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"PERFEC1'IQN:N:WMENTS AUX FILMS CINEIUTOGP.APHI(ZUES't
La présente invention apporte des perfectionne- mente à la fabrication des films cinématographiques posi- tifs, bicolores.,' comprenant un support central formé de deux éléments de support fins superposés et sur les fanes du support central deux images en relief de deux couleurs différentes*
Les procédés de fabrication de films cinemato- graphiques en deux couleurs, sur lesquels des images vertes et rouges se superposant,et se combinent,' sont décrits dans
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les brevets suivants : @
Les patentes britanniques THORNTON 9.234/I9I2 du
19 Avril 1912 et 14,340/1912 du 19 Juin 1912 décrivent un film en deux couleurs;
pourvu d'un support central et ayant des images rouges sur un coté et des images vertes sur l'autre cote. Le support central est formé d'une seule couche, le film étant, lui aussi,' en une seule pièce.
La patente britannique THORNTON 26,829/1912 du
30 Novembre 1911 décrit un film en deux couleurs formé d'un support transparent et de deux couches de matière colloïdale de coloration différente, posées l'une sur l'autre,' collées contre la même face du support et portant des images im- primées. Ce film est un film en trois pièces.
La patente britannique THORNTON 26.786/Ï9II du
30 Novembre 1911 décrit un film en deux couleurs comprenant deux pellicules fines, deux supports de faible épaisseur et deux couches de matière colloïdale de colorations dif- férente portant des images imprimées et fixées,' chacune à son propre support; les deux films ainsi obtenus étant ensuite collés l'un sur l'autre. C'est là un film en deux pièces.
La patente britannique THORNTON 213.866 du 27 Décembre 1923 décrit un film en deux couleurs,,' formé de deux pellicules fines juxtaposées et collées face contre face, les couches de matière colloïdale qui portent les images imprimées étant tournées vers l'intérieur et les supports transparents étant tournés vers l'extérieur. Cha- cun de ces fins supports constitue avec les images un film composé. C'est encore un film en deux pièces.
La patente britannique THORNTON 213.647 du 27 Décembre 1923 se rapporte à un film en deux couleurs, formé', lui aussi, de deux pellicules fines juxtaposées et collées
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l'une sur l'autre par leurs faces/ les couches de matière colloïdale étant tournées vers l'intérieur et les supports transparents étant tournés vers l'extérieur. Chacun de ces supports constitue,1 avec les images imprimées qu'il porte, un film fin'composé. L'ensemble forme donc un film en deux pièces dont les images sont comprises à l'intérieur de ce qui constitue le corps même du film.
Dans le cas des quatre premiers films précités, on a d'abord rendu sensibles les couches de matière colloïdale non colorées, après quoi on a imprimé et développé les ima- ges ; enfin, on a coloré ces images par les procédés ordi- naires, en appliquant sur la matière colloïdale imprimée des couleurs qu'on lui fait absorber à la suite d'un trai- tement, ou d'une série de traitements consécutifs aux opé- rations d'impression et de développement. Il y a lieu, en ce faisant de veiller à la juste répartition des ombres et des lumières et à l'uniformité du coloris. Mais il ar- rive souvent que ces opérations conduisent à un gaspillage démesuré et onéreux de matière première.
Suivant le procédé décrit à la dernière des patentes citées ci-dessus, les couches de matière colloïdale reçoivent l'application de la couleur pendant la fabrication même de la pellicule ; sont donc toutes colorées quand elles arrivent à l'imprimerie. On évite ainsi les inconvé- nients de la coloration après impression et l'on économise la main d'oeuvre et la matière; les films positifs obtenus par ce procédé sont d'ailleurs plus uniformément colorés.
La présente invention a pour objet un procédé de fabrication perfectionné pour.films positifs bicolores,' le film ainsi préparé' portant déjà deux images entièrement et
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diversement colorées lorsqu'on l'extrait du révélateur; aucun finissage par application de teintes n'est nécessaire puisque l'impression est faite sur une pellicule déjà sen- sibilisée et entièrement colorée.
