Cathode (AREA)

Description


  Cathode émettrice d'électrons et procédé pour sa fabrication.    L'invention se rapporte à une cathode  émettrice d'électrons, telles que celles utili  sées dans les tubes à vide dits tubes     ther-          mioniques,    comprenant un corps bon conduc  teur recouvert d'une couche d'une substance  émettant des électrons dans une mesure re  lativement élevée, à une température relati  vement basse.

   Suivant     l'invention    ledit corps  comprend un métal difficilement oxydable,  qui ne fond qu'à de très hautes températures  et ne présente qu'une faible volatilité, et un  autre métal pouvant pénétrer, à l'état d'oxyde,  en quantité relativement grande dans la  couche émettrice d'électrons, sa présence dans  cette couche émettrice augmentant notable  ment la mesure de l'émission.  



  Dans le procédé de fabrication d'une  telle cathode, le corps de celle-ci est formé  d'un alliage comprenant principalement un  métal bon conducteur, difficilement oxydable  et ne présentant qu'une faible volatilité, et  une quantité relativement petite d'un second  métal relativement facilement oxydable, et  relativement volatil. Ce corps est d'abord  recouvert au moyen de la substance émettrice  d'électrons, puis est soumis à la cuisson. en    présence de l'oxygène pour qu'une réaction  chimique se produise entre le second métal  faisant partie du corps métallique et la subs  tance recouvrant ledit corps, cette cuisson  étant suivie d'une seconde cuisson, mais  cette fois en l'absence d'oxygène.  



  Le dessin ci-joint, donné à titre d'exemple,  se rapporte à une forme d'exécution de l'ob  jet de l'invention. La     fig.    1 représente, en  grand, un filament conducteur pouvant être  utilisé comme cathode émettrice d'électrons  quand il est constitué comme il est indiqué  ci-dessous. La     fig.    2 montre l'emploi d'un  tel filament dans un tube à vide à trois élec  trodes, du genre     thermionique.    Dans chacune  de ces figures la cathode est indiquée en 2  sous la forme d'un fil plat torsadé ayant  par exemple une largeur d'environ 0.3 de  millimètre et une épaisseur d'environ 0.05  de millimètre.  



  Les filaments formés d'un corps métalli  que recouvert d'oxydes de métaux du groupe  alcalino-terreux sont bien connus, et l'on  emploie souvent des filaments de platine re  couvert de couches alternées d'hydroxyde de      strontium et de     résinate    de baryum.

   On a  cependant découvert que l'on peut     obtenii     des filaments présentant une plus grande  activité au point de vue de l'émission des  électrons que ceux ordinairement utilisés, en  constituant le corps de ces filaments d'un  alliage de platine et de     nickel.    Si un tel  corps, recouvert d'un carbonate d'un métal  du groupe alcalino-terreux, est soumis à la  cuisson à l'air libre, des oxydes de nickel  et du métal alcalino-terreux se forment, pour  constituer ensuite un composé contenant du  nickel sous forme d'oxyde et l'oxyde du mé  tal alcalino-terreux.

   Si une nouvelle opéra  tion de cuisson a lieu ensuite à l'intérieur  d'un tube dans lequel on fait le vide durant  cette opération, de l'oxygène est     éliminé,    et  il ne reste qu'une couche d'oxyde     alcalino-          terreux    en contact intime avec du nickel fi  nement divisé.

   On a constaté que pour un  corps formé de cet alliage de nickel et de  platine recouvert d'oxyde d'un métal     alcalino-          terreux    et soumis à la cuisson à l'air libre,  comme le nickel se volatilise et s'oxyde  beaucoup plus rapidement que le platine,  une réaction importante a lieu entre la -ma  tière recouvrant le corps et le nickel, tandis  que la réaction s'exerçant entre le platine et  cette matière est très petite.

       Quand    le fila  ment ainsi obtenu est utilisé comme cathode  dans un tube vide d'air, et qu'il a été tra  versé pendant environ seize heures par un  courant le maintenant à la température nor  male de travail, on observe une puissance  émettrice d'électrons à peu prés double de  celle     offerte    par un filament formé d'un corps  en platine recouvert d'un oxyde de métaux  alcalino-terreux en contact     in4lime    avec le  platine finement divisé introduit dans ledit  oxyde par les réactions mentionnées.  



