<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnements aux dispositifs de commando du battant dans les métiers à tisser."
La très grande variété des dispositifs, que dans l'industrie textile on nomme d'habitude "bielles brisées!! . et qui servent notoirement comme organes pour la transmission au battant du mé- tier du mouvement de l'arbre à coudes,démontre combien le pro- blème de la vitesse des métiers, et donc de leur rendement,in- quiète les techniciens spécialistes : car tous ces-dispositifs auxquels on fait allusion visent à donner au battant une allure particulière déterminée,qui consente précisément la plus grande augmentation possible de la vitesse de régime de calui-ci ;
au
<Desc/Clms Page number 2>
juste, tous ces dispositifs ont pour but de déformer le mouve- ment du battant de telle manière que ,pendant un tour complet des coudes,la période de temps concédée à la navette pour effec- tuer son trajet au dedans de la chaîne soit la plus grande pos- sible,cependant que la période pendant laquelle la navette' se meut au dehors de la chaîne ou repose est au contraire réduite au minimum.
On ne peut pas nier que "théoriquement",les dispositifs inventée aient atteint ce résultat ; mais ,"pratiquement",les techniciens ont dû dans tous constater un grave inconvénient, qui en limite et en réduit presque totalement les effets pré- vue théoriquement ; à savoir ,que tous ces dispositifs fournis- sent pour le battant des diagrammes de mouvement à crochets
EMI2.1
très aigus,c'sst-â-d3rs à variations de vitesse très rapides : et que par suite,le. variation des accélérations d'avancement et de retardement du battant étant brusque, la masse et l'iner- tie de ce dernier interviennent lourdement, donnent tout le métier des dures secousses,et partant elles forcent à limiter précisément ces augmentations de la vitesse de régime,que les dispositifs auraient dû théoriquement consentir.
La présente invention se propose d'éliminer cet inconvé- nient.En d'autres termes,le présente invention se propose de fournir pour le battant un diagra.mme de mouvement qui soit non- seulement plus large, mais qui soit aussi et surtout sans crochets ou coudes : c'est-à-dire un diagramme dont.le rayon de courbu- re soit toujours relativement grand et varie avec une douce continuité ,symétriquement dans les deux branches du diagramme même. Tel est le perfectionnement que réalise l'objet de l'in-
EMI2.2
vFntlon ; et c'est an gO aons qe . préoisémemt ,la dispositif de commande du battant qui constitue l'objet de l'invention est perfectionné.
De ce dispositif,le dessin annexé représente une forme
<Desc/Clms Page number 3>
EMI3.1
d'oxëeution : vue de fage dans la. Fig.l, et vue d'an haut, r,xtio en QQt1on,dnn ],ci Flg.±.
Dans tous les métiers en usa,ge ,la poulie motrice A est salée sur l'arbre b des coudes,lesquels,notoirement,au moyen de bielles,commandent le battant. Et pareillement dans tous, est calé sur le même arbre B l'engrenage C, qui dans le rap-port 2 à 1 transmet sa propre rotation à l'arbre inférieur de commande des fouets. Et comme le mouvement de rotation de la poulie mo- trice est uniforme, il en résulte également des rotations uni- formes pour les deux arbres mentionnés : l'arbre à coudes,qui commande le battant, et l'arbre inférieur,qui commande les fouets ou sabres.
Selon la présente invention,au contraire, tandis que par accouplement direct la poulie motrice A et l'engrenage c sont encore solidaires entr'eux, de manière que la rotation unifor- me de la poulie motrice se transmette encore uniformément à l'arbre de commande des fouets,la poulie motrice A n'est main- tenant plus calée fixe avec l'engrenage c sur le dit arbre b. mais elle est effectivement montée folle sur cet arbre,ainsi que'l'engrenage 0':
et elle imprime le mouvement à l'arbre B par l'intermédiaire de manivelles à coulisseaux tournants, qui tournent excentriquement, de sorte que la rotation unifor- me de la poulie A ne se transmet plus uniformément à l'arbre B ,mais bien ,effectivement ,déformée, et eelui-ci tournera par suite précisément de la façon désirée,avec une rotation qui sera opportunément accélérée et retardée en rapport avec l'excen-
EMI3.2
tricité des manivelles à 13 oulisseauc tournants ment ionnées.
Et ce n'est pas tout : car à cause des propriétés caractéristiques et connues des manivelles à coulisseaux tournants (manivelles conduites),'ces accélérations d'avance et de retard varieront et se succéderont avec une douceur et une gradation idéale,la plus parfaite que l'on puisse obtenir.
<Desc/Clms Page number 4>
Ces manivelles à coulisseaux tournants sont constituées et fonctionnent comme suit: Sur la poulie motrice A est fixée une flasque D.pourvue d'une petite fenêtre radiale a ; et dans cette fenêtre glisse le bouton b de la manivelle E ,laquelle tourne folle sur un manchon F ,monté excentriquement sur le même arbre B, et maintenu immobile dans une position détermin- née,de la façon qui est décrite ci-après.En position diamétra- lement opposée au bouton b , eu même non diamétralement; la manivelle E se prolonge en 'un coulisseau G ; et ce coulisseau commande le bouton o d'une seconde manivelle E qui ,par contre, est montée concentriquement sur l'arbre B des ooudes,et fixée sur lui moyennant une cale ou vis d.