Les dessins ci.annexés représentent des exemples d'exécution du travail et sont destinés à rendre plus clair le procédé faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan d'une bande de matière de double largeur, entièrement colorée de deux tein- tes différentes disposées, parallèlement.
La fig, 2 représente, vues en plan,' deux bandes de largeur simple, déjà entièrement colorées chacune étant de teinte différente.
La fig. 3 est une vue en plan d'une bande de largeur double présentant une ouverture a1 servant à repérer les deux images partielles qui se combinent pour former l'image d'ensemble, cette bande portant des images imprimées qui ne deviennent apparentes qu'après développe- ment.
La fig. 4 représente, en coupe, les bandes im- primées portant en relief des images c1 déjà développées,' les marges n'étant pas en relief.
La fig. 5 représente, en section,' la bande im- primée avec des images en relief après développement, les marges ayant même épaisseur que le reste de la bande, c'est- à-dire étant elles aussi en relief.
La fig. 6 représenter en perspective,' le film entièrement prêt, bandes et images en relief étant collées dos à dos.
La fig. 7 est une section transversale faite par la fig. 6; l'épaisseur du film y est représentée une
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échelle exagérée pour mieux faire comprendre l'invention.
La fig. 8 représente,' en plan,' une bande de lar- geùr double,' du type coloré à interposition de matière première portant des teintes différentes disposées paral- lèlement, une bande E1 ayant été appliquée provisoirement et faisant partie de l'ensemble.
La fig, 9 est une section faite par ce film à inter- position et par les différentes couches qui le composent; la couche de matière colloïdale C1 sensibilisée et entiè.... rement colorée,' a déjà été exposée à la lumière pour le ti- rage ; la lumière passe d'abord à travers le négatif F1, puis à travers le support A1 en matière transparente et se rend à la couche colorée et sensibilisée C1 en suivant la direc- tion indiquée par la flèche.
La fig. 10 est une vue en perspective du film à interposition au moment où on le fait passer dans un bain d'eau chaude qui dissout et élimine les parties solubles de la couche colloïdale colorée et sensibilisée C1; on y voit également la couche inférieure soluble D1 qui sert à fixer à cette couche la bande de renforcement en papier E1. La figure représente l'instant où la bande de refor- cement E1 est détachée et dévoile/ à l'extrémité du film,1 les images en relief c1 entièrement prêtes.
La figure se rapporte à un film déployé sur sa double largeur,' mais bien entendu ce film aurait pu également être découpé en bandes collées ensuite dos à dos, les deux éléments de support en celluloid A1 constituant,support transparent unique ; ondévelopperait simultanément les deux cotés de ce film et on détacherait les bandes de renforcement E1, toutes deux en même temps, comme on le voit à la fig, 11.
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La fig. 11 représente en section le film pendant son développement et après que les bandes A1 ont été col- lées dos à dos. Le bac d'où émerge le film et qui contient l'eau chaude servant au développement est celui-là même que l'on voit à la fig. 12,
La fige 12 représente schématiquement un réser- .voir contenant l'eau chaude qui sert de bain-révélateur. Le film, avec son renforcement en papier, pénètre d'abord dans le premier bac A et passe, ensuite,' entre les couples de rouleaux a dont les éléments supérieurs tournent de con- cert et dont les éléments inférieurs sont montés fous. Le film ressort entre les rouleaux A4 et, à cet¯instant le renfort en papier se détache et est éloigné par des bobines ou galets enrouleurs.
La pellicule servant de support tra- verse alors le second réservoir B où s'achève le dévelop- pement. Des jets puissants B4 activent le développement en aspergeant le film lorsqu'il passe sur les rouleaux de sommet ; contribuent également à dissoudre et à déloger la matière colloïdale' des creux que présentent les images et dans lesquels elle aurait pu aller se loger. Après sa sortie du bac B, il convient de faire passer le film entre les deux derniers jets C qui le finiraient en l'aspergeant d'une solution de vernis liquide contenant des substances susceptibles d'accroître la dureté et la flexibilité de la matière.
