<Desc/Clms Page number 1>
"Nouveau procède de fabrication de soie artificielle d'une struc- ture physique perfectionnée.
La présente invention se rapporte à un procédé de production de soie artificielle, caractérisé par le fait que la solution de matière de soie artificielle est préalablement amenée à l'état de particules linéaires ou fibreuses avant le filage.
Les soies artificielles produites jusqu'à présent montrent, à l'examen, à l'aide d'un ultra-microscope, des agrégations d'innom- brables particules de forme' globulaire ou globulaire allongée, qui sont distribuées irrégulièrement. Il existe par conséquent une grande différence entre cette structure et la structure parallèle de la soie naturelle, et le fait que les particules de soie artifi- cielle .ou sa phase de dispersion colloïde -chimique forme ces agré- gations irrégulières, compte pour son infériorité sous le rapport des propriétés physiques par rapport à la soie naturelle, et ce malgré la grande ressemblance qu'elle a avec celle-ci. C'est là le point qui est perfectionné par la présente invention.
Dans ce pro- cédéles particules colloïdales de la matière en solution, pour la soie artificielle sont d'abord transformées en particules linéaires ou fibreuses, de sorte qu-e les particules colloïdales peuvent être
<Desc/Clms Page number 2>
distribuées régulièrement, ou leurs agrégations peuvent être amenées à l'état linéaire ou fibreux , corne dans le cas de la fibroïque de la soie naturelle. Ensuite après maturation les particules linéai- res ou fibreuses sont coagulées en soie artificielle, c'est-à-dire quand les particules sont encore à l'état semi-coagulé, elles sont étirées et tendues pour améliorer leur condition d'assemblage jus- qu'à ce qu'elles forment des agrégations en séries parallèles.
Puis elles sont finalement coagulées en soie artificielle, ce qui a pour résultat d'obtenir de la soie artificielle ayant à peu près le même aspect et la même résistance que la soie naturelle.
Il est un fait bien connu que les particules suspendues dans la solution exécutent un mouvement qui se décompose en deux compo- santes : des composantes de translation et de rotation. Banc le présent procédé les particules de la solution sont obligées de se réunir à l'état de chaîne et de se transformer rapidement en parti- cules linéaires ou fibreuses par l'utilisation des composantes de rotation des particules flottantes ou de la phase de dispersion colloïdale.
Lorsque les particules en rotation automatique dans une solution colloïdale telle que la solution de viscose, sont placées dans le champ électrique d'un courant d'induction de haute fréquen- ce, elles ont une tendance à avoir des piles à leurs extrémités su- périeure et inférieure et à se coller l'une à l'autre à ces points extrêmes, quand elles commencent à s'agréger dans le cours de la maturation. Cette tendance est accélérée en produisant une action mécanique sur les particules, de façon à les faire tourbillonner dans une direction définie.
Comme résultat de cette action électri- que et mécanique, la maturation de la solution colloïdale est obli- gée d'augmenter un peu son degré, et les particules sont attirées aux proies opposée de chacune d'elles, en s'agrégeant ainsi comme une chaîne et en restant suspendues dans la solution sans changer les propriétés de la solution colloïdale. J'appelle cette solution colloïdale une"solution linéaire" qui est pratiquement la même que la solution appelée "Stabchen Sol" par Szegvari à Berlin-Dahlen et d'autres auteurs allemands.
La solution ainsi traitée est ensuite
<Desc/Clms Page number 3>
abandonnée à la maturation et refoulée à travers un orifice de fi- lage par une certaine pression, comme dans le cas de la méthode or- dinaire de fabrication de soie artificielle, et en méme temps une certaine tension est donnée au fil à l'état, semi-coagulé, peur dis- poser les particules formant chaînes en séries parallèles. La soie artificielle ainsi produite est exempte de toute agrégation irré - gulière de particules qui, dans le cas de la soie artificielle pro- duite jusqu'à présent, et toutes les particules et agrégés dans un ordrelinéaire et parallèle, sont distribuées en agrégation parallè- le par la tension, comme dans le cas des mèches dans la filature de fils de coton.
