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" RELAIS SELECTIF POUR COMMANDE A DISTANCE " Faisant l'objet d'une première demande de brevet déposée en FRANCE, le 6 janvier 1927, N 627.148, au non de la COMPAGNIE CONTINENTALE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS ET AUTRES APPAREILS, 17, rue d'Astorg, PARIS, et dont la susdite Société . est l'ayant droit.
L'objet de la présente invention consiste en un système de relais permettant la commande individuelle de plusieurs appareils électriques branchés sur un même réseau, devant fonctionner a des
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heures déterminées, et pendant un laps de temps fixe, le système permettant en outre la confirmation de la commandeà un instant quelconque.
Ce rel?i est basé sur l'utilisation des impulsions commu- niquées, par un électro-aimant, à un système de roue à cliquet commandant un bras mobile destiné à amener, après un certain nombre d'impulsions, en contact les deux bornes du circuit à fermer. Un frein de Foucault, réglable sert à amortir les oscillations, et à régler la période du système.
La figure 1 représente une forme d'exécution du dit relai.
La figure 2 montre un mode d'utilisation de ces relais sélectifs. le figure 3 représente une variante du procédé d'ouverture et de fermeture des circuits.
A chaque impulsion d'un électro-aimant a, le noyau de fer doux b est soulevé et, par l'intermédiaire du cliquet c, fait avancer la roue à rochet r, calée sur l'arbre o, d'une ou plu- sieurs dents. Quand l'impulsion est terminée, le noyau b retombe, et libère complètement les dents de la roue r.
Sur l'axe o est fixée l'extrémité d'un ressort spiral k dont l'autre extrémité est reliée à un point fixé d; il tend à ramencer la roue r en sens inverse du sens f dans lequel tend à l'entraîner le cliquet c.
La roue à rochet r est, de plus, solidaire d'un bras p por- tant une goupille g, et que le ressort k tend à appuyer au repos sur une butée z.
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Derrière la roue r, et montée librement sur l'arbre o, se trou ve une roue dentée m, dont la liaison avec la roue r se frit à l'aide d'un cliquet F 'placé de telle façon que la roue m ne peut être entraînée que quand la robe r tourne en sens inverse de f, c'est-à-dire revient à sa position initiale.
La roue m'commande à son tour un train c'engrenages dont on n'a figuré qu'un élément n, et, qui se termine par un disque en métal conducteur N, se déplaçant entre les branches d'un aimant permanent w, dans lequel s'engage à volonté le disque N. Ce dernier élément pourrait, d'ailleurs, être remplacé par un échappement d'horlogerie.
A chaque impulsion du signal émetteur, l'électro a est ex- cité et la roue à rochet r tourne de quelques dents dans le sens f, sous l'action du cliquet c. Dès que l'impulsion est terminée et que le cliquet est revenu en arrière, le ressort k tend à faire revenir la roue r en arrière, mais,à ce moment, le cliquet F se trouve en prise avec les dents de la roue r qui ne peut revenir à sa position initiale sans entraîner avec elle la roue m et tout le train d'engrenages qui en est solidaire. L'aimant perma- nent, ou frein de Foucault w, s'opposant à un retour brusque de la roue r à la position d'équilibre, le bras p reviendra lente- ment en arrière, jusque ce qu'il buté contre la butée z.
On conçoit donc qu'après une série d'impulsions d'une fré- quence suffisante, le mouvement du bras p, suivant le sens f, l'em- porte sur la tendance inverse communiquée par le ressort spiral@k, et que la goupille g finisse par agir sur les lames 1,1' qu'elle amène au contact, déclanchant ainsi un signal quelconque.
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Si, à ce moment, l'émission cesse, le bras p qui n'est plus soumis qu'à l'action du ressort k libère les lames i, i' et revient au zéro, comme il a été expliqué plus haut.