  L'alliage donnant les résultats les plus     satis-          faisants        comprend        95        %        de        platine        et    5     %        de     nickel. Ces pourcentages ont été établis en  tenant compte des conditions de malléabilité  que doit présenter le corps pour être trans  formé sous forme de fil, du degré d'activité  qu'offre la cathode finie, et de la durée de  service que l'on peut exiger d'elle.

   Si l'on    veut conserver ces divers avantages, les va  riations permises dans les proportions de  platine et de nickel entrant dans la compo  sition du corps sont très faibles, et cela pro  vient principalement du taux de     volatilisa-          tion    de la cathode quand elle est en service  dans le tube à vide. A température égale,  un corps formé seulement de platine est  beaucoup plus rapidement détruit par     volati-          lisation    qu'un corps formé d'un alliage de  platine et de nickel en quantité relativement  petite.

   Toutefois le nickel étant très volatil,  si ce métal entre en trop grande     quantité     dans l'alliage, on constate une diminution de  durée de la cathode.     Quand    la quantité de       nickel        dépasse        les        10%        de        l'alliage,        la        durée     de la cathode devient plus petite que si son  corps était formé seulement de platine, et  quand la quantité de nickel entrant dans       l'alliage        est        inférieure    à 2     %,

          la        cathode          offre    une durée ne différant pas sensiblement  de celle d'une cathode à corps en platine pur.  Il résulte donc que la quantité de nickel  entrant dans l'alliage sera de préférence     com-          prise        entre        10        %        et    2     0/a.        De        plus,

          un        pour-          centage    supérieur à     2/o    de nickel est dési  rable afin que la couche recouvrant le corps  de la cathode adhère fortement à celle-ci.

    L'alliage mentionné précédemment et     conte-          nant        95        0%        de        platine        et    5     %        de        nickel        rem-          plit    ces conditions, ruais il n'est donné tou  tefois qu'à titre d'exemple, car le but principal  est d'obtenir une cathode émettant à un  très haut degré des électrons.    On va décrire maintenant, à titre d'exem  ple, un procédé pour la fabrication de la  cathode dont il a été question jusqu'ici.  



  Les éléments constitutifs de l'alliage sont  très soigneusement mélangés dans les     propor-          tions        voulues        (par        exemple        95        %        de        platine          et        5%        de        nickel)

          et        sous        la        forme        de        parti-          cules    métalliques finement pulvérisées. Le       mélange    est soumis à la pression dans une  matrice en acier, de manière à former un  lingot uniforme présentant les dimensions et  la forme désirée. Pour un lingot pesant 25  grammes, la forme la plus convenable consiste      en un cylindre d'un diamètre d'environ 10  mm. La pression voulue pourrait être exercée  sur le lingot à la main, mais il est préféra  ble qu'elle atteigne plusieurs milliers de kilo  grammes par centimètre carré, ce qui peut  s'obtenir aisément par l'emploi d'une presse  hydraulique.

   Le lingot est ensuite fondu  dans un récipient vide d'air ou rempli d'un  gaz inerte. Cette fusion peut se faire en pla  çant le lingot dans un petit creuset en matière  réfractaire, telle que la magnésie ou autre  substance analogue, et en renfermant ce creu  set dans un fourneau vide d'air d'un type  quelconque. Un genre de fourneau utilisé avec  succès comprend un espace ou chambre dont  l'air peut être évacué au moyen d'une bonne  pompe à huile capable de pousser le vide  jusqu'à ce que la pression ne soit plus que  0.001 mm. de mercure. Dans cette chambre  se trouve une bobine hélicoïdale de     chauffage     formée de 'graphite, de tungstène ou autres  substances convenables et qui entoure le  creuset.

   La bobine est     chauffée    par le pas  sage d'un courant électrique de grande in  tensité à bas voltage, provenant de l'enroule  ment secondaire d'un transformateur     dévol-          teur.    La partie supérieure de la chambre est  disposée de     manière    telle que l'on peut ob  server la température du lingot au moyen  d'un pyromètre optique. Comme le point de  fusion du nickel se trouve vers 14500 centi  grades et que celui du platine est d'environ  <B>17500</B> centigrades, la température nécessaire  pour fondre le lingot est comprise entre 1500  et<B>1800".</B> La durée de l'opération doit être  aussi courte que possible, afin que la quan  tité de nickel qui s'évapore soit très faible.