Par conséquent, la soie artificielle obtenue par le présent procédé, diffère par sa structure de la soie artificielle ordinaire qui se compose d'agrégations irrégulières de particules.
Elle a une structure parallèle comme la structure de la soie natu- relle, et il s'ensuit que sa résistance et son allongement sont augmentés. De plus, comme la structure parallèle existe à l'exté- rieur tout aussi bien qu'à l'intérieur de la soie artificielle, celle-ci possède un brillant ressemblant à celui de la soie natu- relle. On réalise ainsi un perfectionnement remarquable de la qua- lité de la soie artificielle.
Dans cette invention la décharge électrique est effectuée a- vangageusement dans un gaz neutre ou sous une pression réduite,car la distance des proies électriques affecte le voltage et le courant.
Si la décharge est faite dans l'air, il sera difficile avec un fai- ble voltage, d'augmenter la distance des p'oles pour produire beau- coup d'effet sur la matière dissoute de la soie artificielle. Mais dans le cas où la décharge est effectuée dans le vide ou dans un tu- be rempli d'hydrogène, d'azote, d'acide carbonique, de gaz ammonia- que ou de tout autre gaz neutre, la.distance des ples peut 'être augmentée considérablement et par conséquent l'effet produit sur la solution peut 'être avantageusement renforcé.
De plus, une grande quantité de chaleur accompagne l'étincelle produite dans l'air,tan- dis que celle qui est produite dans le vide ou un gaz indifférent ne donne que peu de chaleur et empêche toute oxydation, de sorte qu'il n'y a pas de danger/de formation d' oxycellulose, etc..
<Desc/Clms Page number 4>
Voici un exemple des expériences faites avec la présente in- vention. La solution de viscose préparée suivant la méthode bien connue est traitée sous une pression réduite ou dans un gaz indif- férent tel que l'hydrogène, l'azote, etc.. Dans le premier ces, l'air contenu dans le cylindre en est expulsé au moyen d'une pompe vide qui réduit la pression à une colonne de mercure de 5 à 20 millimètres. La distance des proies est fixée à 60 centilitres, et on fait passer un courant électrique de haute fréquence avec des étincelles distantes de 5 à 10 centimètres, pour produire un champ déchargeant partout, la solution étant amenée à travers ce champ.
Le courant de la solution doit 'être parallèle aux étincelles.Dans le cas d'un gaz indifférent ou neutre, un cylindre est rempli d'hy- drogène, d'azote, d'acide carbonique, de gaz ammoniaque ou de tout autre gaz neutre, et la solution est soumise au même procédé que précéderent en passant par le champ déchargeant partout. La vites- se du courant de solution doit être réglée convenablement, suivant la densité ou viscosité. La solution ainsi traitée consiste, comme un examen à l'ultra-microscope l'a montré, en agrégations de parti- cules flottantes en forme de séries de chaînes.
Cette solution, a- près maturation, est filée par ,la méthode ordinaire en la soumet- tant à un certain étirage ou une tension, les agrégations en forme de chaîne se coagulant ainsi en distribution parallèle.
En dehors de la solution de viscose mentionnée plus haut, cet- te invention est applicable aussi aux solutions de nitro-cellulose dénitrifiées, aux solutions cupro-ammoniacales de cellulose, aux solutions d'acétates de cellulose, aux solutions de gélatine, aux solutions d'albumine et aux solutions de soie artificielle.
Bref cette invention a la caractéristique spéciale qu'une amélioration est effectuée submicroniquement ou amicroniquement dans l'état d'a- grégation des particules de soie artificielle produites jusqu'à présent, et le défaut de sa structure interne est ainsi supprimé, ce qui a pour résultat qu'une ressemblance plus forte à la soie naturelle lui est acquise dans ses propriétés et qualités par le plein déploiement des propriétés spéciales d'une substance colloïda- le