Il est évident que ,par le jeu de ces manivelles à cou- lisseau E-G et H. pour chaque demi-tour de la poulie motrice A, l'a.rbre B effectuera successivement,l'une fois plus et l'autre fois moins d'un demi-tour,mais dans le même temps ; et par con- séquent , la chaîne atteindra,avec anticipa.tion, en s'ouvrant, le degré d'ouverture requis pour l'entrée de la navette, et le degré d'ouverture répondant à la sortie de la na.vette sera at- teint avec retard sur le mouvement de l'armature de la chaîne.
De cette façon l'on pourra augmenter la vitesse du métier de ce pourcent d'augmentation de la durée d'ouverture de la chai- ne,sans que pour cela l'on àit à augmenter la vitesse de translation de la navette.ce qui réalise précisément la résul- tat auquel les tisserands aspirent.
Une seule manivelle à coulisseau peut suffire pour donner le même résultat : à savoir,la manivelle E peut suffire, quand le bouton 6 pénètre directement dans la petite fenêtre a de la flasque D , qui est fixée sur la poulie motrice A ; mais dans ce cas, ce seront la poulie motrice A ,ainsi que l'engrenage C, qui devront être montés excentriquement sur l'arbre B, et pré- sisément montés fols sur un manchon fixé qui soit,lui,,monté
<Desc/Clms Page number 5>
EMI5.1
exoeflùriquement sur l'artère B.CottetSolution,cependant,qui est facilement applicable dans la construction de métiers nouveaux, n'est pas à conseiller dans le cas de métiers en service,car elle demanderait, en plus de-la substitution de la poulie A, la substitution de l'engrenage C, lequel au contraire,
avec l'em- ploi de deux ooulisseaux E-G et H ,peut être utilisé tel quel.
En outre, l'excentricité du manchon devrait dans ce cas être le double de celle du manchon ]',mentionné en premier lieu.
Des petits rouleaux e et f réduisent le frottement entre
EMI5.2
Ion boutons des manivelles et Ion ònOtroo <on csou11coo!'1u;JC dann lesquels glissent ces boutons. L'accouplement direct entre la poulie A et l'engrenage 0 est obtenu au moyen d'un petit balan- cier L , qui est monté par pivot à vis sur la poulie motrice, et qui embrasse et serre avec deux chevilles g ,g' l'un des rais de l'engrenage 0 , et qui est fixé par un contre-écrou de manière qu'il ne reste aucun jeu périphérique entre les deux organes accouplés.
Le manchon excentrique F se prolonge ,vars l'extrémité libre de l'arbre B , en un manchon M ,lequel est concentrique avec le même arbre B : sur ce second manchon M est montée la poulie folle N, au delà de celle-ci, le manchon M est pris et calé dans un anneau'2?; et c'est cet anneau qui,en se prolongeant en une jambe droite ou courbée (non dessinée) laquelle se fixe au sol ou au montant du métier, ou qui se ter- mine en une fourohette enfourchant l'arbre inférieur de commande des sabres,maintient fixe, en une position déterminée, le dit manchon F-M,ainsi que cela a été annoncé au début. Enfin, un anneau Q ,fixé en bout sur l'arbre B,empêche tout déplace- ment axial des organes décrits.
Quelques simplifications assez importantes peuvent toute- fois être introduites dans les deux formes de réalisation que
EMI5.3
l'on V:l.6t'1't de d6axlx.Ued 1:1 1ml,i).1!1otl'l, 1emfl ne eanearneiit pas les organes essentiels,coulisseaux ,manivelles,manchons excentri- ques,qui restent tels que décrits; elles modifient uniquement
<Desc/Clms Page number 6>
quelques détails de consttion, de montage et d'emploi,dans le but précisément de conférer au dispositif une plus grande facilité d'emploi pratique et surtout une généralité d'appli- cation absolue,c'est-à-dire non limitée par aucune restriction.
Dans les Figs. 3.4 et 4' du dessin annexé,est représen- tée, respectivement en une vue partielle de face, en une vue d'en haut,partie en section selon X-Y de la Fig.3 , et an une section radiale partielle selon B-Z de la Fig.3 , la première des deux formes de réalisation,modifiée en conformité avec les simplifications en question. La seconde des deux formes peut subir exactement les mêmes modifications.
