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"CHAUDIERE MARINE" Monsieur Derk L A N D E W E E R.
Les chaudières marines se composent ordinairement d'un corps cylindrique avec un fond antérieur et une fond postérieur plats et un 'dôme de vapeur, ainsi que d'un ou de plusieurs tubes- foyers avec un nombre correspondant de bottes à feu, desquelles partent des tubes de chauffe dirigés parallèlement aux tubes- foyers vers le fond antérieur. Les tubes de chauffe débouchent dans une boite de fumée disposée devant la chaudière et communiquant avec la cheminée.
De toutes ces parties, seuls le oorps de chaudière cy- lindrique et le tube-foyer généralement ondule sont par eux- mêmes assez résistants pour supporter la pression de la vapeur.
Mais la.botte à feu doit être consolidée de toutes parts;' sa ' partie antérieure est assemblée avec le fond antérieur, par les tubes de ohauffe constituant en partie des tubes d'entretoisement;
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sa partie postérieure est assemblée avec le fond postérieur par des boulons d'entretoisement et sa tôle d'enveloppe est assemblée avec le corps de craudière par des boulons d'entretoisement. La tôle du ciel ou dessus de la boîte à feu est supportée au moyen de boulons par des fermes. Les tubes de chauffe et d'entretoise- ment ainsi que les boulons d'entretoisement postérieurs oonsoli- dent, on outre, la plus grande partie des fonds de la chaudière.
L'autre partie (supérieure)de ces fonds est renforcée par des tirants s'étendant entre les deux fonds ou par des supports cornières fixes au corps de chaudière et aux fonds.
Par suite de son renforcement au moyen de boulons d'en- tretoisement, d'appuis cornières, de tirants et de fermes, la chaudière devient lourde, coûteuse et difficilement accessible.
Cette construction est néanmoins adoptée d une façon presque générale.
La présente invention concerne une construction qui ne possède pas ces inconvénients. D'après l'invention, la boite à feu est, en effet, renforcée par le fait que sa tôle d'enve- loppe et sa paroi' postérieure sont pourvues, en un grand nombre d'endreits, opposât! à la surpression, d'évidements cylindriques (parallèles ou croisés), d'évidements sphériques ou de toute autre forme.
Il est connu qu une tôle cylindrique et une tôle sphé- rique peuvent résister à des pressions extérieures plus grandes qu'une tôle plate de même épaisseur. Si l'on voulait appliquer ce principe connu a la boîte a feu, il faudrait par exemple donner la forme cylindrique a la tôle du dessus, ce qui aurait cependant pour conséquence que cette tôle s échapperait latéralement sous la pression extérieure, et occasionnerait ainsi des défauts d'étan- chéité des tubes de chauffe ainsi que des boulons d'entretoisement.
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On pourrait aussi donner la forme sphérique a l'ensemble de la tôle postérieure et de la tôle de dessus. Ce mode de construction fréquemment employé estcependant d'une exécution difficile et présente, en outre, des difficultés au point de'vue de l'entre- toisement du fond postérieur.
La paroi postérieure de la boite a feu évidée en plu- sieurs endroits n'exige qu'un nombre considérablement moindre de boulons d'entretoisement, c'est-à-dire seulement le nombre néces- saire pour que les parties évadées soient suffisamment supportées.
Ces boulons peuvent donc être plus forts et être adaptés en nombre plus réduit.
Par 1 absence des fermes pour le dessus de la boite et
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due boulons d'sntretoisement sur la tôle d'enveloppe ainsi que par la diminution du nombre des boulons d'entretoisement dans la pa- roi postérieure, le poids et les frais sont considérablement ré- duits, et, en outre, la boîte a feu peut être nettoyée beaucoup plus facilement. Ces avantages peuvent encore être augmentés si, conformément a l'invention, on munit d'évidements les fonds de la chaudière aux endroits où ils ne sont pas renforcés par des tubes et des boulons d'entretoisement. Les tirants s'étendant de part en part et les supports cornières deviennent alors inu- tiles, de sorte que la chaudière ne'comporte pas d autres pièces
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de renforcement que les boulons dlentretoisement entre la paroi postérieure de la boite à feu et le fond postérieur de la chau- dière.
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.Le QtJtlall1 t'I1;jÎt , rl;'.rt'!1tQ, , Q tltro d'exemple, une chaudière marine d'après l'invention.
.La fige 1 la montre en coupe longitudinale (sans la boite à 'fumée) .
La fig. 2 montre dans la moitié gauche (e) une coupe
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@ transversale suivant la ligne a-a, et dans la moitié de droite (b) une coupe longitudinale suivant la ligne b-b de la fig. 1.
La chaudière, avec corps extérieur cylindrique 1 et fonds 2 et 3 plats dans leur plus grande partie, possède un tube- foyer 4 et une boîte à feu dont la paroi antérieure est reliée par un certain nombre de tubes de chauffe 6 au fond antérieur 2 de la chaudière. -La tôle de dessus 7 et la tôle d enveloppe cy- lindrique 8 présentent en un grand nombre d'endroits des évidements cylindriques suivant des lignes parallèles et la paroi postérieu- re 9 est pourvue d'évidements sphériques. Seul, le côté posté- rieur comporte des'boulons d'entretoisement 10. Ces derniers compensent les pressions de la va peur sur la paroi postérieure et sur le fond postérieur et, en combinaison avec les parties plates 11 de la paroi postérieure, ils empêchent toute flexion de cette paroi dans le sens horizontal ou dans le sens vertical.
Les ban- des plates de la tôle de dessus 7 et de la tôle d'enveloppe qui subsistent entre les évidements, empêchent la paroi antérieu- re et la paroi postérieure de céder sous 1 action de la pression exeroée sur lea parties éviaées, pression tandant à étirer la tôle.
Les fonds 2,3 sont pourvues chacun dans leur partie su- périeure de trois évidements 12, 13. Ce moyen dispense de pré- voir des pièces de renforcement spéciales.
Un affaiblissement du corps de chaudière cylindrique 1 par le montage du dôme de vapeur est évité de la manière repré- sentée. Le bord du trou pratique dans le corps de chaudière est, en effet, recourbé vers 1 extérieur et est fixé au dôme 14 à 1 aide de rivets ou d une autre manière.
L'accès,facile de la chaudière apparaît dune façon évidente. Comparativement à la construction usuelle de la chau- dière marine, l'économie de poids est de 30 à 40 %, et l'écono-
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mie de fraie est encore plus grande, car les évidements à ménager dans les tôles n'exigent qu'un temps considérablement moindre que la fixation de boulons d'entretoisement, de supports cornières, de tirants et de fermes.
Il est évident que l'on peut aussi réaliser partiellement les avantages procurés par l'invention par l'application d'une partie de l'invention.