Il est, dès lors, possible d'utiliser ce relai pour une commande sélective. Supposons, pour simplifier, que l'on ait à actionner (fig.2) deux électros a , a , chacun d'eux devant être
1 2 mis en service indépendamment de l'autre, tout en ne disposant que d'une seule ligne de commande 1, 1', dont un des 2 fils peut d'ailleurs être remplacé par la terre (la ligne pourrait.être, de même, complètement supprimée en cas de commande par T.S.F.) .
Cette ligne de commande 1, 1' sert à transmettre aux relais un certain nombre d'impulsions rythmées effectuées par exemple à l'aide d'un manipulateur T coupant à intervalles réguliers une source de courant S continue ou alternative, la fréquence de ce courant étant d'ailleurs quelconque.
La coupure du courant peut, également, être produite par des procédés automatiques, et la période de ces impulsions modi- fiée par tout moyen connu tel que contact, commandé par un pendule de longueur variable, ou commutateur tournant commandé par un moteur à vitesse réglable.
La sélection s'opère de la façon suivante: le relai r est
1 combiné de façon que le ressort k et l'amortissement dû au frein w aient des valeurs telles que la vitesse de retour au zéro du bras p soit plus faible dans le relai r que dans le relaire.
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De plus, le contact i est placé de façon à ne pouvoir être
2 atteint que par un déplacement angulaire du bras de commande p
2 plus grand que celui qui amène p' au contact i .
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Supposons alors que le système émetteur envoie une première série de signaux (tops) pendant 3 ou 4 secondes à une fréquence rapide, par exemple 41 seconde. Le relai' rarrivera le premier
1 au contact qui est le plus rapproché, l'émission cessant immédia- tement après. Le relai r a, alors, avancé de quelques dents, mais
2 l'émission a été de trop courte durée pour qu'il puisse arriver au contact i , qui est plus éloigné.
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Si l'on envoie ensuite une deuxième série de signaux avec une fréquence moins grande, par exemple 1/2seconde, mais en faisant l'émission pendant un temps plus long, par exemple 7 à 8 secondes, le relai N 2 arrivera au contact; mais le relai N 1'qui serait arrivé aussi au contact, et même avant, s'il n'était pas solli- cité par un ressort, revient en arrière, avec une vitesse plus grande pour le bras p que pour le bras p , de sorte que le mouve-
1 2 ment rétrograde de r , plus rapide que celui de r , empêche le con-
1 tact i d'être atteint, alors que i l'est déjà..
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On peut étendre ce raisonnement à un nombre plus grand de relais, à condition d'émettre des tops pendant un temps de plus en plus long, 'et avec une fréquence de plus en plus grande.
A mesure que cette fréquence augmente, les relais qui doivent entrer en action sont réglés avec des vitesses de retour au zéro de plus en plus faibles, et avec des écarts angulaires du contact de plus en plus grands, l'amortissement étant réglé dans chaque relai à sa valeur la plus convenable.
Tous les bras de commande p , etc.., revenant au zéro dès que l'émission a cessé, on voit que le signal peut être répété autant de fois qu'on le veut.
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Tout ce qui précède concernent le cas le plus général de l'émission d'un signal temporaire qui prend fin dès qu'on a cessé l'envoi des signaux rythmés.
On peut à titre d'exemple, appliquer le procédé à la fer- meture ou à l'ouverture d'un circuit dans avoir besoin de passer par l'intermédiaire d'un électro. Il suffit dans ce cas (fig. 3) de faire agir la goupille G sur le levier H, mobile autour de l'axe Q, et portant un balai S qui, venant s'engager entre les lames I, I', y reste maintenu par l'élasticité des dites lames, malgré le ressort antagoniste X, et ferme ainsi, le circuit de commande de l'appareil à actionner.
Pour ouvrir le circuit, on dispose un second relai r' n commandé par une période différente de celle qui commande r , n combiné suivant les mêmes principes, mais dans lequel le bras P' agit sur le bras H de l'interrupteur dans le sens inverse de f, de façon à décoller le balai E des mâchoires I, I' au lieu de l'y faire pénétrer.