         Evidemment    cette durée dépend des dimen  sions du lingot, et par exemple dans le cas  d'un lingot du poids de 25 grammes présen  tant la forme d'un cylindre d'environ 10 mm  de diamètre, l'opération de fusion dans le  creuset ne doit durer quo quelques minutes.  



  On peut aussi réaliser la température  voulue pour la fusion, en fixant le lingot  entre deux électrodes dans un ballon en  verre, duquel l'air est éliminé, et en faisant  passer un-courant de     chauffe    à travers le    lingot en l'accroissant continuellement jusqu'à  ce     que    la température d'environ 1500  cen  tigrades soit atteinte. Dés que l'on a constaté  cette température, par exemple au moyen  d'un pyromètre optique, le courant est coupé.  De la sorte, la température de fusion n'est  appliquée qu'un moment, et la durée de  l'opération est d'environ un quarantième du  temps nécessaire lorsque le lingot est traité  de la manière précédente.  



  La pression maintenue par la pompe pen  dant l'opération est de 0.01 à 0.001 de mil  limètre de mercure, bien que probablement  un vide de quelques millimètres suffirait.  Cependant, en opérant dans un récipient pra  tiquement vide d'air ou au milieu d'un gaz  inerte, on a l'avantage que l'oxydation du  nickel est empêchée.  



  Pour     la,    fusion du lingot on pourrait em  ployer aussi un four à induction.  



  Après avoir subi cette opération de fusion,  le lingot est forgé afin de lui donner la  forme d'une tige, qui passe à l'état de fil et       qui    est étirée aux dimensions voulues à tra  vers des coussinets' d'étirage, par exemple  en diamant. Ces     différentes    opérations sont  faites à froid,' car si l'alliage de platine et  de nickel était travaillé à chaud il se pro  duirait une oxydation du nickel et la matière  deviendrait cassante.

   L'alliage est d'ailleurs       soumis    au recuit à des fréquents intervalles  de temps pendant les diverses opérations de  forgeage et d'étirage, et l'on doit même  avoir grand soin aux     différentes    étapes de la  fabrication de ne point pousser le travail  trop loin sans exercer le recuit, car alors la  matière devient cassante et se fendille. La  manière suivant laquelle se fait le recuit  varie avec les différentes étapes de la fabri  cation, c'est-à-dire avec les dimensions que  présente le corps, et spécialement avec sa  longueur. En général, plus grand est le dia  mètre, plus haute doit être la température  du recuit, qui doit varier entre     11001,    centi  grades et la température de fusion, qui est  d'environ<B>17000</B> centigrades.

   Au point de  vue de la durée, il est seulement nécessaire      d'amener le corps à la température choisie  pour le recuit, puis de le laisser refroidir.  Dans cette opération on doit surtout éviter  l'oxydation du nickel. Lors de la première  étape de la fabrication, c'est-à-dire quand le  lingot présente les dimensions mentionnées  ci-dessus, l'opération du recuit se fait de pré  férence à la flamme du chalumeau oxhydri  que et le refroidissement a lieu d'abord dans  une flamme d'hydrogène réductrice, obtenue  en supprimant la fourniture de gaz prove  nant du réservoir d'oxygène, et cela jusqu'à  ce que le lingot soit ramené à la chaleur du       rouge,    puis ensuite le lingot étant retiré de la       flamme    est plongé dans l'eau.

   Quand le corps  a augmenté considérablement de longueur, la  manière qu'il est préférable d'utiliser consiste  à le figer entre des électrodes dans un tube  vide d'air, et de faire passer à travers lui  un courant électrique afin de l'amener à la  température voulue, laquelle doit se trouver  parmi les premières valeurs de la série allant  de<B>11000</B> à<B>16000</B> centigrades ainsi qu'il a  été expliqué     ci-dessus.    Si par hasard, le corps  s'oxydait pendant l'opération, on peut élimi  ner l'oxyde ainsi formé en     chauffant    le corps  dans un tube vide d'air pendant quelques  minutes à la températures d'environ 1000  centigrades.  



