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Organe d'entraînement pour des trains de roues.'
Les trains de roues sont généralement entraînes sur les plateaux du tour qui sert à les tourner, au moyen de tocs attaquant les rayons des roues à rayons ou, lorsqu'il s'agit de roues pleines, s'engageant dans des trous percés dans les roues ou attaquant des taquets vissés dans les trous d'entrainement. Ce mode d'entraînement est avantageux, parce que la résistance de coupe sur les roues se manifeste par un effort tangentiel et parce que la pression de réaction sur les tocs agit aussi tangentiellement. Les pressions qui @ -
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agissent sur les tocs ne différeront donc des résistances de coupe que de la quantité résultant des petits rayons sur lesquels attaquent les couteaux d'une part et les tocs d'autre part.
Il y a toutefois aussi des trains de roue dont les roues pleines n'ont pas de trous d'entraînement. L'entraînement de ces trains de roues, qu'on rencontre fréquemment, surtout en Amérique, doit se faire par friction. A cet effet, on utilise également un certain nombre de dispositifs. Tous ont cette particularité qu'une mâchoire dentée extérieurement p our augmenter le'frottement, attaque la tranche extérieure du bandage, mais les pressions axiales qui se produisent peuvent provoquer une déformation des roues et des essieux.
Pour les trains de roues dont les bandages sont fixés au corps plein de la roue comme le montre la fig.3 du dessin annexé, ce corps plein ne comportant pas de trous d'entraï- nement, on sait qu'on peut utiliser les organes d'entraîne- ment consitués par les segments en spirale à l'extérieur, tournant sur les pivots fixés au plateau. Dans ce cas, le serrage se fait par 1application, d'abord lâche (fig.3), des segments sur le face intérieure du bandage. Lorsque le copeau commence à se détacher, le train de roues tend à s'arrêter, mais les plateaux tournent déjà. Il en résulte entra le train de roues et le pivot un mouvement relatif qui fait tourner les segments, de sorte que ceux-ci s'appli- quant d'eux-mêmes fortement sur la face intérieure du bandage.
Si l'on suppose qu'un seul segment sert d'organe d'entrai- nement, qu'il n'est pas denté et que le coefficient de frotte- ment entre la matière du bandage et celle du segment est M = 0,1 le segment devrait, pour un effort périphérique P de 30.000 kg
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par exemple, s'appliquer avec une force de P/M kg, soit 300.000 kg pour que le frottement et la résistance de coupe se fassent équilibre. Lorsque le segment est denté, on pour- ra compter naturellement sur un coefficient de frottement sensiblement plus avantageux. Toutefois, ce coefficient de frottement ne dépassera guère 0,5 et la pression devrait donc être de 60.000 kg.
Il est évident qu'une pression de 60.000 kg. seulement agissant de dedans en dehors sur$La bandage risque aussi de le relâcher. Si l'on peut déjà compter sur ce relâchement lorsque le bandage a encore toute son épais- seur, il sa produira très certainement lorsque la pression mentionnée agira sur un bandage déjà. fortement tourné, comme cela est indiqué en traits interrompus dans la fig. 3. si l'on utilise deux ou plus de deux segments, on n'est pas sûr que tous les segments sont réellement appliqués de façon égale.
En effet,si l'un des segments s'applique déjà au début du travail tellement fortement que le deuxième, le troisième segment eto... qui s'applique peut être en un point excentrique de la face intérieure du bandage, ou dont la spi- rale ne concorde pas exactement avec celle du premier segment, ne s'applique pas encore de façon suffisante, il peut arriver, pendant le mouvement relatif entre le corps plein de la roue et le plateau ou le pivot, que la pression d'application d'un segment soit déjà tellement grande que ce segment assure l'entraînement à lui seul.
On a déjà cherché à supprimer cet inconvénient en ac- couplant les deux segments d'un type à deux segments au moyen de bras et d'une bielle d'accouplement. Ceci a pour but que la segment qui suit le mouvement applique également l'autre segment au moyen de la bielle. En réalité les choses se pas- sent tout foie autrement, En effet, lorsque le premier seg-
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ment s'applique fortement et que l'autre ne s'applique pas encore, soit que sa spirale ait une forme différente de celle du premier segment ou que la face intérieure du bandage soit excentrique, soit que son pivot soit plus rapproché de l'essieu que celui de l'autre segment, la bielle empêche le deuxième segment de s'appliquer fortement, même s'il est déjà venu légèrement en contact. -
Ceci est dû à ce que le premier segment s'est immobili- sé.
