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" PROCÉDÉ DE FABRICATION D'OBJETS EN PROTEINES TRAITEES PAR DES AGENTS DE DURCISSEMENT ".
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La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'articles, tels que des boutons, des boucles, des jetons, en protéines (par exemple la caséine, la protéine végétale ou d'autres produits analogues), ces protéines étant traitées par des agents de durcissement, tels que la formaline, gui les transforment en un produit analogue à la corne.
Conformément à la présente invention, on mélange la protéine avec de l'eau chaude @ laquelle on peut ajouter une matière colorante ; la matière est pressée ensuite froid sous forme de plaques; on laisse sécher ces plaques à l'air jusqu'@ ce qu'elles soient sches l'air et on les presse ensuite dans une presse hydraulique pour les réduire à une épaisseur qui corresponde à celle de l'article qu'on désire fabriquer. On peut découper ensuite la plaque, sous forme de rubans de dimensions convenables, pour le travail subséquent.
On estampe des pièces de forme voulue dans les plaques ou les rubans ainsi obtenus et on soumet ces pièces à dtautres opérations (pression, perforation, etc...) pour obtenir des pièces qui correspondent, en forme et en dimen- sions, aux articles qu'on désire fabriquer, ces pièces toutes formées tenant séchées, de préférence sans chauffage et dans un courant d'air, jusqu'à ce qu'elles soient par- faitement sèches @ l'air et dures. On transforme ainsi les pièces toutes formées et séchées en corne artificielle en les soumettant l'action d'un agent de durcissement. On les introduit par exemple dans des réservoirs à travers lesquels on conduit un courant régulier de formaline.
Les produits obtenus peuvent alors être nettoyés et polis de la façon usuelle..-
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On peut appliquer le procédé de la façon suivante ,par exemple
On agite de la caséine avec de l'eau, à une temp , rature de 80 100 , et avec une matière colorante en quan- tité suffisante pour constituer la couleur fondamentale désirée. Si l'on désire obtenir différentes couleurs dans l'article fini, on peut introduire dans la pâte obtenue une ou plusieurs autres matières colorantes sans les mé- langer parfaitement avec la masse, ce qui a pour résultat de produire des effets de couleurs locaux.
La pâte obtenue. est pressée ensuite en plaques a la température ordinaire'.' On expose ces plaques à l'air pendant quelque'temps pour. les sécher; la durée de ce séchage dépendant de l'état hygrométrique de l'atmosphère. On peut accélérer le séchage . en faisant passer un courant d'air au-dessus des piques.
Le séchage doit être poussé le plus loin possible de façon à obtenir une masse qui soit,autant que possible,seiche à l'air. '
On presse ensuite les plaques dans une presse hy- draulique chauffée pour leur donner l'épaisseur voulue.
Cette épaisseur dépend de celle des articles que l'on désire obtenir. Si l'on veut fabriquer des boutons, par exemple, l'épaisseur doit correspondre sensiblement à celle'des bou- tons qu'on désire obtenir.
On divise ensuite les plaques ainsi obtenues .en rubans d'une dimension telle qu'on puisse les présenter sous , la machine à estamper. Cette machine estampe des pièces qui correspondent, autant que possible, en forme et en dimensions,
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aux articles qu'on désire produire mais, ces pièces sont évidemment encore plates. 'Pour des boutons on estampera donc de petits disques ronds.
On donne maintenant aux pièces estampées la forme voulue, par d'autres opérations telles que le pressage, la perforation, etc... s'il est nécessaire, et on les sèche de nouveau, toujours sans les chauffer et, de préférence, dans un courant d'air naturel, ou artificiel, jusqu'à ce qu'elles soient,complètement dures et sèches à l'air. On introduit ensuite les places complètement formées dans des réservoirs ; travers lesquels circule un courant continu de formaline, ce qui les transforme en corne artificielle.
On peut utiliser des réservoirs fixes, mais on peut employer également des réservoirs mobiles, par exemple des réservoirs oscillants. La formalise entre facilement dans les objets estampés relativement petits, de façon que le durcissement s'effectue rapidement et complètement.
On obtient ainsi les articles désirés et on ne doit plus que les nettoyer et les polir pour les finir complète- ment.
, Lorsqu'on désirait fabriquer des articles en corne artificielle par l'action d'agents de durcissement tels que la formaline sur des matières protâques telles que la caséine, on suivait, jusqu'à présent, le procédé conformé- ment auquel la corne artificielle était produite d'abord sous forme de plaques dont on fabriquait ensuite les articles désirée. Ces articles étant obtenus à partir de plaques,
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ou d'autres pièces analogues, par des opérations mécaniques différentes. On obtenait,par exemple des boutons en les tournant de la même façon que pour la corne naturelle. '
Le procède qui fait l'objet de la présente in- vention présente des avantages très importants.
En raison du fait que les articles, par exemple des boutons, sont estampés directement de la caséine pri- mitive, il n'y a pas de déchets, car cette caséine gonfle dans l'eau chaude et elle peut être malaxée sous forme d'une pâte qu'on emploie pour la fabrication de nouvelles plaques de caséine. Conformément aux anciens procédés au contraire, on obtenait de très grandes quantités de déchets de corne artificielle durcie dont il était trs difficile de trouver le réemploi.
Un autre avantage important du nouveau procédé réside dans le fait qu le durcissement des pièces toutes formées se produit beaucoup plus rapidement et beaucoup plus facilement que le durcissement de grandes plaques pressées telles qu'on lex pratiquait jusqu'à présent. Lors- qu'on presse les plaques, leur surface devient très dense et la formaline y pénètre difficilement; c'est pourquoi le. durcissement des plaques exige beaucaup de temps: Dans les pièces estampées au contraire, la formaline peut péné- trer,également par les surfaces latérales ainsi que par les perforations, ce qui accélère, par conséquent, considéra- blement le durcissement.