  Le fil obtenu comme décrit, convient très  bien pour former le corps des cathodes, après  avoir été laminé à froid dans la forme d'un  ruban ayant par exemple une largeur de  0.3 mm et une épaisseur de 0.05 mm, son  aspect final étant celui d'un filament torsadé,  de la forme que l'on utilise souvent pour les  cathodes dans les tubes     thermioniques.    Pour  donner à cette cathode une grande puissance  au point de vue de l'émission des électrons,  on recouvre le corps d'un oxyde d'un métal  quelconque du groupe alcalino-terreux.

   Cela  se fait en appliquant une couche de carbonate  ou de l'hydroxyde du métal     envisagé,    et en       chauffant    le corps ainsi recouvert à l'air libre  à une     température    d'environ 1200  centigra  des, pendant cinq à vingt     minutes,    au moyen  d'un courant le traversant. Ce corps est en  suite chauffé par un nouveau courant pendant    quelques minutes à la température de<B>10000</B>  centigrades, et cela dans un tube dans lequel  on fait le vide pendant l'opération.  



  On peut aussi obtenir un filament     offrant     une plus grande durée et une émission d'élec  trons uniforme pendant une beaucoup plus  longue période, en appliquant sur le corps  de platine et de nickel plusieurs couches,  chacune étant de préférence formée de car  bonate de strontium et de carbonate de ba  ryum. On applique de préférence un total  d'environ seize couches de ces carbonates.  La matière devant recouvrir le corps est, de  préférence, incorporée dans une substance  solide ayant des propriétés analogues à celles  de la paraffine, en agitant les quantités  voulues de carbonate de strontium et de car  bonate de baryum dans le même bain de  ladite substance, à l'état de fusion, par exem  ple dans un bain de paraffine fondue, jusqu'à  ce que le mélange soit refroidi.

   Le produit  obtenu est ensuite disposé sous la forme de  barreaux ou toutes autres formes convenables.  On a trouvé que, de préférence, les divers  éléments entrant dans le mélange doivent  être dans le rapport suivant : 2     1/2    grammes  de carbonate de baryum,     7'/2    grammes de  carbonate de     strontium,    et 100 grammes de  paraffine. Pour appliquer les     différentes    cou  ches, le barreau contenant les carbonates est  frotté tout le long du corps     chauffé    à l'aide  d'un courant à une température suffisamment  haute pour fondre la paraffine, de telle ma  nière qu'une couche de la substance formant  le barreau recouvre le corps.

   Après l'applica  tion de chacune des couches, on fait passer  un courant à travers le ruban pour l'amener  momentanément à la chaleur du rouge afin  d'enlever la paraffine et réduire le composé  alcalino-terreux en un oxyde qui adhère for  tement au filament. Pendant toute cette opéra  tion de recouvrement, le filament doit être main  tenu sur des supports convenables quelcon  ques. Après que la dernière couche a été  appliquée, le filament est recuit à l'air libre  pendant environ cinq à vingt minutes et à  une température d'environ 1200   centigrades.  Conformément à ce qui a été dit plus haut,      le filament est plus tard chauffé dans un  tube pendant plusieurs minutes à la tempé  rature d'environ<B>10000</B> centigrades et cela  pendant que le vide est réalisé dans ce tube.

    Après que le filament a été traversé par son  courant normal de travail dans un tube vide  d'air, pendant environ seize heures, il pré  sente une émission     d'êlectrons    presque double,  à d'autres conditions égales, de celle d'un  filament obtenu en recouvrant des mêmes  matières un corps formé seulement de platine.  



  Un des avantages les plus importants de  l'alliage décrit ici est qu'il est formé de mé  taux purs tels que du platine et du nickel  dont la composition peut être facilement con  trôlée par l'analyse chimique, tandis que les  filaments ordinairement utilisés jusqu'à pré  sent contenaient du platine mélangé avec       différentes    quantités d'iridium et de rhodium,  dont l'analyse     offre    plus de difficultés.

