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"PERFECTIONNEMENTS AUX MOTEURS MONO OU POLYCYLINDRIQUES A PISTONS OPPOSES"
L'invention est relative au genre de moteurs comportant deux pistons travaillant dans le même cylindre et se dépla- çant en sens inverse, c'est-à-dire commandant le vilebrequin par des manetons calés à 180 ou à environ 180 .
Dans cette catégorie de moteurs, on sait que la liaison du second piston avec le vilebrequin est généralement réalisée par un dispositif d'embiellage extérieur au cylindre. I1 en résulte forcément un ensemble assez encombrant, comportant deux longues bielles et se prêtant difficilement aux grandes vitesses.
La présente invention a pour but de réaliser pour le second piston un dispositif d'embiellage intérieur au cylin- dre, tout en comportant deux bielles courtes.
Pour réaliser ce dispositif, on prolonge le fourreau
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ou manchette du second piston d'une longueur suffisante pour que ce fourreau puisse constituer le cylindre du premier piston, la partie extrême de ce fourreau se prolongeant au- delà du dit premier piston, lorsque les deux pistons sont dans leur position de plus grand écartement, de façon qu'elle puisse porter l'axe de pivotement de la bielle ou des deux bielles reliant directement ce second piston à l'arbre vile- brequin du moteur.
A simple titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention dans son application à un moteur vertical monocylin- drique à deux temps, se trouve décrit ci-après en référence au dessin schématique annexé dans lequel .
Fig. 1 est une vue en section verticale longitudinale d'un moteur monocylindrique à deux temps à pistons opposés, équipé du nouveau dispositif d'embiellage.
Fig. 2 estune vue en élévation,de côté, montrant le dispositif d'embiellage pour le premier et le second piston, dans la position horizontale des manetons du vilebrequin.
Fig. 3 est une vue en élévation, de face, d'une variante du dispositif d'embiellage pour le second piston.
Dans ces Figs. 4 est un cylindre à chemise d'eau 5, ouvert par les deux bouts et servant de guide aux deux pis- tons opposés 6 et 7. Ce cylindre porte à sa partie supérieure le collecteur d'échappement 8 des gaz brûlés. 6 est le piston inférieur commandant le vilebrequin 9 par l'intermé- diaire d'une bielle centrale 10 articulée au pivot 11 sui- vant la disposition ordinaire, mais avec cette différence que le corps de la dite bielle 10 est en forme de cadre Fig. 2).
Le piston 6 se meut dans le cylindre 12, qui n'est autre que le prolongement de la paroi cylindrique du piston supérieur 7.
Dans la Fig. 1, les pistons 6 et 7 ont été figurés dans @
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la position de point mort qui correspond à leur plus grand écartement.
Le manchon ou cylindre 12 présente des séries de lumières 13 et 14 prévues aux extrémités de course et à des niveaux appropriés, pour opérer la distribution.
Dans la Fig. 1, la position des pistons correspond pré- cisément à la phase du balayage des gaz brûlés par l'air frais, ou par le gaz frais. Ce dernier pénètre sous pression par les lumières 13, tandis qae les gaz brûlés sont expulsés par les lumières 14 dans le collecteur 8. Le sens du balayage pourrait d'ailleurs être inversé. Il est bien entendu que cette utilisation du piston supérieur comme distributeur n'est nullement indispensable, et le présent dispositif trouverait à s'appliquer également dans l'hypothèse d'un distributeur;. constitué par des organes indépendants. Toutefois, il est utile de mettre en relief que cette utilisation dans le cas actuel permet de réaliser un moteur à deux temps d'une ex- trême simplicité, et cette possibilité constitue un des avan- tages et une des caractéristiques de la présente invention.
La manchette 12 coulisse par sa partie inférieure 12a dans un guidage 15 solidaire du carter 16 et placé en contre-bas du piston 6, cette partie inférieure 12a portant l'axe ou pivot 17.
Sur ce pivot 17 viennent s'articuler deux bielles 18 qui relient directement le piston supérieur 7 ou second pis- ton aux manetons correspondants du vilebrequin 9. Les bielles 18 peuvent être indépendantes, comme montré en Fig. 1, 'ou peuvent être rendues solida/ires par leur tête supérieure.
Elles peuvent également être remplacées par une bielle unique à fourche 18 (Fig. 3).
Le déplacement de la tête de bielle 17 s'opère dans @
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l'intérieur de la bielle centrale 10 dont le corps est à cet effet constitué en forme de, cadre, comme il a été dit plus haut.
Etant donné la compacité du système de liaison réalisé par la ou les bielles 18, le réglage de ces bielles ne présen- te aucune difficulté particulière.
L'adoption du système décrit ci-dessus peut amener la masse du piston supérieur à dépasser celle du piston inférieur, ce qui aux grandes vitesses pourrait influer' sur l'équi- libre dynamique du système.
Si on estimait utile d'y remédier, il suffirait de ré- duire la course du piston supérieur. Le dispositif décrit se prête particulièrement bien à cette solution,du fait que la bielle (ou les bielles) de commande 18 du piston supérieur 7 sont plus courtes que celle du piston inférieur 6.
Un autre avantage du dispositif est de rapprocher l'une de l'autre, et de ramener le plus bas possible les articu- lations 11 et 17 des bielles de commande, ce qui augmente la stabilité et permet de supprimer les vibrations transversales qui tendent à se produire lorsque ces articulations sont placées trop haut.