Les images positives devront être reproduites sur la matière dont est fait le film et qui présente des bandes colloïdales 61 C2 teintées de rouge orangé et de vert bleuâtre, chacune deces bandes étant appliquée sur un élément de support en celluloïd,' en acétate de cellulose ou en toute autre substance transparente appropriée A1; la
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matière colloïdale serait retenue comme d'ordinaire par la couche inférieure B1
Les images pourront,' aussi,' être imprimées sur une pellicule,' munie provisoirement d'une bande de renfor- cement E1, en papier,' collée contre la surface de la matière colloïdal-; de façon que celle-ci représentée en C1 soit entre le papier E et le support A1.
On enlèverait les élé- ments provisoires de renforcement à une étape ultérieure de la préparation. pour sensibiliser la couche colloïdale colorée C1, entrant dans la composition de la matière,on emploiera des solutions ou des mélanges de sels d'argent ou des bichro- mates,selon la méthode usuelle. Pour le traitement ultérieur on choisira un des procédés connus,2 ou celui des procédés qui convient le mieux à la nature de l'agent sensibilisateur employé. pour imprimer les images on peut traiter chacune dés pellicules soit comme une paire de bandes de largeur simple soit comme une seule bande de largeur double que l'on divise ensuite. i
Dans ce qui suit,' on trouvera la description de certaines variantes portant sur les détails d'exécution et sur les procédés de fabrication de ce genre de film po- sitif à deux couleurs.
Sur une des bandes fines on reproduit les images en rouge orangé et sur l'autre bande on les reproduit en bleu vert. On pourrait d'ailleurs exécuter la première série d'images en rouge et la seconde série en bleu,' à condition d'appliquer ensuite sur chacune de ces séries une . teinte jaune qui transformerait la bande rouge en bande
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rouge orangé et la bande bleue en bande bleu vert. On pour- ra reproduire sur les marges des impressions en relief ou les laisser nues.
Pour reproduire des images en relief,' la matière dont est fait-le film est exposée,' pendant l'impression,' à la lumière qui traverse d'abord lé négatif F1, puis le support A1 avant d'atteindre la couche colloïdale sensibi- lisée C1 de la pellicule positive. La lumière reproduit, ainsi, des images dans la matière colloïdale colorée rendue plus ou moins insoluble selon la quantité de lumière qui a traversé le négatif en passant par la face postérieure et puis par le-support transparent. Le développement aura lieu par contre,' à partir de la surface antérieure ; aura à dissoudre et à laver la matière colloïdale restée soluble et ne servant plus,' par conséquent à la constitution de l'image finale; on emploiera à cet effet de l'eau chaude ou tout autre solvant de la matière colloïdale.
Les images ainsi obtenues seront façonnées dans de la matière colloïdale transparente et /teintée,' d'épais- seur variable d'un endroit à l'autre; selon l'importance relative des ombres et des lumières.
Chacune des images constitue une composante,' une moitié seulement, de l'image totale,' laquelle résulte de la superposition des deux moitiés collées ensemble et cette image totale présente un noyau central transparent portant sur ses deux faces les deux images composantes colorées. On pourra coller les deux moitiés du film à tout instant con- venable, au cours de la fabrication et on utilisera à cet effet tout mastic approprié.
Il va sans dire que l'une des deux images compo- santés devra être inversée par rapport à l'autre pour que
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les deux images puissent être superposées et constituer une seule image, ou une seule série d'images.
Des ouvertures a1 convenablement numérotées,ou pourvues de signes distinctifs,' serviront au repérage et faciliteront,' par leur présence/ la superposition exacte des figures composantes, On percera," en outre,' dans le film complet et dans son élément central de support, les ouver- tures usuelles servant à la traction,
On peut percer dans les deux films, avant l'impression, la série complète de ces dernières ouvertures, mais il convient mieux de ne former que la seule ouverture de repérage correspondant à chaque image composante et de n'ajouter les ouvertures de traction a2 qu'ensuite,* après avoir collé les deux parties constituantes du film unique,' l'ouverture de repérage servant de guide pendant cette dernière opération.
On pourra enfin couvrir le film entièrement achevé d'une couche de vernis ou de plusieurs couches que l'on appliquera sur les deux faces extérieures des images en relief afin de les préserver.