   Le  nickel produit un accroissement désirable de  la résistance chimique du corps ainsi que le  fait l'iridium et le rhodium dans les filaments  ordinairement utilisés, mais il est évident  que ces deux derniers métaux peuvent être,  si on le désire, introduits dans le mélange  pulvérisé de platine et de nickel servant à  la construction du corps de la cathode afin       d'accroitre    encore cette résistance     ohmique.     Un autre avantage réside dans le fait que  pour obtenir l'adhérence suffisante de la cou  che d'oxyde sur le corps du filament,     celui-          ci    doit être soumis à la cuisson pendant près  de deux heures quand le corps est formé en  platine, tandis que dans le cas où il est  formé d'un alliage de platine et de nickel,

    une cuisson de cinq à vingt minutes suffit.  Cette     différence    provient probablement de ce  que l'oxydation superficielle du corps du fi  lament, qui doit se produire pour que la  couche recouvrant le corps soit solidarisée  avec celui-ci, a lieu beaucoup plus rapide  ment si le corps contient du nickel, puisque  ce dernier métal s'oxyde beaucoup plus vite  que le platine.

   On doit observer que, si dans  cette description on a mentionné le platine  et le nickel comme convenant pour former  l'alliage envisagé, d'autres corps ayant des    qualités équivalentes peuvent être évidemment  utilisés, c'est-à-dire que le platine peut être  remplacé par d'autres métaux bons conduc  teurs, difficilement oxydables et ne présentant  qu'une faible volatilité, comme par exemple  le palladium, l'osmium, le rhodium, l'iridium,  ou le ruthénium, tandis que le nickel peut  être remplacé par d'autres métaux, tels que  le cobalt, relativement facilement oxydables  et qui soumis à la cuisson puissent être  assimilés en quantité relativement grande, et  à l'état d'oxyde, par la couche émettrice  d'électrons.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Cathode émettrice d'électrons comprenant un corps bon conducteur recouvert d'une couche d'une substance émettant des élec trons dans une mesure relativement élevée, à une température relativement basse, carac térisée en ce que ledit corps comprend un métal difficilement oxydable, qui ne fond qu'à de très hautes températures et ne présente qu'une faible volatilité, et un autre métal pouvant pénétrer, à l'état d'oxyde, en quan tité relativement grande dans la couche émet trice d'électrons, sa présence dans cette cou che émettrice augmentant notablement la mesure de l'émission.
    SOUS-REVENDICATION 1 Cathode émettrice d'électrons suivant la revendication I, caractérisée en ce que le corps est formé d'un alliage de 95 % de platine et 5 % de nickel. REVENDICATION II: Procédé de fabrication d'une cathode.
    émettrice d'électrons conforme à la revendi cation I, caractérisé en ce que le corps de la cathode est formé d'un alliage comprenant principalement un métal bon conducteur, dif ficilement oxydable et ne présentant qu'une faible volatilité, et une quantité relativement petite d'un second métal relativement facile ment oxydable, et relativement volatil, ce corps étant d'abord recouvert au moyen d'une substance émettrice d'électrons, puis étant soumis à la cuisson en présence de l'oxygène pour qu'une réaction chimique se produise entre le second métal formant partie du corps métallique et la substance recouvrant ledit corps, cette cuisson étant suivie d'une seconde cuisson, mais cette fois en l'absence d'oxygène.
    SOUS-REVENDICATION 2 Procédé de fabrication suivant la reven dication II, caractérisé en ce que le corps est formé principalement de platine allié à une quantité relativement petite de nickel et est recouvert d'une couche contenant des métaux alcalino-terreux à l'aide d'une substance facilement fusible dans laquelle sont incorporés des composés de ces mé taux finement divisés, ce corps ainsi recou- vert étant soumis à la cuisson en présence de l'oxygène pendant cinq à vingt minutes, à une température d'environ 12000 centi grades afin que dans la couche recouvrant le corps il puisse se former un composé contenant du nickel, au moins un métal alcalino-terreux, et de l'oxygène, une nou velle cuisson du corps recouvert ayant alors lieu, mais en l'absence d'oxygène,
    à une température d'environ 10001, centi grades pendant quelques minutes, afin de décomposer ledit composé, en nickel, en oxyde alcalino-terreux, et en oxygène qui est éliminé.
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