Selon la première et plus importante simplifioation,l'accou- plement direct entre la poulie motrice A et l'engrenage C.ac- couplement représenté par le balan9ier L , est totalement sup- primé pour toutes les deux formes d'exécution,et de quelle ma- nière que la poulie motrice soit montée,selon l'une ou bien selon l'autre des deux formes,c'est-à-dire folle,concentrique sur l'arbre B ou folle sur le manchon immobile monté excentri- quement fou sur cet arbre ,l'engrenage C reste intact et concen- trique sur l'arbre B des coudes,calé gomme il s'y trouve déjà actuellement sur tous les métiers en usage.cette modification présente plusieurs avantages : d'abord ,un organe en moins à construire et une opération en moins à effectuer pour le monta- ge ;
deuxièmement l'avantage de ne pas devoir toucher à l'engre- nage,puisqu'on le laisse intact sur l'arbre B des coudes,tel qu'on l'y trouve ; ensuite la possibilité d'appliquer aussi très facilement aux métiers en' service la deuxième des deux formes d'exécution décrites; ensuite la possibilité de placer le dis- positif sur l'arbre B à n'importe quelle distance de l'engrenage c.puisque aucun accouplement direct n'existe plus entr'eux;
enfin une amélioration des effets du dispositif dans le sens désiré,car l'engrenage C ainsi que ses dérivations acquérant
<Desc/Clms Page number 7>
tous la même allure imprimée à l'arbre B ou ,si l'on préfère, au battant,le mouvement des lisses ou maillets est lui aussi accéléré et retardé exactement comme est accéléré et retardé le mouvement du battant, et par suite la seotion de la chaîne ressent non-seulement un effet en largeur dù au battent .mais aussi en même temps et dans le même sens un effet en hauteur, dû aux lisses mêmes.
La seconde simplification,non moins importante en pratique, élimine.l'anneau terminal Q qui retient axialement l'appareil sur l'arbre B : elle confie le même rôle, à un couple de ron- delles et goupilles m et n,lesquelles sont appliquées respec- tivement sur les boutons des manivelles H et E, au delà des coulisseaux G et a où ces boutons glissent respectivement. Le diamètre de ces rondelles est plus grand que la largeur des cou- lisseaux et c'est de cette manière qu'elles opèrent la retenue désirée, en empêchant au boutons de sortir axialement de leurs goulisseaux respectifs.
La manivelle à coulisseau G-E, laquelle de cette manière est empêchée de se déplacer,retient à son tour le manchon F-M par un ourlet terminal périphérique de selui-ci,qui est bien visible sur le dessin ; età son tour la poulie folle N est retenue sur le manchon M par l'anneau connu ?,fixé par la vis t à l'extrémité du manchon même. Le bénéfice apporté par cette modification est évident et consis- te en ce : qu'il permet d'appliquer l'appareil sans complica- tions sur n'importe quel métier,quelle que soit la longueur du bout libre de l'arbre B,ear en effet à présent l'anneau terminal n'existant plus,cet arbre peut finir en n'importe quel point,même à l'intérieur du manchon M.
Selon une troisième simplification,les deux poulies ont,ou la poulie motrice au moins a leur ou sa propre couronne appli- quée de manière à être interohangeaole pour les divers dia- mètres,de sorte qu'il n'est plus nécessaire de changer les pou- lies entièrement ni,donc, de démonter en entier l'appareil à
<Desc/Clms Page number 8>
chaque fois.
La couronne A' pourra être appliquée interohan- geablement sur la partie centrale A" selon l'une quelconque des méthodes connues :par exemple comme indiqué dans le des- sin,la partie centrale A" pourra présenter périphériquement à l'extérieur une assise r' sur laquelle la couronne A' s' a- dapte avec une assise analogue intérieure (r') ; et pour la fixation de l'une partiesur l'autre,la couronne A pourra être munie de pattes latérales s1' s2 traversées par des che- villes à vis u qui les fixent à des paliers v, venus de fonte avec ladite partie centrale A".
Afin de solliciter le métal uni- quement à la compression, en plus des dits paliers il en est prévu encore deux, à utiliser dans le cas où. la poulie 'motrice tourne en sens contraire au sens indiqué par la flèche k , c'est-à-dire qu'elle soit montée à droite eu lieu de l'être à gauche du métier.Il est évident que la couronne de la poulie motrice pourra être non-seulement cylindrique, mais aussi coni- que ou dentée, et partant l'appareil pourra être appliqué aus- si aux métiers commandés par friction ou engrenage,dans les- quels cas la poulie folle sera supprimée et le manchon M rac- courci d'autant.
Le dispositif pourra être aussi robuste que l'on voudra; la lubrification n'a pas une importance capitale; et les rou- leaux et le manchon excentrique,qui sont les seules parties su- jettes - l'usure,sont d'un goût très bas et interchangeables avec une facilité extrême.
Le dispositif , en plus de l'avantage d'un fonctionnement optimum, a celui de pouvoir être appliqué "ipso facto" sur n' importe quel métier en service, sans exiger que l'on opère sur le métier aucune transformation pour son adaptation.mais on peu de minutes seulement et par quiconque.
Il reste cependant bien entendu que des variantes d'ordre constructif n'entameront pas l'essence de l'invention,laquelle réside précisément en ceci . Que le mouvement uniforme de la
<Desc/Clms Page number 9>
poulie motrice n'est plus/transmis rigidement à l'arbre des soudes,mais qu'il est transmis à cet arbre par l'intermédiaire d'une ou de deux manivelles à coulisseaux ou ournent excentriquement sur l'arbre même pour que de la. eaux tourne rotation soit opportunément altérée.