On améliorerait la disposition en rendant la bielle d'ac- couplement élastique, par exemple au moyen d'une courbure, au lieu d'accoupler les deux segments rigidement entre eux.
En effet, comme il peut se produire, ainsi qu'on l'a vu plus haut, les pressions extrêmement grandes qui deviennent d'au- tant plus grandes que les dents du segment sont plus usées et que les faces d'attaque du segment se rapprochent davantage de l'état lisse, il faut faire en sorte qu'on puisse être certain qu'il n'y a pas qu'une seule mâchoire qui serre, bien que les pressions ne soient pas différentes sur les deux ma- choires, ce qui pourrait fausser l'essieu du train de roues.
On obtient ce résultat suivant l'invention au moyen d'un ou plusieurs organes intermédiaires coulissant et oscil- lant sur le plateau et comportant des segments montés oscil- lant sur ces organes pour répartir uniformément la pression d'application. Quelques exemples de réalisation de cette dis- position sont représentés dans les dessins annexés.
Fig. 1 montre un,:organe d'entraînement construit sui- vant l'invention et comportant trois segments.
Fig. 2 en montre un à quatre segments.
Fig. 3 est une coupe partielle d'un corps de roue plein avec son bandage sur lequel s'applique un organe d'entraînement @
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vu da coté;
Figs. 4 et 5 sont respectivement un plan et unvue de côté d'un organe d'entraînement de construction différente comportant deux segments.
Flg. 6 est une vue d'un organe semblable à trois segments,.
Dans la fig. 1, l'organe d'entraînement comporte trois segments 1 articulés au moyen de pivot 2 sur un organe in- termédiaire 3 entraîné par le plateau 6 au moyen de pivots 5 et par l'intermédiaire de deux coulisseaux 4, mais pouvant se déplacer radialement par rapport au plateau. L'un des seg- ments 1, attaque directement l'organe intermédiaire 3, tan- dis que les deux autres segments ne sont reliés qu'undirec- tement à l'organe intermédiaire 3, au moyen d'un fléau 7 et d'un pivot 8.
De cette façon, lorsque la pression de serrage agit sur l'un des segments 1, l'organe intermédiaire 3 prend une position telle que tous les segments's'appliquent avec la même pression.
Le mode de réalisation représenté par la fig. 2, com- porte également un organe intermédiaire 9 relié au plateau au moyen de pavots et de coulisseaux et pouvant se déplacer radialement par rapport au plateau. Cet organe intermédiaire porte deux pivots 10 autour desquels oscillent deux fléaux 11 portant des segments 12 à leurs extrémités. La pression d'ap- plication est également uniforme dans ce cas. Les pressions s'équilibrent pour deux segments quelconques montés sur le même fléau 11.
Les figs. 4 et 5 montrent un autre-mode de réalisation de l'objet de l'invention. Des carters 13 coulissent dans
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des fentes 14 du plateau. Ces carters portent les pivots 15 des fléaux 16 portant chacun un segment 17 articulé à l'une de leurs extrémités. Les extrémités libres des fléaux 16 sont reliées entre elles, par l'intermédiaire d'articulation, au moyen d'un organe, une tige 18 par exemple dont le point d'attaque est excentrique par rapport au pivot. La tige 18 est en deux pièces et on peut faire varier sa longueur au moyen d'un tendeur 19. Les pivots 15 des fléaux sont également de préférence à. position variable.
Dans la variante d'organe d'entraînement suivant la fig.
6, l'un des fléaux 16 reliés par la tige 18 porte à son ex- trémité, au lieu d'un segment, un autre fléau 20 en arc de cercle portant à chaque extrémité un segment oscillant 21.
Le cas qui est souvent le plus avantageux en pratique et que montre la fig. 2, cas qui comporte quatre segments, peut être réalisé directement dans cette disposition, le deuxième fléau 16 étant également muni d'un fléau 20 portant un segment oscil- lant à chacune de ses deux extrémités.
Dans tous les dispositifs décrits il est particulièrement avantageux que les segments s'appliquent non pas sur la face Intérieure du bandage, mais sur la jante 22 des corps de roues 23, comme le montre la fige 3. Dans ce cas, aucune pression tendant à relâcher les bandages n'agit sur ceux-ci.